Chapitre 24 : La carte de la dernière chance !

Dimanche soir, durant le repas Hermione était abattue ; elle avait reçu quand cette chose déjà ? Il n'y avait même pas... 24 heures en fait ! Cela déprima encore plus Hermione, déjà 24 heures qu'elle avait ce garde et pour elle c'était une éternité, non, décidément jamais elle ne tiendrait jusqu'à la fin de l'année.

Harry et Ginny s'échangèrent des regards inquiets, ils s'étaient mis d'accord pour lui faire passer un message codé, pour ne pas se faire griller :

- Au fait Hermione, tenta Ginny, tu sais, le jour où on t'a charrié Harry et moi… tu sais, suite à la blague des Serpentard, hé bin ce qu'on te disait, on le pensait. Tout ce qu'on t'a dit, on le pensait vraiment, répéta Ginny pour être bien certaine que son amie comprenait.

Hermione cligna des yeux, devait-elle comprendre que Harry et Ginny la soutenaient, qu'ils acceptaient qu'elle aime Rogue ?

Ce n'était pas une blague alors, pensa-t-elle avec joie. Hermione se sentait tellement mieux, si elle avait pu elle aurait crié son bonheur et les aurait embrassés et prit dans ses bras :

- Hé, puis-je savoir de quoi vous parlez ? Demanda MacVillard.

- Je ne suis pas obligée de vous répondre, répliqua sèchement Hermione.

Soudain, sans comprendre, Hermions sentit quelque chose s'immiscer en elle, elle revivait des souvenirs, là, elle comprit dans un raisonnement rapide qu'on lisait dans ses souvenirs, elle en était certaine. Et ce « on », elle le connaissait…

MacVillard ! Elle n'était pas Occlumens, c'était fichu. L'Auror remonta les souvenirs et vit des scènes de son enfance, de la guerre, il força davantage les souvenirs de la jeune femme, elle revécut le jour où ils étaient emprisonnés elle et Rogue.

Elle revécu le soir de leur premier rêve avant qu'ils ne s'endorment, c'était bon, tout aller être confirmer et découvert d'une seconde à l'autre.

Quelqu'un ouvrit avec grand fracas la Grande Salle, faisant sursauter MacVillard, qui perdit contact avec les souvenirs d'Hermione.

Tous se tournèrent vers la personne en question, tous avaient le visage surprit. Seuls Drago, Hermione, Harry, Ginny, Dumbledore et Severus se souvinrent d'elle. Ils se souvenaient l'avoir vue lors de la première bataille finale. Avant que l'Histoire ne soit effacée. Sauf certains faits comme l'Agression de Ron sur Hermione ou encore l'empoisonnement...

Amandine.

Elle se tenait devant eux, le visage impassible :

- « Albus Dumbledore, je vous parle par télépathie, vous allez annoncer que je vais être l'assistante du professeur Rogue, je me présenterai, n'ayez crainte, je ne veux qu'aider Severus et Hermione », « Ah le salopard, un peu plus et Severus et Hermione se faisaient pincer, il était temps que je revienne pour arrêter ce legilimens ».

- Oh vous voila arrivée, dit Dumbledore d'un ton enjoué, jouant le jeu.

- Excusez mon retard, professeur Dumbledore, bonjour à tous, commença Amandine, je m'appelle Amandine…

Elle disait cela tout en marchant vers la table des professeurs et s'arrêta au niveau d'Hermione et de l'Auror :

- Jeune homme, commença Amandine en s'adressant à MacVillard, vous devez être un piètre élève.

Tous restèrent silencieux et figés, que voulait dire cette Amandine par là ?

- Comment osez-vous ! Fit l'Auror en se levant.

- Je ne fais que dire la vérité, vous avez quel âge ? 25 ans ? Il n'y a pas de mal à redoubler 8 fois vous savez, continua Amandine.

Toute la Grande Salle ne put s'empêcher d'éclater de rire, comprenant la remarque, et vue le ton employé, beaucoup trop innocent, cela accentua l'hilarité de la situation :

- Je suis Auror diplômé et...

