Ndlt : Bonjour ! Cela fait longtemps ! Je sais qu'il n'est pas dans mes habitudes de faire une note d'avant-chapitre dans cette fic, mais je tenais à m'excuser pour le temps que j'aurai mis à le poster ainsi que pour les coquilles ou tournures maladroites pouvant rester. Il était déjà trop en retard, je n'ai pas voulu presser un bêta-lecteur et je manque tellement de sommeil que je laisse passer des trucs gros comme le coach de Kaijô (nan mais il est mignon avec sa cravate contre Tôô) *fuis*. A nouveau, je m'excuse pour tout cela, et je vous souhaite tout de même une bonne lecture~.


Chapitre 23

Comprendre

C'était durant l'hiver de ses vingt-quatre ans que Kise était en train de fredonner un air entraînant alors qu'il se rendait au lieu de travail de Kuroko pour y rencontrer ce dernier. En fait, cette chanson était de lui. Après un an passé à faire les yeux doux, il avait réussi à convaincre son agence d'investir dans un premier single, qui sortirait la semaine suivant.

Il entra avec énergie dans la classe de Kuroko qui lui était déjà familière, et vit ce dernier en train de garder un dernier élève. « Kurokocchi, je suis là, » s'annonça-t-il.

« Bonjour, Kise-kun. J'espère que ça ne te dérange pas d'attendre un peu, sa mère est en retard.

-Pas de problème, » répondit Kise avec un geste désinvolte de la main. S'approchant de la petite fille, il s'agenouilla et fit, « Salut toi. A quoi tu joues ? »

Elle lui offrit la poupée qu'elle tenait dans ses mains. « A la poupée, hein ? » nota-t-il. « Elle est joliment habillée. Est-ce qu'elle va à une fête ? »

Les yeux de la petite fille s'éclairèrent et elle acquiesça avec enthousiasme. « Tu es intelligent, » fit-elle simplement.

Le blond rit. « Evidemment, » répondit-il avec un sourire.

« C'est presque bizarre de voir à quel point tu es doué avec les petites filles, » commenta Kuroko.

« Bizarre ? C'est méchant ! » s'exclama Kise. « Bien sûr que je suis doué avec elles, j'ai une nièce de trois ans que j'adore gâter. »

« Donc ta famille va bien, j'imagine ? »

Avant que le blond n'ait pu répondre, un coup à la porte interrompit la conversation.

« Kuroko-kun, » pépia une voix féminine.

Kise se retourna pour voir une minuscule tête brune apparaître dans l'encadrement.

« L'administration m'a demandé de faire de la paperasse de dernière minute, mais j'ai un rendez-vous chez le médecin. Je me demandais si tu pouvais t'en occuper.

-Ça ne te dérange pas d'attendre, n'est-ce pas, Kise-kun ? » demanda Kuroko.

Le blond secoua la tête. « J'ai trouvé bien meilleure compagnie avec cette jeune demoiselle, » répondit-il en désignant l'élève qui rayonna.

« Ce ne sera pas un soucis, Aomine-san, » assura Kuroko.

Kise se figea à l'entente du nom. 'C'est la femme de Daiki,' comprit-il, se relevant automatiquement sur ses pieds pour la voir un peu mieux. 'Alors elle n'est pas partie avec lui en Amérique. Je n'arrive pas à croire que je n'étais même pas au courant de ça.'

« Tu me sauves la vie ! » s'exclama-t-elle.

Tandis que la jeune femme s'affairait à tenir un tas de papiers, l'attention de Kise se porta sur son ventre qui ressortait aussi rond qu'une pleine lune brillante. 'Elle est enceinte, évidemment,' constata stupidement son esprit. Son cœur se serra douloureusement en réalisant qu'elle pouvait offrir à Daiki quelque chose qu'il n'aurait jamais pu. 'Qu'est-ce que je ressens ?' s'interrogea-t-il, un froncement de sourcil déformant ses traits. C'était l'un des rares moments de sa vie où Kise se retrouvait sans voix alors qu'il observait Kaneko.

« Kise-kun, tes manières, » siffla silencieusement Kuroko.

La réprimande sortit le blond de sa torpeur, et il força un sourire sur son visage une nouvelle fois. « Bonjour, nous n'avons pas encore eu la chance de nous rencontrer. Je suis Kise Ryôta. Je jouais au basket avec Daiki et Kurokocchi au collège. » Il tendit une main.

