Titre : A travers tes yeux…
Coucou bonjour ! Heureuse de vous retrouver pour ce nouveau chapitre, j'espère que vous avez tous profitez du bon temps en ces vacances d'été moi j'ai déjà repris le travail * soupir* Ma vie à part, je vous laisse découvrir ce vingt-cinquième chapitre qui j'espère me laissera de jolis commentaires plus tard ^^ Une bonne lecture à tous !
…
25ème Regard : Que sais-tu de moi ?
Tout cela n'aurait jamais dû se produire…Où diable s'était-il trompé ?…Quand tout cela avait-il bien pu commencer ?…Depuis quand Naraku désirait-il vivre pour quelqu'un ? Lui qui s'était habitué à côtoyer les ténèbres depuis tellement longtemps. Etait-ce à cause de Kikyô ? Non…Kikyô était celle qui lui avait rappelé la présence de lumière dans son cœur…le facteur déterminant se trouvait bien plus loin que ça encore…dans un certain orphelinat, il y a tant d'années…
…
« Dîtes monsieur l'hanyô, c'est vrai que vous êtes un monstre ? » demanda un enfant youkai, accompagné de deux de ses amis.
« Uhm ? »
« Les autres enfants disent que vous êtes arrivé tout brûlé et que vous portez malheur ! Vous avez déjà tué quelqu'un dîtes ! Dîtes ! »
« Peut être vous si vous continuez à m'énerver, petites vermines… » répondit l'homme à la chevelure d'ébène, d'un regard sombre.
« Ah ! » les enfants s'enfuirent en courant et en hurlant dans les couloirs mais Naraku n'en avait que faire. Il savait que personne ne viendrait lui faire de remontrance car tout le monde préférait l'éviter…lui l'ancien humain qui avait renoncé à sa condition humaine pour pactiser avec des démons. Il ne savait plus très exactement comment il était arrivé en ces lieux mais effectivement, il avait subi de douloureuses blessures et brûlures qui lui avaient valu de garder le lit trois mois durant. Aujourd'hui encore, il n'était pas tout à fait remis et ne pouvait marcher que très peu de temps, même si de jour en jour cela semblait s'améliorer grâce à sa partie youkai…il n'avait pas prévu de rester ici toute sa vie de toute façon. Tout le monde le méprisait…humains et youkais…enfin tout le monde sauf…
« Aku ! » Une petite fille à la chevelure écarlate venait de se jeter sur lui dans son dos et Naraku dut se cramponner au mur afin d'éviter la chute.
« Kisaki ! Combien de fois t'ai-je demandé d'arrêter de faire ça ! »
« Oups ! Pardon…mais je t'ai cherché partout ! » se plaignit la fillette sans le lâcher pour autant.
« … » cette enfant…ou plutôt Kisaki, de son prénom, était arrivée à l'orphelinat il y a peu et d'une manière peu commune. Du haut de ses six ans, elle s'était rendue seule à cet orphelinat en décrétant que sa famille ne voulait plus d'elle et cherchait à l'éliminer. Elle n'avait d'ailleurs jamais révélé son nom de famille à personne et utilisait le prénom 'Saki' en présence des autres…sauf à lui à qui elle avait révélé son véritable prénom.
Dès le départ, Kisaki n'avait jamais manifesté aucune peur envers lui ni même lorsqu'il était brûlé. Elle lui avait d'ailleurs tenu compagnie pendant deux mois lorsqu'il ne pouvait quitter son lit et lui avait même donné à manger. Très vite il avait décelé une nature youkai chez elle sans parvenir à dire si elle en était complètement une…Kisaki dégageait une aura si chaleureuse par moment qu'il n'avait jamais su. Tout cela est-il qu'elle l'avait sauvé sans même s'en rendre compte, elle une petite fille que le destin avait lui aussi choisi d'abandonner à la dure réalité de la vie…
Par la suite, la vie de Naraku prit un tournant qu'il n'avait lui-même pas prévu et resta plus longtemps à l'orphelinat en compagnie de Kisaki, qui avait fait de lui son ami et son confident. Quatre années s'écoulèrent ainsi rapidement et ce, jusqu'à ce que Kisaki ne soit transférée dans un collège français pendant deux ans pour ensuite poursuivre ses études en Angleterre. Naraku avait de son coté, décidé de tirer un trait sur le passé et n'eut plus aucune nouvelle de la fillette depuis son départ du Japon. Il avait tracé son propre chemin, sans plus aucune lumière pour le guider, s'enfonçant un peu plus chaque jour dans les ténèbres et ce, jusqu'à devenir le dirigeant du monde de l'ombre et des banques Shikon no tama…
…
Son glorieux parcours aurait normalement dû s'étendre au-delà de ça mais c'était sans compter sur sa rencontre avec Kikyô, une humaine, pour qui son cœur humain s'était à nouveau éveillé et l'avait forcé à commettre les pires choses à son égard…ceci dans l'unique but de la garder auprès de lui. Son plan avait échoué et jamais Kikyô ne lui avait rendu ses sentiments. Kisaki avait alors refait son apparition et frustré de voir qu'elle se retrouvait dans une situation similaire à la sienne avec Sesshomaru mais avec un dénouement différent, il n'avait pu s'empêcher de lui faire dû mal à elle aussi. Quand bien même elle n'avait pas mérité ça et avait encore cherché à l'aider jusqu'à la fin…cela n'aura peut être pas été vain finalement…et Naraku avait peut être encore une chance de racheter ses fautes…
C'est dû moins ce qu'il pensait alors qu'il faisait route à toute vitesse vers l'hôpital…
…
« Nakoba-sama, nous ne pouvons plus attendre ! » s'écria désespérément San en tentant tant bien que mal d'arrêter l'hémorragie de Kikyô.
« … » la youkai féline aurait préféré ne pas en arriver là mais elle n'avait plus le choix désormais. Kisaki n'était pas revenue avec une solution et il fallait maintenant pratiquer une opération afin de sauver la mère ou l'enfant…les deux étant impossibles à sauver… « Très bien nous allons commencer ! » déclara Nakoba en enfilant son masque et ses gants. Malheureusement, l'état de Kikyô se dégrada d'un coup et son pouls chuta à une vitesse fulgurante.
« Nous sommes en train de la perdre ! » paniqua Ni en fixant l'électrocardiogramme.
« Non ! L'enfant n'est pas encore là ! Kikyô, restez avec nous ! » les supplications de la youkai restèrent sans appel car la jeune femme perdait peu à peu la vie et n'afficha aucune réaction. Nakoba s'apprêtait à tenter un massage cardiaque lorsqu'une étrange fumée noire s'infiltra de dessous la porte pour ensuite ouvrir brusquement cette dernière…
Sous l'effet de cette fumée ou plutôt de ce miasme, San, Ni et Chi s'évanouirent aussitôt laissant Nakoba seule avec celui qu'elle ne s'attendait absolument pas à voir ici. « Vous…mais comment… »
« Laissons les questions encombrantes pour plus tard…si je suis venu c'est pour la sauver… » déclara Naraku d'un air on ne peut plus sérieux.
