24-L'amour secret

Le deuxième jour sous surveillance commença comme le premier, sauf qu'ici, Don et Stella se réveillèrent en même temps. Quand la scientifique ouvrit les yeux, elle rencontra le beau regard bleu vif de son jeune et merveilleux amant. Encore une fois, leur étreinte avait été mémorable…

Stella (lascive et rieuse) Bonjour…Apollon…

Don (haussant un sourcil, amusé) Apollon ? Que suis-je au final ? Un dieu ou un Ange ?

Stella (se serrant contre lui) Mon Ange…

Don (avec un sourire tendre) Et il a perdu ses ailes cette nuit…Une diablesse lui a pris sa vertu…

Stella (riant) Idiot !

Don (faisant une moue déçue) Pauvre de moi ! D'abord les compliments et maintenant les insultes…

Stella (avec un sourire carnassier) Attends un peu, mon pauvre et triste Don…

La jeune femme remonta légèrement pour être au niveau du visage de Flack et prit doucement ses lèvres fermes, avec tendresse et gentillesse. Le détective fit glisser doucement sa main le long du cou délicat de Stella pour la poser ensuite sur sa joue et approfondit un peu plus leur baiser. Il adorait la texture douce et tendre et le goût sucré de ses lèvres…

Au bout d'une minute, Stella finit par rompre le baiser, l'oxygène commençant à manquer, et regarda Don avec amour.

Stella (taquine) Ça va mieux ?

Don (avec un sourire ravi) Beaucoup mieux, merci…

Et l'estomac du jeune homme se mit à gargouiller, suivi de près par celui de la scientifique. Les deux amoureux se mirent à rire et finirent par se lever.

Don (passant une main dans ses cheveux noirs) Bon. Une nouvelle journée commence…Ah ! Au fait…

Rejoignant rapidement Stella, qui se dirigeait vers la salle de bain, Flack l'embrassa alors tendrement avant de prendre quelques affaires dans le placard.

Don (tendrement) Le bisou du matin…Je l'ai pas oublié…

Stella se mit à rougir inexplicablement et entra enfin dans la salle d'eau. Elle s'observa dans le miroir et remarqua qu'elle avait gardé sa teinte rouge. Elle devrait être habituée, maintenant…Mais Don la faisait vraiment littéralement fondre et tous ses petits mots doux et ses gestes affectueux ne faisaient que la rendre encore plus amoureuse de lui. Don en était-il au même point ?

oOo

Le réfrigérateur étant vide, Flack et Stella partirent faire quelques courses, échappant par la même occasion à la vigilance de leurs gardiens. Don ne pouvait détacher ses yeux de la scientifique et la dévorait littéralement du regard. Elle portait un joli débardeur bleu cyan, un jean moulant, s'évasant à mi-mollet, et des escarpins noirs à hauts talons. Une tenue plutôt simple mais qui avait pourtant un effet dévastateur chez Flack. Il la trouvait si belle, si magnifique, si désirable…Une vraie déesse ! Et le détective avait beau fouillé dans sa mémoire, aucune femme ne lui avait jamais fait ressentir ça. Stella était la seule. Elle était unique…

La jeune femme disparut soudain de son champ de vision puis surgit peu après dans son dos, l'embrassant dans le cou, obligée de se mettre sur la pointe des pieds malgré ses talons pour y arriver.

Stella (un large sourire aux lèvres presque enfantin) Regarde ce que j'ai trouvé…

Don regarda ce que tenait Stella et fronça les sourcils. Un pendentif ?

Stella : C'est un pendentif des secrets…

Don : Et ?

Stella (lui montrant) Il y a deux couches. On peut graver le nom de son amour secret sur la sous-couche. Sur le mien, je mettrai Don et… (voyant l'expression amusée de Don, contrariée) Quoi ?

Don : Je ne t'imaginais pas comme ça…Si fleur bleue…

Stella : Je ne le suis pas d'habitude…Mais avec toi, c'est…différent. Je dirais même u…

Don (la dévisageant avec intensité) Unique ?

Stella (souriant tendrement, s'empourprant) Oui. Je sais, ça fait un peu ga…

Et Flack l'interrompit par un baiser. Un baiser fort, passionné, amoureux. Un baiser dans lequel le détective voulait faire passer tous ses sentiments pour Stella. Et la scientifique sembla le comprendre en y répondant avec ardeur. Ils finirent par s'écarter et se rendirent compte qu'ils étaient le point de mire des clients présents dans le magasin. Rougissant, ils finirent par changer de rayon. Bonjour la discrétion…

Stella (revenant au pendentif) Est-ce que j'en prends un deuxième ?

Don (embrassant sa joue) Oui…

Stella (joyeusement, courant vers le bijoutier) Attends-moi là !

La voyant si heureuse, Flack ne put s'empêcher de sourire. Ces pendentifs allaient être les preuves tangibles de leur lien amoureux profond. C'était la première fois…

Stella arriva devant le bijoutier, Arthur Liebe, avec un immense sourire aux lèvres et lui tendit les pendentifs.

Arthur (étonné) Des pendentifs des secrets ? Ça faisait longtemps que j'en avais plus eu entre les mains. Le romantisme se perd de nos jours…

Stella : Je sais. (rêveuse) Mais je le redécouvre actuellement…

Arthur (souriant) Tant mieux, tant mieux. Ça met un peu de baume sur ce pauvre monde…Alors, je mets quels noms, Miss ?

Stella : Don et Stella.

Arthur (commençant à graver) Un mariage en vue ?