Après avoir déposé la paperasse sur le bureau de Kuroko, elle se retourna vers le blond et accepta le membre offert avec un sourire chaleureux et une poignée de main. « Bien sûr, Kise-kun, le dernier des Miracles ! J'ai reconnu votre visage grâce à la télé et aux magazines. J'ai vu la vidéo promotionnelle pour votre premier single qui sort la semaine prochaine. C'est fantastique ! Je suis heureuse d'enfin vous rencontrer en personne. Je suis désolée que vous vous soyez senti mal durant le mariage. Daiki et moi aurions adoré vous y voir. Enfin, vous êtes revenu au Japon spécialement pour ça… Je crois que ce que j'essaie de vous dire est que j'ai apprécié votre effort. »

Les engrenages du cerveau de Kise tournèrent tandis qu'il se mettait en tête le mensonge qu'on avait délivré à la jeune mariée. « Je suis désolé de l'avoir manqué. J'ai entendu dire que la cérémonie était superbe. »

Elle rit. « En effet et à présent regardez-moi, à peine un et demi plus tard. » Elle désigna son ventre.

Avant qu'il ne puisse se retenir, le blond laissa échapper, « Je suis surpris que vous soyez toujours au Japon et que Daiki ne vous ai pas amenée à l'accompagner en Amérique. » Il sentit Kuroko le fusiller du regard pour son intrusion dans la vie personnelle d'Aomine.

« Ça ne te regarde pas, Kise-kun, » fit sèchement le plus petit.

D'un geste nonchalant, elle ajouta, « Ce n'est pas grave, j'en ai parlé un nombre incalculable de fois avec des tas de gens. Qu'est-ce qu'une personne de plus ? » Se retournant vers le blond, elle répondit, « Nous avons bien sûr discuté de cette option, mais j'ai un travail et ma famille, ici. De plus, avec Daiki voyageant la moitié du temps en Amérique, nous nous sommes mis d'accord sur le fait qu'il était plus logique pour moi de rester ici, du moins pour le moment. »

Lorsqu'elle considéra Kise avec curiosité, il changea de sujet avant qu'elle ne puisse lui poser une quelconque question sur son intérêt qui le mettrait mal à l'aise. « Et donc, où en êtes-vous ? » l'interrogea-t-il en désignant son ventre.

Son visage s'éclaira. « Vingt-deux semaines. »

« Vous savez ce que c'est ?

-Une fille, » confirma-t-elle avec des étoiles dans les yeux.

« Félicitations, » fit Kise, tentant encore de digérer le fait qu'Aomine allait être père dans quatre mois.

« Merci ! » s'exclama-t-elle. « J'adorerais rester pour bavarder plus longtemps, mais je dois vraiment aller à mon rendez-vous. Peut-être pourrions-nous échanger nos numéros et parler plus tard ? J'aime beaucoup connaître les amis de Daiki. »

« Hmm, bien sûr, » répondit Kise en sortant son téléphone d'un air hébété pour échanger leur contact.

Une fois qu'elle fut partie, Kise tourna vers Kuroko un regard accusateur. « Depuis combien de temps tu savais qu'elle et Daiki attendaient leur premier enfant ? »

« Deux mois, » répondit simplement Kuroko d'un ton sec.

« Et tu n'as pas pensé à m'en parler ? » demanda le blond, frustré.

« Ce n'était pas à moi de le faire, » répondit Kuroko sans ciller. « Si Aomine-kun voulait que tu le saches, il te l'aurai dit. »

« Daiki et moi n'avons pas parlé depuis le mariage. Tu le sais, » rétorqua Kise. « Je commence à croire qu'il ne me reparlera plus jamais. »

« Il est clair qu'il a beaucoup à faire dans sa vie personnelle, » lui fit remarquer l'autre. « De plus, il joue pour la NBA à présent. Toi plus que toute autre personne devrait comprendre le stress qu'implique de vivre à l'autre bout du monde, loin de chez toi. »

Les mots du plus petit amenèrent Kise à reconsidérer ses plaintes. Après une pause, il dit, « Tu as raison. Je dois juste croire qu'un jour il sera prêt à mettre tout le désordre de notre vie passée derrière nous. »

« Je crois en Aomine-kun, » offrit doucement Kuroko.

« Est-ce qu'elle est au courant pour mon passé avec Daiki ? » s'interrogea Kise à voix haute.

« Je ne crois pas qu'Aomine-kun le lui ai divulgué. Etant donné que la situation te concerne toi aussi, tu as le droit de lui en parler. Cependant, penses-tu que cette information lui serait bénéfique ?

