Hello tout le monde ! Voici le nouveau chapitre ^^ je rattrape tout le retard que j'ai prit, j'espère qu'il va vous plaire:D Enjoyez !

Ce soir a été l'un des dîners les plus agréable que Hayden n'eut jamais connu, elle mangeait un repas délicieux mais plus que cela, elle était entourée de personnes, elle n'était pas seule à manger avec Peter sur ses genoux, non, ils étaient nombreux, ça criait, c'était joyeux, ça se disputait et ça riait… Quelque chose que Hayden n'avait jamais connu… Même si elle ne disait pas grand-chose la plus part du temps, elle tentait de marquer dans sa mémoire chaque geste, chaque bruit et chaque sentiment qu'elle avait ressenti pendant ce repas.

– Comment on va faire pour aller à la gare, demain ? demanda Fred à son père tandis qu'ils entamaient un somptueux gâteau au chocolat.

Il était si bon que Hayden ne cessait d'en reprendre.

– Le ministère va nous envoyer deux voitures, répondit Mr Weasley.

Hayden fut tellement choquer par la réponse, qu'elle faillit recraché le gâteau qu'elle avait dans la bouche, et s'étouffa avec. Harry se tourna vers elle, haussant un sourcil.

– Comment ça se fait ? s'étonna Percy.

– C'est à cause de toi, Perce, dit George le plus sérieusement du monde. Ils vont même mettre des petits drapeaux sur le capot avec les lettres P-e-C brodées dessus…

– Ça veut dire Prétentieux-et-Crâneur, ajouta Fred.

Tout le monde pouffa de rire, sauf Percy et Mrs Weasley.

– Pourquoi le ministère nous envoie-t-il des voitures, père ? Demanda Percy d'une voix cérémonieuse.

– Eh bien, étant donné qu'on en a plus et que je travaille là-bas, ils ont décidé de me faire une fleur, répondit Mr Weasley.

Hayden haussa un sourcil et échangea un regard avec Harry. Ils n'y croyaient pas, ni l'un, ni l'autre. Mr Weasley avait prit un air détaché mais les deux amis ne l'avaient pas du tout cru, de plus, il semblait assez mal à l'aise.

Mais rapidement il changea de sujet, parlant des valises et de celle de Ron en particulier, qui n'était toujours pas fait. Hayden n'écouta pas tout à fait, Peter n'arrêtait pas de tirer sur son bras pour pouvoir prendre une nouvelle part de gâteau au chocolat.

– Peter, tu vas tomber malade si tu continue à en manger autant, dit-elle en lui en servant sa dernière part.

– Mais toi aussi tu n'arrête pas !

– Oui, mais moi je suis plus grande donc, j'ai le droit.

Tout le monde pouffa à la remarque de Hayden qui ne s'était même pas rendu compte qu'on l'écoutait.

A la fin du dîner, tout le monde avait l'estomac bien plein et se sentait un peu endormi. Un par un, les convives montèrent l'escalier pour préparer les bagages. Ron et Percy occupaient la chambre voisine à celle de Harry. Hermione et Ginny, elles, occupaient la même chambre que Hayden. Hermione ne pouvait pas prendre de chambre seule et l'argent manquait aux Weasley, alors Hayden avait proposé aux deux de venir dormir avec elle. Le lit deux places était tellement grand, après tout, qu'il pouvait facilement être un lit quatre place, surtout qu'elles étaient toutes encore des enfants, alors, la place ne manquait pas.

Hayden aida Ginny à boucler sa valise et c'est à ce moment là, qu'ils entendirent des éclats de voix venant de l'autre bout du couloir. Tous sortirent, Hayden avec Peter dans les bras. Ils croisèrent Harry dans le couloir, celui-ci poussa un soupir en regardant les trois filles.

– Percy a perdu son insigne et Ron a oublié sa potion pour Croutard en bat, je vais la chercher.

– Pourquoi il n'y va pas lui-même ? Demanda Ginny.

– Percy ne veut pas le laisser sortir tant qu'il ne l'a pas retrouvé.

Hayden regarda Percy s'extasier sur ses affaires, Hermione et Ginny l'avaient rejoint pour l'aider à chercher. Puis, la jeune fille entendit un rire venant de derrière elle, lorsqu'elle se retourna, elle trouva les deux jumeaux accroupit dans l'ombre, Harry était avec eux.

