Shinigami's pop
Note des auteurs : Kiouuuuu ! Et voila le chapitre 24 de Shinigami's pop. Ce n'est pas un rêve, il est bien là, en ligne. Il fut dur à taper, pourtant se passe pas grand-chose, enfin, si parce qu'il prépare ce qui va suivre. Donc on espère qu'il vous plaira.
Le prochain chapitre devrait mettre du temps à arriver, pourquoi ? Tout simplement parce que la rédaction de deux chansons doit être faite et que ce n'est vraiment pas simple. Donc miffi d'avance de votre patience légendaire, vu le temps qu'on met pour un chapitre de n'importe quel ffic.
Disclamers : Tous les personnages appartenant au monde de Gungam W ne nous appartiennent pas, pour ce qui est de l'histoire et des autres persos, si.
PS : Ceci est un Slash Yaoi/Yuri/Hétéro/Inceste.
MIFFI à ma 'Tite Boub-chan de corriger ce chapitre ! je t'en prie c'est un plaisir
Miffi a tous les lecteurs pour leurs petits mots.
Voila en espérant que vous passerez un bon moment.
Chapitre 24 : Tout ne se passe pas toujours comme prévu.
- 'lo !
- Duo, Faut qu'on parle.
La voix lui fit l'effet d'une douche froide, ça ne présageait rien de bon.
- Que ce passe-t-il ?
- Il faut impérativement que tu rentres à New york d'ici deux jours.
Le châtain arqua un sourcil avant de regarder autour de lui pour voir s'il était bien seul. Il repéra Heero qui entrait dans le salon mené par Kaoru. Il remercia intérieurement la jeune femme.
- Mais pourquoi ?
- Il faut que nous parlions.
- Et nous ne pouvons pas parler comme ça, au téléphone.
- Non.
- Mais…
- Duo, j'aimerais ne pas avoir à me répéter. Je t'ai permis de prendre ta pause mais tu m'as promis quelque chose en échange.
Duo soupira et laissa son regard errer sur le mur juste en face de lui.
- Oui, c'est vrai.
- Alors tu me dis quand tu veux partir que je vienne te chercher.
- Lundi chez les Yui vers 10h, si tu arrives à te faire discret bien sûr.
- Pas de problème.
- Je serai donc prêt.
Il raccrocha le téléphone et passa une main dans ses cheveux. Il était mal. Que lui voulait on pour qu'il soit encore obligé de rentrer sur New York et surtout que Jack ne puisse lui dire par le moyen de communication le plus simple. Il délaissa le couloir pour monter l'escalier et aller dans sa chambre. Lorsque la porte fut fermée, Heero et sa mère sortirent une tête du salon. Ils ne comprenaient pas pourquoi il était directement monté. Le brun regarda Kaoru avant d'amorcer un geste pour aller voir son petit ami. Elle lui attrapa le bras et lui fit un signe négatif de la tête, lui faisant comprendre qu'il avait sûrement besoin d'être seul. Elle partit en direction de la cuisine. Heero resta en arrière sentant que sa mère connaissait quelque chose que lui ne savait pas. Il la suivit et s'assit sur un tabouret.
- Dôshite ?
- S'il n'est pas venu nous voir, c'est qu'il avait ses raisons.
- Demo…
- Heero, je sais ce que tu ressens pour lui. Mais tu sais, en quelques mois, tu ne peux pas tout connaître de lui.
Il soupira avant de passer une main dans ses cheveux pour les rendre encore plus en bataille.
- Je sais mais j'ai tendance à oublier qu'il n'est pas d'ici.
- C'est parce que tu l'aimes.
Kaoru lui donna une petite pichenette sur le nez avant de se tourner vers la cuisinière.
- Alors alors, que vais-je vous faire à dîner ?
- Tant que tu ne fais pas tout cramer.
- Parce que moi, monsieur Heero Yui, je t'ai déjà fait cramer un repas ?
Heero se mit à rire avant d'aller voir ce qu'il y avait dans le frigidaire. Kaoru profita de l'inattention de son fils pour jeter un coup d'œil vers la porte. Elle avait reconnu la voix de son manager au téléphone, elle savait que cela ne présageait rien de bon. A même pas quelques semaines des vacances d'hiver, cet appel n'était pas un bon présage pour Duo.
Dans sa chambre, Duo s'était étalé sur son lit et fixait sans vraiment le voir son plafond, une main sous sa tête, il réfléchissait à ce qui venait de se passer. Lundi, il rentrerait à New York mais quand pourrait il ensuite revenir chez les Yui ? Il allait devoir laisser Heero ici. Sa main vint se poser sur sa poitrine, il allait devoir lui mentir une fois de plus.
Chassant cette idée de sa tête, il se leva pour aller s'installer devant son ordinateur. Il avait besoin de faire de la musique, de se perdre dans les notes et les paroles qui lui passait dans la tête. Etre dans un monde rien qu'à lui, où personne ne pouvait entrer.
¤
Il devait être aux alentours de neuf heure du soir lorsque le téléphone sonna. Bastian qui se trouvait sous la douche ouvrit le bâtant et hurla à son frère de décrocher. C'est donc un Thomas très peu motivé qui alla prendre l'appel. S'attendant à entendre la voix de sa mère, il répondit de manière assez peu enthousiaste.
- Et bien, je dois prendre ça pour moi ou parce que tu t'attendais à avoir quelqu'un d'autre.
Le visage du Marseillais devint aussi rouge qu'une tomate et il se mit à balbutier avant de se donner une claque et de se reprendre.
- Non…c'est que…pardon.