-Je ne lui dirai rien, » se défendit Kise. « J'étais juste curieux. » Il soupira, et changea de sujet, « Kurokocchi, pourquoi ne pas travailler sur cette paperasse que tu dois faire ? Je vais jouer aux poupées avec cette petite fille. » Il s'assit sur le sol à côté de l'élève et accepta la poupée et la minuscule brosse à cheveux qui lui étaient tendues. « Lorsque tu en auras terminé avec tes responsabilités, on ira trouver quelque chose à manger. »

Kuroko hocha la tête, se dirigea vers son bureau et commença à travailler.


Tandis que progressait la grossesse de Kaneko, Kise saisit l'opportunité de se lier d'amitié avec elle. La situation lui paraissait bizarre au début, mais il s'adapta. La personnalité de la jeune femme facilita leur rapprochement, et il comprit immédiatement les qualités qui l'avaient amenée à bien s'entendre avec Kuroko et Aomine : sa sincérité et sa capacité à voir le bien chez les autres. Cependant, il reconnaissait que ces traits l'amenaient à éviter les disputes, ce qu'il savait diminuer son habilité à interagir avec Aomine, qui lui préférait la communication directe.

Le temps passa rapidement, et il reçut bientôt un message indiquant qu'elle accouchait. Avec un soupir exaspéré, Kise insulta son emploi du temps chargé mais honora ses obligations professionnelles avec autant de concentration qu'il pouvait en rassembler. Une fois qu'il eût terminé son dernier photo shoot, il sortit son téléphone pour vérifier ses messages et vit un sms groupé de la sœur de Kaneko, envoyé quelques heures plus tôt.

Le bébé est arrivé ! La maman et lui vont bien !

Bien que Kise nourrît des émotions conflictuelles à propos de son ex petit-ami devenant parent dues à la nature complexe de leur relation passée, une part de lui ne pouvait attendre de rencontrer la fille d'Aomine qui était pour lui comme une extension de son père. Le blond se demanda quelles caractéristiques d'Aomine elle présenterait dans le futur. Se ruant à l'hôpital, le mannequin acheta des fleurs à la boutique de cadeaux avant de se rendre à la chambre appropriée. Lorsqu'il arriva, il entendit des exclamations de voix filtrer à travers la porte fermée et se figea.

« Tu sais, tu te dois de le lui dire si ça te pèse à ce point. C'est ton mari, tu te dois d'être honnête envers lui ! » Le blond reconnut cette voix comme celle de la sœur de Kaneko.

« C'est la seule chose dont je ne peux pas parler ! » s'exclama la nouvelle mère. « Il n'a que l'Amérique en tête, et il doit se concentrer sur son travail. Qu'est-ce que ça lui ferait comme bien que je lui dise à quel point ça me fait mal qu'il ne puisse pas être là pour la naissance de notre premier enfant ? »

Le cœur de Kise se décrocha. Même si la conversation qu'il entendait se rapportait à un sujet qui n'avait aucun rapport avec sa relation passée avec Aomine, les émotions sous-jacentes familières le forcèrent à se souvenir d'anciennes discussions qu'il pensait avoir enterrées depuis longtemps. Des souvenirs d'Aomine lui disant, « Ryôta, reviens s'il te plaît, » « Tu me manques tellement, » et « J'aimerais pouvoir te tenir contre moi là, maintenant » lui vrillèrent le cœur et lui nouèrent l'estomac.

« Frangine, le fardeau émotionnel est bien trop lourd pour que tu le portes seule. S'il ne sait pas que tu es en colère, il ne peut t'offrir le réconfort dont tu as besoin.

-Il fait de son mieux. Il a appelé pendant l'accouchement et est resté avec moi aussi longtemps qu'il l'a pu… » La voix de Kaneko s'éteignit peu à peu, et elle expira lourdement. « Je ne peux pas lui imposer mes problèmes. Il vit ses rêves, et en tant que sa femme, je me dois de le soutenir. »

« Tu as toujours été comme ça ! Tu penses peut-être que tu es gentille à intérioriser ta souffrance, mais fuir les problèmes ne conduit qu'à l'incompréhension.

-Tu as tort. Je ne me méprends sur rien. Je comprends parfaitement bien la situation ! Je comprends les difficultés du décalage horaire. Je comprends que le basketball soit ce sur quoi il se concentre. Je comprends- » La voix de Kaneko se brisa dans un sanglot. Lorsqu'elle reprit le contrôle, elle ajouta, « Je comprends tout, alors pourquoi est-ce que je continue à me demander si je ne suis pas assez pour lui ? Pourquoi ne puis-je pas m'empêcher de me sentir si seule ? » Après ces interrogations angoissées, seuls les pleurs résonnèrent dans la chambre.