« La sauver ? Avec une telle énergie néfaste ? Ne me faites pas rire, vous allez l'achever elle et l'enfant ! »
« Non… » Naraku se ficha éperdument de son opinion et s'approcha de Kikyô sans plus attendre. Nakoba le surveilla attentivement tout en se posant mille et une questions quand à la raison de sa présence ici…voulait-il vraiment la sauver ? Son énergie était tellement sombre et…froide… « Si tu tentes de la tuer, tu seras le prochain alors méfie-toi… » le menaça t-elle clairement.
Naraku n'eut que faire de ses menaces et releva très délicatement Kikyô contre lui. « Je te demande de bien vouloir me pardonner…Kikyô…puisses-tu m'entendre où que tu sois… » puis sans prévenir, il vint l'embrasser provoquant la stupeur de Nakoba. Elle le vit ensuite poser une main sur le ventre de la jeune femme et comprit vite que ce n'était pas un simple baiser qu'il lui offrait là…il cherchait vraiment à la sauver…et pour cela, il lui injectait de sa propre énergie…mais cette énergie…elle était bien trop néfaste pour une humaine…à moins que…
« … ! » Nakoba en resta sans voix lorsqu'elle vit le cœur de Kikyô repartir à nouveau…elle venait de comprendre. Ce n'était pas Kikyô qui était visée directement par cette énergie mais… « L'enfant… » le bébé vivait toujours et était entré en résonnance avec le yoki de son père. Il agissait comme un filtre pour la survie de sa mère…
« A vous maintenant, prenez la suite… » lui intima Naraku, Kikyô toujours contre lui. Cette dernière respirait assez rapidement mais elle n'avait toujours pas ouvert les yeux. Nakoba comprit dès lors que le travail reprenait et qu'elle devait agir rapidement. « Très bien allons-y cette fois ! J'ignore si vous pouvez m'entendre mais poussez de toutes vos forces Kikyô ! »
Sans plus attendre et complètement à bout, la jeune femme s'exécuta même si elle n'était qu'à moitié consciente. Naraku la soutenant comme s'il s'agissait de leur dernier instant. Nakoba n'en revenait pas…jamais elle n'aurait cru voir un jour Naraku tenir une humaine dans ses bras de cette façon…comme s'il s'agissait de la chose la plus précieuse au monde. Tous leurs efforts finirent néanmoins par payer et après environ une demi-heure, les premiers cris du nouveau né se firent entendre…
« C'est…c'est une petite fille ! » s'exclama Nakoba en enveloppant l'enfant dans une serviette propre. Naraku en resta sans voix…sans voix devant ce petit être si fragile qui criait déjà qu'il vivait à plein poumons. Une petite fille…sa fille…
« … ? » Naraku sortit de ses pensées lorsqu'il sentit une main venir l'agripper. C'était Kikyô…elle n'avait toujours pas ouvert les yeux et respirait assez difficilement. Elle avait l'air exténué…épuisé à tel point qu'elle ne devait pas se rendre compte de son geste…mais au moins elle était vivante et aux yeux de Naraku c'était le plus important…même si elle le détestait. « Elle a besoin de repos »
« Je vais veiller sur elle, soyez sans crainte » répondit Nakoba tout en ayant une toute autre vision de lui à présent.
« Bien… »
« … ? Où allez-vous ? » demanda la neko-youkai, surprise de l'avoir vu déposé Kikyô sur son lit pour ensuite commencer à s'éloigner.
« Ma présence ici n'est plus nécessaire… » déclara t-il en s'arrêtant mais sans se retourner.
« Il est vrai que ce n'est pas moi qui vais vous retenir mais je voulais savoir si vous comptiez les abandonner pour de bon cette fois. Je sais dans quelles circonstances cette enfant a été conçue et tout ce que vous avez fait à Kikyô mais… »
« Mais rien du tout…je l'ai suffisamment blessée comme ça, s'en est assez maintenant…il vaut mieux que je parte avant son réveil et avant que mes mains ne souillent aussi cette enfant… »
« … » Nakoba le vit serrer les poings, signe qu'il faisait son possible pour accepter cette réalité. « Avant de partir…je sais que je ne devrais pas vous le proposer mais bon…est ce que vous voulez prendre au moins une fois votre fille dans vos bras ? »
Cette question déconcerta quelque peu Naraku et il tourna légèrement la tête en direction de la youkai. Là où il entendait battre un tout petit cœur…celui de sa fille qui dormait paisiblement dans les bras de Nakoba. Il aurait tellement aimé voir à quoi elle ressemblait de plus près…mais non, il n'en avait pas le droit et il devait dort et déjà se rendre à l'évidence… il n'allait pas faire parti de sa vie. « C'est inutile…mettez la près de sa mère et ne lui parlez pas de moi, je ne suis jamais venu ici c'est compris ? »
« C'est vous qui voyez…mais ne venez pas vous plaindre après… »
« Hmph…non, c'est mieux ainsi… » alors qu'il s'apprêtait définitivement à partir, quelque chose d'autre perturba Nakoba « Kisaki…minute Naraku ! Vous ne savez pas où se trouve Kisaki par hasard ? Elle a mystérieusement disparu lorsque les choses ont commencé à se compliquer pour Kikyô et depuis, elle n'est toujours pas revenue ! »
« … » la réponse de Naraku tarda à venir et la youkai soupçonna quelque chose « Je ne l'ai pas vu, navré… » déclara t-il dans un sombre mensonge.
« Soit…je tâcherai de la retrouver un peu plus tard alors… » le prévint-elle, presque sûre qu'il lui avait menti. Naraku n'ajouta rien de plus et quitta pour de bon les lieux, incertain de ce qu'il allait faire à présent…
…
« Hmm… »
« Hé oh ! Il est temps de te réveiller maintenant ! »
« Q-Quoi ?... ! » Kisaki ouvrit péniblement les yeux et se retrouva nez à nez avec Byakûya. Surprise, elle se réveilla aussitôt pour se rendre compte qu'on l'avait solidement enchaînée par les bras et suspendue à un crochet dans une sorte d'ancienne usine désaffectée. « Qu'est ce que… » elle tenta de se libérer mais ses forces l'abandonnèrent aussitôt.
« Si j'étais toi je me tiendrai tranquille, Naraku t'a suffisamment pris de sang pour que tu ne puisses plus bouger pendant un moment » ricana l'incarnation de l'hanyô.
« Toi…mais pourquoi enfin ! Qu'est ce que tu attends de moi ! »
« De toi je n'attends absolument rien…si ce n'est que je veux que tu meures dans les plus bref délais… » Kisaki resta sans voix devant une telle déclaration, ne comprenant pas pourquoi il désirait sa mort. « Et tu crois peut être que je vais me laisser faire ? Dis moi pourquoi d'abord !? Je sais que ce n'est pas Naraku qui te l'a ordonné alors pourquoi ?! »
« Pourquoi ? Parce que tu n'es qu'une gêne…dès l'instant où je t'ai vu, j'ai su que tu allais poser problème…je regrette d'ailleurs de t'avoir laissé la vie sauve la dernière fois… »
« La dernière fois ? De quoi est ce que tu parles ? » Kisaki n'aimait pas ça…ses sens étaient plus que perturbés et en plus de ça, elle avait l'intime conviction qu'ils n'étaient pas seuls dans cette usine. Quelqu'un d'autre se cachait dans l'ombre de Byakuyâ…
« Ah mais oui ! C'est vrai que tu as tout oublié…et bien soit, je vais me faire un plaisir de te raconter la vérité sur ton amnésie partielle…le jour de l'incendie… »
« Quoi ?... » Avait-elle bien entendu là ? Que diable savait-il donc ? Sans trop savoir pourquoi, le regard de Kisaki se porta sur la fleur de lotus accrochée à sa veste et eut un léger malaise.