Un éclat de rire se fit entendre de l'autre côté et Thomas se sentit s'enterrer dans le sol.
- Ce n'est pas grave.
- Mais si, je pensais que c'était ma mère. Pardon.
- L'excuse est acceptée. Sinon tu es libre demain ?
- Que ?
Thomas ne pensait pas du tout avoir entendu ce qu'il fallait.
- Je me répète, est tu libre demain, dans les environs de trois heures.
- C'est que…
- C'est pour t'emmener quelque part.
- Oui…Oui bien sûr je suis libre, il n'y a pas de problème.
- Bien, dans ce cas, je passe te prendre demain à trois heures chez toi.
- D'accord.
- Prend une tenue qui ne craint rien. Bonne soirée.
Michael raccrocha et il fallut que son frère descende une serviette autour de la taille pour demander qui avait appelé pour le faire sortir de son hébétement. Car Thomas avait toujours le combiné en main et le bruit indiquant que la ligne avait été interrompue résonnait dans le salon.
- Alors c'était ?
Thomas reposa l'appareil rapidement en rougissant.
- Oh je vois, ce devait être ce gentil professeur que j'ai rencontré encore aujourd'hui devant le gymnase.
Bastian se délecta de l'état de son frère qui de nouveau n'avait qu'une envie se terrer dans un coin pour ne plus rien entendre. Pourtant lorsqu'il revint avec une canette à la main, il était toujours là, comme s'il ne savait pas quoi faire. Le plus vieux avisa le comportement et tira alors Thomas jusqu'au fauteuil.
- Raconte tout à ton grand frère préféré.
- C'est que…je…
- Allons allons depuis quand est ce que tu balbuties devant moi. Tu n'as pas dû le faire depuis que tu as fini de porter des couches-culottes.
Thomas croisa les bras et lui tira la langue dans un geste très puéril. Bastian émit un petit rire et la tension descendit rapidement. Il remerciait vraiment son frère pour être capable de le décoincer aussi rapidement, il avait toujours une petite phrase pour l'aider à se sentir mieux. Il l'adorait pour ça. Pour sa gentillesse, pour toujours être présent. Il ne comprenait vraiment pas pourquoi celui qu'il aimait ne voyait pas à quel point il était formidable.
- C'était bien Michael.
- Je le savais, je suis le meilleur.
- Tssss, tais toi donc un peu.
Bastian se reçu un coussin en pleine figure alors qu'il riait.
- Il veut qu'on sorte demain à trois heures, il veut m'emmener quelque part.
- Rooo vraiment. Mon 'tit frère va sortir. Fait attention à toi…
- Abruti.
- Je rigole. Tu ne me demandes quand même pas la permission pour y aller.
- Non, c'est juste que…
- Tu as un peu peur de te retrouver seul en sa compagnie.
- Oui.
- Tu sais quoi ?
Thomas regarda son frère et le trouva d'un coup bien sérieux.
- Je n'ai rien contre Michael, c'est quelqu'un de vraiment gentil et surtout, il sait parfaitement ce qu'il faut faire où et quand. Il ne fera pas de gestes déplacés pour t'obliger à faire quelque chose que tu ne veux pas. Il a l'air de vouloir prendre son temps avec toi. Ça se lit dans ses yeux lorsqu'il te regarde, tu es quelqu'un de précieux pour lui. Alors n'ai pas peur de lui. Il ne veut pas te blesser.
- Merci.
Le plus jeune se leva et vint se lover dans les bras de son grand frère. Bastian s'amusa de sa réaction mais il était heureux de voir que son frère ne s'éloignait pas de lui et qu'il avait toujours besoin de lui. Si jamais il n'avait plus besoin de lui, alors il ne savait pas ce qu'il ferait, il était sa seule attache encore dans ce monde. Il l'avait dit à son meilleur ami, s'il n'existait pas là, il ne savait pas s'il serait encore là, lui.
¤
Duo ne sortit de sa chambre que lorsqu'on l'en évacua pour le repas. Heero était venu le chercher avec un visage neutre. Sa mère lui avait demandé de ne pas mettre les pieds dans le plat et lorsqu'il avait vu son petit ami le nez dans sa musique, il avait compris, que oui, il allait s'y prendre avec des pincettes. Duo descendit comme un automate jusqu'à la cuisine et s'y attabla. Kaoru lança alors la conversation sur quelque chose de banal : le match qui avait eu lieu aujourd'hui. Ils parlèrent donc de l'équipe, des changements de Réléna, et puis de l'autre équipe que Duo ne supportait pas. Heero quitta le repas pour aller se doucher et Duo resta seul avec Kaoru, ce qu'il attendait un peu.
Lorsque la jeune femme eut terminé de ranger le tout dans la machine-à-laver, elle se tourna vers lui le regard inquiet.
- Quelque chose ne va pas ?
- Oui.
- C'était ton manager ?
- Oui.
Kaoru tira l'un des petits tabourets et s'installa en face du châtain, lui prenant les mains.
- Que voulait il ?
- Que je rentre à New York mais il n'a pas voulu me dire pourquoi et c'est ce qui m'inquiète.
- Je suis sûre que c'est encore quelque chose comme la dernière fois.
- Non, il me l'aurait dit si ce n'était que des formalités. Je ne veux pas rentrer, je ne veux pas vous laisser, je ne veux pas devoir mentir encore à Heero.
- Mais tu as peur.
Duo hocha la tête et soupira.
- C'est si compliqué. Je voulais partir pour me sentir mieux, j'ai trouvé ce que je cherchais, mais je sais que ça va se terminer. Parce que Duo est Shinigami. Parce que Shinigami n'a pas de vie.
