Oh ! Oh ! Oh ! ... A merde, c'est plus noël ! XD Bon, alors bonjour à tous :)
Je vous raconte même pas ! (enfin si, mais faites comme si de rien n'était ^^) Cette nuit, j'ai écrit pas un, ni, deux, ni même trois chapitres, non, j'en ai écrit quatre ! Nous sommes donc à trente ! Et rappelez-vous, pour ceux qui laissent des review (regard assassin aux autres^^), le chapitre trente est le chapitre de toutes les révélations ! Et Merlin sait que j'ai hâte que vous les connaissiez, parce que je ne sais plus quoi répondre à vos nombreuses interrogations sans vous spoilier^^
25. A qui le tour ?
Lorsque Harry était arrivé dans le dortoir, tout le monde dormait, sauf Ron.
— Hermione n'est pas avec toi ?
Harry s'était fait à l'idée de devoir parler avec ses amis. De toute façon, au point où il en était...
— Non, elle t'a attendu, mais elle est finalement partie se coucher il y a un quart d'heure de ça à peu près. Où étais-tu ?
Ron avait posé la question comme si elle était explosive, du moins, comme si les réactions de Harry pouvaient le devenir à cause d'elle, ce qui n'était pas totalement dénué de sens. Mais Harry était las. Il ne supportait plus cette espèce de crainte qu'avaient ses amis lorsqu'ils s'adressaient à lui, même si d'un côté, elle était uniquement de sa faute et qu'il se maudissait pour ça, sans réussir à changer cependant.
— J'étais en bas.
— Je suis descendu, tu n'y étais pas.
— Je suis parti faire un tour ensuite. Après tout, il ne doit pas plus y avoir de menace immédiate, dit-il avec aigreur.
— J'imagine que tu n'as pas envie d'en parler ?...
— En effet Ron, je suis fatigué, et il est tard. Et puis, je ne peux rien dire de plus que ce que j'ai dit à Dumbledore : j'ai entendu Tom dire à Stanislas qu'il savait ce qu'il préparait, et tu connais la suite.
— Mmm... N'empêche, on le trouvait louche depuis le début, Stan. Comment Dumbledore a-t-il fait pour lui accorder sa confiance ? Tu aurais pu penser toi que...
Ron s'arrêta net, conscient que sa question était déplacée. Harry avait les yeux dans le vague, et une lueur de douleur fugace traversait ses traits par moments. Il ignorait à quoi le brun pensait, mais il regretta de ne pouvoir aider davantage son meilleur ami.
— Bon, il est tard, il faudrait peut-être penser à dormir, plaisanta Ron pour faire réagir Harry. Bonne nuit mon vieux.
La tape qu'il mit sur le genou de Harry le ramena à lui, et avec un sourire contrit, il lui souhaita également une bonne nuit et se coucha dans son lit, sans pour autant trouver le sommeil.
Harry commençait à sombrer dans l'inconscience quand la cruelle sonnerie du réveil se mit à retentir dans tout le château. Devant le miroir de la salle de bain, il vit d'immenses cernes sombres souligner ses yeux. Il faisait peur à voir, mais tout le monde comprendrait qu'après avoir échappé à une énième tentative d'assassinat, on passait en général une mauvaise nuit. Mais s'il n'y avait eu que cette raison...
Une curiosité morbide régnait dans les couloirs. Tous les élèves déjà au courant, Merlin savait comment, de l'incident avec les Aurors, le regardaient comme une bête curieuse. À voir la sorte de joie sauvage dans leur regard, il se demandait s'ils étaient contents que l'Auror ait raté sa mission, ou qu'il en ait eu une...
En manque de sommeil, il sentait déjà poindre un mal de crâne carabiné. Et sentir tous les regards posés sur lui, lui coupait l'appétit. Il se contentait de touiller ses œufs brouillés du bout de sa fourchette.
— Tu devrais manger Harry, tu te sentiras mieux après, lui conseilla Hermione.
— Merci, mais je n'ai vraiment pas faim Hermione. Je vais vous attendre devant la salle de cours.
Sans laisser le temps à Hermione de lui répondre, il s'était levé et éclipsé de la salle. L'apparition d'un certain blond, venu prendre son petit-déjeuner, n'y était sans doute pas étrangère.
oOo
Harry patientait depuis dix minutes devant la serre numéro 7. Il avait mal choisi la saison pour faire une nuit blanche, ne pas déjeuner, et au final, risquer de mourir congelé sous la neige, sans écharpe ni gants. Il n'avait même pas fait attention à l'épais manteau blanc qui recouvrait le château et le parc avant de sortir du dortoir.
