Titre : Le sang des innocents

Auteur : Tabourette

Beta : ClaP74

Rating : MA

Note 1: cette histoire contient des relations homosexuelles donc toutes les personnes que cela rebute, passez votre chemin

Note 2 : Merci beaucoup à ClaP74 pour avoir merveilleusement bien corrigé ce chapitre encore une fois ! Sans elle vous n'auriez pas un texte aussi agréable à lire.

Diclaimer : les lieux et personnage de l'univers d'Harry Potter ne sont toujours pas ma propriété mais celle de leur auteur J.K Rowling. Le reste, c'est tout à moi !

Petit mot de ClaP74 : Voilà voilà, s'il y a du retard, c'est de ma faute, donc n'hésitez pas, les tomates sont distribuées à l'entrée des salles ! Nan, sinon, ce chapitre est débordant de Remus et de Drago, et d'amouuuuuuur ! Et puis, surtout d'un suspens insoutenable. Comme d'habitude, Tabourette nous laisse sur des fins à couper le souffle. Enjoy !

Je suis désolée pour ce retard mais voici enfin le chapitre 25 ! Les fans du couple Draco-Rémus pardonneront facilement une fois qu'ils/elles auront lu ce chapitre ^^

Pour les autres, ben…Je me ferais pardonner avec le prochain chapitre peut être ? *-*

Sur ce, je ne vous embête pas plus et vous laisse profiter de la suite du sang des innocents. Enjoy !

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Draco se recroquevilla sous les couvertures de son lit et se prit la tête entre les mains en gémissant pitoyablement. Blaise le regarda une dernière fois avant d'ouvrir la porte de leur dortoir.

-T'es sûr que tu ne veux pas qu'on te ramène un truc à bouffer Draco ?

Le jeune homme poussa un grognement pour seule réponse. Blaise haussa les épaules et sortit enfin.

Draco attendit cinq minutes avant de repousser ses draps d'un large geste du bras et de sauter sur ses pieds, sa migraine carabinée imaginaire subitement disparue. Ce qu'il ne fallait pas faire pour se retrouver un peu seul. Entre Pansy qui insistait pour qu'il aille chercher une potion à l'infirmerie et Blaise qui ne voulait pas quitter leur dortoir, il avait cru mourir de chaud sous ses couvertures.

Sans perdre de temps, il mit ses chaussures et enfila sa cape d'hiver.

Il s'engagea discrètement dans le couloir qui menait à leur salle commune et inspecta discrètement l'intérieur de la pièce. Déserte. Tout le monde était parti dîner.

Le Serpentard en profita donc pour se glisser hors des cachots et courut vers le rez-de-chaussée. Arrivé près du hall, il ralentit l'allure et marcha le plus naturellement du monde vers la grande porte pour se glisser dehors. Une fois à l'extérieur du bâtiment, il se mit à courir aussi vite qu'il le put en direction de Pré-au-Lard en espérant ne pas être vu. Quand il aperçut les premiers toits des bâtiments, il bifurqua sur la droite et se dirigea vers la forme sombre et menaçante qui l'attendait un peu plus loin.

Draco ouvrit la porte de la Cabane Hurlante, qui grinça horriblement, et pénétra dans la bâtisse. Ses pas le menèrent automatiquement vers la chambre qu'il avait maintenant visitée deux fois.

En entrant dans la pièce, il la découvrit vide. Son professeur n'était pas encore arrivé. Le jeune homme en profita pour allumer un feu d'un coup de baguette avant de s'asseoir sur le bord du lit pour reprendre son souffle.

Il n'eut à attendre qu'une poignée de minutes avant que Lupin n'apparaisse à son tour. Il ne sembla même pas surpris en voyant son compagnon présent dans la pièce. Il devait avoir senti sa présence depuis un moment, supposa Draco. Malgré le sourire que lui adressa l'homme, il remarqua les traits tirés et l'appréhension qui habitait son regard.

-Bonsoir Draco, tu ne m'avais pas dit que tu viendrais ce soir. Dit doucement le loup-garou.