- Mais Duo en a une. Tu sais, tu es un garçon époustouflant. Je ne voyais Shinigami que comme une idole, un mec dragueur mais dieu qu'il chante bien ! Mais en fait, sous cette couche de maquillage, il y a Duo, un garçon au cœur d'or, qui n'a pas dû avoir la vie facile et donne tout dans la musique.
Le sourire de Kaoru ainsi que ses paroles lui redonnèrent espoir.
- Merci.
- Mais je suis là pour ça, tant que tu es ici, je suis ta maman et je me dois d'être là pour toi.
Duo sourit à son tour. Il se leva et vint la serrer dans ses bras. Il aimait la douceur de ses bras et de cette étreinte maternelle. Il était vraiment bien tombé.
Lorsque Duo quitta Kaoru après lui avoir dit qu'il partait lundi, il passa dans la salle de bain pour se laver. Ce ne fut que lorsqu'il entra dans sa chambre qu'il tomba sur Heero qui s'était installé, un bras sous sa tête. Il la releva lorsque son petit ami entra. Duo lui fit un petit sourire, il savait très bien qu'il devait le mettre au courant. Il s'installa en tailleur au bout du lit et ancra son regard dans ceux de son japonais.
- Hee-chan…
Heero se releva totalement et attrapa le bras du châtain qui tomba en avant contre son torse. Il le tenait fort et ne comptait pas le laisser partir. Comprenant bien ce que faisait l'asiatique, il sourit et fermant les yeux, il resta ainsi.
- Tu sais Duo, je ne sais pas tout de toi, mais je ne t'en voudrais pas d'avoir des secrets dont tu ne veux pas me parler.
- Non c'est juste que…
- Duo, je t'aime. J'aimerais te connaître tout entier, savoir tout de ta vie. Mais nous ne nous connaissons que depuis peu et je veux prendre le temps de te découvrir.
Il déposa un baiser dans sa longue chevelure avant d'y glisser ses doigts.
- Alors s'il te plait, lorsque tu as un souci, viens m'en parler sans avoir peur. D'accord.
Un mouvement de tête lui confirma que ses paroles avaient bien été entendues. Ils savourèrent ainsi quelques instants l'étreinte l'un de l'autre, puis Duo se releva sur ses coudes pour embrasser Heero sur la bouche.
- Je vais devoir rentrer à New York, lundi.
- Il y a un problème ?
- Pas grand-chose, c'est juste…Solo, il est pas bien…
- D'accord je comprends.
Duo mit sa tête dans le creux de l'épaule du brun et se retint de pleurer. Il lui avait menti. Lui qui disait qu'il ne mentait jamais. Il avait inventé quelque chose d'aussi gros pour se déculpabiliser auprès de son petit ami. Heero le serra un peu plus fort dans ses bras pensant qu'il avait besoin de réconfort. Mais Duo lui, s'en voulait. Il ne savait pas ce que Jack voulait, mais il avait intérêt à ce que ça soit vraiment très important pour lui faire faire ce genre de chose. A force de ruminer, il s'endormit dans sa position. Heero ne voulant pas le réveiller, passa le reste de la nuit avec lui.
¤
Un coup de klaxon se fit entendre dans la rue et Bastian entendit un grand boom dans les escaliers. Il passa une tête hors de sa chambre pour voir son frère se relever en s'aidant de la rambarde, prendre ses baskets et ses clés sur le buffet.
- J'y vais.
- Soit moins stressé 'tit frère.
- Roo ça va.
La porte se referma et Thomas vêtu d'un pantalon simple militaire et d'un pull kaki se dirigea vers la moto de son professeur. Celui-ci l'accueillit avec un grand sourire et lui donna un casque. Il monta derrière lui et ils partirent rapidement. De la fenêtre du premier étage, Bastian regarda son frère partir pour son rendez-vous. Il allait passer son après-midi tout seul chez lui. Il allait retourner à ses affaires lorsque le téléphone sonna. Il dévala à son tour les escaliers et décrocha essoufflé.
- Monsieur Lera?
- Oui ?
- Ici monsieur Treize Kushrenada. Pourriez vous venir au bureau d'ici une petite heure ?
- Pourquoi ?
- Un problème sur l'un des dossiers et il n'y a que vous pour la corriger.
- Tout de suite alors.
- Au revoir.
- Au revoir monsieur.
Bastian raccrocha le téléphone le visage rempli d'incompréhension. Son patron venait de lui téléphoner pour lui demander de passer au bureau un dimanche car il était le seul à pouvoir l'aider à régler le problème. Il se demandait pourquoi il n'avait pas plutôt appelé Miss Une. C'est donc la tête pleine de question qu'il partit se préparer.
En attendant, Thomas à l'arrière de la moto essayait de comprendre où le menait son professeur. La vitesse ne lui permettait pas de se détacher de son dos mais il ne se plaignait pas, la sensation était agréable. Il se souvenait de l'état dans lequel il était ce matin. Il n'avait dormi que parce que son frère avait voulu boire pour fêter le fait qu'il se soit enfin déclaré. Du coup c'était complètement bourré qu'ils s'étaient endormis l'un sur l'autre. Le réveil avait été difficile, la gueule de bois pour les deux et surtout un bon remède contre avec une bonne douche froide pour requinquer tout le monde.
Et puis l'heure avait approché et puis il s'était excité, il ne savait pas quoi mettre, il courrait partout, son frère riait dans un coin devant son attitude de collégienne. Mais c'est comme ça qu'il se sentait vraiment jeune par rapport à son professeur qui pourtant n'était guère plus vieux que son frère mais il était tout de même plus âgé que lui.
