Bonjour à toutes.
Tout d'abord, encore une fois, je vous remercie pour vos reviews vraiment super et vos mises en alerte. Je suis vraiment très heureuse de voir que mes chapitres vous plaisent. Je vous remercie d'autant plus que ça fait déjà deux fois que je ne vous réponds pas. J'en suis sincèrement désolée. Promis cette fois je n'y manquerai pas. Je commence aussi le chapitre 26 au plus vite et vous promets que l'attente sera moins longue.
Merci beaucoup à Cha qui corrige plus vite que son ombre, et merci à Manu qui me supporte quand je ne suis pas inspirée !
Je fais un peu de pub au passage pour un OS que ma coupine Anna-maria34000 et moi avons écrit. Bon toutes les idées sont de Anna en fait ! J'ai juste mis en forme !
Voici le lien, je vous la conseille : .net/s/7344423/1/Father_and_daughter
Chapitre 25 : Discussion 1ere partie
- Bella ?
- Hum ?
- Je t'aime.
POV Bella
- Oh Edward, moi aussi je t'aime et je suis désolée, vraiment, pour tout ce qu'il s'est passé.
Enfin nous allons avoir cette discussion que je redoute tant, mais qui est absolument nécessaire.
- Ah tu es désolée ? Eh bien ça ne sert à rien, ce qui est fait est fait, Bella. Oui je t'aime, mais je ne sais pas si je pourrai passer au dessus de tout ça.
Le ton monte déjà, et je n'aime pas du tout la tournure que prend notre conversation.
- Je ne voulais pas te faire de mal. Dis-je en essayant de rester calme.
- Et comment voulais-tu que je prenne tous tes mensonges ? …
- Ah ça non, Edward, je ne t'ai jamais menti ! M'exclame-je de plus en plus sur la défensive.
- Ah bon. Et comment appelles-tu le fait de ne rien m'avoir dit au sujet de tes doutes ? Tu m'as caché la vérité, un point c'est tout. Crie-t-il.
- Mais je n'étais pas certaine que ce soit la vérité ! C'est pour ça que j'ai fermé ma gueule ! Et j'ai préféré te quitter au lieu de passer mon temps à te raconter des bobards quand j'allais de bureaux en bureaux pour tout savoir ! Ca n'a pas été facile, crois-moi. Je pensais à toi chaque jour en espérant que tu comprendrais.
Les larmes me montent aux yeux, mais je suis bien décidée à ne pas les laisser couler.
- Non, je ne comprends pas, car ce n'est pas ainsi que j'imagine un couple. Pour moi c'est aucun secret et les problèmes on les résout à deux.
- Je sais, et je suis d'accord. Sauf que là il s'agissait de MON passé …
- Et du mien aussi, je te rappelle.
- Oui mais, je te le répète, je n'en n'étais pas sûre à 100 %. Et puis, il fallait que je règle ça toute seule. Je ne sais pas comment t'expliquer, mais même si tu es effectivement le père de Mélody, c'est Moi qui l'ai abandonnée, moi et moi seule qui ai pris cette décision affreuse, et je devais être celle qui répare le mal fait.
- Ce qui me gène, c'est que tu ne m'ais pas fait confiance. Et comment veux-tu que notre couple en soit réellement un, et qu'il dure, si tu ne me crois pas capable de tout entendre. Soupire-t-il en se pinçant l'arrête du nez, signe qu'il retient sa colère.
Même s'il essaie de se contenir, je sens dans sa voix qu'il est déçu, et je me déteste pour ça. Sauf qu'il se méprend, c'est surtout en moi que je n'avais pas confiance.
- Tu te trompes complètement! Est-ce qu'au moins tu sais pourquoi j'ai accouché sous x ?
- Oui Rosalie me l'a expliqué en partie.
- Alors t'as rien compris du tout ! Crie-je agacée. C'est sur moi que j'avais des doutes. Sur ma capacité à aimer et être aimée ! Toutes les personnes qui ont compté dans ma vie, ont fini par m'abandonner ou me traiter comme une moins que rien. Mes parents et Mike en premiers, mais pas seulement ! J'ai donc fini par croire que, JE ne méritais pas d'être vraiment aimée, par un homme comme toi. Honnête et fort et qui ne renonce jamais. Dis-je franchement énervée par son manque de discernement.
- C'est ridicule, je ne suis ni particulièrement honnête, j'ai déjà trompé je te rappelle, ni particulièrement fort. Et si je ne renonce pas, c'est pour ma fille. Et puis, on a ce qu'on se donne les moyens d'avoir. Si tu mets fin toi-même à toutes les bonnes choses qui t'arrivent, il est clair que tu ne pourras jamais rien fonder.
