Nom : Le chat et l'oiseau

Disclaim' : Rien ne m'appartient, sauf le pitchou scénario…

Soundtrack: Whisper (Evanescence) (Servatis a periculum, servatis a maleficum [save us from danger, save us from evil]... Ca colle juste trop bien...)

Thème : 78# Merci, Tremblement de terre (ici, glissement de terrain… Soyez généreux avec ce pauvre auteur… Ah au fait, 'mercy' en anglais ne signifie 'merci' que dans le sens être à la merci de qqn. Ce qui me rend très heureuse car j'ai pu combiner les deux ~)

Personnages : Hao, Jeanne

Note : Shipping dark ~ Ou pas si dark que ça ~ Rain conteeente ~ *ronronne*
Note 2 : Pour moi le médium de Jeanne-chan est le fer… Vu que l'Iron Maiden est en fer, qu'elle est capable de n'utiliser que deux boulons pour invoquer Shamash, n'importe quelle ferraille doit faire l'affaire… %)


D'abord, le blanc. Puis, lentement, la conscience d'être allongée sur des cailloux pour le moins inconfortables. Elle souleva une paupière, puis l'autre, clignant des yeux pour tenter de reconstituer les derniers évènements. Le combat contre les sbires d'Hao, ça elle s'en souvenait, après par contre... Devant elle, une paroi sombre bouchait l'horizon, et l'atmosphère humide laissait à penser qu'elle était dans une grotte…

Une seconde. Elle cligna des yeux. Devant ladite paroi se tenaient deux chaussures affreusement familières, et dedans un homme encore plus familier. Elle se redressa aussitôt et s'écarta du jeune homme négligemment appuyé contre le roc.

« Hao ! »

Il ne répondit pas, un sourire amusé se dessinant sur son visage. Jeanne tourna la tête, cherchant à repérer les environs. « Que s'est-il passé ? »

Elle n'avait pas spécialement envie de lui adresser la parole, mais elle n'avait pas vraiment le choix…

« Tes anges ont encore fait n'importe quoi et il y a eu un glissement de terrain… Ce qui n'aurait pas été trop dramatique si tu ne m'étais pas tombée dessus dans ta chute, manquant me défigurer au passage. » Elle, qui avait froncé les sourcils devant le début de la phrase, se sentit presque rougir à sa fin. Elle était tombée sur Hao Asakura ?

« De rien, au fait, » lança ce dernier avec un rictus narquois avec effet immédiat de provoquer une profonde envie de meurtre chez son interlocutrice. Cependant, Jeanne avait encore quelques cellules grises non occupées à haïr le brun devant elle, et elle demanda, méfiante :

« Alors que faites-vous là ?
- Hm ? »

Elle fronça les sourcils.

« Je sais très bien que vous pouvez vous téléporter.
- Ca alors », souffla-t-il avant de disparaître, « je ne me savais pas aussi passionnant. »

Elle se retourna, mais ne rencontra que le vide alors que les mains tièdes de l'omnyôji se refermaient par derrière sur ses épaules, la plaquant contre lui. Hao respira un instant ses cheveux, sans sembler le moins du monde gêné par la jeune fille livide et raide comme un piquet qu'il avait désormais dans les bras.

« Veuillez me lâcher. » Sa voix n'avait pas tremblé. Petite victoire. Ce ne fut cependant pas suffisant pour le détacher d'elle, et il ronronna presque, sa tête venant se poser contre l'oreille de la petite sainte :

« Hmm, pourquoi donc… ?
- Je ne me répèterai pas. Lâchez-moi. » Petit tremblement, presque indécelable, qui le fit sourire contre son oreille. Elle avait l'impression de sentir le pouvoir du brun ondoyer autour d'elle, réchauffant l'air d'une façon désagréable. « Sinon ? »

L'air fit résonner le claquement que fit la statue d'Apega en apparaissant, mais elle ne se referma pas sur Hao et il brisa l'Over-Soul qu'elle venait de créer. Alors qu'elle tentait de le reformer, une main bronzée heurta la sienne, faisant voltiger le morceau de fer qu'elle tenait. Il lâcha, désapprobateur : « Si tu n'es même pas capable de te défendre sans ton esprit, tu n'iras pas loin… »

Alors qu'elle tentait de lui faire lâcher prise, il eut un sourire doux et reprit : « En fait, j'attends de voir combien de temps tes précieux anges mettent à te secourir. Tu sais que tu aurais déjà eu le temps de mourir cent fois ? »

Jeanne ne répondit pas, serrant les dents pour s'empêcher de répliquer. Cela ne servirait à rien. Bientôt, Marco serait là, et elle serait enfin libérée de ce démon.