Être témoin du pur chagrin de Kaneko fit prendre à Kise pleine conscience de la douleur d'être celui qui reste derrière, dans une relation. Son cœur se brisa pour elle… et pour un Aomine passé. 'Je n'avais pas réellement compris ce que traversait Daiki pendant que j'étais à l'étranger, ' pensa-t-il. 'J'étais trop fixé sur mes difficultés. De par sa crise, je peux dire qu'elle se sent impuissante face à la situation, ne pouvant conquérir ni la distance, ni même ses propres émotions. Daiki déteste se sentir impuissant. Je lui ai fait vivre quelque chose de terrible, n'est-ce pas ? Je suis désolé, je l'ignorais…'

La culpabilité et la tristesse s'emparant de lui, Kise posa son dos contre le mur pour un peu de support, autorisant ses jambes à s'effondrer sous lui, et se répandit en larmes.


Un mois après la naissance de sa fille, durant un appel coutumier, Aomine demanda, « Repasse-moi encore ma petite fille s'il te plaît. »

Kaneko répondit en riant, « Petit Yume ne veut pas parler à son papa pour le moment. »

« Oy, » protesta Aomine.

« Elle commence enfin à se calmer.

-D'accord, » céda-t-il. « Merci de continuer à m'envoyer des photos et des vidéos. Si tu n'étais pas là, j'aurais l'impression de tout rater. »

Un silence lui répondit avant qu'elle ne dise, » Ce n'est pas un souci. »

La pause le fit froncer les sourcils, et il demanda, « Tu t'en sors, toute seule ? »

« Oh, je ne suis pas toute seule, idiot, » répondit-elle, sa voix un peu plus optimiste. « C'est un tel soulagement que ta mère et la mienne se soient mises d'accord sur qui garde Yume et quand durant mes heures de travail. Ma sœur aide quand elle le peut. Maintenant que Mikiko est enceinte, elle fait tout son possible pour s'habituer à être avec un bébé. Tes amis ont aussi été d'une grande aide ! »

« Mes amis ? » demanda Aomine, à moitié surpris. « Je suppose que tu parles de Tetsu. »

« Oui, Kuroko-kun a été très bien. Pas seulement lui, en revanche, il y a aussi cette personne avec un beau visage. Son nom m'échappe. C'est horrible que j'ai pu oublier, et je ne peux plus en blâmer mon cerveau de femme enceinte, » se plaint-elle.

« Tu parles de Satsuki ? » Le front d'Aomine se plissa.

« Non, pas d'elle, même si elle est venue plusieurs fois. Tu es sur ton ordinateur ?

-Ouais.

-Je t'envoie une photo.

-Ce serait plus simple si tu pouvais juste te souvenir d'un bête nom. Cela dit, je dois bien avouer que je suis pas sûr de connaître quelqu'un d'autre qui passerait volontairement du temps avec Yume. » Son esprit passa tous ses amis en revue, de l'école primaire à l'université, et aucun ne semblait particulièrement apprécier les enfants. Lorsqu'un fichier joint arriva dans sa boîte mail, il l'ouvrit.

L'image qui apparut le stupéfia jusqu'au silence, et il cligna des yeux plusieurs fois juste pour être certain que ses yeux ne lui jouaient pas des tours. Sa femme était parvenue à capturer l'image de Kise portant Yume avec adoration. « Ryôta, » murmura-t-il d'une voix étranglée, son cœur submergé par l'émotion.

« Ah oui, voilà ! Kise Ryôta ! Comment ai-je pu oublier son nom ? » s'inquiéta-t-elle. « C'est une célébrité. J'aurais dû m'en souvenir ! Enfin, quoiqu'il en soit, il est vraiment doué avec elle. »

« On dirait qu'il s'amuse bien avec ma petite fille, » fit Aomine. Le fait qu'il puisse faire ce constat le laissa interrogateur. Le soulagement circulant dans son corps, il réalisa qu'une part de lui croyait sa relation avait Kise endommagée au-delà de tout espoir. Cependant, la photo devant ses yeux lui prouvait que le blond n'avait jamais renoncé à reconstruire leur amitié, même après la confrontation durant son mariage.

« Qu'est-ce que tu veux dire par là ? » demanda-t-elle.