- Je le sais tout ça maintenant ! C'est-ce que j'essaye de te dire depuis des mois. Mais tu ne m'écoutes pas. J'ai voulu te dire pour Mélody dès que j'ai su, à l'hôpital, mais tu m'as envoyée chier. Et tous les messages que je t'ai laissés et auxquels tu n'as même pas daigné répondre ! Tu crois que ça m'a fait plaisir, tu crois que j'étais heureuse ! Oh non, j'étais malheureuse comme les pierres. Tu parles de moi, mais ton comportement n'a pas été mieux. Après tous ces moments merveilleux passés ensemble, après mes aveux, tu as agi comme si je n'existais plus. Je t'ai supplié de venir me voir, ou au moins de m'appeler pour qu'on parle ! Mais non, NO NEWS ! Pas un message, rien. Je me disais que finalement je n'étais qu'une parmi tant d'autres, que j'étais plus attachée à toi, que tu ne l'étais à moi. Je me suis même inquiétée, mais je me rassurais en me disant que ta sœur m'aurait prévenue s'il vous était arrivé quelque chose à Mel ou à toi. Je me suis posée des milliers de questions, j'ai pensé et repensé sans cesse à toute ma vie, à tout ce qu'il m'est arrivé…. j'ai tiré un trait sur mon passé Edward. J'ai enfin réglé leur compte à mes démons, et je devais le faire seule, pour pouvoir partir sur de bonnes bases avec toi. Pourquoi crois-tu que je suis allée chez tes parents ce soir. Je voulais tout t'expliquer, te dire à quel point je t'aime et tu me manques. Même si tu m'ignores complètement depuis des semaines.
- Je t'aurais soutenue Bella, c'est tout ce que je voulais. Je reconnais que je t'ai fui ces derniers temps et que c'était lâche et puéril. Mais je réfléchissais, et j'étais en colère, et je pensais que je prendrais plus facilement la « sage » décision si je ne t'avais pas en face de moi.
- Et tu oses me parler de dialogue dans un couple…
- Tu as du avoir peur, et te sentir seule. Surtout quand tu étais à l'hôpital. Je te demande pardon, et je ne te remercierai jamais assez… Me coupe-t-il vraiment consterné.
- Je ne l'ai pas fait pour toi. Je l'ai fait pour ma fille.
Et c'est vrai, je l'aurais fait même s'il c'était avéré que mon enfant ne soit pas celui d'Edward. Je n'ai pas agit pour récupérer l'homme que j'aime mais pour sauver la chaire de ma chaire.
- Je sais, mais merci. Bon sang si j'avais su…
- Tu aurais été deux fois plus inquiet, c'est tout. Et c'était inutile.
- Tu vois, quand tu parles ainsi, ça m'énerve. Enfin, merde, Bella, si tu deviens ma femme, et que par malheur, un jour tu tombes malade, tu vas te barrer ? Pour pas que je m'inquiète, c'est ça ? C'est nul ! Ce n'est pas comme ça que j'envisage ma vie de famille. On est heureux et on souffre ensemble, voilà ce que je veux. Rage-t-il.
- Ce n'est pas la peine de t'énerver, c'est aussi comme ça que je vois les choses. Et je ne vous abandonnerai plus jamais, Mélody et toi, si tu me laisses ma chance. Sauf qu'en Décembre je n'étais pas ta petite amie, encore moins ta femme, tu ne savais rien de la vérité, et j'étais persuadée que tu la trouverais tellement moche, cette vérité, que plus jamais tu voudrais me parler. Alors, oui, dans ces conditions, je ne voulais pas en rajouter à tes inquiétudes. Tu n'aimais pas la vraie Bella, car tu ne connaissais pas tout d'elle. Aujourd'hui c'est différent.
- Bella… Ce n'est pas mon amour pour toi qui est remis en cause. Je suis tombé amoureux de toi il y a des années, déjà, et c'est encore plus fort maintenant. Ce que je crains c'est notre capacité à vivre ensemble. Je n'ai pas peur pour moi, c'est pour Mélody que je m'inquiète. Tu as l'air prête à partir à la première difficulté. Dit-il en redescendant d'un cran mais toujours aussi désolé.
- NON ! Je suis restée en décembre, je n'ai pas fuis, que je sache. Edward, comment puis-je te prouver que je n'ai pas l'intention de m'en aller ?
