Titre : Moi et Moi Seul !

Auteur : Moi-même ! (Lubilule-Malefoy)

Disclaimer : L'univers et les personnages ont été créés et appartiennent à la Grande Déesse J.K. Rowling !

Résumé : Harry Potter, le Survivant, lors d'une sortie à Pré-Au-Lard rencontre un jeune homme fort intéressant... Et fort séduisant. Mais quel est cet inconnu du nom de Tom ? D'où vient-il ? Pourquoi ne le traite-t-il pas comme tous les autres ? Et pourquoi est-il aussi beau, par Merlin ? Découvrez les mésaventures du célèbre Harry Potter !

Pairings : LV x HP [Et autres peut-être au fil du temps...]

Rated : M Progressif

Note de l'auteure : Je vous souhaite une bonne lecture à toutes et à tous(?) ! Une petite review ne fait pas de mal, surtout que ça permet à l'auteur de lui donner un bon coup de pied au c** pour qu'elle écrive plus vite ! J'espère que vous aimerez ! Sur ce...

SPOIL : SPOIL sur l'histoire de Voldy, et sur le TOME 5


REVIEWS :
Alors, tout d'abord, comme au début de chaque chapitre, je remercie mes reviewers chéris :3

Merci à ptitcoeurfragile , stormtrooper2 , ulqui's-girl , , Julia13Verseau , mai26 , Princesslytherin , Griffon-lilou , Sedinette Michaelis , hinatanatkae , .love ainsi que Guest (qui a beaucoup de courage de m'avoir relue autant de fois XD)


Note de l'auteure

Comme vous avez été trèèèèès gentils avec moi par review, je vous donne ce chapitre moins de deux semaines après le précédent :3

J'espère que vous l'apprécierez :)

Merci beaucoup !

Donnez moi vos avis surtout :3

Bonne lecture,

Lubilule-Malefoy


PS : Si vous voyez d'éventuelles fautes etc... prévenez moi et je les corrigerai !


25 – Parallèle

Harry, un bout de parchemin à la main, marchait dans les couloirs vides de Poudlard, où l'obscurité régnait. Dumbledore lui avait écrit rapidement un mot disant qu'il était avec lui jusqu'à ce qu'il l'autorise à partir et c'était pour cela qu'il se baladait dans les couloirs la nuit. En fait, Harry le gardait si précieusement juste au cas où il tomberait sur Snape. Il savait très bien que peu importe ce qu'il lui dirait, il ne le croirait pas, et il leur ferait faire un immense détour par le bureau du directeur pour avoir confirmation... qu'il n'aurait pas, étant donné que Dumbledore, juste après qu'Harry soit sorti de son bureau était parti de Poudlard. Il avait dit à Harry qu'il avait quelque chose d'important à faire... Il se demandait si c'était en rapport avec Voldemort... Sans aucun doute. Et puis, il ne lui avait toujours pas raconté pourquoi sa main était noire depuis cet été... Ça aussi, c'était bizarre.

Le Gryffondor était au niveau du quatrième étage, dans les escaliers, d'humeur assez calme aujourd'hui. Ça faisait quelques jours qu'ils n'en faisaient qu'à leur tête mais depuis ce matin, ça allait mieux. Il arriva donc plutôt rapidement au septième étage mais... Quelque chose le retint au moment où il se dirigeait en direction du tableau de la Grosse Dame. Une intuition. Il décida de l'écouter, sans réellement réfléchir et passa devant elle, qui ne le remarqua pas étant donné qu'elle était déjà en plein sommeil. Harry l'entendit ronfler doucement... Il marcha encore sur les dalles de pierre et avança dans les recoins sombre des couloirs du septième étage. Il regretta pendant une seconde de ne pas être repassé dans son dortoir pour récupérer sa cape d'invisibilité, mais cette pensée disparue assez vite de son esprit. Si il avait rejoint la Salle Commune des Gryffondor, il n'aurait même pas eu le temps de rejoindre son lit, qu'il aurait croisé Ron et Hermione, qui lui auraient demandé comment s'était passée sa séance. Et évidemment, il n'aurait pas pu ressortir après. Il continua donc son chemin, encore plus vigilant qu'à son habitude. Après tout, il était totalement à découvert.

Il marcha pendant une dizaine de minutes, les couloirs seulement éclairés par le faible rayon de lune. Il ne voulait pas risquer d'utiliser un Lumos, et de réveiller les tableaux accrochés au murs, qui commenceraient sûrement à râler et parler très fort. Ce qui ne manquerait pas de rameuter Rusard et son horrible chat, bien entendu. Il entendit soudainement des bruits de pas et des éclats de voix provenant d'un couloir adjacent. Il se cacha alors rapidement dans un renfoncement derrière une armure, tandis que les deux personnes se rapprochaient de son emplacement. Harry put distinguer une voix féminine ainsi qu'une voix d'homme qu'il connaissait un peu trop bien à son avis. Il lui avait d'ailleurs parler un peu plus tôt dans la journée.

- Lâche-moi Pansy !

Des pas précipités s'approchèrent encore.

- Mais Draco enfin ! Notre ronde est terminée, rentre avec moi ! Minauda-t-elle.

Harry l'entendit soupirer d'agacement et les pas se rapprochèrent encore plus de lui. Il pu rapidement voir les cheveux blonds gominés de l'héritier Malefoy ainsi que Parkinson qui le suivait à la trace.

- Je t'ai dit de me lâcher ! Notre ronde est terminée ?! Raison de plus pour que tu me laisses tranquille ! Cracha-t-il.

La jeune fille ne fit même pas attention au ton de Malefoy et agrippa le bout de sa manche.

- Mais où est-ce que tu vas à la fin ?! Tu ne cesses de disparaître sans donner de détails !

Malefoy se dégagea violemment de son emprise et la regarda d'un air mauvais et énervé.

- Ça ne te regarde absolument pas Parkinson !

Elle sursauta. Habituellement, il l'appelait toujours pas son prénom, et n'était pas tant agressif avec elle.

- Notre lien se limite à être tous deux préfets de la même maison, à rien de plus ! Lança-t-il. Je ne te dois rien.

Pansy sembla étrangement touchée par ses paroles, et même si elle essayait de contenir ses émotions, elles étaient facilement décelables. Il y eut un silence, court, mais qui sembla durer une éternité tant il était pesant.

- Alors pourquoi tu m'as aidée quand Potter a voulu me jeter un sort dans le train ?! Dit-elle, la voix tremblante. J'étais énervée sur le coup, et je fais la maline avec les filles quand j'en parle, mais je sais très bien qu'il m'aurait démolie... Si tu n'avais pas été là.