– C'est nous qui l'avons, chuchota Fred à Harry. On l'a un peu arrangé.

Hayden leva les yeux au ciel, s'empêchant de sourire alors que Harry lui, rigola. Mais quelque chose tournait mal, il s'était forcé à rire. Lorsqu'il arriva à sa hauteur, il lui sourit et s'apprêtait à passer devant elle sans lui adresser un mot. Hayden tendit alors son pied et lui fit un croche patte. Harry faillit tomber sur le sol mais se retint au dernier moment à la poignée de la porte d'une chambre, heureusement fermé à clef.

Il se retourna vers Hayden, lui jetant un regard noir. La jeune fille lui fit haussa les sourcils d'un air provocateur, le sourire élargit. Mais Harry ne réagit pas.

– Qu'est-ce qui se passe ?

Harry souffla.

– Rien de spécial.

Et il s'en alla dans sa chambre, fermant la porte à clef. Hayden leva les yeux au ciel, agacée par cet état d'esprit. Le pauvre petit chou, il avait des soucis ?

Elle rentra dans sa chambre et changea le petit Peter. Ginny et Hermione ne tardèrent pas à la rejoindre.

– C'était Fred et George, dit Hermione.

– C'était obligé, continua Ginny avec un petit sourire sur le coin de la lèvre.

Hayden leur répondit par un même sourire et borda Peter.

– Je crois qu'on devrait tous aller dormir, chuchota Hermione en voyant Peter endormi.

Tous hochèrent de la tête et se glissèrent dans la lit. Elles n'étaient pas serrées, elles ne touchaient à peine, mais Hayden eut une étrange sensation. Elle était entourée de personne, qu'elle connaissait à peine, à vrai dire. Elle n'a presque rien partagé avec Ginny -en dehors du sauvetage- et elle n'avait fait que parler rapidement avec Hermione. Et pourtant, pour l'une des première fois de sa vie, Hayden ne se sentait pas de trop, ni même mal. Elle était bien, là où elle était… Elle se sentait… A sa place.

Ginny à gauche, Peter, puis elle, et enfin Hermione. Ils sombrèrent tous dans un sommeil sans rêves.

Le lendemain matin, Hayden se réveilla la première. Elle devait emmené Peter chez Mrs Colins avant d'aller à la gare. Elle dit au revoir à une Hermione aux yeux bouffis et à une Ginny encore endormie.

Hayden ne tarda pas chez Mrs Colins. En un rien de temps, 9h était arrivé et il ne lui restait plus que 2h pour arriver au train. Évidemment, celui-ci n'allait pas démarré sans elle, mais on ne savait jamais. Après tout, Harry et Ron avaient dû conduire une voiture dans le saule frappeur l'an dernier parce qu'ils avaient raté leur train.

Pourtant, on ne sait comment, Hayden arriva devant le train avant tout le monde. Elle vit Professeur Flitwick lui faire un discret signe de la main, que Hayden lui rendit avec un grand sourire, puis elle monta dans le train, dans la cabine qui lui était destiné. Les volets étaient fermés et la porte était la seule à avoir une clef. Il était écrit dessus 'sous réservation'. Ce n'était pas vrai, seulement un moyen pour que les autres élèves n'y entre pas.

Hayden déposa sa valise dans les filets et s'installa confortablement, sortant un nouveau livre qu'elle n'avait pas encore commencé.

Pourtant, vers 11h moins le quart, la tête de Fred passa par l'encadrure de la porte. Hayden le regarda les sourcils froncés. Il eut un petit sourire timide puis regarda par la fenêtre.

– Maman veut te dire au revoir, dit-il, tu ne l'as pas salué ce matin.

Hayden le regarda la bouche ouverte, le livre dans les mains. Elle se tourna, vérifiant qu'elle était bien seule dans le compartiment, puis ses yeux revinrent à Fred.

– A moi ? Dit-elle d'une voix blanche.

Fred hocha de la tête avec un sourire sur les lèvres.

– A toi, répondit-il.

Hayden regarda son livre, puis le ferma et le posa à côté. Ses gestes étaient maladroit et hésitant.

– Euh… d'accord.. j-j'arrive.