- Je ne sais pas. Je voudrais juste que l'on puisse repartir à zéro.
- Ca c'est impossible. Mais ça me fait penser à une citation « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » eh bien si toutes ces conneries n'ont pas tué notre amour, alors elles l'ont rendu plus fort. J'ai envie d'y croire en tout cas. Et toi ?
- Moi aussi ma Bella. Moi aussi… viens. Chuchote-t-il en m'attirant vers lui.
L'urgence que j'éprouvais un peu plus tôt dans la soirée, n'a plus lieu d'être. Le baiser que nous échangeons est doux et plein d'espoir. Et j'adore ça, je ne pourrai plus m'en passer. Peut-être que je l'apprécie d'autant plus que j'ai cru ne plus jamais y avoir droit.
Je le sens se détendre alors qu'il m'embrasse, comme si la tempête était passée, et que le soleil repointait son nez à l'horizon.
Sa langue danse tendrement avec la mienne et j'ai envie de beaucoup plus, mais nous avons encore des choses à nous dire.
- Edward, si tu savais à quel point tu m'as manqué. Tous les soirs je me couchais en pensant à toi, et chaque matin c'est ton visage que je voyais avant même d'ouvrir les yeux. Tu étais dans tous mes songes, je croyais t'avoir perdu. Tu sais quelle image me revenait à l'esprit à chaque fois ?
- Non. Dit-il amusé.
- Un jour, nous faisions l'amour, j'avais les yeux fermés et quand je les ai ouverts, tu me regardais. Je suis curieuse de savoir la tête que je faisais, d'ailleurs, avant de réaliser que tu m'observais. Bref ce regard là, si intense et aimant, m'a hanté ces derniers mois. Jamais personne ne m'avait regardé ainsi. Quand ça n'allait vraiment pas, je me le remémorais, et me disais que tu me reviendrais un jour, que ce n'était pas possible autrement. Je me disais qu'on ne pouvait pas regarder quelqu'un de cette façon sans éprouver des sentiments très fort à son égard. Après je me demandais si d'autres femmes y avaient eu droit, et je devenais folle… mais passons. J'aurais aimé pouvoir lire dans tes pensées pour connaitre ce que tu avais en tête à cet instant.
- Je peux te le dire si tu veux toujours le savoir, je m'en souviens très bien.
- Et comment !
- Je venais de me rendre compte que tu étais la femme avec qui je voulais passer le reste de ma vie, et je te trouvais magnifique. Tu es encore plus belle que d'habitude quand tu prends du plaisir. Et non personne d'autre que toi n'y a eu droit.
- Arrête, où on ne va pas pouvoir finir notre conversation.
- Vrai !
- Cette nuit là j'aurais du comprendre que je devais avoir confiance en moi, que tu ne m'aurais pas laissée. Mais tu méritais une femme épanouie et sans problème. Or j'étais aigrie par la vie et en colère, même si ça se voyait moins quand j'étais avec toi. La situation était compliquée. C'est pour cela que ma priorité a alors été de tout faire pour être en paix avec moi-même. Maintenant je le suis, et je peux te donner le meilleur de ma personne. Je ne me sens plus coupable de la façon affreuse dont on m'a traitée avant. Et surtout, j'ai retrouvé ma fille et j'ai enfin agi comme une vraie mère avec elle. Je ne demande que ça. Reprendre mon rôle de maman auprès de Mélody, et que tous les trois nous devenions une vraie famille. Donne-nous cette chance, Edward. Tu l'as dit toi-même, il ne faut pas renoncer à la moindre difficulté. Et toi et moi ça en vaut la peine.
- Bella, ma Bella. Chuchote-t-il en m'écrasant littéralement contre son torse. Tu as raison, toi et moi c'est une évidence. Mais je veux que tu me promettes que, dorénavant, il n'y aura plus aucun secret entre nous. Plus jamais.
- Plus jamais, Edward, c'est promis.
Enfin, je respire comme il faut ! J'ai retrouvé mon amour, et nous allons pouvoir nous aimer sans que rien ne vienne se mettre en travers de notre route. Je suis heureuse, et j'ai envie de le dire à la terre entière. La seule ombre au tableau c'est la réaction de Mélody que je redoute.
- Edward ? Tu crois que Mélody va réagir comment ?
- Elle t'adore, ça c'est sur. Donc il n'y a pas de raison qu'elle le prenne mal.
- J'ai peur.
- Je serai là.
- Merci.
