RE ! :D alors voila, y'a un petit changement de programme, mais qui devrait vous plaire ! ^^ La fin n'est donc pas postée dimanche, mais ce soir. Donc voilà, c'est la fin. Le dernier chapitre. J'espère qu'il vous plaira, et que l'ensemble de cette histoire vous aura plu aussi. :) faites le moi savoir dans les reviews ! ;) Je tenais également à tous vous remerciez d'avoir suivi cette fiction, mais aussi pour vos avis, vos encouragements, votre présence, etc. Un grand merci à chacun d'entre vous. :) N'ayant plus d'autres projets d'écriture en cours, je ne sais pas quand je reviendrais avec une nouvelle fiction. Mais d'ici là, bonne vacance à tous et encore merci. Gros bisous et à bientôt ! ^^

Mise à jour des infos : retrouvez la suite de leurs aventures dans ma fic "pour le pire et le meilleur"! bonne lecture d'avance! :D


Musique – Were No One Goes – Jónsi / John Powell


Chapitre 25 - Et ici, tout s'achève

Les deux amoureux avaient passé la nuit à penser à l'autre, jusqu'à ce qu'ils tombent endormis. Et même dans leur rêve, la présence de l'autre était inévitable. Sachant tous deux l'inévitables, c'est comme s'ils voulaient gardé en mémoire tous leurs moments passés ensemble, avant de...

Le lendemain, Adrianne venait de se réveiller, mais paraissait calme. À quoi bon se rebeller, se battre, pensait-elle. Personne ne voulait les croire. Pas même Stoik.

Dagur lui apportait le petit déjeuner. Selon lui, ça n'en valait pas la peine avant de se faire pendre, surtout dans l'heure qui suit ! mais c'était les règles envers les condamnés. Leur accordaient des choses simple avant de partir. Mais elle ne touchait pas une bouchée de son plateau. Pas que c'était immangeable, mais elle n'avait pas faim. Dagur insistait, mais elle l'ignorait royalement. Il abandonnait par un haussement d'épaules et retourner s'asseoir en attendant son chef.

Alvin arrivait peu de temps après. À peine arriver, il s'approchait de la cellule, un léger sourire aux lèvres

- Bonjour ma belle ! bien dormi ?

- ...

- Ooooh ? on n'est pas d'humeur bavarde ce matin, hein ?

- ...

- Ah mais c'est vrai... t'a usé toute ta salive hier pour balancer tes âneries et tes preuves !

Il se marra en compagnie de Dagur. Adrianne les ignoraient encore, le regard tourné et toujours froncé. Par sadisme, ou pour jouer avec les nerfs de sa prisonnière, Alvin ajoutait ceci

- Mais je dois dire qu'en fait... vous aviez vu juste tous les deux.

Sa phrase la fit alors réagir. Lentement, elle tournait son regard haineux vers lui. Alvin enchaînait ses révélations, avec le sourire.

- Eeeh oui ma petite. Vous aviez raison ! C'est bien moi et Astrid qui avions manigancé tout ça. Enfin... plus moi qu'elle ! même si je dois avouer que l'incendie ne faisait pas du tout partie de mon plan, je voulais simplement te faire accuser d'un vol pour que tu sois plus dans nos pattes. Et ce sera chose faite dans peu de temps !

Elle ne lui répondait pas. Elle n'en avait pas la force. Gardant son regard froncé, elle baissait la tête pour ne plus voir le sale sourire qui tronait sur son horrible visage.

- De plus, j'ai appris ta requête auprès du maire. Ainsi... ton précieux Harold sera épargné de la potence ? hum... geste honorable de ta part, mais que je trouve dommage.

Il approchait davantage sa tête des barreaux, et avouer ceci avec un sourire encore plus large, plus sadique.

- Mais pour mon plaisir personnel, tant mieux ! en prison, Harold aura droit à de nombreux traitements de faveur de ma part, et il me suppliera de lui ôter la vie ! ou alors... c'est lui qui se l'ôtera tout seul ! hahahaaaa !

Mais sans qu'il ne prenne garde à force de se marrer, Adrianne venait de se lever d'un bond. Elle venait de chopper la barbe d'Alvin à deux mains, et lui avait fait cogner violemment sa tête contre les barreaux. Le shérif reculait après le coup, la tête entre ses deux mains et hurler de douleur. Dagur avait la bouche entrouverte tellement il était surpris du geste et de l'audace de la jeune fille ! puis il se pinçer les lèvres, tout en secouant sa main et sa tête, connaissant les conséquences immédiates de son geste.

Alvin se remettait du coup tout en grognant. Quand il vit du sang sur sa main, il posa son regard sur elle. Elle ne le quittait pas des yeux et ne montrer aucun signe de peur. Furieux, il ouvrit la grille et la chopa par la gorge. Suffocant sur le coup, elle ne cédait pas à la peur. Trop proche de son visage, il lui soufflait ceci avec son horrible haleine.

- Ta requête est veine Adrianne. Harold te rejoindra dans l'autre monde bien assez vite, crois-moi. Mais pour l'heure, c'est toi qui rejoindras la tienne. Et sache qu'on les a pas encore enterrés. Et ça tombe bien, comme ça, vous serez tous enterré en même temps ! s'ils étaient déjà sous terre, Dagur et moi on se serait fait un plaisir de creuser une nouvelle tombe juste à côté de la leurs. Un peu d'exercice pour la forme, vois-tu ?