Draco se sentit soudain stupide. C'était la pleine Lune, il avait trouvé logique de revenir ici. Il lui avait semblé que son professeur était heureux qu'il soit avec lui dans ces moments-là. Il ne l'avait pas rejeté la dernière fois. Mais pourtant, sa présence ici lui sembla tout à coup incongrue. Qu'est-ce qui avait bien pu lui passer par la tête ?

Le jeune homme se redressa vivement et remit maladroitement la cape qu'il avait enlevée un peu plus tôt.

-Je suis désolé, je vais vous laisser. Je pensais que…

-Non reste ! S'exclama le loup-garou en voyant son compagnon lui échapper. Reste. Répéta-t-il plus doucement. Je suis content que tu sois là.

Draco se rassit donc, rassuré sur la légitimité de son acte. Tout ce qu'il se passait dans sa vie était tellement nouveau en ce moment qu'il était perdu face à l'attitude à adopter, à ses réactions. Il ne s'était jamais senti aussi vulnérable que depuis qu'il était avec Lupin.

Draco remarqua les mains tremblantes de son professeur. Surprenant son regard, Remus essaya de les cacher.

-Ça commence ? Demanda Draco. La transformation.

Remus lui adressa un hochement de tête et commença à enlever sa cape. Le feu dans la cheminée avait eu le temps de réchauffer un peu la pièce et il en était reconnaissant à son compagnon.

Il plia soigneusement le vêtement et le posa sur le dossier de la chaise qui trônait devant le bureau. Malgré la présence de Draco, Remus comptait bien suivre son petit rituel. Aligner proprement ses vêtements, ranger ses chaussures l'une à côté de l'autre, parfaitement symétriques. Cela l'aidait à conserver un peu plus longtemps son calme avant que la folie ne se déchaîne en lui.

Il commença à déboutonner sa chemise, mais ses mains tremblantes ne l'aidaient pas. Draco se leva soudainement du lit et écarta les doigts malhabiles pour aider son professeur. Le loup-garou regarda les mains du blond s'activer.

-J'ai été retenu par un élève, j'ai tardé à venir. Commenta-t-il dans un souffle comme pour excuser son comportement.

Draco lui adressa un petit sourire tout en défaisant les derniers liens de son vêtement. Il laissa l'homme en face de lui enlever sa chemise, la prit et l'observa s'attaquer aux boutons de son pantalon. Il ne détourna pas le regard. Après tout, il avait déjà vu son professeur nu et puis, les circonstances présentes n'avaient rien de romantiques.

Le jeune homme vit son professeur de tendre subitement avant de relâcher ses muscles dans un petit soupir.

Il ne dit rien, se contenta de plier rapidement la chemise et la posa au-dessus de la cape alors que le loup-garou déposait soigneusement le pantalon sur le bureau. Le regard de ce dernier s'attarda sur la chemise grise. Il tendit la main, hésita, mais finit par la saisir pour la plier correctement. À sa façon.

Draco surprit le regard contrit que l'homme lui adressa, mais ne dit rien. Il sentait sa faiblesse, sa peur, qui semblaient se propager dans toute la pièce. D'un geste rapide, le caleçon alla rejoindre le reste des vêtements.

Draco posa doucement sa main sur l'avant-bras du loup-garou avant de la faire glisser jusqu'à son épaule, essayant de ne pas laisser son regard s'attarder sur le corps en face de lui. Ses lèvres se posèrent sur le coin de la bouche du loup-garou dans un baiser léger.

-Ça va aller Remus.

Le lycanthrope lui adressa un petit sourire, mais Draco voyait bien qu'il luttait pour se maîtriser.

Il lui saisit délicatement la main et le guida vers le lit comme un enfant apeuré qu'il devait rassurer. Il le fit s'asseoir sur le bord et se glissa dans son dos. Ses jambes s'étalèrent de chaque côté du corps tendu devant lui et ses bras vinrent entourer les épaules dénudées. Son front se posa contre la nuque courbée où perlaient déjà quelques gouttes de sueur.