Elle regarda ses mains puis leva les yeux vers Fred.

– Dépêche-toi, dit-il, le train va bientôt partir.

– Oui, murmura Hayden.

Elle sortit du compartiment et du train, cherchant Mrs Weasley des yeux. Elle l'aperçut, pas très loin, disant au revoir à tous ses enfants. Hayden s'approcha timidement de la famille et regarda et se racla légèrement la gorge.

– Oh ! Hayden, dit-elle.

Elle s'avança vers celle-ci, près à lui faire un câlin, mais Hayden inconsciemment recula d'un pas.

Mrs Weasley s'arrêta observant Hayden, le sourcil arqué.

– Je suis désolée, dit automatiquement Hayden.

Mais Mrs Weasley lui tendit un sourire réconfortant.

– Je crois que tu n'aimes pas trop le contact physique, dit-elle. Ta mère ne doit pas te faire assez de câlin.

La jeune fille ouvrit la bouche, mais la referma aussitôt.

– On peut voir ça comme ça.

En effet, le seul contact physique que sa mère biologique avait eu avec elle a été une tentative de meurtre. Tu m'étonne qu'elle n'aime pas le contact physique.

Pourtant, Mrs Weasley s'approcha encore d'elle et tendit ses mains en avant. Hayden les regarda les sourcils froncés. Ne sachant pas trop quoi faire.

– Euuuuh…

– Aller, se tenir les mains, ça ne doit pas te poser tant de problème que ça.

Hayden hésita, elle regarda les mains ouvertes de Mrs Weasley, puis, doucement, elle déposa les siennes par dessus. La femme eut un sourire conciliant, puis referma ses doigts sur les mains de Hayden. Celle-ci tressaillit, puis leva les yeux vers Mrs Weasley.

– Prends soin de toi Hayden, mange bien et travaille bien, d'accord ?

La jeune fille fronça les sourcils, et avala difficilement sa salive. Elle ouvrit la bouche pour répondre mais sa gorge était nouée. Elle ne sait pas pourquoi elle avait été tant touché par ces paroles. Ce n'était rien d'exceptionnel, ce n'était que quelque phrase. Hayden, inconsciemment, ferma elle aussi les doigts sur les mains de Mrs Weasley. L'émotion bloquée dans sa gorge, elle ne put que hocher faiblement de la tête.

Les mains de Mrs Weasley étaient rugueuses à force de travail mais en même temps, elles étaient douce et surtout, elle dégageait une chaleur étrange.

Hayden sentit l'émotion se répandre dans ses entrailles. Le souvenir de ce que Kurt avait fait lui revint en mémoire, tous ses mauvais souvenirs, toutes les fois où elle avait été mal et où elle avait été seule. Elle se demandait ce qui ce serait passé si elle avait eu une mère comme Mrs Weasley pour l'aider à s'en sortir.

Mais rapidement, ces sentiments commencèrent à faire peur à Hayden, elle retira alors délicatement ses mains de ceux de Mrs Weasley.

– Je ferai de mon mieux, dit-elle d'une voix blanche.

Et elle remonta vivement dans le train qui lâcha un jet de vapeur et le train s'ébranla. Ron était monté juste après Hayden et tenait la porte ouverte jusqu'à ce que Harry saute à l'intérieur. Ils se penchèrent alors tous, Ron, Hermione et Harry, à la fenêtre en faisant de grands signes à Mr e Mrs Weasley jusqu'à ce que le train prenne un virage qui les déroba à leur vue.

– Il faut que je vous parle en tête à tête, murmura Harry à l'intention de ses deux autres meilleurs amis.

– Va-t'en, Ginny, dit Ron.

– Merci, c'est gentil, répondit Ginny d'un air offensé avant de s'éloigner d'un pas raide et digne.

Pensant qu'elle était de trop, Hayden entra dans son compartiment 'réservé' mais Harry, Ron et Hermione la suivirent le plus naturellement possible, à tel point que la jeune fille se sentit un peu perdue sur le coup. De plus, un étranger était désormais profondément endormi assis près de la fenêtre.

Tous se figèrent en voyant l'homme et échangèrent un regard. D'habitude le Poudlard Express était réservé aux élèves et puisque celui-ci était normalement celui de Hayden, ils n'en étaient que plus interloqués.