Trop préoccupée à garder son souffle, elle se contentait de grimacer de rage. Alvin la lâcher, et elle pouvait de nouveau respirer librement. Osant poser à nouveau son regard sur son bourreau, elle se prit une violente gifle qui la fit tomber direct à terre. Elle avait du sang qui sortait de sa bouche, de son nez et avait la joue en feu.

- Ça, c'est pour le coup de la barbe.

Il refermait la grille, sans douceur, puis alla s'asseoir à son bureau. Adrianne restait un moment allongée sur le sol, essayant de se remettre de sa chute et de la gifle, et verser discrètement quelques larmes...

Quand l'heure venait de sonner, Alvin revennait ouvrir la grille. Adrianne s'était calmée, ses blessures aussi, et elle ne disait plus rien.

- Allez c'est l'heure. lève toi. dit-il sèchement

Elle se levait du banc, et Alvin s'empressait de la faire sortir. Il ne pouvait pas s'empêcher de lui balancer une autre vacherie à la figure.

- Tu devrais t'attacher les cheveux ma petite. J'ai bien peur que cette tignasse empêche la corde de bien faire son boulot.

- On pourrait les lui couper chef ? z'en dite quoi ? proposa Dagur avec un sourire

- Idée intéressante. Mais je veux pas manier des cheveux surement pleins de bestiole ! je tiens à ma superbe barbe ! ricana-t-il de plus belle

- Moi je peux ! j'en ai pas ! argumenta le larbin

- Pas le temps. Je veux qu'on en finisse. Aller en route.

Ils se dirigaient donc tous les trois vers le lieu d'exécution, à l'écart du village.

oO*Oo

Stoik n'avait pas dormi de la nuit. Les hurlements de son fils l'avaient hanté, et le hanter encore, en plus de l'éclat de son regard émeraude empli de haine. Il se sentait perdu. Totalement. Avait-il fait le bon choix ? aux yeux de son village, passerait-il pour un homme juste ? ou un monstre comme l'avait appelé son fils?

Les révélations sur les indices qu'ils avaient trouvés lui trotter en tête. Après tout, qu'est-ce que ça coûtait de les vérifier même si elles n'étaient pas obtenues légalement ? Harold et Adrianne n'étaient pas du genre à mentir et à agir de la sorte. Jamais. Il le savait. Il aurait dû accepter de vérifier ces preuves, mais par colère, honte et déception, il avait refusé et c'était montrer insensible. Et maintenant que le jour fatidique était là, il remettait tout en cause. Au fond de lui, il ne voulait pas les voir mourir. C'est alors qu'il fronçait le regard, prit une inspiration et sorti de chez lui en quête d'une personne.

Astrid.

Il n'y avait qu'un endroit où il pouvait la trouver. Là où elle travaillait. La porte franchie, le brouhaha et l'ambiance habituelle s'estompaient d'un coup. Il y avait moins de monde car la plupart des habitants étaient parti assisté à la pendaison. Encourageant ceux encore présents à continuer de s'amuser, ils obéissaient et Stoik allait à la rencontre de la jeune serveuse. Elle avait remarqué son arrivée et crispait intérieurement. Mais elle cachait son inquiétude derrière un masque de bonne comédienne.

- Astrid ?

- Oh, bonjour monsieur le maire. Vous voulez quelque chose ?

- Oui. Te parler.

- Ah. C'est que... j'ai fini mon service et je m'apprêtais à aller...

- Ça ne prendra pas longtemps.

- Euh... d'accord. Fit-elle pas tellement rassurée

Stoik emmenait donc Astrid discuter à l'étage. Et comme la fois où c'était Alvin qui l'avait emmené pour une discussion privée, elle n'était pas totalement rassuré. Pas qu'il y avait une grosse différence entre les deux hommes, mais y'avais de quoi s'inquiéter, surtout quand ils avaient leurs regards froncés !

Stoik refermait la porte et enchaîner aussitôt dans le vif du sujet, le temps lui faisant défaut.

- Astrid. Je vais aller droit au but.

- Euh...

- Est-ce que ce qu'Adrianne et Harold ont affirmé, est vrai ?

- À quel sujet ?

- Ne me fait pas perdre mon temps Astrid. Tu sais très bien de quoi je parle. De ton collier.

- Ah. Et... qu'est-ce que vous...

- C'est simple. Ils disent qu'ils l'ont trouvé, donc... c'est qu'ils la possèdent. Est-ce vrai ?

- Non, c'est faux ! mon collier est dans mes affaires ! j'ai juste cassé l'anneau qui permet de passer la chaîne ! voila pourquoi je ne le mets pas !

- Ah ? donc je suppose que ça ne te dérangerait pas de me le montrer ?

- Euh... maintenant ?

- Oui, maintenant.

La blonde était coincée. Elle commençait à pâlir à vue d'oeil, ne sachant pas quoi faire ! Si le maire apprenait qu'elle avait menti et que c'était elle qui avait quelque chose a voir avec le vol et l'incendie, sa vie serait fichue ! Stoik remarquait son état et en était d'une certaine manière satisfait.