« Il te reste quelques bribes apparemment… » ricana t-il en prenant la fleur entre ses doigts. « Il est vrai que ma spécialité sont les illusions ainsi que les rêves mais cette fleur est particulière…elle vole les souvenirs de ses victimes avant de les envoyer dans un profond sommeil…son parfum est tellement envoûtant tu ne trouves pas ? »
Il avança la fleur vers elle et Kisaki n'eut d'autres choix que de respirer l'étrange parfum qu'elle dégageait. Dès lors, elle ne sombra pas dans le sommeil mais à l'inverse, elle se rappela de tout ce qu'il s'était passé ce jour là…lorsqu'elle faisait de la pâtisserie avec Rin et que quelqu'un venait de sonner à la porte…cette personne qu'elle avait vu ce jour là n'était autre que… « Byakuyâ… »
« Effectivement c'était bien moi… » confirma t-il en s'éloignant d'elle « J'étais venu dans le but de t'éliminer et comme je savais que tu ne t'entendais pas avec la mère de Sesshomaru, il était évident que si tu survivais tu allais forcement l'accuser. Ce qui se confirma par la suite…elle avait même tenté de te mettre en garde, tu aurais dû accepter sa protection tout de suite… »
« Je…comment as-tu pu…on ne se connaissait même pas…pourquoi voulais-tu ma mort ! » s'énerva Kisaki en faisant vibrer la poutre qui retenait ses chaînes.
« … » Byakuyâ leva la tête et comprit qu'il fallait faire vite « Je ne pensais pas qu'il te restait autant de forces…tu n'es vraiment pas n'importe quelle youkai… »
« Épargne moi ce genre de commentaire et répond moi ! Rin a failli mourir elle aussi mais ça j'imagine tu t'en fiches ! Tu as détruit notre maison ce jour là alors dis moi pourquoi !? »
« Je te l'ai dit il me semble non ? » reprit sérieusement Byakuyâ. « Tu es une gêne… »
« … » Kisaki se calma dès lors et resta abasourdie par ses mots.
« Non seulement pour moi mais aussi pour tout le monde. Naraku m'avait créé dans le seul but de protéger Kikyô mais comme il était déjà affaibli à ce moment là, il ne s'est pas rendu compte qu'une partie de sa malveillance d'autrefois s'est déversée en moi et m'a poussé à agir comme le Naraku d'hantant…à savoir, l'élimination de tous ceux qui lui posait problème dans le monde des affaires ainsi que dans sa vie… »
« Tu veux dire que… »
« Parfaitement…je me suis peu à peu détaché de l'emprise de Naraku parce que mon rôle n'était pas de m'occuper de cette humaine mais de chercher la personne responsable de sa chute…c'est ainsi que je suis remonté jusqu'à toi…toi la femme qui a su changer un daiyoukai froid et cruel comme Sesshomaru, la même qui a su se mettre la mafia japonaise dans la poche tout comme le seigneur Hashmira…et enfin celle responsable de la mort prochaine de Naraku. Tu tiens à toi seule un palmarès incroyable de victoire mais tout cela va prendre fin ici même…je récupèrerai ainsi tes entreprises et je prendrais un malin plaisir à mettre des bâtons dans les roues à ton cher Sesshomaru… »
« Non ! Je ne te laisserai pas faire… » tenta de s'écrier Kisaki à bout de souffle. Ainsi c'était lui…depuis le début…comment avait-il fait pour savoir autant de choses sur elle en si peu de temps ? Naraku allait-il vraiment mourir ? C'était probable…son sang ne l'avait pas totalement guéri mais lui avait accordé un répit de quelques jours seulement. Quand à ses entreprises… « Je ne te laisserai définitivement pas faire…mon grand frère et Sesshomaru-sama comptent sur moi… »
« Vraiment ? Dans ce cas peux-tu me dire où est ce qu'ils se trouvent en ce moment ? » la provoqua t-il.
« … ! »
« Tu ne sais pas ? Et bien moi je vais te le dire…Ton frère se trouve à l'hôpital en ce moment par ta faute et Sesshomaru a tout simplement pris la fuite en découvrant à quel point tu l'avais rendu faible » poursuivit Byakûya avec une haine certaine.
« Non ! C'est faux ! Tais-toi ! » Kisaki refusait de croire à de tels propos, elle ne le voulait pas…mais alors pourquoi son cœur lui faisait t-il si mal ? Pourquoi avait-elle envie de pleurer ? Non il ne le fallait pas…pas devant lui…
« Oh et puis j'avais oublié un détail…une autre personne à qui tu as causé du tort, souhaitait te revoir… »
Kisaki releva la tête et vit une silhouette dans l'ombre s'avancer dans sa direction. Alors elle n'avait pas rêvé, il y avait bien quelqu'un d'autre mais cette personne… « Kazuma ? » c'était bien lui…le tengu en personne…Kisaki ne l'avait pas revu depuis le jour où il l'avait enlevée et que Sesshomaru était venu à son secours. C'était lui qui était à l'origine du poison dans les balles anti-youkai et Hashmira lui-même s'était occupé de démanteler ses entreprises d'armement. Maintenant, il était là devant elle mais…il lui manquait un bras et de grosses cicatrices en forme de griffes se dessinaient le long de son visage jusqu'à sa gorge…ceci devait être l'œuvre de Sesshomaru…
« Il ne peut quasiment plus parler…ce cher Sesshomaru lui a arraché la gorge et une partie de ses cordes vocales… » précisa Byakûya. « Aujourd'hui il ne lui reste plus rien hormis le désir de se venger d'une certaine personne… » insista t-il en la fixant bien.
« … ! » voyant Kazuma s'approcher, Kisaki tenta une fois de plus de se libérer de ses chaînes mais en vain. Le corbeau n'attendit pas plus longtemps et lui assainit un coup de poing en plein ventre. « Argh !... » cela faisait mal…mais elle n'eut d'autres choix que de se laisser faire alors que Kazuma recommença plusieurs fois à défouler sa colère sur elle. Byakuyâ resta un peu en retrait à savourer pleinement ce spectacle et ne leva pas le petit doigt pour mettre fin à ce supplice.
Après plus d'un quart d'heure de martyre, plusieurs tâches et gouttes de sang avaient recouverts le sol sous Kisaki et cette dernière laissait la chaîne la soutenir entièrement. Elle semblait s'être évanouie.
