Voici la fin du chapitre 20. Afin de ne pas vous faire trop patienter, j'ai décidé de le faire en 3 partie, ce qui fait également un peu plus de chapitres avant la fin de l'histoire. Ils sont en revanche, plus courts, de fait. J'espère que l'histoire vous plaît toujours autant. Bonne lecture.


Chapitre 20 (suite et fin):

La Vérité éclate

( Point de vue Bella )

Cela faisait quelques jours que la grande Rosalie Hale, était passée au club, avec ses toutous, pour soi-disant, faire la paix. Je n'avais pas cru à son bobard, aussi gros qu'une maison, et à priori, je n'étais pas la seule, vu la tête que faisait Emmett depuis.

J'avais bien remarqué que mon gros nounours avait plus qu'un faible pour la danseuse, en effet, si ça n'avait été que cela, voyant que son charme n'opérait pas plus que ça, il serait déjà passé à autre chose. Néanmoins, ce jour-là, je l'avais vu se renfrogner, devenir suspicieux et enfin, laisser paraître un air déçu, que ne l'avait pas quitté. J'avais eu beau essayer de le faire parler, tout comme sa sœur, mais il n'avait rien laisser échapper.

J'étais à présent de retour sur le parking de l'école, les cours reprenaient aujourd'hui même, après des vacances de quinze jours. Je descendis de ma voiture et rejoignis mes amis devant l'entrée. Nous n'avions pas eu l'occasion de nous voir, certains étant rentrés dans leur famille pour les fêtes, quant à moi, j'avais été occupée avec le club. Nous nous racontions nos vacances respectives, en attendant de rejoindre notre premier cours, celui de Hip-Hop, que nous enseignait Edward.

Le cours se passa bizarrement, les chorées et autres, tout allait bien, toutefois, je voyais les regards insistants et les chuchotements de certains élèves, à mon encontre. Je tâchais de ne pas y faire attention, et reportais mon attention sur mes amis.

Durant l'inter-classes, alors que nous poursuivions notre discussion sur nos dernières nouvelles, deux gars vinrent m'aborder.

_ Salut.

_ Salut, répondis-je prudemment.

_ Avec mon copain, on se disaient, que tu accepterais peut-être de nous faire une danse privée.

_ Pardon !? M'exclamais-je surprise.

_ On te payeraient, bien-sûr...

Je n'eus même pas le temps de répondre, trop choquée par leurs propos, que déjà, Ben et Alec, les envoyaient bouler. Démétri passa un bras protecteur autour de mes épaules, mais je n'y prêtais pas garde, trop bouleversée par ce que je venais d'entendre.

Nous rejoignîmes le prochain cours, le chant. A peine entrée dans la salle, que tous les regards ou presque, se tournaient vers moi. Je ne comprenais pas du tout ce qu'il se passait, mais ça ne pouvait rien signifier de bon pour moi.

A la pause et devant l'ambiance générale de l'école, mes amis et moi décidâmes d'aller manger dehors. Alec et Jane, qui avaient eu théâtre, nous rejoignirent devant les portes. A leur tête, on devinait sans mal que mon sentiment précédent était le bon. Mauvais signe.

_ On a appris ce qu'il se passe, et malheureusement...

_ Tu risques des ennuis, Bell's. Termina Jane.

_ Que se passe-t-il?

_ Apparemment, quelqu'un a découvert ton boulot au Crazy. Débuta Alec.

_ Mais il semblerait que l'image en ait été noircie et que tout le monde y pense comme une boîte de striptease.

_ Voilà qui ne va pas plaire à Carmen et Eléazar, murmurais-je.

_ Qui ne va pas... S'étouffa Angie. Mais Bella, tu risque d'être virée, s'ils te prenne pour une...

_ Pour une pute.

_ Merci, Dem. On avait pas deviné, railla Alec.

Bref, comme je le disais, ça ne sentait pas bon du tout. Je ne savais pas exactement ce qui me pendait au nez, avec cette fausse rumeur, mais je décidais qu'il valait mieux que j'assure mes arrières, et donc, de prévenir Carmen, au cas où, j'aurais des ennuis avec l'école.

A priori, j'avais bien fait de prendre les devant, car au dernier inter-classes, alors que j'allais au cours de Modern Jazz, donné par jasper, une annonce aux haut-parleurs me prévint que je devais me rendre au bureau de la directrice. On a déjà vu plus discret. Je m'y rendis donc.

Victoria Pratt, notre directrice, me fit entrer et me désigna un siège pour m'asseoir. Je la voyais me toiser froidement, confirmant que j'allais avoir besoin de l'aide de Carmen, sur ce coup là.