- Eh bien Astrid ? j'attends. Qu'est-ce que tu attends pour aller me le montrer ?

- Je... c'est-à-dire que...

- Tu ne l'as pas ?

- Si ! mais...

- ALORS MONTRE LE MOI ! s'exclama-t-il

- JE NE PEUX PAS ! s'exclama-t-elle d'une voix paniquée

Victoire pour Stoik. Ils avaient donc raison ! pourquoi il n'avait pas voulu les croire et vérifier plus tôt !

- Et pourquoi donc ?

- Parce que... je...

- C'est donc toi la responsable de toute cette affaire ? la responsable qui m'a fait condamner une innocente et mon fils ?!

- Oui, mais... je ne suis pas la seule ! se défendit-elle terrifiée face à lui

- Et qui ton complice ?

- A... Alvin...

- Et pourquoi il aurait fait ça ? hein ? RÉPOND ! Demandait-il d'une voix féroce sur la fin

- POUR TOUT CE QU'ILS VOUS ONT DIT ! s'exclamait-elle morte de trouille

Stoik se figeait. Alvin avait donc fait tout ça... pour ça ?! Stoik n'attendait pas une seconde de plus et filer droit vers le lieu de pendaison, laissant la blonde se remettre de ses émotions.

oO*Oo

Harold ne cessait de jeter des regards angoissés vers la pendule de la pièce. Il connaissait l'heure d'exécution, et depuis son réveil, il avait repris ses tentatives pour se défaire de ses liens. A bout de force, à force de tirer dessus, il refusait d'abandonner. Il en était même arrivé à rogner les cordes, mais c'était peine perdu également. Les liens étaient trop solides et épais.

Plus la grande aiguille avancait vers 10 heures, plus son coeur s'accélérait, plus ses tentatives étaient nombreuses, plus vite il s'épuisait, plus il désespérait, enrageait, et plus les larmes s'écoulaient le long de ses joues...

oO*Oo

La condamnée venait d'être conduite par Alvin en personne, suivi de prêt par son laquais. Une bonne partie du village était présent. Certains avaient le regard lourd, triste, navré et choqué de voir son visage dans cet état. D'autres avaient un regard satisfait ou impatient. Adrianne quant à elle, demeurait droite, calme, silencieuse et avançait avec fierté, le regard vider de toute émotion. Même quand elle adressait un regard à son « public », elle ne ressentait rien et ne montrer aucune émotion.

Ses yeux se posaient sur le grand gibet de bois. Elle ne montrer même pas une once de peur. Pas pour le plaisir d'Alvin en tout cas. Ils montaient les quelques marches dans le silence. Et devant le village, Alvin évitait de montrer sa cruauté. Dagur aussi.

Plaçant la condamnée sous la corde, la foule gardait le silence. Alvin passait la corde autour du cou de la jeune fille qui ne flanchissait toujours pas. Beaucoup de monde était impressionné, mais ne le montrer pas. Le prêtre du village montait à son tour sur le gibet, ouvrit sa bible et commençait à réciter à voix haute l'absolution.

Adrianne levait ses yeux et regarder pour la dernière fois le ciel. Il était si bleu, si beau... et le soleil... lui aussi était magnifique, chaud, et les rayons qui se posaient sur son visage lui apportaient un semblant de réconfort. L'air était bon, apaisant... tout était parfait. C'était une magnifique journée.

Mais pas pour mourir.

Mais toutes ses souffrances et ses tourmentes seront terminées. Bientôt. Elle accordait encore le peu de temps qui lui restait pour penser à tous ceux qu'elle aimait. Surtout Harold. Elle regrettait d'une part de ne pas l'avoir revu une dernière fois, mais d'un sens valait mieux. Le départ serait moins pénible pour eux d'eux.

Le prêtre venait de conclure sa lecture et descendait de l'estrade, la tête basse. Alvin s'approchait d'elle et avec un regard neutre, il lui demandait ceci.

- Un dernier mot ?

- Oui.

- J'écoute.

- Dites à Harold... que je l'aime. Et que je le remercie pour tout.

- Entendu. Dit-il

Il lui posait un sac en toile de jute sur la tête, s'écartait et s'approchait du levier. Il attendait quelques secondes, alors que la malheureuse pensait encore à Harold. Elle lui adressait mentalement une des paroles de la chanson de ses parents, et une larme s'échappait de ses yeux clos.

Je t'aimerais pour l'éternité...

Elle gardait ses yeux clos, et retenait sa respiration. Il était à présent 10 heures. Alvin s'apprêtait alors à activer le levier...

oO*Oo

La pendule indiquait 10 heures. Harold stoppait alors toute manœuvre et s'effondrait lentement et un peu plus au sol, toujours attaché à la poutre. Il n'avait plus envie de se battre, de se libérer, de vivre même... il appuyait son front contre la poutre, le regard empli de douleur et de larmes.

L'amour de sa vie venait de lui être ôter. Il n'avait rien pu faire pour l'empêcher. Et plus jamais il ne la reverrait.

- Non... Adrianne... murmurait-il en sanglots

oO*Oo

Alvin s'apprêtait alors à activer le levier... mais fut stoppé par les cris de Stoik, qui arriver en courant

- STOP ! NE FAITE RIEN ! C'EST UN ORDRE !