« Déjà fini ? Je te croyais plus résistante…mais je t'ai peut-être surestimée après tout… » déclara Byakuyâ en soupirant. Kazuma s'était un peu éloigné d'elle lui aussi mais il savait pertinemment que cela ne suffirait pas à la tuer. « Plus jamais tu nous nuiras, nous allons enfin être débarrassé de toi, Kisaki Kitsu… »
« Je… » contre toute attente et bien que salement amochée, Kisaki reposa pied à terre et releva la tête vers ses bourreaux. « Je n'abandonnerai pas…désolée…mais j'espère que te défouler sur moi aura permis d'atténuer un peu ta colère…pour autant, jamais je ne pourrai te pardonner… » déclara t-elle en s'adressant à Kazuma. Le corbeau ragea et voulut la faire taire pour de bon mais Byakuyâ l'en empêcha. « Quelle assurance dis moi…où trouves-tu une telle énergie ? »
« J'ai fais une promesse à une personne qui m'est très chère…c'est quelque chose que tu ne pourras jamais comprendre parce que…parce que vois-tu Byakuyâ, je sais que tu as menti… »
« Comment ? »
« M'éliminer ne t'apportera rien…ce que tu veux réellement, c'est te débarrasser de ce lien qui t'uni à Naraku…tu cherches à le détruire parce que tu ne supportes pas l'idée de vivre à travers lui… »
« Tais-toi ! Je t'interdis de proférer pareils mensonges ! » pour la première fois, Byakuyâ commençait à perdre son sang froid. Kisaki avait réussi à toucher une corde sensible.
« Tu t'es senti dès lors menacé quand tu as vu que Naraku comptait sur moi pour veiller sur Kikyô et grâce à ton pouvoir, tu as anticipé cette action en essayant de me supprimer avant…tu avais peur que Naraku se débarrasse de toi ! »
« La ferme ! » lui ordonna t-il en la giflant de toutes ses forces.
Kisaki ne cria pas et le fixa à nouveau d'un regard certain. Elle n'arrivait plus à ouvrir un œil et du sang coulait au coin de ses lèvres mais jamais elle ne détourna le regard…cette assurance elle l'avait gagnée auprès de quelqu'un et pour rien au monde elle ne plierait devant lui. « La vérité est toujours dure à entendre mais regarde toi, Byakûya…ton cœur est empli de ténèbres, il ne connaitra jamais l'amour…à moins que tu n'arrêtes tout ça…laisse moi parler à Naraku, je peux encore t'aider… »
« Que…c'est une plaisanterie ? Tu crois peut être qu'il va t'écouter ? Il sait que je lui ai menti au sujet de Kikyô ! La prochaine fois qu'il me verra ce sera pour mettre fin à mes jours alors ne prétend pas pouvoir m'aider, idiote ! » Il attrapa Kisaki par les cheveux et approcha son visage du sien « Je vais te tuer et récupérer ta force…ainsi je n'aurai plus à craindre ni Sesshomaru et encore moins Naraku, tu as eu tort d'essayer de me raisonner… »
« … ! » Kisaki eut juste le temps d'apercevoir qu'il avait sorti un poignard à la lame noire de sa veste avant de le diriger dans sa direction.
« Adieu kitsune ! » sur le point d'abaisser son arme sur elle, le poignard fût soudainement éjecté de ses mains par une épée de foudre « Qui… »
Kisaki ouvrit aussitôt les yeux pour apercevoir… « Grand frère ! »
« Je…Je ne te laisserai pas faire… » déclara le kitsune, Hiru sur son épaule.
« Hiru… » mais que faisaient t-ils ici ? Non pas qu'elle n'était pas contente de les voir mais quelque chose n'allait pas…Kaito était censé être dans le coma à l'hôpital et le voilà ici, se tenant à peine debout et tout essoufflé. Hiru devait être responsable de tout ça mais pourquoi avait-il pris autant de risques en venant ici « Allez-vous en ! Kaito retourne à l'hôpital ! Tu n'es pas en état de te battre ! » le supplia t-elle.
« Mais bien sûr… » Byakûya éclata de rire et ramassa son poignard avant d'ordonner à Kazuma de surveiller Kisaki. Ce dernier s'exécuta et vint plaquer une main sur la bouche de la jeune fille pour la faire taire. « A nous maintenant, monsieur le grand frère…je suis désolé de te le dire mais ta chère petite sœur a raison, tu n'es absolument pas en état de te battre…pas après tous ces jours passés dans le coma »
« Ma condition ne te regarde pas vile créature…surtout quand on sait qui est le responsable… maintenant libère Kisaki sur le champ avant que ça ne se termine mal pour toi… »
« Je serai curieux de voir comment tu comptes mettre tes menaces à exécution… » ricana l'incarnation de Naraku en s'armant de son poignard à nouveau. Kaito esquissa un sourire et d'un simple geste de la main, son épée qu'il avait lancée un peu plus tôt revint vers lui tout en traversant Byakûya au passage. Ce dernier, ne s'y attendant pas, parût aussi choqué que possible d'autant plus que l'Amatsuki venait de lui envoyer de violentes décharges électriques qui le clouèrent au sol.
« Voilà comment je m'exécute… » déclara Kaito en récupérant son bien sans le moindre effort. Il fût cependant rapidement obligé de poser genou à terre car il était tout sauf rétabli et il lui restait encore Kazuma à affronter. « A toi maintenant…Tengu… »
Le youkai semblait étrangement calme alors que Kisaki, toujours réduite au silence, tentait de se débattre pour l'avertir de quelque chose. Le temps qu'il comprenne, une présence était déjà dans son dos mais…trop tard…Byakûya venait d'abattre son poignard sur Hiru qui avait bondit sur Kaito pour le protéger. « …! » le kitsune n'en revint pas sur le coup et tout se passa ensuite extrêmement vite…lorsqu'il voulut réagir, le poignard de Byakûya se transforma en une longue épée à la lame noire étincelante qui transperça Kaito à son tour.
« … ! » Kisaki demeura impuissante face à ce triste spectacle et ne pût retenir ses larmes. Kaito s'effondra au sol, Hiru sur lui, tous deux grièvement blessés par…
« C'était imprudent de baisser ta garde mais tu étais prévenu…seul Naraku peut me tuer… » affirma t-il en fixant à nouveau Kisaki « Regarde ce que tu as fait encore…remarque, il fera un parfait alibi lorsque j'en aurais terminé avec toi. Tout le monde savait que tes frères te détestaient… »
Kazuma finit par lâcher Kisaki mais cette dernière ne réagit pas et ne parvint pas non plus à détacher son regard de son frère et d'Hiru, gisant à terre…le sang commençant à recouvrer le sol autour d'eux. Ce n'était pas possible…pourquoi…pourquoi avaient-ils fait ça ? Tout cela était tellement insensé… incompréhensible…et Sesshomaru qui n'était pas là…cette fois, personne n'allait venir à son secours et ses amis allaient mourir sous ses yeux…
« J'espère que cette fois tu as compris la leçon…personne ne se mettra en travers de mon chemin et si je dois éliminer Naraku moi même, je n'hésiterai pas un seul instant à supprimer ce genre d'insectes inutiles… » Il enjamba le corps de Kaito et s'avança à nouveau vers Kisaki qui se murait dans le silence depuis tout à l'heure. « J'espère que le choc ne t'a pas rendu muette, je serais triste de ne pas t'entendre crier… »
« Pas ça non… »
« Quoi ? »
« Hiru…Kaito…pardonnez-moi…je ne souhaitais pas en arriver là… » Kisaki serra subitement les poings et fixa Byakûya avec des yeux écarlates. « Tu vas me le payer ! » s'écria t-elle avant de l'expulser loin d'elle avec sa simple aura. Kazuma voulut intervenir mais Kisaki l'envoya à son tour valsé dans le décor à l'aide de sa queue de kitsune.
« En fin de compte, tu es bel et bien une youkai toi aussi…mais pourquoi faire appel à ce pouvoir seulement maintenant ? » demanda Byakûya en revenant lentement vers elle.