Et à présent, il était là. Une bonne demi heure plus tard, la moto se stoppa et le conducteur fit comprendre qu'il pouvait descendre. Thomas retira alors son casque et écarquilla les yeux. Il se trouvait près d'un immense terrain de basket plein air.
- Alors ça te plait ?
- C'est, où est on ?
- C'est le terrain du club du père de mon meilleur ami. Il me le laisse toujours le dimanche après midi.
- Wouaaa.
Michael savoura l'expression du marseillais et sortit un ballon de son coffre. Il rejoignit le terrain en faisant des dribles et mit un panier. Thomas le regarda faire en ne comprenant pas pourquoi il n'avait pas continué dans le basket au lieu de devenir professeur de sport dans une école. Le plus âgé lui fit un signe de la main et il le rejoignit.
L'après midi fut fort agréable pour les deux qui s'amusèrent assez, ils firent des dribles, des passes, des paniers sans jamais se lasser. Michael apprenait quelques trucs au plus jeune qui écoutait avec intérêt. Il n'avait jamais passé une aussi bonne demi journée. Fatigué, il finit par tomber en arrière sur le sol alors que le ballon rebondissait après un dernier panier. Une ombre vint obscurcir son visage et il sentit deux lèvres se poser sur les siennes. Il fut surpris mais le contact était doux. Il ouvrit les yeux lorsque le baiser fut terminé, il tomba dans les prunelles de Michael.
- Tu es vraiment adorable.
- Non, ce n'est pas vrai. Bougonna t il pour la forme.
- Si, c'est vrai.
Il redéposa un baiser sur ses lèvres avant d'aller faire quelques paniers. Thomas se redressa et le regarda faire. C'était vraiment un bon moment, il espérait que pour son frère ça allait.
¤
Bastian lança la dernière impression de son ordinateur en soupirant. Il avait du revoir la totalité du dossier et ça lui avait pris pratiquement deux bonnes heures. Il ferma les yeux s'étirant avant de se relaxer sur son siège. Une présence le fit sursauter et ouvrir les yeux. Son patron regardait son écran à quelques centimètres de son visage.
- Vous avez fait du bon travail, comme toujours monsieur Lera.
- Merci.
Il se leva et alla récupérer le paquet de feuilles sous le regard de son patron. Il les rangea correctement, les mit dans le dossier avant de noter le nom exact de son contenu et de l'apporter au directeur. Celui-ci prit le tout et le feuilleta avant d'aller apposer son tampon dessus. Bastian en profita pour le regarder faire, il avait de la classe, il ne pouvait que l'avouer. Une démarche sensuelle, des gestes aristocratiques, et une grande élégance. Il ne savait plus ce qui lui avait fait tomber amoureux de lui, mais tout en lui l'attirait. Tout comme son caractère perfectionniste mais en même temps calculateur. C'était un patron qui se montrait exigeant et qui savait comment garder ses hommes sous sa main. C'est d'ailleurs pour ça, que peu de gens s'amusaient à désobéir. Il hocha de la tête en pensant à ça et commença à ranger toutes ses affaires. Il était tellement dans ses pensées, qu'il ne l'entendit pas revenir.
- Je vous remercie de vous êtres déplacé.
- Ce n'est rien, j'étais seul cet après-midi.
- Votre jeune frère n'était pas avec vous ?
- Non, il est sorti.
- Je vois. Dans ce cas, cela ne vous dérangera pas si je vous invite à prendre un verre en face.
Bastian eut dû mal à assimiler ce qu'on venait de lui dire. Le patron, celui pour qui son cœur n'arrêtait pas de battre depuis un moment, l'invitait à boire un verre.
- A moins que vous ayez autre chose de prévu, ce que je comprendrais parfaitement.
- Non…non non…mon frère ne rentre pas tout de suite alors…
- Dans ce cas, je prends ma veste et je vous rejoins à l'ascenseur.
Treize partit et Bastian resta là sans vraiment assimiler ce qui lui arrivait. Ce n'était pas grand-chose, mais c'était déjà un pas. Il se dépêcha de prendre ses affaires et d'aller à l'ascenseur. Là, son patron le rejoignit et ils se rendirent à la brasserie en face du bureau. Le trajet se passa dans le silence et ils s'installèrent tranquillement. Ils commandèrent et une sorte de tension plana au dessus d'eux. Ce que Treize fit tomber en abordant des sujets simples concernant le travail. Puis une demi heure plus tard, il posa la question fatidique.
- Pourquoi n'être jamais venu me voir pour vous plaindre des problèmes que vous avez avec Miss Une ?
- C'est…comment ?
- Je ne suis pas aveugle, ce n'est pas parce que je ne dis rien que j'entends rien des bruits qui courent.
Bastian sirota sa menthe à l'eau sans savoir où se mettre.
- Je lui toucherai quelques mots à votre sujet.
- Non !
Treize arqua un sourcil en voyant la réponse plutôt précipitée de son employé. Voyant qu'il venait de réagir trop brusquement, Bastian baissa la tête pour éviter le regard de son patron.
- Excusez moi, je ne veux pas avoir de problème en plus.
- Mais vous n'en aurez pas.
Bastian le regarda sceptique. Puis son patron lui fit un petit sourire avant de commander un nouveau café. La discussion repartit alors sur de nouvelles bases et regardant l'heure, Bastian dut prendre congé. Il paya son verre et chercha sa clé de moto dans sa poche. Il jura et son patron se tourna vers lui.