- Qu'est-ce que... murmurait Alvin avec étonnement

Adrianne, qui s'attendait à ne plus être en vie, s'étonnait de l'être encore. Mais elle était tout aussi surprise des ordres de Stoik. Pourquoi il ordonnait ça ? pour gagner du temps et assister au spectacle ? parce qu'il avait changé d'avis ? la respiration haletante et le coeur battant, elle attendait et angoissait, la tête encore sous le sac.

Le chef du village se frayait un chemin à travers la foule qui le regardait avec stupeur et incompréhension, sans lâcher le shérif du regard. Alvin faisait de même, la main toujours tendue vers le levier.

- Stoik ? qu'est-ce que...

- Écarte ta main de ce levier Alvin. Maintenant. Ordonna-t-il en regardant Alvin droit dans les yeux

Alvin s'exécutait, et écartait lentement sa main, le regard sévère envers Stoik. Stoik montait à son tour sur le gibier de potence.

- À présent, libère la.

- Quoi ?

- LIBÈRE LA ! ordonna-t-il

Toujours sous l'incompréhension, Alvin obéissait au maire. Adrianne sentait son coeur renaître soudainement, et l'espoir lui revenir. Elle n'allait pas mourir ? mais... pourquoi ? qu'est-ce qui fait qu'elle échappe à sa sentence au moment propice ? dès que le sac était retirer de sa tête, elle prennait une profonde inspiration, et son coeur se calmer dès que la corde était retirer.

Stoik entreprennait alors de lui détacher les poignets. Elle était libre à présent ! même si elle comprenait toujours pas pourquoi. Elle se risquer à lui poser la question.

- Euh... Stoik ? qu'est-ce qui... demanda-t-elle d'une voix faible

- Pardonne-moi Adrianne. Tu avais raison. Vous aviez raison tous les deux. Pardonne-moi...

- Tu peux m'expliquer ce cirque Stoik ? pourquoi tu interromps son exécution ? peut-être parce que...

- Parce que j'ai failli faire pendre une innocente à la place du mauvais coupable. Répondit-il directement

- Pardon ?

Stoik prennait une courte inspiration et s'adressait d'une voix claire et forte à toute la foule.

- CITOYENS ! je... non. NOUS sommes des monstres ! nous allions faire pendre une innocente, alors que le VRAI coupable se tient là ! devant nos yeux ! s'exclama-t-il en désignant sévèrement Alvin du doigt

L'accusé fronçait le regard, mais rester calme.

- Et qu'est-ce qui te fait croire ça ?

- Ta complice m'a tout avoué Alvin. C'est toi qui devrais être là, prêt à te balancer au bout de cette corde !

- Les jurés ont voté ! tu ne peux pas changer d'avis et revenir sur un vote ! s'exclama-t-il furax

- La loi c'est moi Alvin ! si je peux rectifier une erreur, je le ferais autant de fois que nécessaire !

- ERREUR ! la loi... C'EST MOI ! JE défends cette ville ! C'EST MOI qui arrête les coupables ! MOI qui fait régner l'ordre !

- En usant de manières trop leste, brutal et ignoble ! Et d'ailleurs, tu devrais avoir plus que honte. La faire condamner... pour tes propres raisons et besoins personnels ?! Tu te rend comptes jusqu'où est capable d'aller ta connerie de vengeance stupide ?! c'est insensé ! Absurde ! t'a vraiment aucun remords pour ce que tu as fait ?! ou envisagé de faire ?! tu me dégoûtes. Tu ne mérites plus l'insigne de shérif. Pas après ce que j'ai appris aujourd'hui. Ajouta-t-il sur un ton glacial à son égard

- Ah ouais ? et tu comptes m'arrêter ? moi ? tss... et tu crois que mes hommes vont t'obéir?

- Ils obéissent avant tout à celui qui dirige la ville. En l'occurrence, moi ! et s'ils refusent, ils subiront le même châtiment que toi et Astrid.

Les hommes d'Alvin s'échangeaient des regards inquiets. Stoik leur ordonnait alors ceci.

- Messieurs ! emparez-vous de lui et ramenez-le dans l'une de ces cellules adorées.

N'ayant pas le choix, ils obéissaient, même les plus fidèle au shérif. Alvin les regarder s'approcher de lui avec stupeur, rage et se débattait quand ils s'emparaient de lui. Ses hurlements et ses protestations diminuaient progressivement au fur et à mesure qu'il s'éloignait de la foule. Stoik ordonnait ensuite à deux autres de ses hommes d'aller chercher Astrid et de l'emmener elle aussi en cellule. Face aux nombreuses têtes incomprises des villageois, Stoik leur demandait de rentrer chez eux, et leur affirmait qu'il n'y aurait pas d'exécution aujourd'hui. Ils partaient tous, soulagés ou déçus. Et pour finir, Stoik se tourner vers Adrianne.

- Je suis vraiment, vraiment désolé Adrianne.

- Stoik...

- Pardon de ne pas vous avoir cru, ni d'avoir voulu vous écoutez... j'étais... sous l'effet de la colère. Et de la honte. Pardonne-moi...

- Je vous pardonne Stoik. L'essentiel, c'est que vous avez voulu voir la vérité. Merci...

- De rien. À présent, j'ai une mission pour toi.

- Une... laquelle ?

