Harry Potter détestait l'infirmerie. Elle lui déplaisait auparavant, mais après ses séjours plus récents, alors que Madame Pomfresh le couvait comme une mère poule, et le faisait manger, et dormir, et prendre des potions stupides, alors qu'il n'y avait rien qui clochait vraiment avec lui, une fois que son bras avait été réparé... Il décida qu'il n'y retournerait jamais. Il n'était pas habitué au fait d'avoir des gens se souciant de lui, ou tâtant son front toutes les cinq minutes, ou lui demandant comment il allait toutes les demi heures, et c'était étouffant.
Ç'aurait été bien s'il avait eu cinq ans... En fait, quand il avait cinq ans, il aurait apprécié les attentions, puisqu'il n'en avait jamais reçu de la part de son oncle et de sa tante, peu importe la gravité de la maladie ou de la blessure. Mais à plus de onze ans, il n'était plus un bébé à bercer, et il n'aimait pas ça du tout. Cela le faisait se sentir jeune, et stupide, et il y avait une petite voix dans sa tête qui lui soufflait qu'il ne méritait pas d'être le centre d'attention de qui que ce soit de toute façon.
Donc, ce fut un réel soulagement lorsqu'il fut finalement libéré des soins de Madame Pomfresh après deux jours entiers de repos. Son bras était soigné, bien qu'elle lui ait dit d'y aller doucement, de ne rien porter de lourd, et qu'il n'allait pas jouer au Quidditch ou même voler jusqu'à ce qu'elle lui donne la permission. Un patchwork de bleu, noir, jaune et vert teintait sa peau, et il était vaguement impressionné par le travail qu'elle avait fait dessus, bien qu'il ne l'admettrait jamais. Ses côtes étaient toujours un peu fragiles, mais au moins cela ne lui faisait plus mal quand il respirait.
Lorsque Madame Pomfresh lui dit enfin qu'il pouvait y aller, il la remercia rapidement, attrapa les quelques cadeaux qu'il avait reçus – incluant une autre boîte non signée de Chocogrenouilles -, les mit dans son sac, et sortit de son domaine sans se retourner.
Les jours suivants furent emplis de cours, de sommeils agités, et de fréquents sermons de Flint à propos de la sécurité dans le Quidditch et de la nécessité d'utiliser une batte quand on traitait directement avec les cognards. Tous les soirs il avait des cours particuliers avec le professeur Snape directement après le dîner. Les sessions ne duraient pas autant que les retenues, juste deux heures à peu près, au lieu de quatre ou cinq. Et après, Harry avait le temps de rester un peu avec ses amis, et était même capable de passer du temps avec son groupe d'études pour étudier le programme actuel.
Bien que cela lui paraissait étrange d'avoir tout ce temps libre, le plus étrange était que pendant les cours particuliers, Snape n'était... pas diabolique. Pas même méchant. Ou, pas trop méchant. Il expliquait à Harry les choses qu'il n'avait pas comprises pendant ses lectures, et solutionnait les problèmes qu'il rencontrait dans ses devoirs avec une patience que Harry n'aurait jamais cru qu'il possédait.
Il ne pouvait pas, à l'instant présent, cerner véritablement le professeur. Mais il était très content que les choses se soient calmées un peu.
Le lundi après sa libération de l'infirmerie, Harry et Teddy étaient dans la bibliothèque. Sur la table devant eux se tenait la nouvelle boîte de chocolats. Ils testaient le cadeau anonyme avec les mêmes sorts que ceux qu'ils avaient utilisés sur la première, pour voir si celle-ci avait été ensorcelée – ne prenons pas de risques – lorsque Teddy dit, « j'ai vu le professeur Snape te regarder au repas. Il n'avait pas l'air dégoûté. »
Harry ricana. « Bizarre, hein ? Je parie qu'il a été frappé d'un sort de Confusion ou quelque chose comme ça. »
« Sûrement. » Teddy utilisa l'un des charmes les plus simples de Révélation, sans effet, puis regarda Harry avec curiosité. « Draco a dit qu'il était venu te voir à l'Infirmerie. »
« Draco dit beaucoup de choses. »
Teddy sourit. « Ouais. Mais il sait des choses, aussi. »
« Quel genre de choses ? »
Avec un haussement d'épaules, Teddy lui montra le sort suivant du livre, et Harry passa un petit moment à essayer les mouvements de baguette avant de le lancer sur la boîte. Rien du tout.
