Bêta : Moïra-Chan ~
Rating : T (et oui, j'en ai eu marre du disclamer ~)
Résumé : « Allez, clown dégénéré. J'ai pas l'intention de passer ma journée là-dedans. » « Honk ! »
Ou : les aventures de maman Karkat et le crétin des îles à Ikea. (résumé by Momo)
Note de l'auteur : J'AI. PRESQUE. FINI. LES EXAMENS ! Et je commence à pouvoir réécrire des thèmes un peu longs, wouh ! Bon, celui-ci ce ne sera pas trop le cas, mais le prochain s'annonce un peu plus velu de ce que je peux en voir, j'ai hâte ! En tout cas, j'espère que ce vingt-cinquième thème vous plaira, il signe quand même le premier quart achevé de la liste, rendez-vous compte !
Auto-évaluation : ****
25 - Dissimulation
« Allez, clown dégénéré. J'ai pas l'intention de passer ma journée là-dedans.
- Honk ! »
Tu pousses un immense soupir. Tu as l'impression que ça t'arrive un peu trop, ces temps-ci, à vrai dire. C'est certainement parce que ton meilleur ami est très souvent à tes côtés, quand tu y réfléchis. Il faut avouer que ce dernier a une capacité hors du commun à t'exaspérer.
Sans jeter un œil en arrière pour vérifier que Gamzee te suit bien, tu t'engouffres dans l'entrée richement indiquée de ce foutu magasin de meubles. Suédois de malheur et leurs meubles en kit. Parce que non seulement tu vas devoir te taper la visite touristique avec lui en priant pour qu'il ne démolisse rien, doué comme il est, mais tu es prêt à parier qu'il te faudra aussi monter les meubles, après. Ce serait du suicide de laisser faire Gamzee : il est pas foutu de tenir un marteau cinq secondes sans, au choix, se frapper avec ou se l'enfoncer dans le nez.
À la réflexion, tu ne sais pas lequel des deux est le pire, d'ailleurs.
Jetant un œil par-dessus ton épaule, tu roules des yeux et t'arrêtes une seconde pour attendre cet attardé qui a décidé d'enclencher l'allure escargot, aujourd'hui. Une fois qu'il est arrivé à ta hauteur – et qu'il t'a lâché son meilleur sourire de junkie – tu désignes le décor autour de toi du bras.
« Alors, t'as besoin de quoi ?
- D'amour, bro ! »
Un facepalm.
« Dans ton appartement, crétin !
- Oh… de nourriture ? »
Deux facepalms.
« Laisse tomber, je crois que je vais m'en occuper, sinon on est encore là au siècle prochain. Allez, ramène ton cul, que tu choisisses quand même un peu les meubles, vu que c'est toi qui habites dans ce taudis que tu oses appeler un lieu de vie.
- Haha, ça marche, frère… ! »
Et c'est comme ça que votre périple à travers cet immense magasin commence.
Toi, jetant des coups d'œil ça et là, autour de toi, pour essayer d'évaluer ce qui pourrait entrer ou non dans l'appartement de ton meilleur ami – ou, tu n'en doutes pas, tu risques de passer pas mal de temps… - et ce dernier en train d'enchaîner connerie sur connerie.
Il te faut lui confisquer le mètre mesureur qu'on vous a confié au début du voyage après environ cinq minutes, de peur de le voir s'étrangler tout seul avec, doué comme il est – trois facepalms. Quelques minutes après, tu te demandes s'il ne serait pas plus simple pour ta santé mentale et ta réputation de le laisser tout seul dans le magasin, vu qu'il est en train d'essayer de boire au robinet.
Éteint.
Non raccordé.