- Va à la mairie, monte au 1er étage, et va vite libérer Harold. lui dit-il avec un sourire

Elle le lui rendit, et l'enlaça une seconde avant de se mettre à courir le sourire aux lèvres.

oO*Oo

Dans sa « prison » Harold demeurait presque à l'état de larve sur le sol. Plus d'envie, d'énergie, d'espoir... plus rien ne l'animer. Si. La haine, la colère et la culpabilité de n'avoir rien pu faire...

Fronçant alors le regard, il fixait la poutre et se murmurait ceci à lui-même.

- Je ne peux pas vivre sans toi Didi. Et puisqu'ils ne veulent pas me laisser te rejoindre... alors... je partirais par mes propres moyens.

Il se relevait et se mettait debout, face à la poutre. Prenant plusieurs inspirations, et serrant les dents, il fermait ses yeux et se cogner violemment la tête contre le morceau de bois. Hurlant de douleur, il recommençait une seconde fois, puis une troisième. Ayant maintenant le tournis, il s'apprêtait à recommencer quand une voix féminine et horrifiée l'en empêchait.

- HAROLD ! ARRÊTE !

Cette voix... c'était... ? non, il devait rêver et être déjà au paradis... mais quand il tournait le tête vers la porte et qu'il la voyait, elle, en chair et en os, bien vivante devant ses yeux, il croyait rêver.

- Adrianne... ? fit-il d'une voix faible

Elle se hâtait vers lui et lui ôtait le plus vite possible ses liens. Une fois libre, Harold laissait ses mains parcourir le visage de sa belle, voulant à tout prix vérifier qu'il ne perdait pas la raison.

- Tu es la... tu es bien là ? c'est vraiment toi ?! demanda-t-il avec un sourire

- Oui Harold... je suis la... souriait-elle, les larmes aux yeux tellement elle était heureuse de le revoir

- Mais... je croyais que... comment tu ?

- Ton père. Il.. a accepté de nous croire et il est intervenu au bon moment. Expliqua-t-elle

- Lui ?! mais...

- Et en plus, Alvin et Astrid viennent d'être arrêter.

Elle prenait le visage d'Harold dans ses mains. Et versant des larmes de joie, elle ajoutait ceci.

- C'est fini maintenant... tout est arrangé...

- C'est... fini... répéta-t-il

- Oui Harold ! on peut enfin penser à nous ! souriait-elle davantage

- Alors dans ce cas... dit-il avec mystère

Il lui prenait ses deux mains et s'agenouillait maladroitement tellement il était épuisé. Puis il plongeait son regard dans le sien et lui demanda ceci, alors qu'elle le regardait avec des yeux ronds.

- Adrianne... est-ce que tu veux m'épouser ?

La jeune fille eut un léger hoquet de surprise face à sa demande. Puis elle lui souriait, et sans hésitation, lui répondait avec des larmes de joie

- Oui... oui, oui ! bien sur que oui !

Le jeune homme lui rendait son sourire. Il était heureux d'entendre cette réponse, lui qui avait tant espérait lui demander un jour ! il se relevait et embrassait sans retenue sa belle. Enlaçant sa taille de ses bras, et elle, enlaçant son cou des siens. ils s'embrassaient, encore et encore.

- Oooh... comme c'est mignon. Fit une voix menaçante, froide et sarcastique

Ils se stoppaient et se séparaient lentement. Avec étonnement et crainte, ils tournaient ensuite tous deux leur tête vers la voix qui n'appartenait qu'à une seule personne. Une personne qu'ils n'avaient pas du tout envie de voir dans un moment pareil. Et qui se trouvait prés de la porte, à les regarder les bras croisés, et avec un sale sourire en coin.

C'était Gaspard.

Pourquoi il était là ? qu'est-ce qu'il voulait ? le ton de sa voix ne semblait rien présager de bon en tout cas. Et même s'il était seul, les deux amoureux s'en méfiaient et restaient sur leur garde. Gaspard continuait de les regarder, ne décrochant pas son sourire en coin, et se mettait à applaudir lentement.

- N'est-ce pas merveilleux ? un sauvetage... des embrassades... et une demande en mariage !

Harold et Adrianne fronçaient encore plus le regard, cependant que le trouble-fête avançait lentement vers eux.

- Maintenant que tout est réglé et que les malentendus sont dissipés, rien ne pourra vous empêchez d'être ensemble, de vous marier et d'avoir beaucoup d'enfants ?

- Gaspard, qu'est-ce que tu fout ici ? demanda-t-elle sèchement

- Hin, j'allais y venir mon ange. Voyez-vous, en général... toutes les belles histoires d'amour et de justice se terminent bien. Sauf si à la fin, les héros rencontrent un problème qui les empêchent d'accéder à ce bonheur. Ajouta-t-il

- Tu veux quoi au juste ? demanda à son tour Harold

- Moi ? hin hin... ricana-t-il

Il collait avec une vitesse hallucinante son poing à la figure du forgeron, qui s'étalait sur le sol, sous les yeux surpris et choqués d'Adrianne.

- HAROLD ! s'exclama-t-elle

Il était conscient, mais avait le nez en sang, et grimaçait. Elle allait le rejoindre pour l'aider à se relever, mais Gaspard l'attrapait sauvagement par le bras pour l'attirer vers lui. Elle grimaçait de douleur, tout en se débattant.