Par conséquent, ses doigts étaient rougis et douloureux, son nez coulait, et ses oreilles menaçaient de casser au moindre choc.
Un halo de buée se formait autour de sa tête, si bien qu'il avait du mal à distinguer les silhouettes qui se dirigeaient vers lui.
— Désolé d'avoir mis si longtemps à te rejoindre Harry, mais j'ai quelque chose pour toi.
Ron lui tendit une écharpe et des gants, qu'il était retourné prendre dans leur dortoir.
Harry lui en fut infiniment reconnaissant et le remercia sincèrement.
— Oh, c'est rien, fit-il avec une grimace. Hermione a vu que tu n'étais pas bien équipé, alors tu la connais, elle m'a sermonné jusqu'à ce que j'aille te chercher tes affaires !
Harry était touché et ça lui redonna le sourire.
Le reste de leur classe arriva petit à petit, suivi par le professeur Chourave qui les fit entrer dans la serre.
oOo
Les cours s'enchaînèrent de façon monotone. Au repas de midi, Harry était de nouveau retombé dans une sorte de catatonie. Il jouait encore mollement avec sa nourriture, n'écoutant que d'une oreille les discussions mouvementées qui avaient lieu à la table des Gryffondor.
Ils parlaient du prochain match de Quidditch, qui serait contre les Serpentard. Gryffondor était en retard de cinquante points, il serait donc assez difficile de les battre, mais avec Harry, tous pariaient que ça serait du gâteau.
oOo
Harry avait hâte que sa journée de cours soit finie. Heureusement, il ne restait plus qu'une heure de métamorphose. Après ça, il pourrait aller se réfugier dans son dortoir et ne plus voir personne, comme il en mourrait d'envie.
oOo
— Tu vas être en retard Ron !
— Je sais Hermione, laisse-moi au moins déposer mes affaires dans le dortoir !
Harry leva la tête de son oreiller, sur lequel il s'était affalé directement en rentrant dans le dortoir, à la fin des cours.
— En retard pour quoi ?
Les cours étaient finis pour aujourd'hui.
— Tu sais Harry, Charlie est de passage à Pré-au-lard. Il a rendez-vous avec un éminent dresseur de dragons qui a refusé de se rendre en Roumanie. Je t'en ai parlé pendant le repas.
— Ah oui !...
Harry se sentit coupable de n'avoir rien écouté de ce que lui racontait son ami.
— J'ai l'impression que ça fait une éternité qu'on n'a pas été à Pré-au-Lard ensemble. Mais c'est vrai que vous avez le droit d'y aller, vous.
Hermione regarda Harry, l'air désolé pour lui.
— Si tu veux, je peux rester avec toi Harry.
— Merci Hermione, mais profites-en. De toute façon, j'ai passé une mauvaise nuit, je voudrais me reposer. T'en fais pas, ça va aller.
Harry lui fit un sourire rassurant, et Hermione n'insista pas. Après l'avoir embrassé sur le front, elle et Ron quittèrent la chambre des garçons pour retrouver Charlie au village.
oOo
Une demi-heure était passée, et Harry n'arrêtait pas de tourner en rond. Il se sentait épuisé, mais le sommeil ne venait pas. Au lieu de ça, il avait une folle envie de se dépenser, de marcher, courir, voler sur un balai !
Il se releva, s'habilla chaudement, et sortit du dortoir.
En passant par le tableau de la Grosse Dame, il tomba nez à nez avec Tom. Celui-ci faisait grise mine. Mais quoi de plus normal ? Tuer quelqu'un, même pour se défendre, n'était jamais sans conséquence.
— Harry, justement, je voulais te voir.
Tom triturait son gros bonnet de laine dans ses mains, il avait l'air anxieux.
— Je ne sais pas encore si je vais rester ou partir. Dumbledore réfléchit. Il est en ce moment même avec le ministre. Je peux te dire que ça n'a pas été une partie de plaisir...
— Désolé pour vous Tom.
Harry ne savait pas quoi faire pour réconforter l'Auror.
— Vous voulez venir marcher avec moi ? J'ai besoin de sortir. J'avais pensé aller faire une promenade autour du lac, ça vous dit ?
— Bien sûr mon gars, avec plaisir !
Harry et Tom sortirent dans le parc désert. Les élèves étaient tous en cours ou au chaud dans leur salle commune.
Ils marchèrent en silence un moment, bien qu'un millier de questions brûlât les lèvres de Harry.