« Tu veux vraiment savoir pourquoi ? » L'aura de Kisaki s'intensifia tandis que ses blessures guérissaient à vue d'œil…des flammes rougeoyantes vinrent ensuite l'entourer et par sa simple force, elle plia la barre qui reliait ses chaînes et fût libérée de ses entraves. « Parce que telle est ma véritable nature…c'est un pouvoir que peu connaissent et dont je m'étais jurée de ne plus utiliser à tort et à travers…mais toi, tu es allé bien trop loin pour être pardonné… »
« … » Byakûya parût soudainement hésitant. Il ne pensait pas qu'elle pouvait déployer une telle force…même le vent qu'elle générait, était brûlant. Le bâtiment entier tremblait face à son pouvoir. « Tu n'es qu'une fillette qui veut jouer dans la cours des grands ! » tenta t-il de feindre « Tu ne m'impressionnes pas le moins du monde ! » ajouta t-il en s'élançant sur elle avec son épée.
Kisaki ne bougea pas d'un pouce et Byakûya fût à nouveau repousser sans qu'il n'en comprenne la raison. Lorsqu'il se releva pour l'observer, il comprit enfin pourquoi…autour d'elle, dansait neuf queues de renarde et une aura démoniaque démesurée…comment pouvait-elle supporter une telle charge ? Une chose était sûre, il n'avait pas la moindre chance face à elle…comment avait-elle réussi à cacher un tel pouvoir depuis tout ce temps ? Sesshomaru était-il au courant ? Byakûya n'avait pas envie de rester pour lui demander. Il essaya de prendre la fuite mais Kisaki le prit de vitesse et le plaqua au sol à l'aide d'un puissant coup de poing dans le dos.
« Tu n'iras nulle part ! Pas avant d'avoir payé pour tout ce que tu as fait ! » s'écria Kisaki plus en colère que jamais.
« Qu'as-tu l'intention de faire ? Me tuer ? Seul Naraku le peut… » lui rappela t-il, toujours couché au sol.
« Tu en es sûre ? » Kisaki se pencha et lui attrapa un bras, tout en le maintenant avec son pied au sol. Byakûya hurla de douleur tandis qu'elle lui arrachait très lentement le bras. « Ça c'était pour mon frère et Hiru ! » comme il était une incarnation de Naraku, tout comme Kanna, il ne saignait pas et semblait plutôt s'effriter.
« Réjouis toi tant que tu le peux…mon corps est invincible…il… » Byakûya se tût lorsqu'il constata que son bras manquant ne se reformait pas.
« Que disais-tu au juste ? » le provoqua Kisaki en réduisant en cendre le bras qu'elle venait tout juste de lui arracher. « Invincible c'est ça ? Moi je crois plutôt que Naraku t'a abandonné…la voilà la vérité ! »
« … » Non…alors il savait déjà tout…peut être était-il dans les environs en ce moment même mais comment ?...Byakûya n'avait plus de solution. Il comptait sur les pouvoirs de Kisaki pour se tirer du fléau qu'était son créateur mais tout cela était devenu impossible…et c'était cette même Kisaki, à l'aura monstrueuse, qui allait en finir avec lui…non ça ne pouvait pas se passer comme ça…sa vie ne pouvait pas s'achever ainsi… « Non… »
« … ? »
« Non ! Cela ne saura pas ! » Byakûya tenta le tout pour le tout et de sa fleur qu'il portait toujours à sa veste, une lumière éblouissante en jaillit et obligea Kisaki à se protéger les yeux. Le temps que sa vue revienne, lui en avait profité pour disparaitre.
« Espèce de lâche ! Reviens tout de suite ! » rien à faire…elle ne sentait plus sa présence et plus inquiétant encore, elle semblait ne plus prêter attention à ce qui l'entourait et encore moins à son frère ainsi qu'à Hiru blessés. « Tu vas payer…je te retrouverai… » elle s'apprêtait à quitter les lieux lorsqu'un corbeau géant avec une aile estropié, lui barra le chemin en poussant un puissant croassement. « Je t'avais presque oublié toi…prépare toi parce que je ne te ferai aucun cadeau…et le prochain sera Byakûya… » affirma Kisaki en s'armant de ses griffes et de son feu de renard.
…
Byakûya s'était dépêché de sortir du hangar, plantant Kazuma par la même occasion mais il s'en moquait complètement. Sa priorité était devenue la fuite et sans plus attendre. Ses plans ne s'étaient absolument pas passés comme prévu et Kisaki avait même failli le tuer. A présent, il devait quitter le Japon au plus vite avant de tomber sur…
« Tu comptes aller quelque part Byakûya ? » s'enquit une voix grave derrière lui.
« N-Naraku… » Byakûya se retourna rapidement et recula de plusieurs pas en rageant au plus haut point « Comment m'avez-vous retrouvé ? »
« Question inutile…c'est moi qui t'ai créé, je sais donc parfaitement où tu te trouves à chaque instant…et tu dois savoir pourquoi je me trouve ici maintenant, j'exige des explications…même Kagura s'était montrée plus discrète que toi lors de sa première trahison… »
« Pourtant vous lui avez laissé la vie sauve jusqu'à présent ! » répliqua Byakûya, espérant trouver grâce à ses yeux. « Et puis j'étais sur le point de vous débarrasser d'un problème épineux mais j'imagine que cela vous importe peu, de savoir que j'ai failli mourir des mains de cette kitsune enragée… »
Naraku ne lui répondit pas et se contenta de rire doucement.
« Kisaki a toujours possédé cette force…même moi je faisais attention à ne pas la faire sortir de ses gongs mais toi, tu as été assez stupide pour le faire…quelle inconscience…et à propos… » d'un simple geste de la main, Naraku obligea Byakûya à se plier à genou devant lui. « Que tu t'en prennes à moi est une chose mais Kikyô a bien failli y laisser la vie à cause de toi, tu sais donc ce qui va suivre… »
« Je savais bien que tout cela se terminerait ainsi. Vous faites ce qui vous chante sans même vous soucier de notre avis, voilà pourquoi toutes vos incarnations vous détestent et cherchent à fuir ! »
« Si tu t'étais contenté de fuir peut être t'aurais-je laissé une chance mais non content de ta liberté, toi tu en as profité pour blesser Kikyô et enlever Kisaki…voilà deux choses que je ne peux absolument pas tolérer… » les yeux de l'hanyô virèrent au rouge sombre et le corps de Byakûya commença lentement à s'effriter.
« Vous avez donc gagné…mais j'avais tout de même raison sur un point…cette Kisaki vous aura bien retourné le cerveau, le Naraku d'hantant est bel et bien mort… »
« C'est peut être mieux ainsi…dis toi seulement que si ce n'était pas moi qui t'avait éliminé, Sesshomaru l'aurait fait sans aucun problème »
« Mais Sesshomaru est… »
« Plus près que tu ne le penses… » le coupa mystérieusement Naraku.