Celui-ci eut un regard dédaigneux à son encontre, et elle commença à s'approcher de lui et tendre sa main dans sa direction.

- Draco... je...

Harry ne comprit pas exactement ce qui se passa par la suite. Il avait agrippé son avant bras avec force et l'avait plaquée contre le mur, lâchant alors son bras, et plaçant sa main contre sa gorge. Appuyant un peu trop ses doigts autour de son cou, la faisant doucement suffoquer. Le Gryffondor s'était encore plus appuyé contre les pierres dans son renfoncement, mais en prenant soin de garder un œil sur la scène qui se déroulait devant ses yeux. Draco avait l'air fou. Ses yeux lançaient des éclairs et ses cheveux, mêmes s'ils étaient coiffés avec soin, partaient étrangement dans un sens inhabituel, laissant quelques mèches tomber sur son front.

- Arrête ton sentimentalisme à la bouse de dragon, Parkinson. Dit-il d'une voix sourde, qui ne lui ressemblait pas vraiment.

Harry vit ses doigts de refermer un peu plus sur sa gorge, et il pu entendre la jeune fille lâcher un gémissement de douleur étouffé.

- Je n'en ai que faire de toi et de tes histoires insignifiantes avec le balafré. Arrête de croire que je t'ai porté secours comme si tu étais une demoiselle en détresse.

Pansy porta difficilement sa main jusqu'au bras de Draco qui la maintenait prisonnière, essayant de se libérer. En vain.

- Arrête de te mêler de ma vie, et de ce qui ne te regarde pas. Ne fais pas comme si j'étais ton ami, parce que ce n'est pas le cas. Tu n'es qu'une pauvre gourde. Tu as beau être de sang-pur, tu ne vaux pas mieux qu'un moldu de bas étage. Je me demande ce que tu fiches à Serpentard... tu n'en as pas la distinction.

Il appuya encore sur son cou. Fortement. Puis la lâcha d'un seul coup. Harry l'entendit aspirer une grande goulée d'air et tomber lourdement sur le sol, à genoux, une main sur sa gorge et l'autre à plat sur le sol. Harry l'entendit respirer très fort, reprenant difficilement sa respiration. Il entendit également un ricanement bref et sinistre sortant de la gorge de Draco, avant d'entendre le bruit de ses pas. Il repassa devant lui, les coins de sa bouche s'étant affaissés, et continua son chemin plus loin dans le couloir. Harry hésita un instant à sortir de sa cachette pour voir comment allait Pansy... Mais il se ravisa. Il savait bien qu'elle avait tout de même sa fierté et que malgré son état, elle ne se gênerait pas pour lui pourrir la vie, et au passage retirer des points à sa maison. Il resta alors dans son renfoncement, écoutant la respiration de Pansy devenir peu à peu plus régulière. Plusieurs minutes s'écoulèrent. Il l'entendit sangloter, mais ça ne dura pas plus de quelques secondes. Il entendit un froissement de vêtement, et il devina qu'elle se relevait. Il entendit le bruit de ses pas résonnants contre le sol de pierre s'éloigner, puis s'estomper jusqu'à disparaître complètement.

Harry resta tout de même quelques minutes supplémentaires caché au même endroit. À part avec lui, il n'avait jamais vu Draco être violent physiquement avec quelqu'un d'autre. Et le fait que ce soit envers quelqu'un de sa propre maison le choquait encore plus. Harry le trouvait définitivement beaucoup trop changé. Ses doutes le concernant se renforcèrent encore plus. Il fallait qu'il en parle à Ron et Hermione. Tout de suite. Après avoir tendu l'oreille et jeter un coup d'œil aux alentours, il sortit de sa cachette et commença à se diriger vers son dortoir. La nuit était encore plus sombre et les couloirs encore plus obscures. La lune était cachée par de gros nuages noirs, et sa lumière ne parvenait pas à les traverser. Il accéléra le pas. Même si il était en parfaite sécurité à Poudlard, la scène à laquelle il venait d'assister ne l'avait pas réellement rassuré. Pas qu'il ait peur de Draco, loin de là. Mais l'ambiance lourde qui avait régné entre les deux Serpentard était encore palpable autour de lui, et il n'arrivait pas à s'en détacher. Il tourna dans un nouveau couloir et il savait qu'il ne lui restait plus que quelques mètres à parcourir et encore un virage à faire avant d'atteindre le portrait de la Grosse Dame. Mais la chance décida de ne pas être de son côté.

- Potter ! Peut-on savoir ce que vous faîtes à cette heure-ci dans les couloirs ?! Vous croyez-vous supérieur au point que le règlement de l'école ne vous atteigne pas ?

La voix de Snape résonna désagréablement à ses oreilles. Il s'arrêta donc et se retourna complètement pour voir le professeur se diriger d'un pas rapide en sa direction, sa cape noire voletant derrière lui.

- Je me rendais à mon dortoir. J'étais avec le professeur Dumbledore. Dit-il simplement, tâtant sa poche pour vérifier que le mot du directeur était toujours là.

- Pouvez-vous le prouver ? Dit-il agressivement, en arrivant à sa hauteur.

- Bien sûr.

Il sortit alors le morceau de parchemin de sa poche et le tendit à son professeur. Celui-ci referma vivement ses doigts dessus et le lut avec attention. Il rendit ensuite le parchemin à Harry et le fixa de ses yeux noirs pendant quelques secondes.

- À ce que je sache, votre Salle Commune se trouve de l'autre côté. Que faites-vous dans ce couloir ? Ajouta Severus.

Harry, habitué à ce genre « d'attaques » de sa part, ne se permit pas d'hésiter une seconde et lui répondit.

- Les escaliers faisaient des siennes, j'étais obligé de prendre un autre chemin.

Le professeur de Défense Contre les Forces du Mal plissa les yeux et le nez.

- Je vais m'assurer que vous rejoignez bien votre dortoir, dit-il d'une voix suspicieuse.

- Trop aimable. Répondit Harry d'un ton léger en tournant les talons, sous le regard agacé de son professeur.