_ Mademoiselle Swan, je suppose que vous savez pourquoi vous êtes ici. Dit-elle.

_ Pas vraiment, Madame. Feignais-je.

_ L'on m'a rapporté, vidéo à l'appui, que vous travaillez dans un bar à striptease. Hors, vous devez comprendre, que l'on ne peut risquer la réputation de notre école ainsi. Je me vois donc dans l'obligation de vous renvoyer, séance tenante.

_ Je pense que vous faites erreur, Madame. Dis-je. Je peux vous assurer que je ne suis pas stripteaseuse, d'ailleurs, je peux même vous le prouver.

_ Et comment? Demanda-t-elle froidement.

_ Puis-je passer un coup de fil?

Elle ne répondit pas, mais hocha légèrement la tête. Je sortis donc mon téléphone et composa le numéro de Carmen, pour la deuxième fois aujourd'hui.

_ Oui, c'est moi.

_ …

_ Eh bien, il serait bien que tu puisses venir à l'école, je suis dans le bureau de Madame Pratt. Elle souhaiterais une preuve que le Crazy n'est pas un endroit peu fréquentable, sous peine de renvoi.

_ …

_ Tu seras là dans combien de temps?

_ …

_ Ok, on t'attends.

Je raccrochais et prévenais la directrice qu'une personne allait arriver et tout lui expliquer.

Il nous fallu attendre un petit quart d'heure, avant d'entendre toquer à la porte du bureau. Madame Pratt invita la personne à entrer. Je la regardais, guettant la tête qu'elle ferait en reconnaissant l'un de ses professeurs. A mon déplaisir, elle n'eut pas l'air de comprendre tout de suite, puisqu'elle demanda à Carmen, ce qui l'amenait à l'école durant son congé. Lorsque celle-ci lui dit, qu'elle venait pour défendre la réputation du club de son mari, et la mienne, le visage de ma directrice passa par toutes les couleurs.

_ Que dites-vous, Carmen? Le club de votre mari?

_ Victoria, mon mari et moi, sommes propriétaire d'un club appelé le Crazy Time. C'est plutôt un club à spectacles, et non une boîte de striptease, comme vous semblez le penser.

_ Mais j'ai en ma possession une vidéo qui laisse penser le contraire. Se défendit-elle.

_ Je serais curieuse de la voir, répondit Carmen. Néanmoins, si vous voulez une preuve, je vous suggère, vous, ainsi que le comité d'administration de l'école, de passer un soir. Les plus grands show sont généralement les vendredi et samedi.

_ C'est trop facile, qui me dit que vous ne ferez pas une présentation spéciale juste à cette occasion?

_ Mais rien ne vous oblige à venir cette semaine ou la suivante, passez lorsque vous le voudrez, ou tous à des moments différents, sans nous le dire, cela va de soit. Quant à Isabella, ici présente, sachez qu'elle est déguisée, lorsqu'elle se produit devant un public, une idée de mon mari et moi, afin que son inscription à l'école ne soit pas compromise. Par ailleurs, sachez aussi que mes neveux, les McCarty, travaillent aussi dans ce club.

_ Comprenez bien que tant que cette affaire n'est pas tirée au clair, nous ne pouvons garder Mademoiselle Swan. Répondit Pratt.

_ Bien-sûr que si, rétorqua Carmen. Comme je vous l'ai dit, Isabella a une toute autre identité lorsqu'elle travaille au club, il n'y a donc aucune preuve concrète de son implication avec le Crazy Time. Quant à vos rumeurs et vidéos, à vous de ne pas donner suite, sans preuves.

Je voyait Victoria Pratt, complètement désarçonnée et réfléchissant à toute allure, il me semblait presque apercevoir les rouages d'un mécanisme d'horlogerie se mettre à fumer sous la vitesse, alors que j'attendais son verdict, avec anxiété.

_ Soit. Abdiqua-t-elle. Nous passerons vérifier par nous même.

_ Merveilleux, répondit Carmen. Le club est ouvert du mercredi au dimanche, mais comme je le disais les shows des filles sont les vendredi et samedi, elles les répètent le reste du temps, et font juste le service, les autres soirs. Esmée Cullen, apprécie en général, de m'y rejoindre les samedi soirs.

_ Madame? Intervins-je. Si vous voulez d'autres opinions sur le club, interrogez Messieurs Cullen et Withlock, ainsi que d'autre de ma classe, que j'y ai déjà vu.

_ Je le ferais, soyez-en sûres.

La conversation prit fin, et Carmen et moi, quittâmes le bureau. Nous atteignons le parking, lorsque j'entendis que l'on m'appelait.