« Son sourire, » Aomine répondit avec automatisme. « C'est un vrai, un qui ne peut être vu qu'en personne ou capturé par une photo inattendue. Dès qu'il voit un appareil, son visage de scène, bien travaillé, prend le dessus. »

« Ah, » fit-elle. « J'imagine que je ne peux pas faire la différence. »

'Je le peux,' répondit Aomine silencieusement. 'J'ai passé tant de temps durant mon adolescence à regarder Ryôta.'

Kaneko continua, « Il l'appelle déjà Yumecchi. »

« Evidemment, » ricana Aomine en retour. « La prochaine fois qu'il l'appelle comme ça, dis-lui qu'aucun homme adulte ne devrait utiliser de noms niais de ce genre. »

« Mais il utilise ce suffixe avec tous vos amis communs, » dit-elle en embrayant sur le nouveau sujet. « Kurokocchi, Momocchi, » imita-t-elle. « Hmm, mais il se réfère toujours à toi par Daiki. Pourquoi ça ? »

La bouche d'Aomine se fit sèche. « Pas de raison particulière, » parvint-il à dire en espérant sonner ordinaire.

« D'accord, » accepta-elle, apparemment peu intéressée par la poursuite du sujet. La conversation retourna sur le bébé. « Je me demande à quel point Yume aura grandi quand tu reviendras à la maison. »

« Je serai rentré à la fin du mois si on perd, pas avant juin si on gagne, » répondit Aomine.

« Eh bien, même si tu me manques, j'espère que tu gagneras. Botte-leur les fesses, Daiki.

- Naturellement, » éclata-t-il de rire.

« Je te rappelle plus tard. Je t'aime.

-Moi aussi je t'aime. »

Le couple raccrocha, et Aomine se retrouva à fixer l'image de Kise portant sa fille. Passant doucement le bout de ses doigts sur l'écran de son ordinateur, il pensa, 'J'ai sous-estimé la maturité de Ryôta. J'avais peur de le contacter parce que je savais qu'il avait tous les droits de me repousser après ma façon d'agir au mariage. Cependant, il fait tout son possible pour aider ma femme et ma fille.'

Certains actes de gentillesse garantissent l'éloignement de la fierté et de la peur. Pour Aomine Daiki, le dévouement de Kise pour sa famille en était au seuil. Sans aucune autre pensée, il envoya le message suivant : J'ai appris que tu aidais Kaneko avec Yume. Merci.

La réponse du blond suivit instantanément : Ça ne me pose pas de problème. Tu ne peux pas être là, alors c'est le meilleur moyen pour moi de te soutenir.

'Il essaie tellement dur,' Aomine pensa avec admiration. 'Il s'est toujours efforcé d'établir quelque chose d'amical entre nous. J'ai juste été trop intraitable et lâche pour accepter ses efforts. Il a montré tant de grâce et de patience. Je ne le ferai pas attendre plus longtemps.'

Rencontrons-nous quand je rentrerai cet été, envoya Aomine.

J'adorerais. J'attends de te voir, alors.


Notes de l'auteure : Eeeeeet on a de nouveau un contact ! (Je sais, ça a pris pas mal de temps, hein ? =p)

Concernant la logistique : La façon dont j'ai manipulé les personnages jusque-là a été en me référant à eux par leur nom de famille. Cependant, après le mariage au Japon, un couple partage typiquement un nom de famille. Donc j'ai commencé à me référer à la femme d'Aomine par son prénom. Je pensais que je devrais expliquer la raison de ce changement.

Ndlt : Merci de votre lecture !

J'avoue avoir hésité à traduire la note, j'ignorais que ça ne se faisait apparemment pas pareil en Amérique ._. Du coup, au cas où ce serait simplement moi prenant ce fait pour acquis…

J'ai mis tant de temps à traduire ce chapitre que je ne me souviens même pas de s'il y avait quelque chose de particulier à dire (à part : ils renouent ! Enfin ! ).En revanche, je tenais simplement à m'excuser pour ce retard (encore, sérieux j'ai honte), ce devrait être le dernier long délai pour cette fic. Ma sœur OoKira-x va me donner un coup de main pour accélérer et traduire aussi !

Et ce n'est pas mon genre de le mettre en note, mais j'en profite pour m'excuser auprès des personnes dont je dois toujours lire les fics. J'essaie, vraiment (et je sais que vous lisez 'Contact' donc autant le dire là x) ) !

A bientôt ! (pour de vrai, cette fois)