- Ce que je veux... espèce de minable, c'est avoir ce que j'ai toujours voulu ! avoua-t-il à l'attention d'Harold

- Lâche-moi, espèce de... commença t-elle furieuse

- J'ai toujours été patient depuis toutes ces années Adrianne ! mais plus maintenant ! Tu vas me suivre et te lié à moi ! COMME ÇA AURAIT DU ÊTRE FAIT DEPUIS LONGTEMPS ! s'exclama-t-il

- JAMAIS ! fit-elle de même en se débattant encore

- Tu n'as pas le choix ma belle ! et je vais même m'autoriser une compensation pour tout ce temps perdu, et bien sous les yeux de ton prince charmant.

Sans comprendre sur le coup ce qu'il voulait dire, il lui attrapait sauvagement la nuque, et l'embrassa de force sous les yeux d'Harold. Elle le giflait de suite, puis s'écartait. Elle se passait sa manche sur ses lèvres et le regarder avec dégoût. Gaspard revenait à l'assaut en lui attrapant le bras.

- Même pas mal, ma chérie. Maintenant, fini de jouer et suis-moi ! ordonna-t-il

- Rêve, pauvre naze !

- J'AI DIT SUIS MOI ! hurla-t-il en la tirant vers la sortie

- NON ! hurla-t-elle en tentant de se dépêtrer à coup de poing, pieds et griffe

- LÂCHE LA ! hurla Harold

Il venait de se relever et de foncer sur Gaspard, le plaquant au sol. Adrianne était alors libre et regarder les deux hommes se battre à terre. Ils enchaînaient les roulades, les coups de poing et les plaquages avec rage, sous les yeux de la jeune fille qui ne savait pas quoi faire, à part regarder, hurler qu'ils arrêtent de se battre, et prier pour pas que ça fini mal.

Harold était moins battit et moins costaud que Gaspard, mais sa force due à son travail, et l'amour qu'il portait pour sa belle lui donnait la force et la volonté de venir à bout de ce colosse. Mais avec toute la rage qui l'animait, Gaspard était pas prêt d'abandonner. Il voulait même en finir ! Réussissant à coincer la tête d'Harold entre ses bras et à l'étouffer, il se tournait avec sa prise vers Adrianne.

- HAROLD!

- A... Adrianne...

- GASPARD ! LÂCHE LE ! ordonna-t-elle les yeux brillant d'angoisse

- Surement pas ! je l'ai, je le garde ! et d'ailleurs, j'ai une proposition à te faire puisque je le tiens...

- Ne... l'écoute pas... souffla Harold

- Ferme-la, toi ! lui ordonna Gaspard

Il reportait son regard sur elle, avec un immense sourire de victoire, tout en resserrant un peu son bras autour du cou d'Harold, qui grimaçait et suffoquait à moitié. La blonde le regardait totalement horrifié.

- Le choix va être très simple ma belle. Soit tu me suis et je ne lui fais rien... sois tu refuse et je lui casse la nuque !

- Non... murmurait-elle apeuré

- Ce n'est pas la réponse que j'attends de toi. Alors je te laisse une dernière chance. Protège le... ou abandonne le.

- Je...

- Le choix t'appartient. Mais fait vite, j'ai le bras qui me démange ! s'impatienta-t-il

Croisant le regard vert de son grand amour, elle prit une décision. Pour le protéger, elle allait lui dire qu'elle acceptait, mais ne le fit pas. Parce qu'au même moment, Stoik et Gueulfor venait d'entrer et Gaspard c'était prit direct un coup de masse sur la tête. Gueulfor venait de l'assommer avec sa main interchangeable !

Le garçon tombait à terre, et Harold était libre à son tour, et tentait de reprendre son souffle. Adrianne fonçait vers lui et l'aidait à vite s'éloigner de Gaspard. Stoik allait les rejoindre pour s'assurer que son fils allait bien.

- Harold ! fils ! ça va ?!

- Oui... oui, je vais... bien... papa... tenta-t-il de dire, à court de souffle

Stoik était soulagé et regardait la jeune fille avec le sourire. Adrianne le lui rendit à nouveau, et posa son regard sur le vieux maréchal-ferrant qui les regardait tous avec le sourire, et avec un air victorieux.

- Gueulfor, comment tu... ? demanda-t-elle perplexe et souriante

- Quand j'ai vu que Gaspard n'était plus dans la foule, j'ai embarqué Stoik et on l'a suivit par crainte qu'un nouveau malheur n'arrive. Expliqua-t-il

- Et t'a bien fait... souriait-elle

- Oui, je suis d'accord. Et puis j'avais le bras qui me démangeait ! hé hé !

Les trois autres riaient légèrement. Harold était vite remis sur pied à l'aide de son père et d'Adrianne.

- Bien. On va l'emmenait en cellule avec son père et Astrid.

- Ça fera une jolie réunion familiale ! hé hé. Ajouta Gueulfor

- Que vont-ils devenir ? vous... vous allez les condamnés à la pendaison ? demanda t-elle

- C'est une idée première ma grande. Ils doivent payer pour leur crimes et leur monstruosité ! affirma Gueulfor avec tristesse en pensant à Christian et aux enfants.