Il hésitait à les lui poser, mais après tout, peut-être que l'Auror allait être relevé de ses fonctions, donc autant essayer d'avoir des réponses avant qu'il ne parte. Mais avant qu'il n'ouvre la bouche, l'Auror se décida à parler :
— Ron et Hermione ne sont pas avec toi ?
— Non, ils sont partis à Pré-au-Lard, voir le grand frère de Ron, celui qui élève des dragons.
Harry ne put s'empêcher d'afficher une mine envieuse, ce dont Tom s'aperçut.
— Et tu aurais voulu y aller aussi j'imagine. Ça ne doit pas être facile pour un garçon de ton âge de ne pas sortir comme tous les autres élèves.
— En effet.
— Tu voudrais y aller ?
— Oui, bien sûr, mais...
— Je sais que tu n'as pas le droit, mais après tout, qu'est-ce que tu risques ? Je suis avec toi, et personne ne sait que tu vas y aller.
Harry réfléchit quelques secondes, mais la proposition était trop tentante ! Il accepta avec un grand sourire.
Le cœur plus léger, il prit même plaisir à converser avec Tom de tout et de rien. Arrivés à la grille qui entourait le parc de Poudlard, Harry se remémora les paroles de l'Auror : « le lien qui t'empêche de sortir de Poudlard »...
— Tom ? Que vouliez-vous dire quand vous parliez du lien ?
Harry se voyait déjà retenu par un mur invisible à l'entrée des grilles, ou encore une alarme retentissante, comme dans les bijouteries moldues – comme s'il était un joyau...
— T'en fais pas pour ça Harry. Il y a des choses que je ne peux pas te révéler.
Harry fut déçu de la réponse, surtout parce que c'était celle qui lui importait le plus. Il passa avec une certaine appréhension la grille, mais rien ne se passa.
Il regarda Tom qui lui faisait un grand sourire.
— Tu veux aller boire une Bièraubeurre Harry ?
Harry saliva d'avance et acquiesça en souriant. De plus, il connaissait, pour l'avoir vu rentrer du village complètement soûl, la propension de Tom pour l'alcool, et il se dit qu'une aide extérieure ne serait pas malvenue pour l'aider à avoir les réponses aux questions qu'il se posait.
oOo
— Le bar des Trois Balais est par là, Tom, indiqua Harry après que l'Auror eut pris la direction opposée.
— Oui, je sais Harry. Mais nous n'y allons pas, c'est pour ça.
— Je croyais que nous allions boire une Bièraubeurre ?!
— Oui, en effet. Mais j'ai bien envie d'essayer le nouveau bar, à l'est de la ville. J'ai eu quelques ennuis aux Trois Balais, si tu veux tout savoir.
Tom avait la mine sombre, et Harry se dit qu'il y avait peut-être un rapport avec sa dernière visite à Pré-au-Lard.
Les minutes défilaient, et Harry se rendit compte qu'il n'était jamais venu par ici, et pour cause : les rues étaient désertes, étroites, mal déneigées, et peu accueillantes.
Les rares passants qu'ils croisaient étaient assez effrayants. Si Harry avait dû comparer cet endroit à celui du Chemin de Traverse, ça aurait été l'Allée des Embrumes.
— Vous êtes sûr de savoir où il est le nouveau bar ?
— Bien sûr !
— Et vous êtes certain d'avoir envie d'y aller ?
— Naturellement ! Pourquoi ça ? J'admets que l'endroit n'est pas très accueillant, mais on y sera tranquille.
Harry ne répondit pas, il ne voulait pas risquer de vexer l'Auror. D'ailleurs, il semblait d'assez mauvaise humeur à mesure qu'ils avançaient. Il semblait distant.
— Tiens, c'est là.
Harry regarda le bâtiment plus que vétuste qu'indiquait l'Auror, mais il ne vit rien qui pouvait donner l'impression que les murs crasseux renfermaient un bar.
Tom fit signe à Harry de le précéder, tout en maintenant la porte branlante ouverte avec sa main droite.
Lorsque Harry entra, il n'eut pas le temps de se faire à l'obscurité et à la puanteur des lieux qu'une grosse main le propulsa à l'intérieur, où il chuta sur le sol en terre.
Il roula dans la poussière et se saisit aussi rapidement qu'il le put de sa baguette, mais elle lui fut arrachée des mains par un Expelliarmus.
Tom se tenait en contre-jour, devant l'entrée de la maison, pointant sa baguette vers Harry.
— Tu l'as ?!
— Oui, il part dans dix minutes.
Harry tourna vivement la tête. Il n'avait pas vu que quelqu'un était déjà dans la pièce. Le peu de lumière qui filtrait autour de l'imposant Auror lui permit de distinguer un petit homme frêle, aux longs cheveux grisâtres, sales et emmêlés, qui tenait dans ses mains pleines d'arthrite un petit objet rond.