« Quel genre de choses ? » demanda encore une fois Harry.
« A propos du professeur. Et de ton père. »
Harry le regarda fixement. « Quoi, mon père ? » il se souvenait de ce que le Baron Sanglant lui avait dit, à propos de la mésentente entre James Potter et Snape, et que c'était l'une des raisons pour lesquelles Snape le traitait ainsi. Mais le Baron n'avait pas semblé vouloir s'étendre sur le sujet. En fait, Harry n'avait pas vu le Baron beaucoup ces derniers jours, alors même qu'il semblait être toujours là lorsque Harry était tout seul... Comme s'il veillait sur lui.
C'était plutôt déconcertant.
Mais plus déconcertant encore était le fait que Draco – et apparemment Teddy aussi – sache des choses sur James Potter que Harry ne connaissait pas. En fait, presque tout le monde en savait plus que lui... Tout ce que savait Harry était que son père avait joué au Quidditch.
« Ils, euh, ne s'entendaient pas très bien à l'école, » dit Teddy.
« Je sais ça. » Le Baron Sanglant lui avait dit la même chose.
« Ouais. » Teddy lança un autre sort, qui fit briller la boîte d'une lumière rouge pendant une brève seconde, mais c'était l'effet attendu, donc il n'y avait toujours rien de bizarre avec les bonbons. « Mais je veux dire qu'ils ne s'entendaient vraiment pas bien. Ton père était dans une sorte de groupe, avec quelques autres garçons. Ils se faisaient appeler les Maraudeurs. »
« Les Maraudeurs ? » ce genre de surnom aurait pu être trouvé par Dursley et ses sbires, et la comparaison était très désagréable pour Harry.
Teddy hocha la tête, et montra le prochain sort, que Harry lança. Rien. Puis Teddy dit, « Apparemment les Maraudeurs n'aimaient pas beaucoup les Serpentards ils étaient tous à Gryffondor. »
Harry hocha la tête. Il savait que son père y était, puisqu'il jouait pour l'équipe des Gryffondor. « Qui étaient les autres ? »
« Je ne connais pas tous leurs noms, mais Sirius Black était l'un d'entre eux. »
« Sirius Black ? » Le nom semblait presque familier, puis il se souvint d'une conversation avec Draco quelques jours plus tôt à propos des arbres généalogiques et toutes ces stupidités, qui étaient apparemment très importants pour les familles comme les Malfoy. « Black n'est pas - »
« Il était un cousin de la maman de Draco, ouais. Le seul Black à être à Gryffondor en cent ans ou quelque chose comme ça. »
Harry grimaça. « Comme je suis le seul Potter à être à Serpentard depuis des générations aussi. »
Teddy lui lança un regard en coin et lança le sort suivant. « Ouais, comme toi. »
« Donc, ils n'aimaient pas les Serpentard, » relança Harry, ne voulant pas penser au fait qu'il était une anomalie, rien que pour sa répartition. Il aimait sa maison. La majorité du temps.
Teddy parlait lentement, comme s'il ne savait pas comment allaient être prises ses paroles. « Eh bien, tu vois, ils aimaient encore moins Snape. Je suppose qu'ils étaient horribles avec lui. A quatre contre un, ils s'attaquaient tout le temps à lui. »
Stupéfié, Harry ne put que le regarder avec ébahissement. Il pensait que les Gryffondor étaient censés être courageux, mais se jeter en groupe sur quelqu'un comme ça était la chose la plus lointaine de la bravoure qu'il pouvait imaginer. La sensation que son estomac tombait brutalement s'intensifia. Est-ce que son père avait juste été un harceleur, comme Dudley ? C'était possible, supposa-t-il. L'Oncle Vernon n'avait-il pas dit encore et encore qu'il était un horrible personnage ? Peut-être qu'il parlait d'expérience. Peut-être... Peut-être que c'était pour ça qu'ils traitaient si mal Harry. Il laissa échapper un léger sifflement. « Tu m'étonnes que Snape me déteste. »
« Je ne pense pas qu'il te déteste. Plus maintenant. »
« Je crois qu'il est juste plus doué qu'avant pour le cacher. »
Teddy haussa les épaules. « Peut-être. Ou alors peut-être qu'il a fini par prendre la Règle Une à cœur. »
Harry considéra cette possibilité alors qu'il lançait la dernière de leurs tentatives pour vérifier la boîte de bonbons. C'était clean. « Ouais, peut-être. »
« On dirait que tu t'es dégoté une autre boîte normale de chocolats, Harry. » Teddy semblait presque déçu, comme s'il voulait que la boîte soit ensorcelée pour rendre les choses plus intéressantes.