Harry reprit alors son chemin, le professeur de Défense Contre les Forces du Mal sur les talons. Il n'aimait pas vraiment se trouver en sa compagnie, mais là, il n'avait pas vraiment le choix. Si il ne voulait pas paraître encore plus suspect qu'il ne l'était déjà aux yeux de Snape. Après tout, même si il ne faisait rien, cet homme faisait tout pour le rabaisser et l'humilier. Tout ça parce qu'il avait été ennemi avec son père auparavant. Harry n'arrivait pas vraiment à comprendre, mais ça faisait un moment qu'il avait arrêté d'essayer. Et puis à présent, il pouvait au moins le faire rager en étant le meilleur des sixième année dans son cours. Il avait toujours été bon. Ça avait été les professeurs qui étaient mauvais. Quirrell n'était pas terrible, il ne fallait même pas aborder le sujet de Lockhart... Les seuls bons professeurs avaient été Lupin et Fol'Oeil, même si ce dernier était en fait un imposteur... Malheureusement, ils étaient ensuite retombés sur Ombrage, qui avec une chance qui était également une malchance, avait été remplacée par Snape. Cet homme était imbuvable. Mais il était bien meilleur enseignant que cette dinde du Ministère.

Les deux hommes arrivèrent enfin devant le portrait de la Grosse Dame. Harry dit le mot de passe à la femme qui, à moitié endormie, lui répondit d'entrer. Cependant, Snape lui dit une dernière phrase qui le frustra grandement.

- Profitez bien de votre rentrée Potter. Apparemment, votre petit séjour chez votre ami ne s'est pas déroulé comme prévu.

Le Gryffondor s'était retourné pour voir le sourire goguenard de son professeur, avant que celui-ci ne tourne les talons et ne commence à descendre les marches pour se rendre aux étages inférieurs. Évidemment. Snape avait été présent lorsque Tom avait demandé la permission à McGonagall de passer une partie des vacances chez lui. Et il avait sûrement dû entendre les rumeurs concernant le raid Mangemort qui avait réquisitionné tous les employés possible du Ministère de la Magie. Tout cela ne lui plaisait guère. Le grand Severus Snape lui pourrissait déjà l'existence par rapport à à peu près tout, si maintenant il fallait qu'il vienne le provoquer concernant sa relation avec Tom... Il n'allait pas pouvoir rester calme bien longtemps. Il poussa la tableau de la Grosse Dame et parcourut le passage pour rejoindre les coussins chaud et confortables de la Salle Commune de Gryffondor. Il inspira un grand coup, ne préférant pas penser plus à la remarque de son professeur et se dirigea vers ses deux amis, qui l'attendaient comme prévu.

Ron et Hermione étaient assis sur le canapé proche de la cheminée, où ronronnait un bon feu. Ron avait le bras passé autour des épaules de sa petite amie et elle avait déposé sa tête contre son torse. En le voyant arriver, ils se redressèrent, et le Weasley approcha un fauteuil pour qu'Harry s'assoit près d'eux. Après un soupir de contentement lorsqu'il sentit le tissus moelleux contre son dos, il eut droit aux habituelles questions de ses meilleurs amis.

- Alors Harry ? Dit Ron. Ça s'est passé comment avec Dumbledore ? Il t'a montré d'autres souvenirs ?

- Oui... répondit-il. Il m'a montré un souvenir lui appartenant montrant sa première rencontre avec Tom Riddle, quand il était encore à l'Orphelinat.

- Et alors ? Dit Hermione, attendant les détails.

- C'était assez... étrange. J'ai eu une sensation bizarre quand je l'ai vu. Même si ce n'était qu'à travers un souvenir... Je ne sais pas vraiment comment l'expliquer. Il avait comme une aura autour de lui, assez inquiétante. Déjà à cet âge... il était assez effrayant. Il savait qu'il était spécial, et qu'avec ses capacités, il pouvait faire du mal aux autres si il en avait envie...

- C'est horrible... Dit Hermione. Même avant Poudlard et sans connaître la nature de ses origines il était déjà ainsi...

- Oui. Ajouta Ron. Et Dumbledore t'a montré autre chose je suppose ? Tu as mis beaucoup de temps à rentrer...

- Il m'a montré un souvenir de Morfin Gaunt... Vous savez, le frère de Merope...

- Un souvenir de son oncle ? Demanda Hermione, sceptique.

- C'était quelque chose de très sombre, continua Harry. La scène se passait pendant l'été après qu'il eut ouvert la Chambre des Secrets. Morfin lui a donné l'identité de son père et a insulté la mère de Vous-Savez-Qui, devant lui. Ensuite... tout était noir.

- Comment ça, « tout était noir » ? Demanda Ron.

- Dumbledore m'a expliqué que ce souvenir était bien ancré dans sa mémoire et qu'il avait eu du mal à le récupéré... En fait, ce souvenir précédait le meurtre de Tom Riddle premier du nom et de ses parents... Vous-Savez-Qui a assassiné son père et ses grands-parents avec la baguette de Morfin et a fait porter le chapeau à son oncle maternel en modifiant sa mémoire. Cet homme a fini ses jours à Azkaban pour un meurtre qu'il n'avait pas commis.

- Mais c'est atroce ! S'exclama-t-elle. Et le Ministère n'a pas chercher à savoir si ce que Morfin disait était vrai ? Après tout... Lorsque l'on détecte un sortilège lancé par un mineur... Je ne sais pas, ce n'est pas logique.

- Morfin était un anti-moldus... Les autorités n'ont pas chercher plus loin lorsqu'ils ont vu qu'il avait assassiné trois d'entre eux et qu'il le revendiquait. Pour eux, c'était tout à fait normal. Dit Harry, l'air sombre.

Il y eut un silence entre les trois amis pendant un instant.

- Dumbledore t'a montré autre chose ? Ou seulement ces deux souvenirs ? Demanda enfin Ron.

- Il m'en a montré un dernier... Et il m'a confié une mission après me l'avoir fait voir.

- De quoi s'agit-il Harry ? Demanda Hermione, l'air inquiet.

- Le dernier souvenir qu'il m'a montré apparient à Slughorn...

- Slughorn ? Dit Ron.

- Oui, en fait, Slughorn était déjà professeur ici il y a longtemps... J'ai appris qu'il avait enseigné à mes parents, et avant eux... à Vous-Savez-Qui lui-même. Ils étaient même très proches apparemment.

- Vraiment !? S'exclama Ron. Ça alors... Et qu'est-ce que ce souvenir montrait ?

- C'était une scène du club de Slug... Une sorte de soirée que Slughorn organisait avec les meilleurs élèves ou ceux qui avaient une certaine distinction. Et Vous-Savez-Qui était présent à ce genre de soirée. Tout se passait bien dans le souvenir jusqu'à ce qu'il y ait un espèce de brouillard étrange... et la voix de Slughorn était étrangement forte et déformée... Puis la scène redevenait normale. Et le brouillard revint, et le souvenir s'arrêta.