« Je vois… »Byakûya avait presque entièrement disparu lorsqu'il ajouta une dernière chose « Néanmoins, j'aurai le plaisir de me dire que tu seras le prochain à mourir…lorsque le sang de Kisaki ne fera plus effet, que feras-tu au juste ? Je te plains sincèrement…pauvre hanyô…finalement, c'est peut être toi que Sesshomaru va éliminer…dans tous les cas, après ce qui vient d'arriver, votre précieuse petite kitsune ne sera plus jamais la même…tient le toi pour dire Naraku, tout cela sera entièrement de ta faute… »
Sur ces dernières paroles, Byakûya disparût corps et âme sans laisser la moindre trace. Naraku songea quelques instants à ses paroles et n'en comprit que trop tard le sens…
« Non ! »
« … ! » c'était la voix de Kisaki. Elle provenait du hangar. A défaut de sentir encore faiblement l'aura de Kaito, l'aura de Kazuma, elle, avait complètement disparue. « Désolé Kisaki, cela n'aurait jamais dû se produire ainsi…je ne peux plus rien pour toi… » puis Naraku disparût pour laisser la place à quelqu'un qu'il n'avait absolument pas envie de revoir et vice versa…
…
« Qu'est ce que…Qu'est ce que j'ai fait !?... » Kisaki avait enfin retrouvé la raison mais malheureusement trop tard…elle venait de tuer Kazuma de ses propres mains et ses dernières tout comme ses vêtements étaient tâchés de sang. Dans une vaine tentative, elle tenta de s'essuyer les mains mais rien à faire…cela ne faisait qu'accroître son crime. Elle s'effondra finalement à genoux devant le corps inerte du tengu et fixa une fois de plus ses mains dont les griffes n'avaient pas disparues. « Oh…non…pourquoi… » elle remarqua ensuite plus loin son frère et Hiru mais lorsqu'elle voulut les appeler, aucun son ne sortit de sa voix…son corps refusa lui aussi de bouger.
« Tu es ce que tu es...personne ne peut rien y changer…tu as gardé ce pouvoir depuis trop longtemps en toi… » résonna une voix dans sa tête et qui ressemblait à s'y méprendre à la sienne. « Accepte le…ou bien il finira par te détruire et tous tes amis avec… »
« Non…tais toi ! Je ne le veux pas ! Il est bien trop dangereux…je refuse d'être une telle créature… » s'écria Kisaki en se bouchant les oreilles.
« C'est pourtant ce que tu es…un monstre sanguinaire qui réclame le sang d'autrui…dépêche toi de le laisser sortir ! Il n'attend que ça ! »
« Non ! » Kisaki explosa littéralement de peur et déclencha un incendie sans même le vouloir. Le feu se répandit rapidement mais elle semblait l'ignorer au détriment de son frère et Hiru toujours évanouis non loin. Elle fixait le sol, complètement perdue, la respiration tendue et le corps paralysé…elle ne savait plus où elle était ni ce qu'elle devait faire…en ce moment, elle avait tout simplement peur d'elle-même…
Au bout de quelques minutes, des bruits de pas commencèrent à se faire entendre derrière elle mais Kisaki ne réagit pas le moins du monde et laissa libre cours à ses larmes avant de poser ses mains sur sa tête.
Soudain, telle une lumière dans les ténèbres, elle entendit une voix l'appeler…
« Kisaki… »
« … ! » le choc fût de taille et lorsqu'elle sentit une main se poser sur son épaule, elle se retourna brusquement et blessa à la joue, le seul être qu'elle n'aurait jamais voulu blesser de son vivant. « Ah !...je…je ne voulais pas…p-pardon ! »
« … » le youkai ne ficha éperdument de cette égratignure et ramena doucement sa femme dans ses bras afin qu'elle cesse une bonne fois pour toute de trembler. « Tout va bien maintenant… » lui souffla t-il à l'oreille.
« … ! » Kisaki crût au début à une hallucination mais même au milieu des flammes, elle n'eut aucun mal à reconnaître cette chaleur. « Sesshomaru-sama ! » s'écria t-elle avant de s'accrocher de toutes forces à lui en pleurant.
Le youkai n'attendit pas plus longtemps et la sortit rapidement de ce brasier pendant que des hommes de sa garde évacuaient Kaito et Hiru. Une fois à l'extérieur et hors de danger, il constata que Kisaki s'était évanouie et ne perdit pas de temps pour l'emmener à l'hôpital. Il n'avait pas prévu qu'une telle chose arriverait en son absence et même s'il ne pouvait rester dans les parages très longtemps, Sesshomaru se jura que c'était bien la dernière fois qu'il abandonnait Kisaki aussi longtemps…au détriment du rempart qu'il construisait pour leur avenir…
…
Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis ce fameux jour et Sesshomaru avait une fois de plus quitté les lieux après s'être assuré que la vie de Kisaki n'était pas en danger. Maki et même Nakoba lui en voulurent pour ça mais aucune des deux n'eut son mot à dire. A la place, Sesshomaru avait confié la protection de Kisaki à quelqu'un de très surprenant et qui n'était autre qu'Inuyasha lui-même. Kagome avait également décidé d'apporter son soutien car Kisaki était avant tout sa meilleure amie et sa confidente la plus proche. Elle était convaincue qu'elle pouvait l'aider d'une façon ou d'une autre.
Malheureusement cela s'avéra plus difficile que prévu car Kisaki refusait d'avoir quelconque visite et restait la plupart du temps, cloitrée dans un coin de sa chambre d'hôpital, recroquevillée et paralysée par la peur. La voix dans sa tête persistait toujours et dès qu'elle ouvrait les yeux, c'était pour voir du sang partout autour d'elle et son envie de tuer la reprenait…elle était désemparée et en avait même oublié tous ceux qui l'entouraient. La vision de son crime ne cessait de la hanter…
« Je vais y retourner » déclara Kagome avant qu'Inuyasha ne la retienne par le poignet.
« Elle ne veut pas écouter pour l'instant, je crois qu'il vaut mieux attendre… »
« Mais attendre quoi ? Je refuse de la voir dépérir de jour en jour de cette façon ! Elle a besoin de moi ! »
« Non ! C'est de Sesshomaru dont elle a besoin mais où est t-il ce crétin je vous le demande ! » s'énerva l'hanyô « Moi aussi je voudrais l'aider mais il n'y a rien que nous puissions faire pour elle…même si ça me fait mal de le reconnaitre, elle a tout de même tuer quelqu'un… »
« Oui un meurtrier qui avait conçu des balles dans le but d'éliminer les youkais ! Il a tué tout son entourage et s'apprêtait à tuer notre Kisaki aussi ! Il n'a eu que ce qu'il méritait ! » lui rappela Kagome, plus que remontée.
« … » Inuyasha se dissuada de lui répliquer quelque chose car hormis le fait qu'elle avait plus ou moins raison, la jeune femme était entrée dans une période de sa grossesse où les hormones jouaient beaucoup et il n'avait aucune envie de se disputer avec elle.
« Kagome a raison… » intervint Nakoba « C'est de soutien dont elle a avant tout besoin. Je viens d'appeler vos amis Miroku et Sango, ils arrivent avec la petite Rin. Il faut que cette histoire cesse une bonne fois pour toute ou bien… » Nakoba pensait à un risque d'effondrement de l'esprit au détriment d'une personnalité plus agressive et dangereuse qu'elle gardait au fond d'elle…à moins de réussir à lui faire entendre raison et de la convaincre de s'accepter telle qu'elle était « Ou bien nous allons définitivement la perdre… » conclut la youkai. Inuyasha finit par lâcher Kagome et cette dernière entra dans la chambre de Kisaki, décidée à la sortir de ce cauchemar une bonne fois pour toute.