- Oh my god ! Vous deviez être un très mauvais Auror dans ce cas... pour revenir étudier à Poudlard.

Toute la salle redoubla de rire :

- Je fais mon travail !

- Evidemment si vous êtes venu étudier, continua Amandine un grand sourire aux lèvres.

- Mon travail d'Auror, ignorante, cracha ce dernier à présent en ébullition.

- Oh, toutes mes plus plates excuses, mais j'ai toujours vue des Aurors se tenir debout et non assis comme un étudiant, s'excusa Amandine tout sourire en battant des paupières.

Vu le ton qu'elle employait c'était tout sauf des excuses, elle accentuait juste l'humiliation de MacVillard :

- A moins que..., commença Amandine avec des yeux rond.

Il y eut un silence béat, tous écoutaient pour savoir quelle vanne cette Amandine allait bien pouvoir sortir :

- Oh ! Ne me dites pas que vous êtes en manque ! Je sais que la Miss est très jolie mais vous savez, si vous voulez prendre du plaisir, il y a des revues avec pleins de photos pour vous satisfaire, dit-elle avec un regard de braise et entendu.

MacVillard était rouge de colère et de honte, Amandine y était allé fort, pourtant ce n'est pas cette remarque qui arrêta le fou rire général de la Grande Salle.

- S'en est trop, mademoiselle ! S'exclama l'homme.

- Marline, ajouta Amandine comme s'il lui avait posé la question sur son identité.

L'Auror fronça les sourcils :

- Oh, quand je vous dis que vous êtes un piètre Auror

…mon nom est Amandine Marline.

Amandine vit une baguette se planter sur son menton, si tout le monde eut le souffle coupé, elle continua à avoir le sourire :

- Hé, vous savez que c'est dangereux, dit-elle sur un ton d'enseignante tout en écartant la baguette d'un doigt. Vous pourriez...hum je ne sais pas, blesser quelqu'un par exempe.

- Ne me tentez pas, lâcha l'Auror.

Pour seule réponse Amandine se retourna et alla rejoindre l'estrade, seule McGonagall était rouge de colère.

Quand elle vit l'état de Severus elle se dit qu'il était urgent qu'on le fasse évacuer.

Il pleurait de rire, il était plié, énervant Hovergood, Amandine en sourit et se dit que cela risquait de traumatiser les élèves de le voir ainsi, quoique...

En silence, Harry lança à Hermione un haussement de sourcil l'air de dire « je crois qu'on a trouvé celle qui rendra les Aurors fous avant la fin de l'année et bien avant toi et Rogue ».

Hermione étouffa une rire, Ginny elle faisait un clin d'oeil à Hermione, tous les trois se serrèrent la main, profitant que l'Auror ne les écoutaient pas :

- On est avec toi, lança Ginny dans un souffle à Hermione.

- Merci, lança Hermione avec un sourire.

Mais leurs regards furent attirés par un mouvement de MacVillard, il attaquait Amandine de dos, celle-ci se retourna avec souplesse et élégance, capta le jet de lumière et le transforma en un bouquet de roses rouges :

- Oh que c'est gentil, fit Amandine avec une mine attendrie, j'espère que votre professeur de métamorphose vous mettra un O pour cet exploit pour le moins…floral.

McGonagall était rouge de colère en entendant cette réplique qui la touchait, tandis que l'Auror lui lançait d'autres sorts, à la place, des bijoux apparurent, en époustouflant plus d'un :

- Vous avez bon goût, mais vous savez les études c'est cher, inutile de dépenser tant d'argent dans des bijoux pareils pour la commune sorcière que je suis. Surtout quand on redouble 8 fois…

Personne ne riait, car tous se retenaient voyant l'orage McGonagall pointer, pourtant, tous eurent toutes les peines du monde à se calmer. Beaucoup se mordirent les joues ou étouffèrent leurs rires dans leurs serviettes

Amandine se retourna et continua d'avancer. Cette fois, il lança des sorts de magie noire aux jets violet, Amandine se retourna et les absorba de sa main droite :

- De la magie noire, voyez-vous ça ! Bon écoutez, vous commencez à m'agacer et je vous agace énormément, voila ce qu'éprouve Hermione Granger quand vous la suivez. Vos sorts ne me feront rien. D'ailleurs, voila ce que j'en fais de vos sorts.