Mais bon, à la réflexion, il pourrait bien se laisser mourir de faim tout seul dans un coin si tu n'étais pas là pour lui rappeler que se nourrir n'est pas en option. Donc bon, autant faire ton job jusqu'au bout…
Vous réussissez à avancer de plusieurs pièces en moins de deux heures, un miracle ! Tu es parvenu à lui faire écumer les rayons cuisine et salle de bain, récupérant au passage dans votre caddie des ustensiles de cuisine, des casseroles – ne pas le frapper avec, ne pas le frapper avec… – plusieurs étagères murales où il pourra poser des conserves, une brosse pour récurer les WC, un porte-savon, un miroir pour la salle de bain et une foule d'autres petits trucs. Vous êtes en train d'arriver dans la partie du magasin consacrée aux pièces à coucher, contenant entre autres des armoires et ce qui sera le plus dur à trouver pour vous : un lit.
Tu perds de vue quelques instants ton meilleur ami pour chercher un vendeur et ses conseils – puis le choquer à vie en lui expliquant que, pour l'instant, Gamzee dort sur un matelas à même le sol, entouré des quatre chatons qu'il a adoptés simplement parce que leur mère est venue pondre dans son appartement, grâce à la fenêtre laissée ouverte.
Néanmoins, après avoir réussi à réanimer mentalement le pauvre homme – et à lui extraire quelques conseils sur les matelas, les cadres de lit et tout ce qui s'ensuit, tu arrives à le retrouver.
Endormi.
Dans un des lits d'exposition.
Et faisant visiblement marrer pas mal de passants.
Quatre facepalms.
Tu hésites peut-être dix bonnes secondes avant d'aller le secouer sans ménagement et de le tirer du lit, quitte à le traîner par la jambe derrière toi.
Bon, enfin, tu en serais capable. S'il n'était pas si grand et lourd. Tu as beau avoir des muscles, faut pas déconner, tu comptes pas non plus te faire un claquage aux avant-bras pour ça. Sitôt ce grand abruti sur ses pieds et les yeux à peu près ouverts, tu lui indiques du doigt les différents modèles de lit qui pourraient être intéressants pour lui. Il lui faut quelques secondes pour se décider pour le modèle sur lequel il dormait quelques secondes encore auparavant, et tu notes donc la référence pour aller chercher les cartons correspondants à la fin du parcours.
Bon.
Plus que les armoires et vous aurez quasiment fini. Tant mieux !
Te retournant, tu ignores l'armoire posée juste devant le lit – elle correspond bien au niveau couleur mais elle est dix fois trop petite pour toutes les affaires que ce grand échalas a accumulées au cours de sa courte et misérable existence. Les yeux froncés pour mieux te concentrer sur les coloris – tu sais que tu passeras la moitié de tes prochaines années dans cet appart, autant qu'il ne t'agresse pas les rétines – tu scannes chaque armoire de la pièce.
Jusqu'à te décider pour une, dans le fond, qui semble avoir de bonnes dimensions. Reste plus qu'à la mesurer pour voir.
Tu jettes un œil à Gamzee – qui semble être en pleine admiration devant des papillons imaginaires… ? – avant de t'éloigner, mètre mesureur en main, pour t'acquitter de ta mission. Tu as déjà tiré la bande de ce dernier, priant pour que l'armoire ne dépasse pas les nonante centimètres de longueur, sinon cela te forcerait à devoir en trouver une autre, et celle-ci semble vraiment bien.
Arrivé devant l'objet de tes craintes et de tes désirs, tu appliques consciencieusement le mètre sur l'extrémité d'une des portes et t'appliques à essayer de le placer parallèlement au sol quand…
« POUUUUUR NARNIAAAAAAAAA ! »
… la porte s'ouvre brusquement, te faisant reculer bien malgré toi et trébucher sur le bord du tapis qui est à moins de deux pas. Tu n'as que le temps de relever la tête pour croiser un regard un peu trop bleu que tu te sens partir à la renverse jusqu'à t'écraser par terre.
À moitié coincé sous le poids d'un sombre crétin qui rit à s'en faire exploser la vessie.
Cinq facepalms.
J&K
J'adore ces crétins.
Je vous avais prévenu que c'était court hein ! Mais j'espère que ça vous a plu quand même. :) Sur ce je vais vous laisser en tête à tête avec la case "review", je retourne bosser sur le thème 26 : Europe ! Bonne semaine tout le monde !
