Chapitre 25

Mon réveil ne fut pas pénible. Il fut bien pire. J'étais seule au moment ou il se produisit. Néanmoins, si je devais comparer mon réveil avec ma convalescence, je ne pense pas qu'il y ait de mot pour dire ô combien se fut difficile.

Pendant ma convalescence, je n'étais pas seule. Il y avait Randy, ce qui n'est pas une mauvaise chose en soit, loin de là. Il sait ce qu'il ne faut absolument jamais faire quand je ne suis pas en état de me battre et ce que l'on peut se permettre de faire, c'est tout à son avantage et très agréable d'être avec lui. Chris, lui aussi était, là. Il c'était montré charmant en tête à tête avec moi, très attentionné et assez docile, lui aussi était d'une compagnie des plus agréable.

Toutefois, ayez le malheur de les mettre ensembles ces deux énergumène là et vous obtiendrez un combiné d'insupportable d'instinct protecteur, voir de possessivité et d'une atmosphère lourde de tensions. Sans parler de leurs incessants affrontements verbaux grivois qui finissaient immanquablement en attentions plus charnelles non concertés. Le tout bourré d'un cocktail d'hormone qui me provoquait irrémédiablement un délectable frisson le long de la colonne vertébrale et qui n'avais pour but, à priori, que d'exacerber la tension sexuelle qui régnait dans l'atmosphère à l'instant où l'un d'eux posait un pied dans la pièce. Un véritable cauchemar en soi. Mais, le pire dans tout cela est qu'il formait un beau couple, je m'explique.

Peu après mon réveil, j'avais reçus leur visite. Barret, c'était apparemment volatilisé dans la nature, après qu'il m'ait enlevé et assommé, l'enfoiré. Je ne me souvenais pas de tout ce qui c'était passé mais parfois ma tête me faisais mal au point qu'elle me tournait et ces dans ces moments là que je revoyais quelques passage de la scène.

Très vite je m'étais aperçu que leurs comportements avaient changés entre eux. Cela me fut confirmé le jour où la main de Chris s'attarda un moment sur le fessier rebondit de Randy alors qu'ils sortaient de la pièce. Depuis lors, ces attentions n'étaient que trop témoignés chaque fois qu'ils se retrouvaient tout les deux dans la même pièce. Le plus étonnants, de mon point de vue, c'est que leur comportement envers moi n'avait pas changé. Enfin, celui de Chris n'avait pas changé, il n'avait pas cessé de me taquiner pour autant, sur un registre toujours très graveleux, bien entendu. Randy avait toujours été prévenant avec moi et ne m'avait jamais trahis, maintenant en plus de cela, il me provoquait de manière, comment dire, sensuelle, tout du moins, définitivement érotique. Il replaçait mon oreiller dans mon dos et en profitais au passage pour caresser ce dernier, en remontant sa mains le long de ma hanche nue, ou encore, en mordillant le lobe de mon oreille après m'avoir susurré que je pouvais m'allonger à nouveau, pour ne donner que deux exemples parmi nombre d'autres.

« Il l'a complètement pervertit. » grommelais-je pensivement perdue dans mes pensées.

« Qu'as-tu dis, Anna ? » me demanda Randy en se tournant vers moi alors qu'une énième joute verbale venait de s'achever entre les deux mâles présents dans la pièce.

« Rien d'important. » Répondis-je dans un sourire après m'être éclaircis la gorge.

Chris me scrutait avec insistance comme s'il doutait de la véracité de mes propos ou s'ils les avaient entendus.

« Dis-moi, Anna… As-tu réfléchit à ce que nous t'avons dis la dernière fois à propos de ton choix ? » demanda Chris en se rapprochant de Randy et en encerclant sa taille d'un bras très spontanément.

« » débitais-je d'une traite de manière pis qu'incompréhensible pour eux.

« Euh, je n'ai pas tout saisis personnellement, et toi ? » demanda Chris en se tournant vers Randy.

« Moi non plus. » Répondit ce dernier en glissant une main sous la chemise de Chris faisant sauter quelques boutons au passage.

Ma gorge s'assécha subitement, ils recommençaient encore à jouer à ce petit jeux de je te touche, tu me touche, etc. Je fis un effort pour avaler ma salive. Je ne pouvais plus lâcher cette main provocatrice des yeux. Elle s'était mit à déboutonner entièrement la chemise du principal intéressé, qui en réponse venait de glisser une main sur la nuque de Randy. Les gestes qui étaient effectués de manière inconsciente à l'habitude étaient plus entreprenants aujourd'hui. J'étais probablement entrain de rêver éveillé. Chris se pencha vers Randy. La tension était à son comble, je serrais mes draps dans mes poings. La main de Randy s'arrêta sur un pectoraux parfaitement développé et en pinça délicatement le téton entre deux doigts. Erotique. Ma bouche s'ouvris sur le coup de la surprise alors que leur lèvres s'unissaient en une effleurement brûlant avant de se séparer à nouveau pour mieux se retrouver avec moins de timidité. Randy ou Chris émit un grognement de plaisir et je sentis mon bas ventre se serrer. Leur corps était uni en une étreinte étroite bien que la main de Randy parvenait tout de même à taquiner le bouton de chair rose entre ses doigts. Un gémissement de plaisir et de frustration mêlée me parvint aux oreilles et je fus brusquement tiré de ma fascination quand je me rendis compte qu'il provenait de ma propre gorge. Randy et Chris mirent fin au baiser, court, mais très intense. J'avais chaud. J'étais probablement aussi excité que si je m'étais retrouvé à la place d'un des deux, mais bien plus frustrée que ces deux là réunis. Un sourire goguenard fleurit sur les lèvres des deux catcheurs qui s'approchèrent de moi. Je voulus protester. Ce que je lisais dans leur regard ne me disait rien qui vaille à mon cas pour la suite des évènements.