Harry devait admettre que cela aurait été intéressant, mais un tel résultat n'aurait pas été aussi goûteux. « On dirait. Tu en veux ? »
Avec un ricanement, Teddy dit, « Pourquoi, parce que Draco n'est pas là ? »
Harry éclata de rire. « Non, je vais en manger un aussi. Tu vois ? » il ouvrit la boîte comme s'il s'attendait à ce qu'elle explose, et lorsqu'il fut avéré qu'elle ne le ferait pas, il en sortit deux Chocogrenouilles, une pour lui, et une pour Teddy. « A la tienne ! » et il ouvrit le paquet avant de croquer dans la tête de la grenouille.
Teddy rit à nouveau et ouvrit sa propre friandise. « Tu es fou. »
« Comme un chapelier, » approuva Harry la bouche pleine de chocolat.
« On devrait essayer de trouver qui t'envoie tout ça. Tu dois avoir une admiratrice secrète. Une fille de Poufsouffle, probablement. »
« Oh, merci, » répondit Harry en riant avant de frapper Teddy dans l'épaule.
« Non, sérieusement. Qui ne voudrait pas se mettre dans les petits papiers du Garçon qui a Survécu ? »
Harry grogna. Il détestait ce surnom, puisqu'il lui rappelait que ses parents étaient morts à sa place. « Arrête, Teddy. Sérieusement. »
Teddy leva les mains. « Je dis juste ça comme ça. C'est probablement d'une fille. Comme je te l'ai dit, un garçon qui se respecte ne t'offrirait pas des friandises. »
« D'accord, très bien. Comment on trouve la fille, alors ? »
Lançant à Harry un autre regard malicieux, Teddy dit calmement, « Nous pourrions laisser une annonce dans la Grande Salle... »
« Teddy ! »
« Je plaisante ! Mais il y a différents moyens de savoir qui a tenu quelque chose en dernier. Tu sais, avant que tu le ramasses. »
« Quoi, comme des empreintes digitales ? »
« Des empreintes quoi ? »
Harry leva les deux sourcils, surpris. « Les empreintes digitales... Ah. Probablement juste un truc moldu. »
« Oh, c'est vrai. J'oublie parfois. »
Harry grimaça encore. « Ca a l'air tellement normal, pas vrai ? »
L'expression de Teddy devint un peu triste. « Oui, plutôt. Désolé, Harry, mais je n'ai jamais rencontré de Moldu avant. J'ai lu quelques trucs, et une personne avec une exposition limitée ou inexistante à une culture... différente peut se retrouver coincé dans tout un tas de notions préconçues, qui peuvent ou non se révéler vraies. Et elles peuvent être très difficile à briser. »
Harry roula des yeux. Teddy était différent de tous les gens qu'il avait rencontrés auparavant. « Enfin bref. Donc, comment tu pourrais savoir qui a tenu la boîte en dernier ? »
« La signature magique. » Alors que le regard de Harry restait neutre, il continua, « la magique de chacun est légèrement différente des autres, ce qui explique pourquoi les baguettes sont toutes différentes également. Avec le bon sort, tu peux trouver la signature magique de celui qui a tenu la boîte en dernier parce qu'il y aura un reste de sa magie sur la boîte. »
« Est-ce que le... reste de magie donnera son nom ? »
Teddy secoua la tête. « Non, mais tu pourras le comparer aux signatures magiques des autres personnes, pour voir si ça correspond. »
Harry ne put s'empêcher de rire. « Donc... Je dois me promener au milieu de toutes les filles de l'école et voir si l'une d'entre elles a la même signature magique que celle sur la boîte ? »
« Euh... Ouais. »
« Ce serait plus rapide de poster cette annonce. Et je risquerais moins de me faire toucher par un maléfice, aussi. »
Ricanant, Teddy admit que c'était une entreprise de longue envergure. « Il y a d'autres choses que nous pourrions faire. On devrait faire des recherches... »
« Oh, admets-le, Teddy, tu aimes juste passer du temps dans la bibliothèque. »
« Oui, bon, d'accord ! Mais il y a beaucoup plus de livres ici que chez moi, et sur tellement de sujets différents. C'est génial, vraiment. Et la section sur les contre-maléfices est juste... »
« Géniale, je sais. »
« Gamin, va. »
« Rat de bibliothèque. »
« Batte de Quidditch. »
Harry éclata de rire. « Au moins je suis pas un vif d'or. »
Souriant, Teddy acquiesça. Il lança un rapide Tempus et soupira avant de commencer à ranger la table. « On a Botanique dans vingt minutes. »
« Tu n'aimes pas jouer avec les plantes ? » demanda Harry alors qu'il récupérait plusieurs livres et les remettait sur les étagères.