Doucement, il murmura des paroles de réconfort, même s'il savait que cela n'allait rien changer à la douleur de la transformation imminente.

Le corps entre ses bras se tendait de plus en plus et de plus en plus souvent. Un grognement de douleur se fit entendre. Soudain, Remus lui écarta les bras et se laissa tomber sur le sol dans un long cri. Draco le rejoignit rapidement et posa une main sur lui, comme pour lui rappeler sa présence à travers le mur de souffrance qui l'enveloppait. Impuissant, le jeune homme assista à la transformation du lycanthrope. Elle lui parut interminable, mais finalement, le loup-garou s'ébroua et se redressa sur ses pattes. Il tourna en rond quelques instants, reniflant l'air autour de lui avant de s'asseoir sagement devant son compagnon, la tête légèrement penchée sur le côté. Draco avança une main et le loup-garou lui donna un grand coup de langue avant de passer sa tête dessous pour qu'elle y repose. Les doigts caressèrent doucement le pelage rêche.

-Viens, on sort. Déclara-t-il en se levant finalement. Mais pas de lapin ! Ni rien d'autre d'ailleurs. Tu ne manges rien, compris ?

Le loup-garou se contenta de le regarder en baissant un peu la tête.

-Ne me regarde pas comme ça, ça ne sert à rien. Répliqua-t-il, intraitable.

Sous cette forme, Draco n'avait pas vraiment l'impression qu'il s'agissait de son professeur et s'octroyait quelques libertés. En temps normal, il ne se serait pas permis de lui parler sur ce ton.

Le jeune homme sortit dans le couloir, suivi par le loup-garou.

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Ils ne revinrent dans la chambre que de longues heures plus tard. Draco souffla dans ses mains glacées alors que le loup-garou se secouait, comme pour chasser le froid qui s'accrochait à ses poils. D'un coup de baguette, le sorcier raviva le feu avant de se jeter sur le lit. La créature ne tarda pas à le rejoindre et s'allongea le long de son corps. Draco se blottit contre lui en poussant un petit soupir. Il dut forcer un peu, mais il parvint à glisser ses mains sous le corps lourd du loup-garou. La chaleur de la bête ne tarda pas à les lui réchauffer. Celui-ci se tortilla sur les couvertures pour poser sa tête sur le ventre de son compagnon et laissa à son tour échapper un soupir de bien-être. Bercé par le crépitement du bois dans la cheminée et par le souffle régulier du loup-garou, Draco ne tarda pas à s'endormir, ayant largement dépassé l'heure à laquelle il se couchait habituellement.

Mais son repos fut de courte durée alors que des gémissements le sortaient de son sommeil. Draco se redressa rapidement et avisa le loup-garou sur le sol, luttant contre le processus de transformation inverse. Le jeune homme descendit du lit et de nouveau, s'allongea contre la créature pour l'accompagner dans sa douleur.

Haletant, Remus se roula en boule sur le sol alors que le dernier signe de sa malédiction disparaissait. Jusqu'à la prochaine pleine Lune. Il sentit une main se poser sur son épaule pour la caresser délicatement. Remus ne dit rien, mais ce touché sur sa peau sensible n'était pas très agréable. Pourtant, paradoxalement, il ne voulait pas que son compagnon s'éloigne. Qu'il appréciait de sentir sa présence. Il pourrait très facilement s'habituer à l'avoir près de lui dans ces moments.

Pourtant, il sentit le jeune homme s'éloigner avant que sa cape ne soit posée sur ses épaules dénudées. Deux bras le saisirent et l'aidèrent à se redresser. Remus grimaça sous la douleur, mais ne protesta pas. D'un pas chancelant, il se laissa guider vers le lit et s'y allongea sous la demande de son compagnon. Il avait l'impression d'être un handicapé incapable de s'occuper de lui-même. Même s'il appréciait l'aide et la présence de Draco, il n'aimait pas se trouver dans cet état de faiblesse.