« Kisaki, que fais-tu ici ? Tu vas prendre froid » Elle était encore proscrit dans un coin, la tête posée sur ses genoux. Kagome vint s'assoir près d'elle et posa doucement une main sur son épaule.
Kisaki sursauta dès lors « C'est-C'est toi Kagome ? » ses yeux étaient encore ruisselants de larmes et sa queue et ses oreilles lui étaient apparues.
« Oui c'est moi tout va bien maintenant, rassure toi, viens te recoucher dans ton lit » elle l'incita à se relever mais Kisaki repoussa son geste.
« Non ! Si je dors elle va revenir ! »
« Mais qui ? »
« Cette voix…ma voix…je l'entends dès que je ferme les yeux et…et elle me force à faire des choses que je ne veux pas faire ! » non, Kisaki ne voulait faire de mal à personne et ça Kagome le savait bien. Elle avait aussi toute confiance en son amie. « Tout ira bien ne t'inquiète pas, moi je crois en toi et je sais très bien qui tu es…tu peux revenir sans crainte dans la lumière… » l'incita la jeune femme en lui tendant une main.
« Mais… »
« Allez viens… »
« … » Kisaki hésita quelques instants et prit une grande inspiration avant de saisir la main qu'elle lui tendait.
« Tu vois, ce n'était pas si difficile ! Ha ! Ha ! » se réjouit Kagome en la voyant enfin debout.
« O-Oui tu as raison, ça va mieux… » affirma étrangement Kisaki en souriant.
« C'est parfait ! Allons retrouver Inuyasha et les autres maintenant ! »
« Non attends ! Je…Je suis un peu fatiguée, j'aimerai me reposer si tu veux bien… »
« Oui, il n'y a pas de soucis mais tu es sûre que… »
« Allez va retrouver Inuyasha, je t'assure que ça va ! » lui répliqua Kisaki en la poussant jusqu'à la porte. En toute bonne foi, Kagome la quitta et Kisaki s'empressa de refermer la porte derrière elle. Sitôt cette dernière partie, Kisaki s'effondra à nouveau au sol en fixant ses mains tremblantes. Du sang…ses mains en étaient recouvertes tout comme la pièce et partout autour d'elle…pendant un instant, elle avait même songé à tuer son amie… « Non…Non…arrêtez ça pitié !...Sesshomaru-sama…» sanglota t-elle silencieusement, prisonnière de ses propres ténèbres.
…
« Cela ne peut plus durer…Monsieur ! Il faut que vous réagissiez et vite ! Kisaki est au plus mal, elle a besoin de vous maintenant ! » s'énerva Maki en jetant avec colère le rapport que Nakoba lui avait fait, sur le bureau du youkai. « Qu'attendez-vous au juste ?! »
« Kisaki ira mieux dès que je l'aurai ramenée auprès de moi, tu n'as pas à t'en mêler… » répondit stoïquement Sesshomaru en lui tournant le dos depuis son siège de bureau.
« Pas à m'en mêler ? Vous savez pourtant tout comme moi tout ce qu'elle a traversé depuis notre départ ! Naraku, Byakûya et cet horrible Kazuma ! Nous n'avons pas le droit de l'abandonner de la sorte ! »
« C'est ma décision, tu n'as rien à dire…et si tu crois que je prend cette situation avec légèreté, tu te trompes complètement… » Maki recula légèrement avant de constater qu'une fissure venait de se former le long de son bureau. En fait, il devait sûrement être plus remonté qu'elle ne le croyait…mais pourquoi ne pas agir dans ce cas ? « Tout ce que j'ai fait jusqu'à présent, je l'ai fait dans un seul et unique but…Naraku n'est désormais plus un obstacle mais je dois encore attendre que le dernier se présente devant moi… »
« Autrement dit vous vous servez de Madame comme appât ? » s'interloqua Maki.
« Je ne pouvais pas faire autrement…mais sache que lorsque je l'a récupèrerai, personne n'osera plus jamais me l'enlever, ça je peux te le garantir…ou alors ils connaitront un sort pire que la mort… » affirma le youkai très énervé et impatient de retrouver sa femme, qui aujourd'hui avait plus que besoin de lui.
…
Plusieurs jours s'écoulèrent encore sans que personne ne parvienne à remonter le moral de Kisaki…d'ailleurs personne ne pouvait plus entrer dans sa chambre car elle s'y refusait obstinément. Rin elle-même fût rejetée tout comme Kaito, qui s'était plus ou moins remis de ses blessures et avait tenté de la raisonner. Le jour suivant en revanche, elle reçut une curieuse visite…celle d'une youkai qui avait attendu longtemps une occasion pareille…
Saori n'avait peur de personne et encore moins d'une kitsune tétanisée par elle-même…mais dans un tel état, elle devait être plus influençable et Saori espérait l'attirer dans ses filets pour que son fils se montre à nouveau. Elle ignorait cependant ce qu'elle aurait à affronter…
« Kisaki ? Kisaki ! Vas-tu te décider à me répondre à la fin !? »
« Allez-vous en…moi je n'ai rien à vous dire… »
Saori avait pénétré dans la chambre de la jeune fille sans son accord et depuis, cette dernière l'ignorait, recroquevillée sur elle-même dans un coin de sa chambre, les cheveux lâchés et en chemise de nuit blanche à bretelles.
« Il n'est que 18h et tu es déjà prête pour aller dormir ? Ne me dis pas que tu es restée comme ça toute la journée, si ? » Kisaki l'ignora « Nous avons enfin retrouvé la trace de Sesshomaru… » déclara subitement Saori en la voyant réagir cette fois « Ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'il ne revienne à Tokyo mais avant ça, j'aimerai lui présenter une épouse convenable…je te propose donc de partir d'ici et de l'attendre à mes côtés, qu'en dis-tu ? »
« Non…je refuse ! Je… » Kisaki avait à peine relevé la tête qu'elle recommença à voir des traces de sang partout dans la pièce et les battements de son cœur redoublèrent en intensité…la voix dans sa tête lui remontrait ce qu'elle avait fait à Kazuma et pire encore…elle avait une furieuse envie de tuer Saori.
La youkai perçut très nettement ses intentions et ne se laissa pas impressionner. « Tu as du courage pour me montrer autant d'agressivité…du coup je me disais que ce n'était peut être pas une bonne idée de te laisser revoir mon fils…. »
« Et moi je vous dis de partir ! Je ne veux plus faire de mal à personne ! » répliqua Kisaki qui n'avait plus les idées claires et les griffes sorties.
« Je vais partir mais tu viendras avec moi ! » d'un simple geste, elle déploya un long fouet vert d'énergie et attrapa Kisaki par le poignet.
« Non ! Je ne veux pas ! »
« Si tu es si forte, essaie donc de m'en empêcher ! » l'incita Saori en la tirant vers elle. Kisaki résista et déploya une aura démoniaque, chargée à la fois de haine et de peur. Saori fût légèrement surprise mais ne lâcha rien pour autant. Quelques secondes après, une lame ou un vent elle ne saurait dire, l'entailla à la joue et fit couler son sang… « Qu'est ce que… » personne n'avait encore jamais osé faire couler le sang de Saori…elle-même en demeura extrêmement choquée. « Petite insolente ! » elle tira brusquement sur son fouet et Kisaki chuta au sol par la même occasion « Si tu crois pouvoir me battre, tu te trompes lourdement ! »
« … » Kisaki n'essaya même pas de se relever et tenta plutôt de fermer son esprit au démon qu'elle était et qui réclamait son lot de sang.