- Qu'est-ce que ça veut dire ? Demanda Hermione, les sourcils froncés.

- Dumbledore m'a dit que le souvenir était falsifié. Que Slughorn l'avait lui même altéré parce qu'il avait honte de ce qu'il s'était passé ce soir là... De ce qu'il avait dit à Tom Riddle... Répondit Harry.

- Et qu'est-ce qu'il lui a dit ? Je veux dire dans le bout du souvenir que tu as vu...Demanda prudemment Ron.

- D'abord, il lui a dit qu'il finirait mal... et la deuxième fois que le souvenir s'est mis à changé... Il lui a dit qu'il ne savait rien à propos de… c'est un terme étrange.. les Horcruxes, il me semble.

- Des Horcruxes ? Demanda Ron. C'est quoi ce nom farfelue !

- Aucune idée... Hermione, ça te dit quelque chose ? Demanda Harry.

Celle-ci sembla réfléchir un instant, les sourcils froncés et marmonnant légèrement. Elle faisait toujours ça lorsqu'elle fouillait dans sa mémoire.

- Non. Je n'ai jamais entendu ce mot. Mais j'irai voir à la bibliothèque demain pour voir si je peux trouver des informations à ce sujet... Mais Harry... Tu nous as dit tout à l'heure que Dumbledore t'avait donné une mission par rapport à ce souvenir ? Qu'est-ce que c'est ?

- Il m'a demandé de récupérer le véritable souvenir auprès de Slughorn. Mais je ne pense pas que ça va être simple. Loin de là.

Les deux autre hochèrent la tête, anxieux. Pendant environ une vingtaine de minutes, malgré l'heure tardive, ils parlèrent des différentes façons dont Harry pourrait s'y prendre pour convaincre Slughorn... Mais ils n'étaient pas sûrs de la réussite de ces différents plans. Puis Harry leur coupa la parole, décidant de leur parler de ce qu'il avait vu concernant Malefoy. À contre-coeur, il décida de leur dire la même chose qu'à Snape concernant les escaliers... il ne voulait pas subir les représailles d'Hermione lui disant qu'il n'était qu'un inconscient de se promener en pleine nuit dans les couloirs, sans carte du Maraudeur et sans cape d'invisibilité.

- Et Malefoy paraissait complètement dingue ! Finit Harry.

- Il a carrément attaqué Parkinson ? Dit Ron. Bah ça alors...

- Je te jure... je crois qu'il commence à disjoncter. Et puis... pour ne pas vous mentir, des fois je regarde sur la carte du Maraudeur, et il n'y est pas. Un instant je le vois, et la seconde d'après il disparaît !

- Harry... Ça doit être seulement que tu ne le vois pas, pas qu'il n'y est pas. Dit Hermione. Personne ne peut se volatiliser comme ça.

Harry savait bien qu'elle avait raison. Mais tout ça lui paraissait louche. Il était de plus en plus sûr que Malefoy préparait quelque chose. Il ne savait pas encore quoi, mais il allait le découvrir.

oOoOoOo

Albus Dumbledore rentra très tard, ou plutôt très tôt dans ses appartements au château de Poudlard. Il avait passé toute la nuit à rechercher des informations sur Lord Voldemort et ses activités. Il savait bien qu'il avait organisé tous ces raids dévastateurs pour mettre la pagaille dans l'organisation du Ministère de la Magie. Et ça avait été une réussite. Le Ministère ne savait plus où donner de la tête. Sans compter qu'il fallait répertorier la totalité des événements par écrit, les classer etc. Et puis, il fallait également et en priorité, s'occuper des Moldus qui avaient été touchés par ces agissements. Il fallait, malheureusement, modifier leur mémoire pour ne pas qu'ils ébruitent l'existence de la sorcellerie. La perte de leur proche n'était alors pas apparentée à une attaque musclée de Mangemorts, mais à une espèce de prise d'otages doublée d'un massacre. Ces modifications de mémoire prenaient un temps fou étant donné qu'elles ne pouvaient être réalisées que par des personnes qualifiées, et qui n'étaient pas déjà réquisitionnées ailleurs. Le raid avait eut lieu la nuit du premier de l'an, nous étions déjà le 6 janvier, et ces modifications n'étaient toujours pas achevées. Les Moldus étaient gardés dans un établissement de l'ordre moldu et les autorités magique s'étaient fondues dans la masse pour accomplir leur travail. D'autres Aurors étaient également restés sur les lieux du massacre pour pouvoir récolter tous les indices qu'ils pourraient, et ensuite modifier les lieux pour qu'ils correspondent à une post-attaque d'origine moldue.

Le directeur le plus respecté du monde magique s'assit lourdement dans son fauteuil placé derrière son bureau et retira un instant ses lunettes en demie-lune du bout de son nez. Il eut un soupir tremblant, indiquant sa fatigue et son manque de sommeil qui devenait constant, et ferma les yeux. Tout ça l'inquiétait au plus haut point. La majorité des membres de l'Ordre du Phénix étaient des employés au Ministère, et ils ne pouvaient se permettre de déserter leur poste pour se consacrer aux missions de l'Ordre. C'était bien trop risqué. Ils avaient tous des familles dont ils devaient s'occuper et ils ne pouvait pas s'autoriser un tel écart. Dumbledore pouvait certes aider financièrement certains d'entre eux si besoin était, mais pas la totalité. La situation était compliquée. Depuis la Beuglante que Bellatrix Lestrange avait envoyé aux Dursley, tout était plus délicat. En tout cas, ça avait commencé à l'être encore plus à partir de cet acte. Dumbledore avait assuré la sécurité de cette famille, de peur qu'elle ne soit attaquée et que les menaces rédigées dans cette lettre ne soient accomplies. Heureusement, il n'en avait pas été le cas, mais il fallait qu'il maintienne les protections qu'il avait érigées. Si jamais un Mangemort quelconque s'en prenait aux Dursley parce qu'il avait baissé sa garde et manqué de vigilance, il ne se le pardonnerait jamais. Certes, Harry ne tenait pas à eux plus que ça, mais... c'était tout de même sa famille. Et Lily, telle qu'il la connaissait, n'aurait pas laissé passer un tel écart de conduite. Il le faisait donc surtout pour elle. Et après tout, ils s'étaient occupé d'Harry pendant dix ans. Très mal certes, mais il avait eu un toit sur la tête et de quoi se nourrir. Alors qu'il aurait pu mourir cette nuit-là... C'était une maigre compensation, mais c'en était une quand même. Le droit de vivre valait beaucoup.