- Oui je sais. Mais... je veux pas qu'ils meurent. Dit-elle

- Quoi ?! mais...

- Je n'ai pas dit non plus que je voulais qu'on les épargne !

- À quoi tu penses alors ? questionna Stoik

- Envoyez-les au bagne. Ils resteront en vie de cette manière, et passeront le restant de leurs jours à regretter tout ce qu'ils ont fait. Du moins je l'espère...

- Tu as le cœur trop noble ma petite. Ils ne méritent pas une telle bonté de ta part.

- Je sais. Mais je ne supporterai pas de vivre en les sachant mort. Je préfère... ne plus les revoir, et les savoir très loin d'ici.

- Ainsi soit-il. Je les enverrais au bagne dans la marine marchande. Déclara Stoik

- Bonne idée Stoik ! Johann sera content d'avoir de la main-d'oeuvre de qualité pour son commerce ! affirma Gueulfor avec un immense sourire

- Je suis bien d'accord ! allez, on emmène celui la et... on va laisser nos amoureux entre eux. Termina Stoik avec un clin d'œil aux deux adolescents.

Les deux concernés se mettaient à rougir avant de se tourner l'un vers l'autre et de s'enlacer de soulagement, alors Stoik et Gueulfor soulevaient Gaspard, et le traînait vers la sortie. Mais ce que personne n'avait prévu, c'est que Gaspard c'était réveiller et qu'il c'était emparé du pistolet attaché à la ceinture du maire, avant de se tourner avec une vitesse hallucinante, l'arme pointer sur Harold.

- Moi vivant, jamais il t'épousera ! s'exclama-t-il fou de rage

Harold et Adrianne n'avaient pas tout de suite remarqué son geste, et n'avait pas eu le temps de s'écarter. Et les deux hommes n'avaient pas eut le temps de l'en empêcher, que Gaspard tira, et toucha Harold en pleine poitrine. Avec un cri presque muet, Harold s'effondra lentement dans les bras d'Adrianne.

- HAROLD ! hurla-t-elle horrifié

- FILS ! s'exclama Stoik

Fou de rage, il désarma le fils du shérif et lui colla un pain qui l'assomma d'un coup ! C'était même plus efficace que le coup du moustachu ! Harold agonisait sous les yeux en larmes d'Adrianne, et sous l'inquiétude de son père qui se hâtait d'examiner la blessure.

- Stoik... est ce qu'il va... demanda-t-elle

- Il va s'en sortir. mais il a besoin de soin de toute urgence ! affirma Stoik avec crainte

- J'y fonce !

Gueulfor allait vite chercher des soins et emmener par la même occasion Gaspard en cellule, laissant Stoik et Adrianne s'occuper d'Harold, qui faisait de son mieux pour tenir bon.

- Fils ! tien bon ! reste calme !

- Tu m'abandonnes pas, d'accord ? lui dit-elle en serrant sa main dans la sienne

- Je... je... eurg... murmura Harold

- Fils ! bats-toi ! ordonna Stoik

- Je...

Il avait du mal a garder les yeux ouverts. S'ils les fermaient, c'était fichu !

- Harold ! accroches-toi !

- Je t'aime... réussit-il à lui dire

- Moi aussi je t'aime mais... commença-t-elle

Mais Harold fermait ses yeux dans un soupir. Adrianne paniquait, les larmes dévalant sur ses joues

- HAROLD ! NON, NON, RESTE AVEC MOI ! S'IL TE PLAIT ! l'implora-t-elle

Mais comme il ne réagissait pas en le secouant, elle paniquait encore plus

- NON ! HAROLD !

- FILS !

Stoik fronçait le regard, prit son fils dans ses bras et se ruait chez le médecin du village. Adrianne le suivait de prêt, le cœur battant. Sur place, le médecin faisait de son mieux pour le sauver, et leur assuraient qu'il était juste tombé dans les pommes. Soulagés, ils attendaient tous deux dans le couloir la fin de l'intervention. Gueulfor les avait rejoins pour avoir des nouvelles, et une fois mit au courant, il patientait avec eux. Le médecin ressortait une heure après, avec de bonnes nouvelles. Harold allait s'en sortir, puisque la balle n'avait pas touché d'organes vitaux. Adrianne plaquait ses mains sur sa bouche et soupirait de soulagement. Stoik et Gueulfor étaient rassuré aussi et le blond tapotait l'épaule du roux avec un grand sourire. Adrianne demandait si elle pouvait le voir une minute, et sa demande lui était accordée.

Elle entrait presque timidement, et voyait enfin Harold, allongeait dans un lit bien moelleux et confortable. Elle s'approchait doucement pour ne pas le réveiller. Elle s'asseyait sur le rebord du lit et le regarder dormir. Elle eut un sourire de le voir ainsi, sain et sauf, paisiblement endormi sans la moindre once de douleur.

Rassurée, elle lui caressait tendrement la joue et l'embrassait sur le front, avant de se lever pour sortir, et de laisser la place à Stoik.

oO*Oo

Les jours qui suivaient été long à cause de l'attente.

Durant cette attente, Adrianne était logée chez Stoik. Elle avait pu également assister aux funérailles de sa famille. Chaque jour, elle venait les voir et leur apporter de nouvelles fleurs avant de poursuivre le peu d'occupation qui lui restait. En l'occurrence Krokmou, son logis temporaire et Harold.