- Pas de quoi. Je crois que nous devrions dormir maintenant, si nous voulons affronter l'ouragan Mélody dans de bonnes conditions.
- Arrête, tu ne m'aides pas là. Dis-je réellement inquiète.
- Ca ira, Bella. Crois-moi.
Sur ce, il démarre la voiture et part en direction de chez moi. Sa main quitte le levier de vitesse pour venir prendre la mienne, et mon cœur fait des bons de vingt mètres dans ma poitrine. J'ai retrouvé Mon Edward. Merci mon Dieu !
Je ne veux plus passer une seule nuit, ni une seule journée sans lui. Nous avons déjà perdu trop de temps.
- Tu restes avec moi, hein, cette nuit ?
- Oui. Je n'ai pas l'intention de te laisser. On ne sait jamais, des fois que tu changes d'avis.
- T'es bête !
- Oui, très con je sais.
Cette complicité est tellement agréable. J'adore quand il fait de l'humour comme ça.
- Allez, viens, idiot, je t'ouvre le garage.
- Quoi ? Tu veux que je gare ma petite Volvo à côté de ta Porsche ? Elle va complexer..
Au-delà de la comparaison entre nos deux véhicules, il fait référence à nous, et à notre, soi-disant, différence de classe sociale. Sauf que moi j'en ai strictement rien à faire, je viens d'ailleurs de bien plus bas que lui, et je préfère le rassurer de suite à ce sujet.
- Ma Porsche se fout des apparences et du prestige. Elle sait que les Volvos sont des voitures très fiables et très confortables. Elles vont s'entendre à merveille, j'en suis certaine !
- Parfait, alors entrons !
Il réussit une superbe manœuvre pour passer entre le mur et ma voiture. C'est la première fois, depuis que j'habite ici, qu'une deuxième voiture doit entrer dans mon garage; du coup comme habituellement ma Porsche est « posée » en plein milieu. Voilà une habitude que je vais changer au plus vite. J'ai bien l'intention que la Volvo se sente à l'aise et comme chez elle ici.
Je ris toute seule de rependre la même métaphore qu'Edward, et ce dernier ne manque pas de le voir.
- Qu'est-ce qui te fait rire ?
- Je me disais qu'il fallait que j'apprenne à me garer correctement pour que ta Volvo se sente bien dans cette maison.
- Oh ! Ne t'inquiète pas, ma Volvo n'est pas difficile à satisfaire, et sait qu'il n'est pas facile de faire un créneau convenablement quand on est une femme.
- Heeeyyy ! Macho !
- Non réaliste.
- Hhho ! Qu'est-ce qu'il faut pas entendre, c'est dingue ! Rigole-je en fermant la portière.
Je me dirige vers la porte donnant sur la cuisine, Edward me suit non sans avoir passé son bras autour de ma taille. Huuuummm que c'est bon.
Je lui fais rapidement visiter le rez-de-chaussée, me demandant intérieurement, comment j'ai pu être aussi dure avec lui, en le tenant à l'écart de chez moi sous prétexte que les paparazzis auraient pu le voir. Aujourd'hui tout est différent. Je convoquerais presque la presse pour annoncer officiellement que je suis avec Edward, tellement je suis heureuse.
Nous montons à l'étage, où je ne prends même pas la peine d'entrer dans chaque pièce. Ceux ne sont que des chambres, il y en a 3, quasiment vides et une salle de bain que je n'utilise jamais puisque j'en ai une attenante à ma chambre. Cette dernière se trouve tout au fond du couloir, d'ailleurs c'est la seule porte ouverte.
- Tu as vraiment une maison superbe.
- Merci. Mais elle était froide et sans âme jusqu'à présent. J'espère que ça va changer. Soupire-je en m'asseyant sur mon lit.
Edward m'y rejoint, et nous parlons ainsi pendant des heures. Nous rattrapons le temps perdu.
Il était presque certain que j'étais son inconnue de janvier 2004, m'avoue-t-il. Mais jamais il n'aurait pensé que cet écart de conduite aurait pu lui donner Mélody. Je lui raconte, moi-même, mon passé, chez mes parents, avec Mike, et après que je l'ai quitté. Du bout des doigts il essuie les larmes sur mes joues quand je décris mon accouchement.
- Chut... Mon amour. Ne pleure plus. Tout s'est arrangé, nous sommes là maintenant.
- C'est vrai. Renifle-je. Mais même si j'ai « accepté » mon geste, ça reste douloureux.