Il avait protégé Harry. En tout cas, il avait tout fait pour lui éviter des problèmes. Choses que ce garçon attirait comme des mouches. Le directeur sourit. Depuis qu'il était à Poudlard, il n'avait pas eu une année tranquille. Les deux premières années, il avait affronté Voldemort sous deux formes différentes, la troisième année, il avait apprit la vérité sur Sirius Black, en quatrième année, il y avait eu les épreuves de la Coupe de Feu... La mort de Cédric Diggory et le retour de Lord Voldemort. L'année précédente, il y avait eu le Ministère qui s'était mêlé des affaires de l'école, et la bataille entre lui, Harry et Voldemort à l'intérieur même du Ministère, et la découverte de la prophétie... Ainsi que la mort de son le moment, cette année semblait bien calme par rapport aux précédentes. Mais il avait fallu qu'il lui donne cette mission délicate de récupérer le véritable souvenir d'Horace Slughorn. Albus était pratiquement certain qu'Harry allait réussir. Avec difficultés certes, Horace était quelqu'un d'obstiné, mais Harry ne s'arrêterait sûrement pas à un échec. Il ne le connaissait que trop bien. Harry était réellement un aimant à problèmes... Et malgré les efforts de Dumbledore pour le préserver, parfois il arrivait que la source de ses problèmes, ne soit nulle autre que lui-même, comme maintenant.

Il repensa à la veille, lorsqu'Harry lui avait parlé de ce Tom, lorsqu'il lui avait demandé comment s'étaient déroulées ses vacances. Il avait eu vent du fait que cet homme avait accompagné des hommes du Ministère au raid du premier de l'an et qu'il avait été dans les derniers à survivre... Il paraîtrait même qu'il avait été celui qui avait tiré tout le monde d'affaire. Mais il n'avait eu qu'un très léger résumé écrit, de la main d'Arthur Weasley. Celui-ci lui avait écrit le lendemain du massacre, mais n'avait pas eu le temps de lui dire grand chose, le travail au Ministère s'entassant et devenant de plus en plus imposant. Il manquait donc de détails. Et cela l'intriguait. Un seul homme avait réussi à combattre tous ces Mangemorts et avait permis aux autres de s'en aller ? Quelle était sa puissance d'attaque et sa façon de voir les choses ? Etait-il si bon qu'il le paraissait ? Etait-il aussi bienveillant qu'il ne le paraissait ? Molly Weasley avait l'air de dire que c'était le cas. C'était une femme clairvoyante et Albus avait confiance en son jugement. Mais... il n'avait jamais rencontré ce jeune homme à cause de ses nombreuses excursions, et à ce train-là, il ne le rencontrerait sans doute pas avant la fin de l'année. Mais... Pour Harry. Pour James et Lily. Pour Sirius. Il devait s'assurer que cet homme n'était pas un danger pour son protéger.

Albus savait bien que ce Tom et Harry entretenaient une relation spéciale. Les deux statues de sanglier-ailés perchées sur le portail d'entrée de Poudlard lui avait dit qu'elles avaient vu les deux hommes s'embrasser un jour. Le vieil homme ne pouvait que comprendre cette relation qui était sans doute un peu secrète et qui avait un goût d'interdit. Lui aussi lorsqu'il était jeune il avait connu ça... L'attraction, la confiance, la plénitude... Et la trahison. Il rouvrit les yeux. Il devait s'assurer que cet homme était digne de confiance et qu'il ne serait pas un danger pour le jeune Potter. Il se leva alors de son siège et s'approcha de la cheminée de son bureau. Il déplaça un pouf juste devant l'âtre et s'assit dessus. Il prit un petit pot qui était posé un peu plus loin et prit une poignée de poudre noire qu'il contenait. Après avoir prononcé quelques mots, il jeta la poudre dans les flammes, qui se tintèrent de vert, et plongea sa tête dedans. Après quelques secondes, il vit le visage d'Arthur Weasley venir près du sien.

- Dumbledore ! Quelle surprise ! Je ne m'attendais pas à recevoir la visite de votre tête ce matin ! Dit-il en se penchant vers sa propre cheminée.

- Bonjour Arthur. Désolé de m'imposer de si bon matin, mais je ne savais pas quand vous contacter avec tout le travail qui vous attend au Ministère.

- Ce n'est rien, ce n'est rien ! Vous avez raison. Je dois partir pour Londres dans une vingtaine de minutes...

- Je n'en aurai pas pour longtemps Arthur. Je souhaitais simplement avoir plus amples détails sur le raid du premier de l'an. Et venant de votre bouche, je suis sûr d'avoir des informations correctes.

- Bien entendu. Souhaitez-vous savoir quelque chose en particulier ? Demanda-t-il, l'air suspicieux.

- Oh, vous m'avez percé à jour, mon ami. C'est en effet le cas. Ma question concernait surtout l'ami de notre cher Harry, Mr Montague.

- Oh, Tom ? Oui, je vois.

Dumbledore fronça les sourcils au ton de son ami.

- Y a-t-il quelque chose dont vous aimeriez me parler ?

Arthur se mordit la lèvre inférieure avant de se pencher encore plus en avant, les avants bras appuyés sur ses genoux.

- Certes, cet homme nous a tous tirés d'affaire, et c'est quelqu'un d'absolument formidable sur le terrain et en dehors. Cependant... La chose qui peut être gênante, même si ça ne veut sûrement rien dire, est la manière dont il nous a sortis de là. Murmura-t-il.

- C'est-à-dire ? Demanda Dumbledore, intrigué.

- Il a utilisé un sortilège... Spécial. Je ne l'avais encore jamais vu avant. Il était certes très efficaces Mais absolument... effrayant.

Arthur Weasley fut parcourut d'un frisson en finissant sa phrase.

- Pouvez-vous me décrire les effets de ce sortilège je vous prie Arthur ?

- Bien sûr. C'était comme... Déjà, il avait l'air très concentré pendant plusieurs secondes et n'arrêtait pas de marmonner. Puis lorsqu'il lança son sortilège... Des sortes de filets jaunes et violets sortaient de sa baguette et s'enroulaient autour des Mangemorts. Ça formait comme des anneaux, qui au fur et à mesure des secondes qui passaient se.. resserraient autour de leur corps... jusqu'à ce que...

Il ne finit pas sa phrase, et ce n'était pas nécessaire. Dumbledore avait bien saisi l'idée.

- Je vois... Merci Arthur pour ces précisions. Je voudrais seulement savoir qui d'autre était présent avec vous lorsque Mr Montague exécuta ce sortilège.

