Hello =)

Voici le premier chapitre ! J'avance bien dans la finalisation de ce dernier livre, et j'espère que vous l'apprécierez.

R.A.R. :

lisou : En plus d'être celle qui m'offre les reviews les plus constructives qui soient, tu es l'une de mes lectrices les plus fidèles. Je regrette d'arriver àa la fin de cette aventure, d'ailleurs, parce que j'avais mes petites habitudes, avec vous. J'espère bien te voir sur d'autres écrits =D. Mais je pense que ce ne sera pas le cas quand cette fiction sera terminée parce que tu risques de me haïr. Tu comprends bien que, encore une fois, je ne vais pas répondre aux questions que tu me poses =P. Merci d'être encore et toujours là.

Avant de publier ce chapitre et tout ce qui va avec, laissez moi vous demander, reviewers anonymes, de me laisser une adresse mail, par pitié !

Disclaimer : Rien n'est à moi.


Chapitre I : Le début de la fin

POV Jasper

Elle était là-bas.

Elle était de l'autre côté.

Elle était avec les Volturi.

Nous étions ici.

Nous étions ici pour combattre.

Nous étions ici pour la sauver.

Deux camps face à face, prêts à se battre. Et ceci, ceci pour une seule et unique personne. Mais elle en valait la peine. Néanmoins, elle restait immobile, à côté d'eux. Avais-je imaginé qu'elle allait nous sauter dans les bras -me sauter dans les bras-, les yeux brillants de joie parce que nous venions la chercher. Peut-être que je l'avais espéré, oui. Mais dans son regard n'était présente aucune lueur de reconnaissance. Dans sa posture on ne voyait aucun relâchement, aucun soulagement. J'avais peut-être imaginé qu'elle courrait jusqu'à nous, j'avais peut-être tout imaginé, sauf l'éventualité qu'elle pût rester immobile, là-bas.

Je sentis la main de Carlisle se poser sur mon épaule, et exercer une légère pression en signe de réconfort. Pendant quelques secondes, il ne dit pas un mot. Il regardait l'armée qui nous faisait face. Enfin, il murmura :

-Elle sait ce qu'elle fait.

J'aurais aimé le croire. De toute mon âme, de tout mon cœur, de toute mes tripes, j'aurais voulu être persuadé de la véracité de ses paroles. Mais dans ce fouillis d'émotions qui me submergeaient, j'avais la sensation que rien n'allait bien. La fascination que je ressentais pour Christanie était malsaine. L'amour de Carlisle pour elle était malsain. Je le savais, mais refusais de l'admettre. Néanmoins, pour la première fois depuis bien longtemps, le doute fut trop fort. Si nous nous trompions …

-Comment peux-tu en être si sûr? Demandai-je en essayant de dissimuler l'abattement que je pouvais sentir dans le ton de ma voix.

Seul le silence, le silence éloquent, me répondit. Alors je compris qu'il ne savait pas, qu'il doutait lui aussi, que, peut-être Christanie était en fin de compte une étrangère pour nous, mais qu'il l'aimait tellement, qu'il irait jusqu'au bout pour la sauver.

J'admirais Carlisle pour tout ça. Mais j'admirais encore plus Esmé. Elle restait là, à ses côtés à le soutenir, alors qu'il allait clamer son amour à une autre qu'elle. Oui. Je l'avais enfin compris. Carlisle aimait Christanie.

Il y eut un mouvement, de l'autre côté. Ils avaient resserré les rangs. Alice observait les vampires en face de nous, elle aussi. Elle ne m'avait presque pas adressé la parole depuis son retour. Je savais qu'elle savait ce qu'il s'était passé entre Christanie et moi. Brusquement, sans m'accorder un regard, d'un ton sec -tellement différent de celui qu'elle avait toujours employé avec moi- elle lâcha :

-Tu l'aimes?

Je sentis sa tristesse. Et de l'autre côté, l'attente, l'angoisse de Carlisle était palpable. Il avait entendu ma femme, bien évidemment. Esmé vint se poster à ses côtés et il me fut encore plus difficile de me concentrer. Depuis la disparition de Christanie – depuis que Carlisle avait changé – elle était devenue un puits de désespoir sans fond.

Christanie et Carlisle n'avaient jamais formé un couple à proprement parler, mais ils partageaient une histoire très forte. C'était une histoire unique. C'était eux. A présent, il avait Esmé, mais il avait établi avec la vampire un lien extraordinaire. Je n'aurais jamais du me mettre en travers de leur passion. Surtout alors qu'Alice était ma femme. Ma moitié. Mon âme-soeur. L'arrivée de Christanie à Forks avait changé énormément de choses, beaucoup plus que quiconque l'aurait souhaité. Mais aujourd'hui, même si nous étions là pour la récupérer, pour qu'elle fît enfin partie intégrante de la famille, mon amour pour Alice n'avait pas changé. Je ne m'expliquais pas l'attirance que j'éprouvais envers Christanie, mais c'était autre chose.

-C'est toi que j'aime. Rien ne changera ça. Jamais.

Je sentis le soulagement de Carlisle, et aperçus son sourire du coin de l'oeil. Les membres de la famille se réunirent, comme si, tout ce temps, ils avaient veillé, attendant la fin de cette conversation cruciale. Nous étions ici pour délivrer Christanie. Nous le ferions. Après cela, elle ne serait jamais plus qu'une amie, qu'une soeur. J'avais commis une erreur. Il était temps de la réparer.

Nous restâmes silencieux pendant quelques secondes. Je sentais que Carlisle avait pris une décision. Lorsqu'il parla, sa voix était calme, résolue.