Le jeune homme réajusta la cape au-dessus de lui avant de venir s'étendre contre son corps. Il encercla le loup-garou de ses bras et le serra doucement contre lui.

Peu à peu, Remus commença se détendre alors qu'une main caressait son bras. Des lèvres froides se posèrent sur les siennes un bref instant. Draco le serra un peu plus fort dans ses bras le lycanthrope finit par s'endormir, son corps s'abandonnant enfin à l'épuisement.

Draco resta à veiller sur le loup-garou un long moment avant que ses paupières ne se fassent lourdes. Rassuré sur le bien-être de l'homme contre lui, il se laissa à son tour emporter par le sommeil.

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Draco grogna doucement. Il tourna la tête, mais l'effleurement se fit de nouveau sentir. Avec peine, il essaya de s'extirper du sommeil. Ses paupières se soulevèrent difficilement et ses pupilles rencontrèrent celles de Remus posées sur lui. Celui-ci se pencha et déposa un nouveau baiser sur la joue de son compagnon. Cette fois-ci, Draco ne protesta pas.

-Il faut te réveiller, les cours vont bientôt commencer. Dit doucement Remus.

-M'en fout, grommela le jeune homme.

Un petit sourire étira les lèvres de son professeur. Draco examina rapidement son visage. Des cernes traduisaient la fatigue du loup-garou, mais ses traits détendus et la lueur joyeuse dans ses yeux rassurèrent le jeune homme. Jamais il ne s'était autant inquiété pour une personne, mais le bien-être du loup-garou lui semblait primordial à présent.

Il se redressa un peu et vint à la rencontre des lèvres de l'homme contre lui.

-Heureusement que je n'ai pas mangé de bestiole hier soir. Dit simplement le loup-garou d'un air taquin.

Draco grimaça.

-Si c'était le cas, je ne t'aurais pas embrassé.

Un rire résonna dans la poitrine du lycanthrope. Draco saisit l'arrière de sa tête et la pencha vers lui pour reprendre leur baiser abandonné trop vite. Sans attendre, sa langue s'insinua entre les lèvres entrouvertes. Les deux hommes s'embrassèrent calmement, profitant de la présence de l'autre ce matin-là. Remus ne pouvait pas décrire la joie qui l'avait envahi en voyant le jeune homme contre lui à son réveil. Le soleil commençait déjà à pointer derrière les volets clos de la chambre, mais il avait attendu la dernière minute pour le sortir de son sommeil. Il voulait profiter au maximum de ce corps contre lui. Avec son compagnon endormi, il était au moins certain qu'il ne s'éloignerait pas de lui. Mais en cet instant, Draco ne semblait pas du tout avoir envie de s'écarter. Au contraire, son corps se pressa contre celui du loup-garou, leur baiser s'approfondissant.

Remus hissa son torse au-dessus de celui du plus jeune et encercla sa tête de ses bras en continuant à l'embrasser. Les bras de Draco vinrent entourer sa poitrine et ses mains partirent à l'exploration du dos offert. Alors qu'elles descendaient de plus en plus, elles entrèrent en contact avec la forme rebondie des fesses du loup-garou. La surprise suspendit son geste. Il se souvint alors que son professeur était nu contre lui, la cape dont il était recouvert laissé de côté lorsqu'il s'était rapproché de lui.

Remus perçut le changement d'humeur chez son compagnon et s'écarta de ses lèvres pour lui faire face. Dans son mouvement pour se redresser, son bassin se pressa involontairement contre celui de Draco qui poussa un petit couinement de surprise. Sans qu'il n'y ait fait attention, son membre avait commencé à durcir sous les attentions de son professeur, mais de le sentir se presser contre lui l'avait fait prendre conscience du plaisir qui montait en lui.

Ses yeux plongés dans ceux de son compagnon, Remus y trouva un signe d'inconfort.

-Tu veux que je m'écarte Draco ?

Le jeune homme resta muet quelques secondes avant de secouer la tête.

-Non. Non c'est juste que… Il ne put s'empêcher de rougir légèrement. Je n'ai juste pas l'habitude de sentir… Enfin, d'avoir un homme au-dessus de moi.