- Dawlish était là. Shacklebot aussi. Puis il y avait deux Aurors, Rajan Shrapnell et Ava Gratwick. Mais elle a été touchée par un sortilège de Dolohov et elle est à Sainte-Mangouste pour le moment.

- Bien. Merci Arthur. Essayez de passer une bonne journée et ne vous tuez pas trop à la tâche.

Dumbledore eut à peine le temps d'entendre le remerciement de Mr Weasley qu'il retira sa tête de l'âtre. Alors comme ça, ce Tom avait utilisé un sortilège qu'il ne connaissait pas et qui paraissait peut-être un peu trop puissant pour rentrer dans la catégorie magie blanche. Albus passa sa main à la base de sa barbe, réfléchissant. Puisqu'il ne connaissait pas ce sort, il devait être une création de Tom lui-même. C'était une chose bien difficile à accomplir... Et il fallait plusieurs années de travail acharné pour trouver la bonne méthode à la création d'un sort, surtout si il était d'une telle complexité. Dumbledore n'aimait pas avoir à faire de conclusions hâtives... Mais le cas de ce sortilège n'était pas là pour le rassurer. Au contraire. Ce sortilège était-il donc si effrayant qu'Arthur l'avait décrit ? Peut-être était-ce la situation qui en faisait une arme si dévastatrice ? Il lui fallait un tout autre avis. Il aurait pu demander à Dawlish, mais avec son poste d'Auror, même à cette heure bien matinale, il ne pourrait sûrement pas lui parler. Même par cheminette. Alors en ce qui concernait Shacklebot... ce n'était même pas la peine de l'envisager. Son poste était encore plus haut placé, il devait sans aucun doute être débordé. Arthur lui avait parlé d'Ava Gratwick... Albus en avait déjà entendu parler. Elle était très jeune mais avait très rapidement gravi les échelons grâce à ses impressionnantes compétences. Qui ne lui avaient pas été très utiles l'autre soit apparemment. Il ne restait donc plus qu'une seule personne à qui il pouvait parler. Par manque de chance, ce n'était pas quelqu'un avec qui il avait des affinités, mais il lui faudrait faire avec.

Dumbledore se réinstalla comme auparavant, prenant une bonne poignée de poudre de cheminette dans le creux de sa main. Il essaya d'abord de parler à travers les cheminées du Ministère de la Magie, mais celles-ci étaient bouchées. Trop de monde devait vouloir des informations. Et lorsqu'enfin après une dizaine d'essais, il réussit à arriver au service des Aurors, on lui dit que la personne qu'il cherchait n'était pas présente et était chez elle, en repos forcé. Ce fut donc à son onzième essai qu'il parvint à contacter la personne voulu. Son visage apparut dans l'âtre d'une cheminée à l'air ancienne. La pièce où elle se trouvait était décorée dans des tons marrons et dorées très légers. La personne à qui il souhaitait s'adresser était justement là, assise dans un fauteuil, les jambes croisées, portant un costume gris, impeccablement passé. L'homme sursauta lorsqu'il l'aperçut. Il plissa ensuite les yeux, et les écarquilla lorsqu'il le reconnut.

- Mr Dumbledore. Que me vaut l'honneur de votre visite matinale ?

- Mr Shrapnell, navré de venir à l'improviste. Dit Dumbledore.

Rajan était assis dans un des fauteuils près de sa cheminée, lisant un exemplaire de la Gazette du Sorcier, d'autres exemplaire des derniers jours empilés sur une table basse aux airs nobles. L'homme à la peau mate et aux yeux bruns s'approcha un peu plus de l'âtre. Sans doute plus par politesse que par réelle envie.

- On m'a dit que vous étiez en repos forcé ? Demanda Dumbledore.

- C'est le cas, répondit-il simplement. D'après mes supérieurs, le raid du premier de l'an a un peu trop atteint mes nerfs.

Albus remarqua sa mâchoire se crisper à ces mots.

- J'ai cru comprendre que votre équipière fut blessée également... Dit il alors que Rajan hochait la tête. Je lui souhaite un bon rétablissement, Antonin a toujours été excellent en sortilèges malheureusement.

- Mr, quelle est la raison de votre visite je vous prie ? Je vais partir rendre visite à Miss Gratwick très bientôt, le coupa-t-il poliment, toujours avec cet air crispé.

- Bien, très bien, toussota Dumbledore. Pour rester dans le domaine des sortilèges et de ce fameux raid, il y eu un homme présent, du nom de Tom Montague. C'est lui qui vous a tiré d'affaire pour ainsi dire. Je souhaiterais que vous me décriviez les effets de ce sortilège, si vous les avez vus.

L'homme d'origine indienne sembla surpris par sa demande, peu habituelle, il l'imaginait. Puis il se concentra quelques secondes avant de donner sa réponse.

- Des jets lumineux. Jaunes et violets. Ils se sont tous dirigés vers les Mangemorts pour les entourer un par un. Ces sortes d'anneaux se sont resserrer autour d'eux jusqu'à ce que mort s'en suive.

- En êtes vous certain Mr Shrapnell ?

- Quoi donc ? De l'apparence du sortilège, de son effet, ou de la mort des Mangemorts. Dans tous les cas je répondrais affirmativement. Je me souviens parfaitement de son aspect, de la façon dont il s'est dirigé vers les ennemis, et du son de leurs os qui se cassaient lorsqu'enfin l'effet du sortilège se terminait.

Dumbledore resta silencieux un moment, avant de remercier poliment l'Auror pour ses informations et déserter sa cheminée. Il se rassit dans un fauteuil plus confortable que le pouf jusque là utilisé et repensa aux paroles d'Arthur et aux confirmations apportées par l'Auror. Tout ce qu'il avait appris sur Tom avant ce raid avait été les paroles des statues de sanglier-ailés, celles de Molly et des Weasley, ainsi que celles de Minerva et Severus qui l'avait déjà rencontré auparavant. Sans oublier bien sûr, celles d'Harry, très peu nombreuses. Tout ce qu'il avait retenu jusque là avait été que Tom Montague était quelqu'un de serviable, d'aimable, de très agréable... Qu'il était très cultivé et avait déjà un parcours professionnel impressionnant. Et surtout, qu'il avait sauvé Harry des griffes des Mangemorts lors d'une précédente sortie à Pré-Au-Lard et qu'il l'avait mis à l'abri, en sécurité de l'ennemi. Puis bien sûr, la façon dont il avait sorti les employés du Ministère du carnage qu'avait entreprit les Mangemorts. Mais...ce détail. Ce sortilège. Inconnu. Dangereux.