Stella : C'est un peu tôt…

Arthur : Oh, désolé. Fiançailles alors ?

Stella (de plus en plus gênée) Nous ne sommes ensemble que depuis quelques jours…Bien que j'ai l'impression que c'est depuis toujours…

Arthur : Qu'en est-il pour votre petit ami ?

Stella : Je ne suis pas sure…Je sais qu'il m'aime mais…

Arthur (levant la tête) Il est là ?

Stella (intriguée) Heu…Oui.

Arthur : Où ?

Stella (lui montrant discrètement du doigt) Là-bas.

Liebe observa alors discrètement le jeune détective, qui n'avait toujours pas quitté Stella des yeux. Il semblait que tout le décor autour d'elle avait disparu. Il n'y avait qu'elle… Juste elle…

Arthur se mit à sourire et continua sa gravure, tout en cherchant quelque chose dans un tiroir.

Arthur (lui tendant une carte) Voici ma carte. Je pense que vous en aurez besoin dans un avenir proche. Votre jeune ami me semble des plus amoureux. J'ai rarement vu ça…Et c'est bien dommage…

Stella (prenant la carte en rougissant) Merci… (voyant qu'il avait presque fini) Heu… Pourriez-vous graver une paire d'ailes sur la couche supérieure de mon pendentif ?

Arthur : Des ailes ?

Stella (avec un sourire amoureux) Oui. Des ailes d'ange…

Don (semblant arrivé de nulle part) Et pour moi, un cœur en feu…

Arthur (souriant) Bien sûr. Ça va me prendre un peu plus de temps…Choisissez des chaînettes en attendant…

Ecoutant le conseil du bijoutier, Don et Stella partirent à la recherche de fines chaînes argentées. Une question brûlait les lèvres de la scientifique et celle-ci finit par se lancer.

Stella : Un cœur en feu ?

Don (n'osant pas la regarder de peur de rougir) Tu…Tu me consumes. Ton amour me consume de l'intérieur. J'ai l'impression d'être vraiment vivant depuis que je suis avec toi. C'est…Je t'aime, Stella, et j'ai vraiment l'impression que tu m'as donné ton cœur…comme je t'ai donné le mien…C'est peut-être idiot, ou rapide, ou tout ce que tu veux mais c'est ce que je ressens…Et c'est la première fois…

Stella sentit des larmes de bonheur perler doucement sur ses joues face à cette déclaration un peu maladroite.

Don était devenu rouge pivoine. Il avait l'impression que de la vapeur lui sortait par tous les pores de la peau. Qu'allait penser Stella de lui maintenant ?

Sans s'occuper des gens autour d'eux, Stella se jeta dans les bras de Flack, déséquilibré mais se retenant de justesse sur un présentoir, et l'étreignit avec force et amour.

Stella (sanglotant) Merci…

Don (souriant avec tendresse) Non, merci à toi…

Arthur Liebe avait fini son travail mais n'osa pas les déranger. Pas tout de suite…Ce moment était important pour ces deux amoureux…

oOo

Stella arborait fièrement son nouveau pendentif tout le long du chemin jusqu'à leur appartement provisoire. Don souriait face à ce comportement inattendu de la part de la scientifique mais ne dit rien : il avait peut-être l'air aussi béat qu'elle…Lui aussi avait son pendentif des secrets au cou…

Arrivés devant la porte de l'appartement, Flack déposa les paquets contenant leurs courses et se mit à embrasser Stella, la plaquant doucement contre la porte. Il avait besoin de sentir les douces lèvres de la scientifique avant de rentrer, car il savait qu'il ne pourrait plus s'y abreuver une fois dans l'appartement.

Stella dut le comprendre car Don la sentit nouer ses bras autour de son cou et répondre à ses baisers avec ferveur. Il sentit aussi son corps élancé se pressait contre le sien, cherchant sa chaleur. Sentant le désir monter, Flack glissa ses mains sous le débardeur de la scientifique et celles-ci atteignirent sa poitrine menue, commençant à la masser et la caresser tendrement. Stella se mit à gémir contre ses lèvres et fit lentement descendre l'une de ses mains pour la poser sur les fesses fermes du détective tandis qu'une de ses cuisses remonta sensuellement le long de sa jambe. Don posa une main sous la cuisse taquine pour la maintenir et se pressa un peu plus contre Stella. Quand…

Miss Marples (sortant la tête de son appartement) Encore ! Mais vous ne pouvez pas faire ça chez vous ? (retournant chez elle) Ha, les jeunes…et l'Amour !

Don et Stella avaient prêté peu d'attention à l'intervention de la vieille dame et reprirent leurs assauts amoureux jusqu'à ce que Janet Marples revienne à la charge.

Miss Marples : Justement, tant que je vous tiens. Je vous prierai de vous tenir tranquilles cette nuit. Ou j'appellerai la police pour tapage nocturne. (plus bas) Je veux bien être conciliante, mais j'aimerai pouvoir dormir un peu…

Puis la vieille dame retourna une nouvelle fois chez elle, laissant un Don et une Stella très rouges.

Don (stupéfait) Elle a vraiment dit ce que j'ai cru entendre ?

Stella (roulant des yeux) Heu…Oui…

Don (avec un sourire pincé) Merci.

Le reste de la soirée se termina tranquillement. Une fois les rideaux tirés, Flack rejoignit Stella dans la chambre. Il lui fit l'amour comme si c'était la dernière fois. Le jour du casse arrivait et un étrange mauvais pressentiment avait envahi le détective…