Dans sa main droite une flamme violette apparut, c'était les sorts de magie noire.

De sa main gauche, elle transforma cette flamme violacée en une jaune éclatante. Ensuite elle lança le sort transformé dans les airs. Il y eut un souffle admiratif.

Il pleuvait de la poussière d'or.

Tous comprirent : cette femme avait la capacité de transformer d'une façon mystérieuse les sortilèges les plus dangereux en sorts totalement inoffensifs et ridicules pour enfoncer MacVillard :

- J'ai la capacité à transformer la magie noire en magie blanche, vous perdez votre temps, déclara Amandine.

Elle s'avança vers MacVillard qui recula, plus que perturbé par les prouesses magiques auxquelles il venait d'assister :

- Sachez que j'ai combattu des sorciers plus effrayants que Voldemort et autrement plus puissants que Dumbledore ! Siffla-t-elle. « tient ça rime en plus, Amandine tu es une poète en herbe ». Pensa-t-elle.

A l'entente du nom du mage ténèbreux, tout le monde ou presque avait tressaillit :

- Vous pouvez m'attaquer autant que vous le souhaitez, je me suis entraînée il y a fort longtemps. Un entraînement bien plus dur que celui que vous avez eu. Bien plus épuisant aussi

…pour arriver au niveau que je suis. Des lâches comme vous... Je les abats.

Elle arrêta de parler quelques secondes, et sans prévenir :

- Bouh ! Fit-elle.

L'Auror sursauta et là fou rire général. Satisfaite, elle s'éloigna d'un pas vif :

- « Hermione, fait ce que je te dis, je veux que tu ais un éclat de jalousie quand on annoncera le poste que je vais avoir, ne discutes pas ! Ordonna Amandine par télépathie ».

- Bien, reprit Dumbledore avec le regard brillant de larmes de rire, je vous présente donc l'assistante du professeur Rogue.

- QUOI ! Professeur Rogue, pourquoi en début d'année m'avoir dit que vous n'accordiez jamais le poste d'assistante ! S'exclama Hermione aussitôt, s'étonnant elle-même, ce qui donnait d'ailleurs du crédit à sa comédie.

Amandine paralysa aussitôt dans le plus grand des silences et sans faire un mouvement, Rogue, Dumbledore, Drago, Harry, et Ginny pour qu'ils ne fassent aucune remarque :

- « Silence, vous tous, ordonna Amandine aux concernés, Severus joues le jeu ».

Rogue retrouva ses mouvements, il ne comprenait pas la manœuvre d'Amandine, mais la connaissant, elle avait de bonnes raisons de faire ça :

- Qui aurait voulu d'une Miss-je-sais-tout ? Demanda Rogue un poil sarcastique, et je n'ai pas à me justifié devant vous.

- « Quel poète ! que des « ou », pensa Amandine ».

- Mais...

Amandine coupa Hermione en faisant un geste de la main, obligeant ainsi tout le monde à se taire :

- Etant donné que votre jalousie vous fait défaut, je vous donne un mois de retenue avec moi dans mon bureau, dés ce soir, et cela tous les jours à 20 heures, annonça Amandine.

Hermione resta bouche bée ne sachant pas si c'était dût, tant à la comédie, que par la surprise de se prendre un mois de retenue, cela rendait la scène très réaliste.

- « Ais confiance, souffla la voix d'Amandine dans l'esprit d'Hermione » Bien, si personne d'autre n'a rien à ajouter.

Amandine s'installa près de Rogue, Hovergood le surveillait en étant debout derrière lui, Amandine jeta un rapide sort d'illusion sur le garde. Elle en profita pour rendre un instant Rogue paralysé, pour qu'il ne fasse pas de mouvement attirant le regard. Amandine lui mit ainsi dans la poche de son pantalon un morceau de parchemin :

- « Vous le lirez une fois seul et ne regardez pas votre poche, ce que je vous ai glissé est parfaitement bien caché », Alors professeur où en êtes vous dans le programme ? Demanda Amandine.