Les sourcils de Dumbledore se froncèrent. Ce sortilège était un danger. Mais cela voulait-il dire qu'il l'était également pour Harry ? Il soupira fortement. Dans ce genre de situation, il ne fallait pas faire de faux pas. Harry, il le savait, était très attaché à cet homme, ce n'était pas si difficile à remarquer, pas besoin de s'appeler Albus Dumbledore pour ça. Et le jeune Potter serait très certainement très contrarié et s'opposerait pour sûr contre lui si jamais il l'empêchait d'avoir des contacts et d'entretenir une relation avec lui... si il n'avait pas de preuves tangibles. Il se sentirait lui-même très mal si jamais il s'opposait à une amitié, et même un peu plus, entre Harry et une personne extérieure à son quotidien, sans qu'il n'est de preuves solides du danger qu'il pourrait représenter.

Cependant, la description que Molly Weasley lui avait fait de cet homme l'intriguait. « ...il est assez grand, presque une tête de plus qu'Harry. Il a des cheveux très noirs et mi- longs, et ses yeux étaient noirs également. ». Tom Montague ? Tom Marvolo Riddle ?

C'était trop évident. Si évident que ça ne pouvait être ça.

oOoOoOo

Harry était enfin monté dans son dortoir. Il avait rêvé de pouvoir se reposer toute la journée. Et il pouvait enfin le faire ! Il soupira, respirant le parfum que dégageaient ses draps propres. L'odeur de Poudlard lui avait manqué... Mais celle qui lui manquait le plus était celle de Tom. Il ne pouvait détacher son esprit bien longtemps de cet homme. C'était presque une obsession. Il soupira. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Il fallait toujours que ses pensées se tournent vers lui. Ses yeux noirs aux reflets légèrement rougeâtres, sa peau pâle, ses cheveux soyeux. La douceur de sa peau lui manquait, la force de ses mains également. Tout lui manquait, jusqu'au son de sa voix et au rythme de sa respiration. Qui s'était tant accélérée lorsqu'ils avaient fait l'amour. Harry sentit ses joues chauffer, comme à chaque fois qu'il repensait à ce moment. Ça avait été sa première fois, et elle resterait gravée à jamais dans son esprit. En même temps, comment pouvait-on oublier un moment pareil ?! Ça avait été si... grandiose. Les mains de Tom qui glissaient sur son corps... sa voix murmurant à son oreille... Ses yeux ne quittant pas les siens... son sexe pénétrant doucement en lui...

Le Gryffondor se redressa vite sur son matelas, le souffle court. Il se sentait à l'étroit dans son caleçon et c'était une situation assez gênante. Neville, Seamus et Dean dormaient depuis un moment, mais Ron venait à peine de rabattre ses couvertures et même si Harry savait qu'il ne mettait jamais longtemps à s'endormir, il ne voulait pas risquer de le réveiller. Et que verrait-il ? Lui, le sexe à l'air, en train de se masturber ? Non merci ! Certes, Ron l'avait déjà vu nu plus d'une fois, mais là, ce n'était clairement pas la même chose. C'était assez dégradant de se faire prendre dans ce genre de situation, même si c'était par son meilleur ami. Il ferma alors les yeux, inspira et expira à plusieurs reprises, en essayant de se calmer. Certes, Tom était très bel homme et lui avait fait des choses absolument merveilleuses... Il frissonna. Non, non, non, non, non... Ne pas penser à ça... Après plusieurs minutes, il réussit à se calmer, mais malgré ses efforts, ne parvint pas à se retirer Tom de la tête. Il soupira de nouveau. Cet homme le rendait dingue. Dans le bon sens du terme sans aucune hésitation, mais tout de même... Jamais il n'avait été aussi attaché... enfin, si amoureux de quelqu'un avant lui. Il avait eu quelques attirances et avait cru être amoureux, comme avec Cho. Pendant un moment, heureusement bref, il avait même eu une petite attirance pour Ginny. Mais après réflexion...Cette fille était totalement idiote. Elle n'était pas différente des autres qui souhaitaient seulement avoir un peu de notoriété et frimer devant ses copines en sortant avec « le grand Harry Potter ».

Non. Tom n'était pas comme ça. Loin de là. Il se fichait bien de sa célébrité. Il comprenait véritablement ce qu'il ressentait, lui aussi ayant perdu ses parents à cause du sinistre Lord Voldemort. Lui aussi n'avait pas reçu tout l'amour dont un enfant avait besoin. Certes, il avait perdu ses parents à un âge plus avancé qu'Harry... Il était déjà à Poudlard lorsque cet événement s'était produit... Mais tout de même. Il ressentait ce qu'Harry ressentait. Il l'écoutait et comprenait mieux que quiconque. Harry avait certes Neville à ses côtés également, mais parler à quelqu'un de plus âgé avec plus d'expérience et qui avait plus avancé dans la vie, était différent et apportait d'autres choses que de parler à un camarade de classe, même si il était son ami... Et dire que Neville avait failli se retrouver à sa place. Si jamais Voldemort l'avait choisi... Harry n'aurait pas eu la même vie. Il soupira. Tout ça était si.. compliqué.

Il se rallongea, ramenant ses couvertures sur son torse. Il repensa à ses séances avec Dumbledore. Aux choses qu'il avait apprises sur Voldemort. Sur sa vie... Sur ses origines. Sur le pourquoi il était devenu ce qu'il était aujourd'hui. Il frissonna. Penser à Voldemort n'était jamais une source de plaisir. Et ce qu'Harry n'appréciait pas, c'est qu'ils aient autant de points communs. Tous deux avaient été élevés par des moldus qu'ils détestaient et avaient perdu leur parents très jeune, au point de ne pas les avoir connus. Sauf pour Tom Riddle premier du nom... Un nouveau frisson désagréable le parcourut. Tous deux avait une très grande capacité magique et tous deux souhaitaient faire ses preuves aux yeux de tous. Voldemort ne voulait pas être perçu comme un orphelin incapable de réaliser quoi que ce soit, tandis qu'Harry ne voulait pas être perçu comme une célébrité sans cervelle qui avait simplement eu un coup de chance. Non, Harry n'aimait définitivement pas ça.