L'homme portait une robe de sorcier miteuse, rapiécée à plusieurs endroits. Il semblait malade, épuisé. Bien qu'il fût encore jeune, ses cheveux châtains étaient parsemés de mèches blanches.

– C'est qui, à votre avis ? Murmura Ron, tandis qu'ils s'asseyaient à l'autre bout du compartiment après avoir refermé la porte coulissante.

– Le professeur R.J. Lupin, chuchota aussitôt Hermione.

– Comment tu le sais ?

– C'est écrit sur sa valise, répondit Hayden.

Hermione montra du doigt la valise à côté de celle de Hayden.

– Je me demande ce qu'il enseigne, dit Ron, les sourcils froncés.

– Ça paraît évident. Le seul poste vacant, continua Hermione, c'est Défense contre les forces du Mal.

Hayden s'asseya confortablement, Hermione la joignit et en face, se placèrent Ron et Harry. Elle les regarda tour à tour, elle n'avait pas encore l'habitude d'être entouré par des personnes. Puis ses yeux retombèrent sur le professeur Lupin, il avait l'air d'être quelqu'un de sympathique.

– J'espère au moins qu'il sera à la hauteur, dit Ron sans grande conviction. On a l'impression qu'il suffirait de lui jeter un sort pour qu'il rendre le dernier soupir. Alors, qu'est-ce que tu voulais nous dire ? Ajouta-t-il en se tournant vers Harry.

Harry s'apprêta à tout leurs raconter mais soudainement, il ferma la bouche en se tournant vers Hayden.

– Tout d'abord, dit-il, je pense que Hayden a quelque chose à nous raconter.

La jeune fille fronça les sourcils, en les regardant.

– Euh… Non ?

– Tu étais passée où hier soir ? Demanda alors Hermione.

Hayden ouvrit la bouche puis plissa la yeux.

– Pourquoi est-ce que ça vous intéresse si soudainement ?

Les trois amis s'échangèrent des regards un peu inquiet, puis, Harry sortit de sa poche une feuille, la tendant vers Hayden.

Celle-ci le regarda, les sourcils toujours froncés, puis, lorsque ses yeux glissèrent sur la feuille, elle retira la lettre que Mrs Colins lui avait écrite des mains d'Harry le plus rapidement possible.

Elle la prit dans ses mains puis regarder les trois enfants, un par un.

– Vous l'avez lu ?

Ils échangèrent un regard à nouveau, puis, tous, détournèrent les yeux. Seul Harry regardait toujours Hayden.

– Oui, dit-il. Est-ce que… est-ce que Kurt est ton père ?

Hayden poussa un soupir.

– Non, mon père est mort. Kurt est 'l'homme qui s'occupe de moi', dit-elle en poussant un soupir.

– Et ta mère...

La jeune fille leva les yeux vers Harry.

– Oui ?

– Elle est en hôpital psychiatrique… ?

Hayden poussa un nouveau soupir.

– Oui.

– Tu ne vas pas lui rendre visite ?

La jeune fille observa le papier de l'enveloppe, il était étrangement lisse, comme les parchemins.

– Non.

– Jamais ?

– Je ne sais pas.

Le silence tomba soudainement, tous évitaient de se regarder, ce n'était pas le genre de silence que Hayden appréciait. C'était le genre de silence pesant. Et ce fut Hermione qui le brisa.

– Est-ce qu'il t'a fait du mal ? Dit-elle alors que sa voix flancha dans les aiguës.

Hayden leva les yeux vers sa nouvelle amie, les sourcils froncés.

– Qu'est-ce que tu veux dire ?

Hermione regardait la jeune fille, les yeux humides et elle avala difficilement.

– Est-ce que cet homme, Kurt, t'as déjà fait du mal ?

Hayden se tourna vers les garçons, les yeux écarquillés, mais aucuns d'eux ne semblaient surpris, à croire qu'eux aussi voulaient poser cette question.

La jeune fille passa la main sur sa joue, puis regarda à nouveau Hermione, une larme s'était échappée de ses yeux.

– Oh, non, Hermione ne pleure pas, s'il te plaît. Il… Il ne m'a jamais fait de mal.