Entre-temps, quelques villageois, sous le commandement de Stoik et de Gueulfor, avaient également commencé à déblayer les débris de l'ancienne maison du défunt maréchal-ferrant. Adrianne s'y était rendu une fois pour voir si elle pouvait récupérer une ou deux bricoles encore valables. Mais comme tout avait brûlé, c'était inutile. Elle ne possédait plus rien de son ancienne vie. Mais comme Harold l'avait demandé en mariage, elle n'était pas totalement triste de ne rien pouvoir récupérer. Elle savait qu'elle rebâtirait tout, avec lui.

Harold était sortit quelques jours plus tard, parfaitement rétabli. À son réveil, il avait appris que Gaspard, Alvin et Astrid venaient d'être jugés et envoyer au bagne, comme convenu. Ils avaient été confié tous les trois à la marine marchande, pour travailler sur l'immense bateau de Johann. Et avec Drago Poing Sanglant comme chef d'équipage, ils n'avaient pas intérêt à contredire les ordres de Johann et les siens ! surtout ceux de Drago quand il se mettait à hurler comme une bête pour se faire obéir, tout en brandissant son fouet !

Mais le plus triste et tragique dans cette nouvelle, était d'apprendre la mort d'Astrid, qui ne supportant plus l'enfer du bagne et sa nouvelle vie, c'était jeter à la mer. Ayant réussi à le faire en pleine nuit, son corps n'avait pas put être retrouvé et repêché.

Par la suite, il demandait à son pére ou se trouver Adrianne. Son père, avait qui il c'était réconcilié, lui avait dit qu'il saurait où la trouver. Et Harold comprennait tout de suite.

Leur clairière.

Passant à la forge pour prendre une bricole, il se hâtait de vite la rejoindre. Et elle était bien là. Seule, assise au bord du petit lac. Krokmou se trouvait pas loin et s'abreuvait au bord du lac.

- Didi ? l'appela-t-il avec le sourire

La jeune fille se retournait et adressait un immense sourire à Harold avant de se lever et de courir vers lui pour le serrer dans ses bras.

- Enfin... soupira-t-elle

- Désolé de t'avoir fait attendre.

- Vilain... plaisanta-t-elle

Ils se séparaient et elle le questionnait aussitôt sur son état de santé.

- Comment tu te sens ? tu va bien ? t'est pas trop fatigué ?

- Maintenant que je t'ai dans mes bras, là, ça va mieux.

- Oh toi... riait-elle

- Mais je me sentirais encore mieux quand je t'aurais donné quelque chose.

- Ah ? et c'est quoi ? demanda-t-elle intriguée

- Ceci. Souriait-il

Dans le creux de sa main, se trouvait un anneau d'argent, magnifiquement forgé avec de belles gravures. Un vrai bijou.

- Harold... souffla-t-elle émerveillée

- Je l'ai forgé durant les semaines que j'ai passé avec toi. Malgré ce que tu pensais de l'amour et du mariage, je l'ai forgé dans l'espoir où... tu changerais d'avis si j'arrivais à te le demander.

- Elle est magnifique...

- Et encore, elle n'est pas à ton doigt.

- Alors qu'est ce que tu attends ? répondit-elle avec malice

Il lui rendait son sourire malicieux. Puis il prit sa main et fit délicatement glisser la bague à son doigt. Le résultat était parfait à ses yeux. Adrianne admirait sa bague avec le sourire et émotion.

- Elle est vraiment, vraiment parfaite Harold...

Elle s'emparait tendrement de son visage à deux mains.

- Merci...

Elle l'embrassait et la serrer à nouveau dans ses bras. Harold resserrait son étreinte sur sa fiancée, et souriait, le nez dans ses cheveux. Il se sentait envahi de bonheur. Rien ne pouvait le rendre plus heureux là.

- Je pensais à un truc... dit-elle en admirant le paysage ensoleillé, toujours blotti dans les bras d'Harold

- Hum ? à quoi ?

- Puisque nous sommes fiancés, il va falloir qu'on se trouve une maison ?

- Euh... oui, pour commencer. Pourquoi ?

- Parce que je viens d'avoir une idée qui devrait te plaire.

- Ah ? s'étonna-t-il

Elle lui faisait face avec un air malicieux.

- Qu'est-ce que tu dirais si on construisait notre maison ici ?

- Ici ? tu es sérieuse ?

- Je ne voudrais pas vivre ailleurs. J'aime cet endroit et je veux y vivre, avec toi. Avoua-t-elle avec bonheur

Harold était surpris de son idée et se mettait à regarder le paysage. Adrianne attendait une réponse de sa part, en espérant qu'elle soit positive.

- Alors ?

- Hum... Si on s'y met rapidement, elle devrait être prête pour le jour du mariage, non ? répondit-il avec le sourire

- Oh ça j'en doute pas ! dit-elle enthousiaste

- Hin... Approche toi un peu, toi... murmura-t-il sensuellement

Ils s'embrassaient de nouveau avec fouge, sous le regard réjoui de Krokmou, qui retourner s'abreuvait pour les laisser en intimité. Finalement, tous deux avaient droit au bonheur dont ils avaient rêvé toute leur vie, et ils comptaient le savourer dès aujourd'hui.

FIN