« Je préfère jouer avec les potions. »
« Ouais, moi aussi. » Lorsque Teddy se tourna vers lui, semblant surpris, Harry ajouta, « Eh bien, c'est un cours intéressant lorsque Snape ne se moque pas de moi. Et je viens juste de comprendre l'ajustement de l'acidité de base, par rapport à l'ingrédient que tu ajoutes ensuite, donc je pense m'en sortir dans la prochaine pratique. Il me l'a expliqué la nuit dernière. »
« Pas mal, » dit Teddy.
« Ouais. Il est vraiment, je sais pas, différent avec moi. Depuis... Enfin, tu sais. »
« Depuis que tu as voulu te suicider sur le terrain. »
« Je ne me suis pas- »
« Tu as failli. »
« Je ne voulais pas le faire ! »
« Je sais. » Ils finirent de ranger les livres et Teddy les mena rapidement hors de la bibliothèque. Harry devenait plus bruyant et avait du mal à contenir sa colère, et Madame Pince leur jetait un regard noir depuis son bureau. « Mais quand même, tu aurais pu mourir. »
Fumant silencieusement, Harry haussa une épaule. Il n'y avait pas vraiment pensé dans ce sens-là. Mais il supposait que Teddy avait raison. Il ne voulait plus jamais péter les plombs comme ça, et si Snape ne s'amusait pas à lui donner des milliers de retenue, il ne recommencerait sûrement jamais. C'était... effrayant, cet éclair de rage, et la sensation du Cognard explosant son bras en mille morceaux...
Teddy lui jeta un autre regard étrange, et Harry repoussa les souvenirs de ce moment-là. « Je me demande ce qu'on va planter aujourd'hui, » dit-il pour changer de sujet.
« Probablement des choses avec des épines, » réagit Teddy.
« Ou du mucus. »
« Ou des dents. »
Harry éclata de rire et ils allèrent aux serres tous les deux.
Il se passa encore deux jours avant que Harry ait l'autorisation de Madame Pomfresh de voler à nouveau, et il était fou d'impatience à l'idée de retourner sur le terrain. Il apprit que son interdiction était levée durant ses examens du matin, qui étaient juste après le petit déjeuner le jour de l'entraînement de Quidditch. Il était si excité qu'il ne tenait pas en place pendant les cours du matin. Au déjeuner, il se trémoussait sur son siège.
« Il y a des fourmis dans ton pantalon, Harry ? » le taquina Millicent.
Il secoua la tête et avala son morceau de sandwich. « Je vais voler aujourd'hui. »
« Mais tu vas rester hors de l'infirmerie, pas vrai ? » demanda Draco en souriant.
« J'espère bien, » dit Harry, répondant à son sourire. « Mais on ne sait jamais. Ces cognards sont tordus. Ils sont partout. »
Ses amis éclatèrent de rire, et ils continuèrent à discuter pendant quelques minutes, avant que Draco ne lève la tête, surpris. « Alerte hiboux, » annonça-t-il, et tout le monde couvrit son repas. L'un des deuxième année de Serpentard avait un hibou avec des... problèmes d'incontinence, et ils ne savaient jamais quand cette satanée bestiole allait leur rendre visite. « Tout va bien, » dit Draco une minute plus tard. « Pas d'Icarus. Mais il y a un paquet qui arrive... »
Harry leva la tête, comme tout le monde de leur côté de la table, juste à temps pour voir six gros hiboux descendre vers lui, portant un long et fin paquet entre eux.
« Lève-toi, Harry ! » le prévint Millicent, et Harry sauta de son siège, juste au moment où les hiboux lâchaient leur colis. Le paquet tomba comme une pierre, et Harry l'attrapa en plein vol. Un dernier hibou passa au dessus de sa tête, laissant tomber une enveloppe marquée d'un « OUVREZ CECI D'ABORD » d'une écriture très reconnaissable.