La voix de Hayden était monté dans les aiguës. Toutes les fois où elle avait été frappé, où elle avait été battue et mal-traîté lui revinrent en mémoire, comme lorsqu'elle avait tenu les mains de Mrs Weasley. Son mensonge était minable.

– Crois-moi, dit-elle pour avoir l'air plus réaliste. Il ne m'a jamais fait de mal. Il ne me fera plus de mal.

– Pourquoi tu nous l'avais pas dit dès le début ? Répondit Hermione, d'une voix blanche.

Hayden regarda les deux autres, demandant de l'aide, mais encore une fois, eux aussi semblaient avoir besoin d'une réponse.

– Parce que… Parce que je ne sais pas comment le dire… murmura Hayden. Je suis désolée…

Hermione lui tendit alors une sourire sous ses larmes. C'était une image qui était assez troublante et pourtant très joli.

– On te pardonne… Mais s'il te plaît, parle nous en.

Hayden regarda ses amis.

– Ça, dit-elle, je ne peux pas vous le promettre… murmura-t-elle.

Hermione prit la main de Hayden à se moment là, Harry prit l'autre et Ron posa un main sur la cuisse de la jeune fille. C'était maladroit de leurs part à tous -en particulier Ron-, mais ça avait eu pour effet de réchauffer le cœur de Hayden.

Lorsqu'ils furent sûr que la jeune fille allait mieux, ils retirèrent tous leurs mains, Hermione essuya ses larmes puis se tourna vers Harry.

– Alors, toi, raconte nous.

Celui-ci leurs résuma la discussion qu'il avait surprise entre Mr et Mrs Weasley, ce qui éclaira Hayden quand à sa conduite bizarre de la nuit dernière, l'avertissement de Mr Weasley. Lorsqu'il eut terminé, Ron paraissait abasourdi, Hermione avait les mains plaquées contre sa bouche en signe d'effarement, et Hayden commença à tripoter nerveusement son bracelet.

– Sirius Black s'est évadé pour te tuer ? Dit enfin Hermione. Harry, cette fois, il faut vraiment que tu sois prudent. Ne cherche pas les ennuis…

– Je ne cherche aucun ennui, répliqua Harry, agacé. Généralement, ce sont les ennuis qui me trouvent.

Hayden pouffa.

– Avoue que parfois, tu les cherches un peu.

– Il faudrait vraiment être qu'il soit idiot pour aller chercher un cinglé qui veut le tuer, dit Ron d'une voix tremblante.

Harry les regarda tour à tour, les sourcils froncés.

– Personne ne sait comment il s'y est pris pour s'évader d'Azkaban, reprit Ron mal à l'aise. Personne n'avait réussi à le faire jusqu'à maintenant. En plus, il était dans un quartier de haute sécurité.

Hayden passa les mains sur son visage alors que ses amis continuaient de parler avec ferveur. Sirius Black. Elle ne l'avait jamais trouvé très dangereux, malgré ce qu'il avait fait, et tout semblait si parfait lors de son inculpation… Pourtant il était là, il était dangereux et il voulait tuer Harry.

La discussion tourna alors sur le sujet du Pré-au-Lard. Hayden retira les mains de son visage pour regarder les trois autres enfants. Hermione et Ron semblaient de plus en plus excité alors que Harry ne faisait que se renfrogner.

– Ça va être bien de sortir un peu de l'école pour visiter Pré-au-Lard, dit Hermione en se tournant vers Harry et Hayden.

– Sûrement, soupira Harry. Vous me raconterez quand vous en reviendrez.

– Qu'est-ce que tu veux dire ? s'étonna Ron.

– Moi, je ne pourrai pas y aller. Les Dursley n'ont pas signé mon autorisation et Fudge a également refusé de le faire.

Hayden sourit de toutes ses dents alors que Ron semblait horrifié.

– Moi non plus je ne peux pas sortir ! s'écria-t-elle. McGonagall pense que c'est trop dangereux pour moi de sortir maintenant.

Tu n'aurais pas le droit de sortir ? C'est impossible… McGonagall ou quelqu'un vous donnera bien la permission…

Harry eut un rire amer, et Hayden souffla bruyamment. McGonagall était bien trop strict pour faire ça. Tous continuèrent à parler avec ferveur et une bagarre explosa presque entre Hermione et Ron. Pourtant, ils s'arrêtèrent en entendant le professeur Lupin bouger. Tous les quatre l'observèrent avec inquiétude, mais il se contenta de tourner la tête, la bouche légèrement entrouverte, sans se réveiller.