Remus se pencha brièvement pour déposer un nouveau baiser sur les lèvres entrouvertes.

-Et tu en penses quoi ?

-C'est pas désagréable.

Le petit sourire malicieux qu'afficha son compagnon suffit à rassurer le loup-garou qui rit doucement.

-Et ça ?

Suivant le geste à la parole, Remus bougea son bassin contre celui du jeune homme. Draco laissa échapper un petit soupir de plaisir.

-C'est pas mal non plus. Admit Draco sans retenue.

Remus sentit son propre membre commencer à se tendre alors qu'il continuait à se mouvoir contre le corps sous lui. Sans attendre, il reprit possession des lèvres du jeune homme pour venir mêler sa langue à la sienne.

Alors qu'il était totalement absorbé par ce baiser et par ce corps sous le sien, il sentit une main se frayer un chemin entre leurs deux bassins. De nouveau, il s'arrêta et regarda Draco qui évitait son regard. Pourtant, la main continuait son chemin. Remus se laissa tomber sur le côté, tout contre son compagnon, lui laissant ainsi plein accès à la zone qu'il cherchait si durement à atteindre. Le loup-garou saisit le menton de son compagnon et le força à le regarder. Ses joues habituellement pâles étaient légèrement rosies, mais il fit malgré tout face à l'homme contre lui alors qu'il saisissait son membre dur entre ses doigts un peu tremblants.

Remus ferma brièvement les yeux sous la sensation de cette prise autour de lui avant de les ouvrir rapidement pour regarder de nouveau son compagnon, qui lui procurait tant de bien.

Avec hésitation, la main sur lui se mit à bouger le long de son membre, stimulant toutes les terminaisons nerveuses qui s'y trouvaient.

-Je suis désolé si je m'y prends mal, mais je… Enfin c'est la première fois que je fais ça. Enfin, non, ce n'est pas la première fois que je le fais, mais je veux dire… Sur quelqu'un d'autre… Que moi.

Draco suspendit son geste, mais il continua à regarder le loup-garou avec un courage qu'il ne pensait pas avoir. Il se sentait malhabile, gauche. La sensation était étrange, pas inconnue, mais différente de quand il s'exerçait sur son propre corps. Il savait ce qui lui faisait plaisir quand il se touchait, mais n'avait aucune idée de si cela plaisait à l'homme contre lui. L'angle était différent, il avait l'impression de mal faire les choses. Il ne voulait pas mal faire les choses. Il voulait donner du plaisir au loup-garou. Il le méritait tellement. Pas seulement parce qu'il venait de subir une nouvelle transformation, mais pour la manière dont il s'était comporté avec Draco depuis le début de leur compagnonnage. Pour être ce qu'il était.

Il avait envie de lui faire comprendre qu'il était avec lui, ici et maintenant, mais aussi plus tard.

Il avait envie de faire bien les choses.

Remus pouvait sentir la gêne qui émanait de son compagnon. Alors doucement, il se pencha contre son oreille et lui chuchota.

-Draco, je ne sais pas plus m'y prendre avec les hommes que toi. Je n'ai jamais été avec un homme avant toi. J'ai juste un peu plus d'expérience de la vie. Ne réfléchis pas, laisse-toi guider par ton instinct, par ce qui te semble être juste à faire. Je te donne l'autorisation de t'exercer sur mon corps.

Draco laissa échapper un petit soupir amusé alors que le loup-garou lui faisait de nouveau face en souriant. Il ne savait pas s'il aurait préféré que son professeur ait déjà de l'expérience avec les hommes ou pas, mais dans tous les cas, il était heureux qu'il lui fasse part de ce point-là. Il se sentit tout de suite moins stupide dans ses mouvements.

Alors doucement, il bougea de nouveau sa main.

-Et si ça peut te rassurer Draco, tu t'en sors très bien.