-Je vais m'avancer …

Edward voulut intervenir, probablement pour déclarer qu'il l'accompagnait, mais notre père le devança fermement :

-Je vais m'avancer, et je vais m'avancer seul. Je vais parler à Christanie.

Personne n'osa le contredire. Il dégageait une telle confiance en lui, et nous avions tellement foi en son jugement, que nous ne pouvions qu'accepter sa décision. Esmé proposa simplement :

-Je vais aller leur annoncer que tu veux la voir.

Son mari hocha la tête sans prononcer un mot. Nous l'observâmes s'éloigner en courant vers la ville italienne.

POV Esmé

Il me semblait que des forces qui nous dépassaient étaient en marche, et nous gouvernaient, nous, les Cullen. Christanie, maintenant, m'apparaissait elle-même comme un être hors de notre portée. Ce sentiment étrange était plus que dérangeant. Je n'avais pas le pouvoir de prédire l'avenir, pourtant, je n'en avais pas besoin pour sentir que quelque chose se préparait.

Personne ne m'approcha lorsque j'arrivai devant l'armée. Les soldats me laissèrent passer, et avancer jusqu'à Aro, sans un mot. Certains me lançaient à peine un regard. Ils préféraient garder les yeux fixés sur leur objectif : l'armée ennemie que nous formions.

Je me forçai à garder la tête haute devant le regard perçant et trop bienveillant d'Aro.

-Chère Esmé ! Nous nous voyons bien peu souvent, tous les deux. C'est vraiment regrettable. Tout aussi regrettable que ce qui est en train de se passer ici, vous ne trouvez pas? Quoiqu'en portant à ces évènements l'attention qu'ils méritent, nous pourrions presque penser qu'il ne s'agit ici que d'une importante réunion de famille. C'est fascinant, vraiment !

Je ne pus m'empêcher de voir la grimace de Christanie et de sourire doucement. Le maître des Volturi ne changerait probablement jamais. Très agréable, quoiqu'un peu envahissant, très démonstratif, et surtout très dangereux, non pas parce qu'il était puissant, mais parce qu'il avait réussi à tisser autour de lui une toile, un réseau qui comprenait les vampires les plus impressionnants de la planète.

Aro Volturi me saisit la main, et je me contentais de penser au fait que Carlisle voulait parler à Christanie, seul à seul.

-Bien entendu ! Oui, oui ! Enfin, seulement si notre chère amie est d'accord, n'est-ce pas? Et je pense qu'elle le sera. Après tout, quelle raison pourrait-elle avoir pour ne pas l'être?

Il se tourna légèrement vers Christanie, qui s'était avancée vers nous. Son visage était de marbre, et, pour la première fois, j'eus peur d'elle. Pas peur qu'elle me prenne Carlisle. Pas peur qu'elle déchire Alice et Jasper. Non. Peur qu'elle nous fasse du mal, physiquement.

-Carlisle aimerait te parler une dernière fois. Ce serait vraiment gentil d'y aller … Tu nous éviterais probablement quelques effusions de sang très regrettables en discutant calmement avec ton vieil ami.

-Bien entendu, se contenta de dire Christanie.

Un léger sourire avait fleuri sur les lèvres de Marcus, et de Caius, ce qui était assez inhabituel. Je tentai tant bien que mal de lutter contre la panique qui noyait un peu plus mon esprit à chaque nouvelle vague. Sans prononcer un seul mot, mon amie me précéda. Après avoir fait quelques dizaines de mètres -en la suivant, je remarquai qu'elle était saluée avec une déférence remarquable par tous les soldats qu'elle croisait- elle lâcha négligemment :

-Nous nous rencontrerons au centre, là-bas.

Elle parlait comme si elle était habituée à donner des ordres, et non à en recevoir. Cette constatation ne fit qu'accroître ma peur. Qu'était devenue Christanie?

POV Jasper

L'inquiétude de ma mère était palpable à des kilomètres – et je n'exagérais en rien. Lorsqu'elle revint vers nous, elle annonça d'une voix blanche que Christanie acceptait de rencontrer Carlisle. Ses yeux étaient suppliants, ils lui criaient de ne pas y aller, il hurlaient que quelque chose n'allait pas, que rien n'allait, que tout était différent, mais son époux faisait comme si de rien n'était. Il la serra dans ses bras et nous observa tous, un par un. Son regard s'attarda un peu plus sur moi, mais il ne semblait vouloir dire quelque chose en particulier. Il était toujours aussi calme, serein. Savait-il quelque chose que nous ignorions tous? Ou bien, faisait-il simplement confiance à Christanie? Il savait déjà ce qu'il allait lui dire, je le voyais à son regard, à ce presque-sourire qui fleurissait de temps à autre sur ses lèvres, quand il pensait être à l'abri des regards indiscrets. Carlisle avait toujours foi en tout et tout le monde. Aujourd'hui ne faisait pas exception. Il était persuadé que tout irait bien, alors que nous, qui gravitions autour de lui, qui voyions les mêmes choses, entendions les mêmes sons, nous ne pouvions que l'espérer. Lentement, il se détacha de notre petit groupe, et j'observai, comme nous tous, sa silhouette s'éloigner. Il n'était pas encore arrivé au point de rendez-vous lorsqu'Alice murmura d'une voix étranglée :

-Il n'aurait pas dû y aller …


Une review pour me donner votre avis? J'ai remarqué que j'avais énormément de visites, mais pas beaucoup de review, malheureusement pour ma motivation d'auteur.

Et puis, je rappelle à tous les anonymes que je tuerais pour avoir une adresse mail ! (Je blague, hein? N'empêche que je suis déjà dans l'illégalité en répondant sur la page internet ...).