- Quelque chose ne va pas ?
- J'ai juste oublié quelque chose au bureau.
- Si ça ne peut pas attendre demain, je vais vous ouvrir.
- Et bien…Ce sont mes clés de moto.
Treize sortit ses clés et ils se dirigèrent tous les deux vers le bâtiment. Il lui ouvrit et ils prirent de nouveau l'ascenseur ensemble. Bastian se sentait bête d'avoir oublié ses clés et puis se retrouver dans un compartiment étroit en compagnie de son patron le mettait mal à l'aise. Il sauta pratiquement de l'ascenseur pour récupérer ses clés sur son bureau. Il revint rapidement pour ne pas le faire attendre et le chemin se fit en sens inverse. Treize n'était pas dupe, il avait bien senti le malaise de son employé en sa présence et mais il n'arrivait pas vraiment à percevoir le pourquoi du comment. C'est pour cela qu'il l'avait fait revenir un dimanche. Ils étaient seuls et il espérait pouvoir comprendre. Il avait tout essayé, et il ne restait qu'une chose. L'ascenseur s'arrêta au rez-de-chaussée et les portes allaient s'ouvrir mais Treize appuya sur le bouton pour qu'elles restent fermées. Bastian se tourna vers lui sans comprendre mais se trouva acculé contre la paroi.
- Je pense avoir compris pourquoi vous êtes si timide avec moi.
- Je…
- J'avais imaginé beaucoup de scénarios, mais pas celui là.
- Que…
Il ne put ajouter quoi que ce soit que ses lèvres se retrouvaient scellées par les siennes. Il ouvrit de grands yeux ne comprenant pas ce qui se passait. Ce ne fut que lorsqu'une main bien trop intéressée tenta de s'insinuer sous sa chemise qu'il réagit. Sa main partit toute seule, il actionna le bouton et sauta hors de l'ascenseur sans un regard en arrière. Il enfourcha sa moto et disparut au coin de la rue, les larmes aux yeux.
¤
Lorsque Thomas rentra en ce dimanche soir, un sourire béat ne quittait pas ses lèvres. Michael le déposa devant chez lui, le Marseillais descendit de la moto et regarda son professeur retirer son casque.
- C'était une très bonne journée, merci.
- Non merci à toi d'avoir bien voulu venir.
Ils se sourirent puis Thomas se tourna vers chez lui. Tout était noir. Pourtant son frère aurait du être là.
- Quelque chose ne va pas ?
Michael avait bien vu une ombre passer sur le visage de son petit ami.
- Je ne sais pas, Bastian aurait dû être là, et pourtant, tout est noir.
Voyant le doute et un petit peu la peur s'installer dans les prunelles de l'adolescent, il descendit de sa moto pour la ranger sur le côté. Thomas le regarda faire avant de relever un sourcil.
- Je t'accompagne.
Il hocha la tête et passa devant, sortant les clés de sa poche. Il en mit une dans la serrure, mais lorsqu'il voulu tourner, il remarqua que la porte était ouverte. Il retira la clé avant de la mettre dans sa poche et actionna la poigné. Doutant sérieusement de l'état de son frère qui refermait toujours la porte derrière lui, il pénétra doucement dans le couloir sombre.
- Bastian ?
Pas de réponse, tout était relativement très silencieux. Michael derrière lui alluma la lumière et il referma la porte dans son dos.
- Bastian ?
Toujours aucune réponse. Il retira son manteau avant d'entrer dans le salon. Il alluma la petite lampe et haussa un sourcil en entendant un bruit de respiration. Il s'avança et son pied rencontra quelque chose au sol. Il se baissa pour ramasser le cadavre d'une bouteille d'alcool plutôt fort. Ses pas s'accélérèrent aussitôt pour franchir les quelques mètres qui le séparaient du canapé du salon. Il se stoppa net en voyant la scène qui s'offrait à lui. Michael le rejoignit et passa une main dans ses cheveux, il était mal à l'aise d'assister à cette scène dont il n'était qu'un élément extérieur.
- Bastian.
Thomas se rua sur son frère qui était avachi sur le canapé, sur le côté, endormi, deux cadavres de bouteilles autour de lui et une à moitié vide dans sa main. Alors qu'il tentait de le réveiller, il fit tomber la bouteille qui se déversa sur le sol. Mais il ne s'en formalisa pas plus que ça, son frère était dans un bien piteux état. Ce n'était pas normal pour lui, un dimanche. Voyant qu'il ne se réveillait pas, il se retourna vers son professeur, le regard complètement perdu.
- Où est sa chambre ?
- A l'étage, mais…
- Va préparer des glaçons et du jus de citron.
Thomas obéit alors que son petit ami prenait apparemment les choses en main. Il se rendit dans la cuisine à la recherche de citron. Il en trouva un dans le frigo, un autre dans l'arrière cuisine. Mais même ces deux là pressés, il ne savait pas si ça suffirait. Il sortit de la cuisine pour trouver Michael, tentant de monter les escaliers avec son frère. Il lui avait passé le bras sur ses épaules et essayait de maintenir un certain équilibre.
- Je reviens.
La porte claqua et il se rendit en courrant chez ses voisins. Il tambourina à la porte avant que celle-ci ne s'ouvre sur une vielle dame, un chat dans ses bras. Son regard agacé se changea pour un plus tendre à la vue de son jeune voisin.
- Oh Thomas, que me vaut ta visite.
- Est-ce que vous auriez un citron ?
- Un citron ?
- Oui un citron.