Le Poudlard Express continua sa route, ils pouvaient entendre différente personne entré et sortir des wagons autour, mais personne ne vint les déranger.

A une heure, une petite sorcière replète apparut, poussant un chariot rempli de boissons et de nourriture.

– Vous ne croyez pas qu'on devrait le réveiller ? Suggéra Ron en montrant le professeur Lupin d'un signe de tête. Ça lui fera peut-être du bien de manger quelque chose.

Hermione s'approcha de lui avec précaution.

– Heu… Professeur ? Dit-elle. Excusez-moi, professeur ?

Il ne bougea même pas.

Hayden le regarda en haussant les sourcils, il devait être très fatigué pour dormir à ce point. Mais bon, ils n'allaient pas s'en plaindre, il y avait des avantages à avoir un professeur avec eux dans le compartiment. Vers le milieu de l'après-midi, lors que la pluie commençait à tomber, brouillant le paysage de collines que le train traversait, ils entendirent à nouveau des bruits de pas dans le couloir et trois personnages se montrèrent : Drago Malfoy, encadré de ses deux inséparables, Vincent Crabbe et Gregory Goyle.

La jeune fille les regarda avec des gros yeux. Alors ça c'était une première ! Comment pouvaient-ils rentré alors que c'était censé être un compartiment privé.

– Tiens, regardez qui voilà, lança Malfoy de son habituelle voix traînante. Potter et son poteau.

Crabbe et Goyle rigolèrent comme des idiots.
– Alors, Weasley, j'ai entendu dire que ton père avait enfin réussi à se procurer un peu d'or, cet été, dit Malfoy. J'espère que ta mère n'est pas morte sous le choc. Est-ce que c'est grâce à cela que vous avez eu ce compartiment réservé ?

Ron se leva si brusquement qu'il fit tomber par terre le panier de Pattenrond. Le professeur Lupin émit un grognement.

– Qui c'est ? Demanda Malfoy en reculant machinalement à la vue du professeur.

– Un nouveau prof, dit Harry qui s'était levé à son tour au cas où il aurait fallu retenir Ron. Qu'est-ce que tu disais Malfoy ?

Drago plissa ses yeux pâles. Il n'était pas suffisamment idiot pour provoquer une bagarre sous le nez d'un professeur, bien que celui-ci avait peu de chance de se réveiller.

– Venez, marmonna-t-il à Crabbe et Goyle d'un ton hargneux.

Hayden était elle aussi levée, pour deux raisons : 1) Frappé Drago avec Ron au cas où il serait allé trop loin, 2) L'effacé de leur mémoire lorsqu'ils s'en iront.

Et c'est exactement ce qu'elle fit. Lorsqu'elle referma la porte du compartiment, elle vit le regard de ses trois amis fixés sur elle.

– Quoi ? Ils ne doivent pas se rappeler de moi, tu sais ? Je suis toujours censée ne pas exister !

Harry et Ron se rassirent dans un soupir.

La pluie s'était intensifiée, recouvrant les fenêtres d'une surface grise luisante qui s'obscurcissait peu à peu à mesure que la nuit tombait tandis que des lanternes s'allumaient dans le couloir et au dessus du filet à bagages.

– On doit être presque arrivés, dit Ron en se penchant vers la fenêtre pour essayer de voir quelque chose à travers la vitre devenue complètement noire.

A peine avait-il fini de parler que le train commença à ralentir.

– Parfait, dit Ron qui se leva pour jeter un coup d'oeil dehors en contournant soigneusement le professeur Lupin. Je meurs de faim. Vivement le festin.

Hayden, elle, fronça les sourcils -elle fronçait souvent les sourcils-, elle s'était ennuyé des centaines de fois dans le Poudlard Express, elle était presque sûre qu'ils n'étaient pas encore arrivé. Comme si elle lisait dans ses pensées, Hermione regarda sa montre.

– Ça m'étonnerait qu'on y soit déjà, dit-elle.

– Alors pourquoi on s'arrête ?

Le train continuait de ralentir. A mesure que le bruit de pistons s'estompait, on entendait plus disctinctment la pluie et le vent qui se déchaîner contre les vitres.