« Elimine-la…pourquoi hésites-tu ? Tu as la force nécessaire pour le faire…regarde dans quel état tu te trouves par sa faute…tue-la ! » tonna à nouveau la voix dans sa tête.
« Non ! Ce n'est pas ce que je veux ! J'ai…si mal… » déclara Kisaki devant une Saori perplexe. A qui parlait-elle donc ? Tout son corps bouillonnait et curieusement sa gorge lui brûlait atrocement… « Saori…sama…je vous en prie…partez vite ! »
Mais Saori se ficha bien de son avertissement et resserra l'étreinte de son fouet « Et moi je t'ai dit de venir avec moi. Je ne partirai pas et tant pis si je dois user de la manière forte, Sesshomaru me le pardonnera plus tard… »
« Se…Sesshomaru-sama… » à l'entente de son nom, quelque chose se brisa définitivement en Kisaki et elle se releva avec des yeux écarlates. Dès lors, un vent d'une extrême violence se leva dans la pièce et contraignit Saori à reculer de plusieurs pas. Cette puissance…d'où lui venait-elle ? Quelque chose ne tournait pas rond et elle avait même l'impression de se retrouver en face d'une autre Kisaki. Cette dernière d'ailleurs remarqua son incompréhension et ne se gêna pas pour se moquer d'elle ouvertement.
« Personne n'a le droit de se moquer de Saori Taisho, finalement tu vas peut être m'obliger à revoir mes plans te concernant… » déclara la youkai en s'armant de ses griffes empoisonnées.
Dès cet instant, Kisaki tenta de reprendre le contrôle d'elle-même car elle voulait à tout prix éviter le conflit mais sans succès…cette pression dans sa tête et son cœur était bien trop grande pour qu'elle puisse y arriver seule…il y avait tellement de sang…partout…
« Tant pis pour toi ! Je t'avais prévenue ! » Saori voulut entamer les hostilités mais au même moment une fenêtre derrière Kisaki s'ouvrit, laissant entrevoir… « Sesshomaru ? »
Le youkai venait d'apparaître comme par magie et Saori tout comme Kisaki en restèrent bouche bée. Cette dernière réussit d'ailleurs à reprendre partiellement le contrôle d'elle-même et s'effondra à genoux, au bord des larmes.
« Viens Kisaki…laisse moi te protéger à nouveau… » déclara Sesshomaru en tendant une main vers elle et avec un regard qu'elle ne lui connaissait que trop bien.
« Sesshomaru-sama… » elle avait attendu ce moment depuis tellement longtemps…qu'il lui demande un telle chose, c'était presque comme dans un rêve. Son cœur s'était pour ainsi dire arrêter de battre et sa douleur avait elle aussi stagnée…tout cela rien qu'en le voyant…il n'y a avait donc plus à hésiter « Sesshomaru-sama ! » c'est à la fois déboussolée et heureuse que Kisaki trouva la force de se relever pour courir se jeter dans ses bras. Une fois contre lui, elle étouffa ses pleurs et libéra toute sa tristesse. « Emmenez-moi loin d'ici s'il vous plait ! Je n'en peux plus… »
Devant un tel désarroi, Sesshomaru n'hésita plus une seule seconde et lui injecta un peu de son yoki pour l'obliger à dormir. Dès lors il la souleva dans ses bras avant de faire face à sa mère.
« Je n'avais pas prévu que tu réapparaitrais si tôt…du moins pas dans de telles circonstances… » Saori venait de remarquer qu'il portait un costume cravate ainsi que sa fourrure sur son épaule. « Pourrais-je savoir pourquoi un tel accoutrement ? Démissionner de ton poste de président directeur général ne te suffisait donc pas ? Tu as donc pris parti pour la concurrence ? »
« Pas le moins du monde…j'attendais plutôt une occasion comme celle-ci et elle est enfin venue… » il sortit une carte de visite de sa poche et la lança à Saori. Cette dernière la réceptionna et parût extrêmement choquée lorsqu'elle lut les quelques lignes qui la composaient.
« Maintenant que tu sais, je t'interdis formellement de t'approcher à nouveau de ma femme ainsi que de Rin…si tu tentes quoi que ce soit, j'écraserai les compagnies Taisho d'un simple claquement de doigt et sans le moindre remord. Pour l'heure je vais juste fermer les yeux sur ton comportement et voir si Kisaki accepte de te pardonner pour cette conduite plus qu'honteuse qui te qualifie…dans le cas contraire je couperai tout lien avec toi… »
« … ! » cette déclaration laissa Saori sans voix et stupéfaite. C'était la première fois que son fils lui parlait de la sorte et contre elle en plus… « Tu oublies que je suis ta mère ! Si j'ai fait tout ça, c'est uniquement pour ton bien ! Pour ne pas te perdre toi aussi ! »
« Et Kisaki est ma femme…pour moi, elle passe avant tout le reste. Par ailleurs, je sais que tu n'étais pas la responsable de l'incendie qui a ravagé notre immeuble…mais cela ne change rien à ce que je viens de dire. Père ne t'aurait jamais donné raison pour tout ce que tu as fait et tu le sais. J'attendrai simplement la réponse de Kisaki… » un vent ne tarda pas à se lever autour du youkai et sans laisser le temps à Saori de répondre quoi que ce soit, il prit son envol avec Kisaki dans ses bras.
Sesshomaru Taisho était enfin de retour et cette fois il allait définitivement s'assurer que Kisaki ne manque plus jamais de rien et ne souffre plus comme aujourd'hui. L'heure de son éveil était venue et il allait assurément l'aider à maitriser sa nature démoniaque en lui rappelant ce qu'est la véritable puissance… ainsi que la force de leur amour…
…
La suite pour la prochaine fois ! Je sais on a toujours pas vu beaucoup Sesshomaru dans ce chapitre XD mais c'était pour la bonne cause *rire* j'ai surtout voulu sortir Naraku de son rôle de méchant, j'espère donc m'en être quand même sortie et puis en ce qui concerne Kisaki, j'ai enfin pu mettre à l'honneur son côté démoniaque même si ce n'était pas dans de bonnes conditions pour elle, cela valait tout de même la peine…surtout pour la suite où Sesshomaru l'aidera à reprendre le contrôle d'elle-même. L'histoire Naraku et Kikyô prendra également fin elle aussi mais avec un étrange dénouement tandis que Saori fera à nouveau face à son fils dont les intentions seront enfin exposées au grand jour. Comment réagira t-elle ? Pour le savoir…
Rendez-vous dans un mois pour la suite ! )
Merci à Akimi Aya, Paola et Break Sharon pour vos commentaires, je suis toujours extrêmement ravie que mon histoire vous fasse autant plaisir même si cela implique pour certaines d'aller se coucher tard *rire* et puis j'espère vous retrouver très vite pour ce chapitre-ci ^^ Je vous dis donc à dans un mois (même si cela peu paraître long, un mois passe relativement vite *clin d'œil*) et profitez toujours tous et toutes des vacances *Kisssss*
Bisous également à Nymphéa et Fafa lila, j'espère avoir aussi vite de vos nouvelles )