- « C'est pas possible, cette fille est à peine plus âgée qu'Hermione et elle sait bluffer tout le monde et en plus elle joue bien son rôle, pensa Severus, non mais elle vient d'où ? ».

Amandine ôta son sort d'illusion, en parlant profession comme elle le faisait, elle rendait tout crédible.

Les Aurors s'échangeaient des regards inquiets. Cela se traduisait par des « C'est qui cette nana ? Elle fait froid dans le dos, c'est pire que Tu-Sais-Qui ».

En effet, toute l'assistance avait compris qu'Amandine était une puissante sorcière, mais surtout, elle avait su faire perdre le sang froid et donner une bonne paire de claques à l'un des Aurors.

D'ailleurs Amandine se tourna vers Hovergood. Celui-ci craignit pour son orgueil, toute la salle ayant vue Amandine, ces derniers s'arrêtèrent pour l'écouter :

- « Cette fille, elle arrive à obtenir le calme et à captiver tout le monde en même pas une seconde. Que va-t-elle inventer pour mon cher et tendre Auror ? Se demanda Severus Rogue ô combien admiratif et attentif, se délectant à l'avance du spectacle ».

- Dites-moi..., commença Amandine, je peux me tromper mais vue la façon dont vous regardez le professeur Rogue, je me pose des questions. Ne le prenez surtout pas mal mais

…auriez-vous des vues sur lui, dans ce cas parlez-lui je suis sur qu'il accordera un peu de son temps ?

Hovergood blanchit de rage, et Rogue éclata de rire s'en mordant les doigts pour arrêter, mais c'était peine perdue. Vraiment, elle n'y allait pas de main morte :

- Non je dis ça car..., il y a une bosse vous voyez..., expliqua Amandine tout sourire et suffisamment haut pour que tout le monde l'entende.

Le pire, pour l'Auror, c'est que c'était vrai ! Tous les professeurs regardaient pour vérifier, et Hovergood s'en trouva horriblement gêné.

Amandine se disait :

- « Ma chère Amandine, tu es une pro du sadisme, mais tu devrais avoir honte d'avoir donné une érection à ce pauvre Auror. Bien qu'il soit plus calme que son collègue, il reste très pot de colle, je le lis dans son esprit ». Oh à moins que, dites-moi

…qui vous a engagé ? Car si vous surveillez tout le temps le professeur Rogue, comment faites-vous pour ne pas aller au WC ? Ca doit être très pénible, vraiment.

Amandine cette fois-ci, ridiculisait McGonagall par cette remarque, bien qu'indirectement, car celle-ci était tout à fait véridique ! Et c'était ça le pire.

- Personnellement, avec toute la bonne volonté du monde, j'aurais bien du mal à me retenir 24 heures, bon moins si on exclut la nuit où vous pouvez le faire, pourvu que vous tombiez pas sur un insomniaque...

- « Je bénis le ciel d'avoir créé cette fille, pensa Rogue toujours en plein fou rire, c'est vrai qu'Hovergood n'a pas de chance avec moi, je suis insomniaque ».

- Mais... toute une journée sans aller au petit coin

…poursuivit Amandine, cela expliquerait la bosse. A moins que ce ne soit moi qui vous fasse un tel effet, le cas échéant, je vous pardonne ! Ajouta, non sans humour, la jeune femme en se levant pour se diriger d'un pas félin vers l'Auror.

Hovergood disparut par la porte réservée aux professeurs, n

evoulant plus en entendre davantage, Amandine se retourna lentement avec un air faussement surpris :

- J'ai dis quelque chose de mal ? Demanda innocemment Amandine.

Ce qui fit rire encore une fois les élèves. A la fin du repas, Amandine prit avec elle Hermione. Elles attendirent toutes deux Dumbledore pour savoir où seraient ses appartements et son bureau :

- Ah oui, je vais vous y conduire, fit Dumbledore qui se retenait de rire en se souvenant de l'entrée ô combien fracassante de la demoiselle.