Enfin, le train s'arrêta brusquement et des chocs lointains indiquèrent que des bagages étaient tombés de leurs filets. Puis toutes les lampes s'éteignirent d'un coup et le convoi fut plongé dans un totale obscurité.

– Qu'est-ce qui se passe ? Demanda la voix de Ron.

– Ouille ! s'exclama Hermione. Ron, tu m'as marché sur le pied.

– Non, ça ça devrait être moi, répondit Hayden. Désolée.

Harry retourna s'asseoir à tâtons.

– Tu crois que le train est en panne ?

– J'en sais rien…

– Il y a du mouvement, commenta Ron en essuyant la vitre. On dirait que des gens montent dans le train.

La porte du compartiment s'ouvrit soudain et quelqu'un tomva lourdement, sur, Hayden pensait, les genoux de Harry.

– Désolé. Vous savez ce qui se passe ? Ouille ! Pardon…

– Salut, Neville, dit Harry en le soulevant par un pan de sa cape.

Hayden ramena ses genoux à son menton de sorte qu'elle ne touchait pas le sol et se fit le plus petit possible dans un coin du compartiment.

– Je vais aller voir le machiniste pour lui demander ce qui arrive, dit la voix de Hermione.

Hayden entendit Hermione ouvrir la porte et deux cris de douleur suivirent.

– Qui est là ?

– Ginny ?

– Hermione ?

– Qu'est-ce que tu fais ?

– Je cherchais Ron.

– Entre et assieds-oi.

– Ps ici ! Dit précipitamment Harry. Je suis là !

– Ouille ! Dit Neville.

– Silence ! Lança soudain une voix rauque.

Hayden plaqua une main contre sa bouche pour s'empêcher de rire. Il semblerait que le professeur Lupin s'était enfin réveillé. Ils l'entendaient bouger dans son coin, tout le monde se tut.

Il y eut un faible craquement et une lueur tremblante éclaira le compatiment. Le professeur Lupin tenait au creux de sa main une poignée de flamme qui illuminaient son visage gris et fatigué. Il avait les yeux vifs, cependant, et un regard en alerte.

Pourtant, en passant en revu les élèves présents, il s'arrêta sur Harry et Hayden. La jeune fille eut un petit sourire. Lorsque le professeur Lupin l'avait fixé, Neville et Ginny l'avait fait aussi.

– Salut… dit Hayden d'une petite voix.

– Restez où vous êtes, dit-il de sa voix rauque.

Et c'est alors qu'ils le virent tous. La porte du compartiment s'ouvrit avant que le professeur Lupin n'ait eu le temps de l'atteindre. Debout dans l'encadrement, éclairée par les flammes vacillantes, se dressait une haute silhouette enveloppée d'une cape, le visage entièrement dissimulé par une cagoule.

La température chuta soudainement, pendant un instant, Hayden crut que cela venait d'elle, mais c'était faux. Ça venait de la créature qui venait d'entrée. Elle avait étudier ces monstres des ténèbres, gardiens de la prison d'Azkaban. Les Détraqueurs. Le seul moyen de les faire fuir était une Patronum… Le seul sort que Hayden n'avait jamais pu réalisé.

Mais quelque chose l'effraya encore plus que la bête. C'était Harry. Il était soudainement devenu pâle et le Détraqueur s'approchait dangereusement de lui. Elle ne sait pas pourquoi, ni pour quelle raison, mais Hayden tenta de se positionner entre eux. Elle savait que les Détraqueurs se nourrissaient d'espoir, de joie de vivre et de bonheur. Qu'il vienne à elle alors, elle n'avait jamais pu les acquérir non plus.

Pourtant, elle entendit Harry glisser de son siège, et alors, Hayden se sentit faible, des sueurs froides lui parcoururent le dos, et alors, dans son champs de vision, apparut une lumière verte, fluorescente et devant elle, elle crut voir un visage, si près et si loin, d'abord celui d'une femme châtain, presque rousse, puis, changé en celui d'une femme blonde, les cheveux en pêtars, les yeux bleus et le regard meurtrier. Alors, elle entendit un rire fort et strident. Un brouillard blanc, épais, l'enveloppait, s'insinuait en elle...