« Des hiboux au déjeuner, » dit Teddy. « Je me demande de qui ça vient. »
« Mon admirateur secret, peut-être, » murmura Harry, et Teddy éclata de rire.
« Ils deviennent fous alors. »
Mais cela ne venait pas d'un admirateur secret. En fait, lorsque Harry ouvrit la lettre et en sortit une carte, il dut la lire trois fois avant qu'il puisse en croire les mots inscrits dessus.
« Qu'est-ce que c'est ? » demanda Teddy. « Un indice ? »
« Ca vient du professeur Snape, » murmura Harry. Il déchira une petite partie de l'emballage, exposant juste le bout d'un balai.
« Laisse-moi voir ça, » dit Millie, avant d'attraper la carte qu'elle lut dans un murmure discret. « N'ouvrez pas le paquet à table, ou tout le monde en voudra un, et je ne suis pas en train d'ouvrir une œuvre de charité. Cependant, l'Attrapeur de Serpentard a besoin d'un balai décent. » Millie jeta un regard surpris à Harry. « Le professeur t'a envoyé - »
« Un Nimbus 2000. » La voix de Harry était basse et révérente alors qu'il passait une main sur la courbe de son nouveau balai, tout ce qu'il s'autorisait avant d'être seul. « Je n'arrive pas à y croire. »
Teddy sourit, et garda la voix baissée également. « Eh bien, il veut qu'on gagne, pas vrai ? »
« Ouais, mais... » Harry jeta un regard à la table des professeurs, juste à temps pour voir Snape tourner la tête. Une nuance de rouge colorait les joues d'habitude blafardes. S'il ne le connaissait pas si bien, il aurait pensé que Snape était embarrassé. Harry était lui-même embarrassé, et il pouvait sentir ses oreilles devenir rouges. Il n'avait jamais reçu de cadeau sans raison auparavant. Et les seuls qu'il aient eu étaient Hedwige à son anniversaire et des bonbons après avoir atterri à l'infirmerie.
Mais quel cadeau c'était là !
Pourquoi Snape lui avait acheté un nouveau balai ? Se demanda-t-il. Etait-ce juste car il voulait que Serpentard gagne la coupe de Quidditch ? Ou était-ce une autre façon de se rattraper d'avoir été un tel abruti auparavant ? Quelle que soit la raison, Harry n'en était que plus enthousiasmé à l'idée de voler à nouveau.
Il voulait essayer son nouveau balai tout de suite.
Hélas... Teddy lui jeta un regard compatissant, et dit, « Nous avons Sortilèges, Harry. Dans dix minutes. »
Harry soupira. « Juste assez de temps pour ranger ça dans les cachots, je suppose. »
« T'en fais pas. Tu as entraînement ce soir, pas vrai ! »
« Ouais ! » Harry se leva d'un bond. « Flint va probablement en perdre toute contenance, il va être tellement content ! » Harry jeta un œil à la table encore une fois, et croisa le regard du professeur. « Merci, » articula-t-il, en souriant.
Le professeur lui offrit un petit hochement de la tête, se leva de table, et sortit de la salle dans un tournoiement de capes noires sans se retourner.
Harry l'observa, intrigué, mais ne pensa plus aux motivations du professeur, pas même ce soir-là à l'entraînement, lorsqu'il vola et tourbillonna dans l'air comme s'il était en feu. Le balai était doux, rapide, et parfait, et Harry ne s'était jamais senti aussi bien de toute sa vie.
Je tenais à vous remercier toutes et tous (peut-être?) pour vos reviews qui me font chaud au cœur. Je ne pensais pas que cette traduction rencontrerait un tel succès !
Pour répondre à TheDevilOfSlytherin (je te réponds ici pour que tous ceux qui se posent la question:)) eh bien l'auteur n'a écrit jusqu'ici que la première année (qui est achevée) sur , et n'a malheureusement pas posté, sur quelque histoire que ce soit, depuis 2011. En ce qui concerne le drarry, du coup, vu qu'ils sont vachement jeunes, c'est quand même hautement improbable. Je pense que nous devons nous résoudre à ne suivre que la première année et à imaginer la suite !
Merci encore pour vos commentaires, et à bientôt pour un nouveau chapitre.