À peine eut-il terminé cette phrase que Remus plongea sur les lèvres du jeune homme. Le baiser se fit de plus en plus profond à mesure que le plaisir montait en lui. C'est avec difficulté qu'il fut obligé de retirer cette main sur lui. Si Draco continuait, il n'allait pas durer très longtemps.

La bouche toujours sur la sienne empêcha le jeune homme de protester, mais il oublia cette envie quand les mains de son professeur s'attelèrent à lui retirer son pull. Les deux hommes durent mettre fin à leur baiser alors que Remus passait le vêtement au-dessus de la tête de son compagnon. À peine le pull fut-il écarté que sa chemise fut ouverte par des doigts impatients. Draco se redressa pour l'enlever. Il n'avait toujours pas fini que des lèvres avides se pressaient déjà sur son torse. Une langue vint caresser le contour d'un de ses mamelons puis continua son exploration. Son estomac fut parsemé de petits baisers avant que des mains ne s'attaquent aux boutons de son pantalon.

La sensation des doigts si près de son membre dur lui envoya des petits frissons de désir.

Captivé, il regarda son pantalon et son caleçon lui être enlevés dans un même mouvement, dévoilant son érection.

Il sentit ses joues le chauffer alors que les yeux de son professeur le parcouraient. Jamais il ne s'était retrouvé nu dans un lit avec quelqu'un. Il ne pouvait pas dire qu'il se sentait très à l'aise. Comme s'il avait deviné sa gêne, Remus remonta poser un baiser sur une de ses pommettes.

-Tu es magnifique Draco.

Le jeune homme sourit difficilement, mais se tendit quand la main du loup-garou commença à parcourir l'intérieur de ses cuisses. Son avant-bras frôla accidentellement son érection, arrachant un soupir à Draco. La main continuait à l'explorer et de nouveau, son professeur le toucha de son bras, mais le jeune homme doutait que cette fois-ci soit accidentelle. Draco se mordit la lèvre. Il avait envie de plus. Il avait envie de sentir cette main chaude l'entourer, le caresser.

Sans réfléchir, il saisit le poignet de son professeur entre ses cuisses et posa de force la main sur son membre. Remus rigola doucement, sa tête enfouie dans le cou de son compagnon, mais accéda enfin au désir du jeune homme en commençant à faire aller et venir sa main sur la peau tendue.

Petit à petit, Remus retourna s'installer partiellement au-dessus du Serpentard tout en continuant ses attentions.

Leurs lèvres se retrouvèrent quelques secondes. Draco devait admettre qu'il aimait sentir ce poids sur lui, ce corps qui le protégeait.

Un hoquet de surprise lui échappa quand il sentit son membre dur entrer en contact avec celui de son professeur. De sa main toujours sur le jeune homme, Remus vint envelopper leurs deux érections et reprit sans attendre ses mouvements.

Jamais Draco n'aurait cru être acteur de cette scène un jour, mais le plaisir était là et il se laissa envahir. Ses gémissements se firent de moins en mois discrets à mesure que l'extase montait en lui. Au-dessus de lui, Remus se mouvait doucement, accompagnant chaque mouvement de sa main. Leurs peaux se caressaient, se testaient. Sentir cette main autour d'eux, cet autre membre dur contre le leur, cette pression, ces caresses, rien ne pouvait empêcher le plaisir de déferler en eux. Remus ne tint bientôt plus à cause de sa peau rendue trop sensible à cause de la transformation et se laissa aller, déversant son plaisir entre leurs deux corps. Il fut obligé de suspendre son geste rapidement, alors que son cerveau était submergé par les sensations, mais reprit bien vite ses attentions tout en laissant son propre membre de côté.

Draco ne protesta pas durant ce bref arrêt, laissant le temps à son professeur de savourer l'instant alors qu'il admirait son visage envahi par la jouissance. Quand la main sur lui reprit ses mouvements, un grognement de plaisir lui échappa. Il ne fut pas long à suivre le loup-garou, sa semence se mélangeant à celle de son professeur sur son ventre.