Il se tourna dans son lit, se mettant sur le côté. Tout ça tournait encore fortement dans sa tête. Tom Montague... Tom Marvolo Riddle... Il fronça les sourcils sans vraiment s'en rendre compte. Il se remit sur le dos. Sans réellement le vouloir, le cerveau embrumé par la fatigue, il compara les deux hommes. Celui qu'il aimait le plus, et celui à qui il portait une haine sans borne. Tous deux étaient forts... très forts. Harry repensa au sortilège utilisé par Tom lors de l'attaque de Mangemorts à Pré-Au-Lard. Effrayant, comme l'était Voldemort. Il frissonna. Que lui arrivait-il ? Voldemort étant jeune... il était si beau. Brun, les yeux noirs, la peau pâle... L'image des deux hommes se superposèrent, faisant sursauter Harry. Il s'était endormi sans s'en rendre compte. Il se redressa pour la deuxième fois de la nuit et s'appuya contre le mur, au niveau de sa tête de lit. Il inspira profondément, et repensa au cauchemar qu'il avait fait il y a plusieurs semaines. Alors qu'il rêvait que Tom et lui faisaient l'amour et qu'une fois l'acte terminé, Tom disparaissait pour laisser place au corps hideux de Voldemort. Il se passa la main dans les cheveux. Il savait bien d'où tout ça venait. Il était terriblement inquiet pour Tom, non pas seulement à cause du raid, mais aussi par rapport à ses sentiments. Harry était comme ça, c'était dans sa nature... et cette peur-ci se superposait, malheureusement, avec celle qu'il avait d'échouer face à Voldemort. Car il avait bel et bien cette peur. Cette peur de perdre. Il ne fallait pas écarter cette possibilité.

Un bruit attira son attention. Il sourit, et se leva pour ouvrir la fenêtre. Jayler entra dans le dortoir, se posant sur la table de chevet d'Harry. Il décrocha la lettre et la lue à la lueur de sa baguette. Il se dit qu'il n'avait aucune raison de s'en faire... Toutes ses angoisses se mélangeaient et s'emmêlaient dans son esprit. Il ferma les rideaux de son lit et lança un sortilège de silence. Il ne voulait pas réveiller qui que ce soit en gigotant pour pouvoir écrire sa réponse, ou alors avec la lumière de la petite flamme qu'il avait enfermée dans un bocal. Ce sortilège était l'une des spécialités d'Hermione, et il lui était reconnaissant de lui avoir enseigné. Il relut la lettre, attentivement. Pré-Au-Lard ? Il ne savait pas exactement quand aurait lieu la prochaine sortie... Il ne savait même pas si les dates avaient été affichées. Il lui dirait dans la lettre suivante, ce n'était pas très grave... Il se dépêcha de cacheter sa lettre et de l'accrocher à la patte du hibou, qui s'envola dans la nuit. Il referma la fenêtre et repartit se coucher, il avait eu une longue journée, et la nuit était déjà bien entamée. Autant essayer de s'endormir tout de suite, le lendemain était plus près qu'il ne le pensait.

oOoOoOo

Quelques jours avaient passé. Il avait doucement repris ses activités habituelles, se délectant du déroulement des événements. Qui se déroulaient extraordinairement bien. Nous étions à la mi-janvier et la prochaine rencontre avec Harry à Pré-Au-Lard approchait à grands pas. Malheureusement pas assez grands à son goût. Il était doté d'énormément de patience, ça il le savait, mais l'achèvement de son plan était si proche qu'il devenait vite intenable. Pendant les deux semaines qui avaient passé, il était parti rendre visite au Moldu Blackboat bien plus de fois qu'il n'en était nécessaire. Mais toute sa frustration et son impatience devait bien être transférée quelque part. Et puis, il valait mieux faire ça que de transférer ses émotion à travers le lien qu'il avait établi avec Potter. Ce serait franchement problématique. Et fort mal venu. D'ailleurs, il avait repris petit à petit ses petites conversations par lettres avec lui. Histoire d'entretenir l'envie. Les lettres se faisaient toujours de plus en plus longue, chacun demandant des nouvelles de l'autre ainsi que la description des journées qu'ils passaient. Leur correspondance était devenue quasi-quotidienne. Et tout cela faisait jubiler le Lord. Plus le temps passait, plus il se rapprochait du moment où il serait détruit.

« Enfin. »

Il avait prit une nouvelle habitude également. Tout se passait si bien qu'il se sentait étrangement jovial.. tout en restant aussi machiavélique, bien entendu. Il lui arrivait bien souvent de déambuler dans le Manoir, venant voir comment se passaient les entraînements des nouvelles recrues, ainsi que ceux de ses Mangemorts qualifiés... qui franchement, avaient bien plus d'allure. C'était devenu quelque chose de distrayant. Pas aussi amusant que les raids en eux-même, mais distrayants tout de même. D'ailleurs, ça faisait un bon moment qu'il n'avait pas participé lui-même à un de ces raids. Il était tellement pris par l'élaboration de son plan concernant Potter, et de ses différentes étapes, qu'il ne prenait même plus la peine de se déplacer lui même. Et en étant honnête avec lui-même, ça lui manquait assez. Il avait prit une bonne résolution. Il fallait modifié ça. Après qu'il se serait emparé de Potter, il retournerait sur le terrain. Il avait adoré entendre tous ces cris lorsqu'il était aller au raid du premier de l'an. Malheureusement, il avait été du mauvais côté de la barrière. Et avait été obligé de tenir son rôle qu'il avait soigneusement tissé. Il rattraperait le coup un de ces jours. Il ne finirait pas comme ces vieux dictateurs moldus qui restaient plantés derrière leur bureau et qui se contentaient de pointer du doigts les instructions et donner des discours une fois tous les deux mois. Non. Lui au moins, il ne perdrait pas ses valeurs. Ces mêmes valeurs qu'il avait inculquées à ses Mangemorts. Ces valeurs qui régiraient très bientôt le monde Sorcier.

À suivre...


Merci de m'avoir lue ! Review ?


Comme je l'avais dit à la fin du précédent chapitre, je compte posté un UA dans les prochains jours, toujours sur le couple TomRiddleJr/HarryPotter ! Donc je vous mets le résumé, et si ça vous plaît, je vous invite à venir lire cette toute nouvelle fiction !

Merci de votre soutien.

Titre : Magnétique

Résumé :

UA / Harry, orphelin résidant à l'Institut Poudlard depuis toujours, à cause du sinistre et mystérieux Lord Voldemort, est transféré dans un nouvel orphelinat après la mort du directeur. Il rencontrera de curieux personnages et découvrira un tout autre univers...auquel il ne s'attendait pas. Mais qui est cet homme si beau qui semble être le Maître de cet endroit ? Envoûtant, attractif... Magnétique.