Devant l'air affolé du plus jeune elle posa son chat au sol avant de lui demander de patienter quelques secondes pour aller voir ça. Elle revint rapidement avec deux citrons dans les mains.
- Est-ce que cela suffisant ?
- Oui, merci beaucoup.
- Puis je être indiscrète et te demander pourquoi c'est ?
Thomas se mordit la lèvre. Cette voisine était celle qui s'occupait d'eux lorsque ses parents étaient absents lorsqu'ils étaient jeunes et qu'ils ne pouvaient pas encore prendre soin d'eux tout seul.
- Bastian a trop bu et il s'est endormi.
- Tu as besoin d'aide ?
- Non c'est bon, un ami m'aide.
- Dans ce cas, n'hésite pas si tu as besoin de moi.
- Merci beaucoup.
Il lui offrit un grand sourire avant de disparaître chez lui. Il prépara rapidement le jus et monta le verre à la main dans la chambre de son frère. Il le trouva allongé dans son lit, ses chaussures au sol, sa chemise légèrement ouverte. Michael avait un linge humide à la main et une bassine d'eau à ses pieds. I
Thomas fut vraiment rassuré d'être en sa compagnie, il ne savait pas ce qu'il aurait fait seul, devant tout ça. Il tendit le verre à Michael qui sourit et se pencha au dessus du grand frère. Il le posa sur la table avant de relever légèrement le corps endormit. Il lui pinça ensuite le nez et pour respirer Bastian fut bien obligé d'ouvrir la bouche. Michael en profita pour lui faire boire un peu du jus. L'effet fut rapide. Il se mit à tousser et serrer les poings. Le professeur réitéra son geste et cette fois ci, les deux prunelles s'ouvrirent. Il sourit en posant le verre sur la table et reculer. Thomas se jeta sur son frère soulagé.
- Bastian, tu m'as fait peur.
Le plus vieux était apparemment totalement à côté de la plaque. Il posa sa main sur son front. Un énorme mal de tête se profilait et il avait du mal à joindre les deux bouts. Il posa ensuite ses yeux sur son frère puis sur le professeur.
- Je vais vous laisser.
Thomas releva la tête et lui fit un petit sourire. Il s'apprêta à quitter la chambre mais l'adolescent le rattrapa et le raccompagna. Une fois devant la porte il le remercia chaleureusement. Ils s'embrassèrent puis se quittèrent pour de bon. Thomas referma la porte derrière lui et tourna la clé dedans afin de ne pas être dérangé. Il remonta ensuite rapidement dans la chambre de son frère pour le voir, le visage ruisselant de larme. Il venait de se souvenir du pourquoi de son état dépravé.
Une main douce se posa sur son épaule, puis vint s'installer sur ses genoux pour le prendre dans ses bras. Ils restèrent un moment comme ça, et Thomas le sentit se rendormir dans ses bras. Il le rallongea et le veilla quelques minutes avant de descendre préparer un petit truc à manger.
Le téléphone sonna alors et il décrocha.
- C'est Michael.
- Ah…ça va ?
- C'est plutôt à moi de te poser cette question.
- Oui, ça va, enfin, il s'est rendormi.
- Prépare lui quelque chose de chaud et qu'il boive la fin de son jus de citron.
- D'accord.
- Tu es sûr que ça va.
Thomas sourit alors qu'il essuyait une larme de soulagement qui coulait le long de sa joue.
- Oui, oui. Merci.
- Mais de rien. A demain.
- A demain.
- Je t'embrasse Thomas.
- Moi aussi.
Et à l'autre bout, on raccrocha. Il était rassuré de voir que son petit ami prenait de ses nouvelles. Il se rendit dans la cuisine pour préparer un plat chaud que Bastian affectionnait particulièrement. Il n'était pas très bon cuisinier, mais n'était pas incapable non plus. Lorsque le tout fut prêt, il fut surpris de voir Bastian entrer dans la cuisine, son verre vide à la main. Il devait connaître lui aussi ce remède efficace. Il se laissa tomber sur la chaise et une assiette fumante apparue devant ses yeux. Il sourit avant de remercier son frère. Le repas se passa dans un silence assez angoissant où personne n'osa dire un mot. Lorsqu'enfin Thomas voulu poser la question qui lui démangeait, Bastian le devança.
- Je suis désolé pour tout à l'heure, je ne sais pas ce qu'il m'a pris.
- Tu m'as fait peur.
- Je sais. Je suis vraiment désolé, je ne voulais pas qu'il me voit dans cet état.
- Ce n'est pas grave ça. Mais tu te rends compte que tu aurais pu tomber dans un coma éthylique ?
- Je tiens l'alcool.
- Vraiment. C'est donc pour ça qu'on t'a retrouvé allongé dans le canapé, endormi, ta température ayant commencé à baisser dangereusement.
- J'étais fatigué.
Voyant qu'il ne voulait vraiment pas admettre le fait que ça aurait pu être vraiment grave, Thomas frappa de ses deux poings sur la table, faisant sauter les verres.
- Après tout, je me fiche de tes excuses. Est-ce que tu as pensé à moi ?
- Je…
- Non. Si Michael n'avait pas été là, qu'est ce que j'aurais fait moi ? J'aurais paniqué, c'est certain. Mais ensuite ?
Bastian baissa la tête, en rentrant il n'avait pas pensé à tout ça. Pour lui, n'était resté que le baiser de son patron et le fait qu'il lui avait relativement mis sa main dans la figure.
- Je suis désolé Thomas, vraiment.
Le voyant tout penaud, il fit le tour de la table pour venir le serrer dans ses bras.