- C'est normal, ça va passer, chut… murmure-t-il à mon oreille, en me caressant les cheveux tendrement. Bella, je voudrais te demander pardon. J'ai été dure avec toi et je m'en excuse. Tu ne méritais pas que je t'ignore comme je l'ai fait. Et aussi, je comprends pourquoi tu ne m'as rien dit de suite. Vraiment. Je t'ai comprise.
- Merci Edward. Je suis soulagée. C'était important pour moi que tu comprennes. Je t'aime.
- Moi aussi, mon amour, je t'aime.
Il n'y a rien de plus merveilleux que de s'endormir dans les bras de l'homme qu'on aime, surtout après de tels mots.
Si, il y a peut-être mieux. Se réveiller toujours blottie contre lui.
Malgré le manque de sommeil, je suis en pleine forme. Je dois avouer que, de bon matin, voir Edward paisiblement endormi tout contre moi, c'est un cadeau du ciel. Ca ne peut mettre que de bonne humeur. (NA: tu m'étonnes !)
Délicatement, je trace des arabesques sur ses joues, son front, ses lèvres. Avant même de voir ses émeraudes sublimes, il m'offre son plus beau sourire.
- Je ne pourrais plus jamais me passer de ce sourire dès le réveil !
- Et moi de tes caresses pour me réveiller.
- Bien dormi ?
- Comme un bébé. Répond-il en baillant et en ouvrant enfin les yeux.
- P'tit dej ? Demande-je en sautant hors du lit.
- Déjà ? J'ai pas droit à un câlin d'abord ?
Inconsciemment mon regard se porte sur l'horloge, il est déjà 9 heures.
- J'ai compris. Tu es pressée d'aller voir Mélody.
- Désolée. Mais si je reviens dans ce lit on n'en sortira plus de la journée.
- OK, mais tu as intérêt à te rattraper ce soir.
- Promis.
Pendant qu'il se prépare, je fais couler le café et mets des toasts à griller. Même si j'appréhende de parler avec Mélody, je suis confiante. Cette journée a commencé à la perfection et va continuer ainsi. Je le sens.
Dans la voiture, pourtant, alors que nous approchons, la pression monte.
- Bella, détends-toi.
- J'essaie.
- Allez, c'est pas un monstre, c'est une petite fille que nous allons voir.
- Je sais.
Sa main rejoint la mienne et la serre doucement en guise de réconfort.
- Je ne la laisserai pas te manger. Ca, je me le réserve.
- C'est pas drôle Edward.
- Si ça l'est !
- Hahaha. Fais-je semblant de rire, même si au fond, oui, je trouve sa réplique marrante, et surtout très excitante.
- Tu es prête ? Demande-t-il en coupant le contact.
- Autant que possible.
- Alors c'est parti.
Edward me tend sa main et nous guide jusque chez Emmett. Il sonne à l'interphone et la douce voix de Mélody raisonne dans l'appareil.
- Qui c'eeessstt ?
- Hey ma puce, c'est papa !
- Papaaaa ! Je t'ouvre.
- OK
Avant qu'elle ne repose le combiné nous l'entendons crier.
« Tontoooonnn, c'est papa! »
Mélody semble en pleine forme et très joyeuse, ce qui me rassure un peu. Dans l'ascenseur, je n'arrive pas à décrocher un mot. J'ai le cœur au bord des lèvres. Edward dessine de petits ronds sur le dessus de ma main avec son pouce, et m'embrasse les cheveux. Il ne parle pas non plus, et je suis certaine que, quoi qu'il en dise, il est inquiet aussi. Je tente un petit sourire, mais ça doit plus ressembler à une grimace. Le « ding » signifiant que nous avons atteint notre étage me fait faire un bond. Mon Dieu il faut que je me calme, ce serait bête de faire une crise cardiaque maintenant.
Edward me devance et toque à la porte. Comme je m'y attendais c'est ma fille qui ouvre. Visiblement elle aime bien faire ce genre de choses.
- Pap… Bellaaaaaa. Crie-t-elle en me sautant au cou.
- Oh ben merci, ça fait toujours plaisir. Boude faussement Edward.
Mon cœur bat la chamade, j'ai les larmes aux yeux, et aucun son ne sort de ma bouche. Je me contente de respirer son odeur et de la serrer fort contre moi. Mon bébé, ma fille…
Edward se joint à notre câlin, très ému lui aussi.
- Papa t'es trop gentil d'avoir amené Bella avec toi !
Comme d'habitude dîtes-moi tout.
Si vous avez aimé ou pas.
Si d'après vous Mélody réagira bien…..
Bises à toutes et à bientôt