« On est pas obligés de les attendre en silence… »

Fronçant les sourcils, elle s'apprêtait à le contredire quand il continua :

« Tiens, j'ai une idée. Si ce sont les miens qui arrivent en premier, je te tuerai. »

Elle déglutit péniblement, sa bouche s'étant soudainement asséchée. Malgré la voix enfantine et le ton léger employé, ce n'était pas une plaisanterie. Alors qu'elle luttait pour ne pas trembler dans la poigne du brun, elle eut la force de répliquer :

« Et… Si Marco arrive avant? Vous vous laisserez tuer, peut-être ? »

Dieu qu'elle haïssait ce ricanement, cet air de tout savoir et de s'amuser de la naïveté des autres. Elle pouvait le deviner, ce grand sourire innocent plaqué sur le visage de son ennemi. « Je ne crois pas, non… Mais je vous laisserai la vie sauve… »

Elle plissa les yeux. « Vous êtes vraiment coincé ici, alors. »

Il cligna des yeux, et un instant elle crut qu'elle avait visé juste. Mais le rictus qui déforma le visage du brun une seconde après la détrompa. Un vent violent se leva dans la grotte fermée, éteignant le feu alors qu'il lui plaquait le dos contre un mur. Fermant les yeux au moment de l'impact, la jeune fille les rouvrit dans une obscurité totale :

« Ne me sous-estime pas. »

L'entendre sans le voir avait quelque chose de terrifiant. A cet instant, seule la chaleur du jeune homme et ses mains encore serrées sur les épaules pâles de la jeune fille lui permettaient de savoir où il était. Elle se força à desserrer les poings et respirer normalement, focalisant son attention sur le jeune homme devant elle. Lui rit – il faisait trop souvent cela à son goût – et soudain se pencha vers elle, ses longues mèches brunes venant caresser les bras nus de Jeanne. La respiration de celle-ci se bloqua dans sa gorge. « Hao… »

Il l'interrompit en posant ses lèvres sur celles de la jeune fille, la défiant des yeux de se dégager ou de dire un mot de plus.

Elle était incapable de réagir, et ce moment aurait pu se prolonger indéfiniment si, un peu plus loin dans la galerie, un bruit d'explosion n'avait pas retentit alors que Michael et Lucifel entraient dans la grotte. Les deux fantômes s'évanouirent alors que leur Shaman rangeait leur médium, appelant au travers de l'orifice :

« Jeanne-sama ? Vous allez bien ? »

Vu la voix de Marco, il devait être au bord de la crise nerveuse. Comme pour établir le contraste, la voix de Rackist était plate et presque lassée :

« Hao-sama, Opachô s'est mis en tête de pleurer jusqu'au soir si vous ne revenez pas… On va bientôt avoir besoin d'un seau pour qu'il n'inonde pas votre tente… »

Hao fit la moue. « Ils sont arrivés en même temps. » Jeanne lui lança un regard méfiant, qui lui parut apparemment hilarant. « Allez, on va dire match nul. »

Il lui saisit le bras et partit dans la direction des bruits, sans répondre aux protestations de la jeune fille.


Rain : … Pffuuu… Faut que j'arrive à écrire ce Reanne…

Hao : Tu veux dire que tu vas me laisser tranquille ?

Rain : T'emballes pas coco, j'ai encore des scénar' plein la tête et, devine quoi, t'as été choisi premier POV pour Fighter… Donc t'inquiètes, je te laisserai pas tout seul…

Hao : Raaah…

Jeanne : Ren ? Et pourquoi j'aurai pas le droit d'être toute seule, de temps en temps ?

Rain : Parce que. C'est comme ça. %)