- Promets moi de ne plus jamais recommencer ça.
Il hocha la tête et ils restèrent comme ça, dans le silence de la cuisine.
¤
Lorsque Duo se réveilla en ce lundi matin, il était bien au chaud et confortablement installé. Il reconnu rapidement la présence d'Heero à ses côtés. Il tenta de se souvenir de la raison de la présence du jeune homme et fronça les sourcils. Il n'avait pas été très bien hier soir à cause de ce fichu coup de fil et du fait qu'il partait le lendemain. Et il se demandait vraiment ce qu'il voulait pour le forcer à rentrer à New York.
Sortant délicatement des bras du métis, il se pencha pour lui voler un baiser. Il se tira ensuite du lit pour se rendre aux toilettes. C'est là qu'il avisa de l'heure. Il était vraiment tôt. Il revint vers la chambre, mais alors qu'il allait pousser la porte pour rejoindre Heero, il entendit du bruit en bas.
Il descendit pour trouver Kaoru avachit devant la télévision presque sur le départ. Elle tourna la tête en sentant la présence de quelqu'un dans son dos.
- Ah bonjour Duo-chan.
- Bonjour Kaoru.
- Tu es bien matinal.
- Toilette. Sourit Duo avant de poser ses yeux sur l'écran de télé.
Kaoru sourit en le voyant faire et passa une main dans ses cheveux.
- Je m'occupe, je m'en vais dans un quart d'heure, alors autant passer le temps.
- Vous regardez souvent les émissions de musique.
- Oui, j'aime beaucoup ça.
Duo sourit avant de s'asseoir à côté d'elle.
- Moi aussi.
- C'est un peu normal.
- Un peu. Dans les émissions, c'est surtout les artistes que j'apprécie. Je n'écoute par contre pas trop les commentaires qu'on fait sur eux.
- Les médias, c'est la phobie des artistes.
- En effet.
Duo remit une de ses mèches dans son dos avant de soupirer.
- Ils ne racontent pas le quart de vérité et se nourrissent du moindre petit truc croustillant.
- Tu ne les aimes vraiment pas. Pourtant tu as fait plusieurs émissions.
- Disons que je n'avais pas trop le choix.
Kaoru sourit avant de monter un peu le son lorsqu'une jeune fille monta sur scène pour chanter son dernier tube. Duo tordit le nez alors qu'elle entamait pour la seconde fois le refrain.
- Tu n'aimes pas ?
- Pas vraiment, elle ne chante même pas.
- A quoi le vois tu ?
- Ses lèvres.
Elle sourit de plus en plus en remarquant à son tour qu'en effet, les paroles étaient légèrement décalées par rapport aux mouvements de la bouche. Ils continuèrent à regarder tous les deux l'émission en discutant des chanteurs qui passaient. Tantôt Duo critiquait, tantôt il écoutait simplement la musique. Kaoru comprit alors pourquoi il faisait lui-même les textes et les mélodies. Il savait écouter. Il arrivait à percer le moindre défaut dans une chanson et à apprécier lorsque la personne avait vraiment du talent.
- C'est instructif de regarder ce genre d'émission avec toi.
- Ah désolé, c'est une habitude que j'ai pris avec Solo et Hilde.
- Mais ce n'est pas dérangeant du tout, on voit que tu aimes vraiment ton métier.
Une petite teinte rouge apparue sur ses joues alors qu'il se mettait à enrouler une de ses mèches châtain autour de son doigt.
- C'est vrai. La scène, le public, créer des chansons. C'est une sorte de passion.
- Et c'est bien d'en avoir une. Il en faut une pour chacun d'entre nous, c'est ce qui nous permet d'avancer.
- Oui.
Une musique bien connue les fit tourner la tête vers la télévision. Duo se vit alors sur scène puis suivit par d'autres groupes qu'il connaissait de nom pour certains et d'autres qu'il avait déjà rencontrés sur des plateaux. Il fronça les sourcils en remarquant que c'était une sorte de pub. Puis une date apparue à la fin et le présentateur prit la parole.
Et oui, l'évènement tant attendu du prix de la musique aura lieu cette année en Angleterre, à Londres plus exactement. Nous y retrouverons énormément de groupes, ceux que vous adorez tout particulièrement. Et oui, les participants ont été trouvé et choisi par vous public. Alors nous retrouverons les groupes, Sanctuary, Mystique, Celtes Harmony, Fleur d'argent, Louange, Shinigami, Saltimbanque…
Duo cessa d'écouter au moment où était prononcé le nom de son groupe. Kaoru se tourna pour voir le châtain devenir bien pâle.
- Il n'a pas fait ça.
- Duo est ce que ça va ?
- Je vais le tuer.
- Duo calme toi.
Elle posa sa main sur sa jambe mais l'américain se leva en colère, il fixait la télévision avec haine et ses poings se serraient et se desserraient compulsivement. Elle comprenait qu'il soit furieux, son manager ne lui avait rien dit du tout et il se retrouvait avec le Musique grand prix sur les bras.
- Tu es encore là ?
Elle tourna la tête pour voir Heero entrer dans le salon fatigué. Il n'eut d'ailleurs pas le temps de comprendre ce qu'il se passait que Duo, d'un pas vif, le croisait pour aller s'enfermer dans sa chambre. Il regarda sa mère en haussant un sourcil. Celle-ci passa sa main dans ses cheveux.
- Ce n'est rien Heero. Tu veux que je te prépare ton petit déjeuner.
- Tu ne devrais pas être partie.
Elle regarda l'heure avant de faire un bon.