— Pose-le là ! Et va faire le guet !
La voix de Tom n'avait plus rien d'enjouée et d'amicale. L'homme maigrelet s'exécuta et sortit en refermant la porte derrière lui, les laissant dans une quasi-obscurité.
Harry entendit plus qu'il ne vit l'Auror s'approcher de lui. Il tâtonnait autour de lui, à la recherche de sa baguette, mais ses doigts ne rencontrèrent rien qui pouvait y ressembler.
— Tu as rendez-vous avec ton destin dans dix minutes Harry ! Ça nous laisse tout le temps de parler, tu ne penses pas ?
Tom se mit à rire de façon presque démente. Harry fit des gestes plus grands pour essayer de retrouver sa baguette, mais Tom, qui s'était habitué à l'obscurité, s'en rendit compte et le menaça de la sienne.
Harry n'avait plus le choix.
— Tu voulais savoir ce que c'était que cette histoire de lien pas vrai ?! Eh bien c'était simplement l'ultime protection qui m'empêchait de faire ça !
Tout en parlant, Tom lança un Doloris qui fit se tordre de douleur, Harry, qui ne s'y attendait pas.
— Je ne pouvais pas agir dans le château bien sûr, il fallait que tu en sortes pour utiliser le Portoloin.
Tom désigna le petit objet rond, posé sur une table.
— Le lien est une protection. Il t'empêche de sortir de l'enceinte de Poudlard si tu ne le veux pas. Dumbledore pensait certainement que tu serais assez intelligent pour ne pas te mettre en danger ! Si tu n'avais pas accepté de venir avec moi ici, je n'aurais pas pu mener ma mission à bien ! Et crois-moi, je l'ai payé cher la dernière fois que j'ai échoué ! Ce Rogue, toujours là où il faut pas ! Mais il le regrette bien maintenant ! Je l'ai vu pas plus tard qu'hier, et il était pas beau à voir !
— Vous étiez de mèche avec Crabbe ?! Vous m'avez laissé seul pour aller le prévenir !
— Oui, bien sûr ! Mais Rogue surveillait cet abruti depuis qu'il t'avait jeté un sort dans la cour ! Cet idiot ! Il a voulu faire du zèle et te tuer pour faire un cadeau au Seigneur des Ténèbres, mais il n'a pas compris que le Maître refuse que quelqu'un d'autre que lui ne te tue !
— Et Stan ? Il n'avait rien à voir avec tout ça. Vous l'avez tué !
— Et oui, brave Stan, toujours à mettre son nez partout ! Il me surveillait constamment depuis le début. Il m'a surpris à la volière, alors que j'envoyais un hibou au Maître. Après, je ne pouvais plus agir comme je le souhaitais, alors j'ai empoisonné sa femme pour avoir la paix ! Mais non, il a fallu qu'il revienne ! Heureusement pour moi, il n'avait pas parlé de ses soupçons à Dumbledore ni à notre chef. Mais ce soir-là, alors que j'essayais de casser le lien, parce que je savais que j'allais bientôt être dénoncé, il m'a surpris et je l'ai tué !
Une lueur dangereuse traversait ses yeux. Il avait vraiment bien joué son jeu ! Harry ne se serait jamais douté un instant qu'il pouvait être au service de Voldemort.
Pris d'un accès de folie, il soumit de nouveau Harry à un sortilège Doloris puissant. Harry hurla et se tordit de douleur. Il griffait le sol tant le supplice était intense. Chaque particule de son corps semblait brûler, chaque battement de cœur diffusait la souffrance encore plus profondément.
Le sortilège lui donnait l'impression de durer des heures. Harry luttait, mais il se sentait partir de plus en plus. Son esprit semblait vouloir céder à la folie provoquée par la douleur. Puis tout cessa.
Il entendit un grand fracas. Tom venait de pousser un juron, étouffé par sa chute. Un courant d'air glacé s'était engouffré dans la pièce, assainissant un peu l'air, et une voix connue s'était approchée de lui, lui parlait doucement. Il se sentait secoué, puis plus rien.
Dumbledore, qui avait maîtrisé Tom, souleva un peu Harry et l'installa contre lui. Son pouls était faible et irrégulier. Il s'assura que Tom était sous la bonne garde de Kingsley, qui l'avait accompagné, et transplana d'urgence à Sainte Mangouste.
Et voilà :)
J'espère que vous avez aimé, et que vous aurez envie de me le dire ;)