- K'so, je suis en retard.
Elle attrapa sa veste sur le dossier du canapé, puis son cartable dans le couloir, déposa un baiser sur le front de son fils avant de quitter la maison rapidement le laissant seul devant la porte close. Il hocha la tête de dépit avant d'entrer dans la cuisine pour se préparer quelque chose à manger puis, lorsque tout fut avalé, il monta les escaliers. Il s'arrêta net devant la chambre de Duo, il l'avait bien vu, ses yeux étaient d'une étrange teinte, il était en colère, une colère mal contenu. Il posa sa main sur la poigné, mais rentra dans sa propre chambre pour se préparer afin d'aller en cours.
Une fois prêt, il repassa devant la chambre de son petit ami. Il entra et le trouva sur son ordinateur, le casque sur les oreilles. Il entendait la musique d'ici. D'un pas rapide, il lui retira le casque des oreilles.
- Tu veux devenir sourd ou quoi ?
- Hee-chan ?
- Oui, c'est moi. Tu veux devenir fou à écouter de la musique aussi fort.
- Ah…hum…sorry.
Heero hocha la tête de dépit avant de poser le casque sur le bureau d'où la musique s'échappait encore.
- Je suis venu te dire au revoir. A moins que tu ne le souhaites pas.
Duo se leva tout de suite et se jeta dans ses bras. Surpris par un tel excès, le brun referma ses bras sur son dos pour le serrer fort contre lui. Il ne voulait pas qu'il retourne en Amérique non plus, mais il le devait. Même s'il ne voulait pas vraiment lui dire pourquoi, si une personne proche de lui était malade, il devait aller à son chevet. Il se détacha de son emprise en souriant un peu. Puis d'un mouvement lent, et doux, il l'embrassa. Le baiser dura une bonne minute et il dut le laisser.
Duo le suivit pourtant dans le couloir puis à la porte.
- Tu as la clé sur le petit meuble afin de fermer derrière toi. Ne les perds pas.
- Mais je pars avec ?
- Oui. Garde la.
- Merci.
Ils s'embrassèrent une dernière fois puis le brun disparu dans la rue pour aller en cours. Duo referma la porte derrière et son regard se posa sur la petite clé. Il la prit et la reposa. Il passa par la cuisine pour manger un morceau, puis il avisa de l'heure. 8h15. Il lui restait du temps pour tout ranger correctement. Il monta dans sa chambre et rangea tout. Lorsqu'une heure plus tard, il regarda l'état des lieux, il se surprit lui-même que ce soit si bien rangé. Il prit son sac et y fourra la petite pile qu'il avait préparé mettant notamment tout ce qui concernait sa musique. A 9h30 il était fin prêt. Il descendit son bagage et le déposa dans l'entrée avant de s'étaler devant la télévision. Il évita soigneusement toutes les chaînes pouvant passer de la musique pour finir sur un vieux téléfilm stupide.
Lorsqu'on frappa à la porte, il se leva et alla ouvrir. Le visage de son manager lui apparut. Jack remarqua tout de suite que Duo n'était pas du tout, mais pas du tout de bonne humeur. Il sentait que quelque chose n'allait pas.
- Tu es prêt ?
- Oui.
Il disparu dans la maison pour prendre son sac, sa veste et la clé sur la petite table. Il ferma soigneusement la porte derrière lui avant de suivre son manager à la petite voiture discrète qu'il avait loué pour le voyage. Une fois à l'intérieur, un silence froid était présent, mais personne ne le brisa. Duo fixa la maison jusqu'à ce qu'elle disparaisse.
Il ne savait pas pourquoi, mais ce séjour a New York s'annonçait mouvementé.
A suivre…
Yami : Et voila, un chapitre de plus pour cette histoire.
Duo : Je sais pas pourquoi, ça sent les emmerdes.
Aku : On se demande comment tu as deviné ça.
Bastian : Pourquoi je dois m'en prendre plein la tronche dans ce chapitre.
Yami : Parce que quelqu'un avait demandé qu'on développe ton histoire à toi alors comme Thomas est enfin casé, il fallait bien qu'on tente quelque chose pour toi.
Thomas : Et le fait de manquer de le tuer, c'était obligatoire ?
Aku : Allons allons, on l'aurait pas tué, enfin pas tout de suite.
Duo : Je le sens mal.
Yami : Meuuu non.
Aku : Alors ce chapitre, il vous a plu ?
Blabla des auteurs :
Voila donc la fin de ce chapitre. Nous espérons sincèrement qu'il vous aura plu. Il ne se passe pas grand-chose, si on omet le fait que l'histoire de Bastian a vraiment débuté dans ce chapitre. Dans le chapitre prochain, il se passera beaucoup de choses, enfin beaucoup, c'est une façon de voir les choses.
Nous vous rappelons que le délai sera peut être un peu plus long car la rédaction de deux chansons en anglais doit être faite. Mais dans l'attente du prochain chapitre, un de Gaki et de Dhark devraient voir le jour. Pour en savoir plus sur l'avancée de nos ffics, ne pas hésiter à passer sur notre blog mis à jour régulièrement.
Un énorme, mais très énorme Miffi à ceux qui laissent des reviews pour nous encourager à poursuivre et surtout pour nous dire qu'ils suivent l'histoire et nous donner quelques idées futures. Car oui, vous ne vous rendez pas compte que des fois, dans vos reviews, on arrive à reprendre quelques idées.
C'est très encourageant de se savoir suivis alors miffi vraiment beaucoup. Je crois qu'on ne vous le dira jamais assez.
KISU