Les quelques forces qu'il avait retrouvées après sa transformation de nouveau épuisées, Remus se laissa tomber sur le côté, reprenant lentement son souffle. Il fut rapidement rejoint par Draco qui se hissa sur son torse et posa sa tête dans le creux de son épaule. Le loup-garou l'entoura de ses bras en caressant doucement la peau douce recouverte d'une petite pellicule de sueur.

-Je suis désolé.

Remus redressa vivement la tête pour regarder le visage de son compagnon, la surprise peinte sur son visage

-Et pourquoi je te pris ?

-Tu viens juste de subir ta transformation et je t'oblige à faire… ce qu'on vient de faire alors que tu es encore épuisé.

Remus posa une main dans les cheveux blonds du jeune homme et les caressa doucement.

-Premièrement, tu ne m'as obligé à rien. Et deuxièmement, je n'ai jamais eu de lendemain de transformation aussi agréable. Donc si vraiment tu es désolé, je te prie d'être désolé de la même façon à chaque transformation !

Draco rit doucement et posa un petit baiser sur le torse dénudé de son professeur.

-C'est dans mes moyens. Dit simplement le jeune homme.

-Très bien, tu m'en vois le plus heureux des loups-garous.

Et c'était la vérité. Il doutait qu'en ce moment, il existe un loup-garou dans le monde plus heureux que lui.

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Harry examina une nouvelle fois la photo qu'il avait entre les mains avant de reporter son regard sur le groupe de Pouflsouffle qui sortait de la Grande Salle.

Severus lui avait fait une copie de la photo du trombinoscope de Laelis Totley. Posté dans un coin du hall, il examinait chaque nouvelle élève de la maison d'Helga Pouflsouffle qui sortait de la Grande Salle où ils venaient de prendre leur petit déjeuner.

-Là ! S'exclama doucement Kateline à ses côtés. Elle commence à monter les escaliers. Viens.

Et sans avoir le temps de dire quelque chose, la jeune fille le tira par le bras.

Harry avait décidé de mettre Kateline au courant de la personne dont il rêvait. La Serdaigle était après tout elle aussi concernée par tout cela. Ils ne savaient toujours pas quel était le lien entre leurs rêves, mais peut-être que Laelis pourrait leur apporter des indications.

Arrivée près de la jeune fille de sixième année, Kateline se planta devant elle pour lui bloquer le passage. La Poufsouffle et ses amies la regardèrent, les yeux ronds.

-Hey Laelis ! Salut. Dis-moi, est-ce qu'on peut te parler deux minutes ? Promis, on n'en a pas pour longtemps.

-Mais je…

-Oui je sais, tu ne me connais pas. Mais Harry aussi veut te parler. Harry Potter. Elle le désigna du doigt alors qu'il attendait sur le côté. Tu le connais lui je pense.

Tout le groupe de jeunes filles se tourna dans un mouvement vers lui et Harry ne put s'empêcher de rougir sous la soudaine attention portée sur sa personne.

-Euh, bonjour. Je suis Harry. Enfin, oui… Je suppose que vous l'aviez deviné. Euh… Est-ce qu'on pourrait te parler Laelis. Comme l'a dit Kateline, on n'en a vraiment pas pour longtemps.

Il vit une des amies de la jeune fille lui donner un coup de coude, l'incitant à accepter. Elle fut poussée dans la direction d'Harry et n'eut d'autres choix que de le rejoindre alors que ses amies s'élançaient dans les escaliers en chuchotant.

Pour la discrétion, ils repasseraient.

Kateline passa sans cérémonie un bras sous celui de la sixième année et la guida à l'opposé du flot d'élèves qui montait les marches. Harry ne savait pas si elle la tenait pour la rassurer ou pour l'empêcher de fuir. Mais dans tous les cas, Laelis n'avait pas l'air à l'aise.

Une fois à l'abri des regards, caché des élèves qui se rendaient en cours au détour d'un couloir, Kateline lâcha enfin la Poufsouffle. Cette dernière regarda à droite, puis à gauche, comme pour chercher une échappatoire, mais finit par faire face aux deux personnes qui se tenaient devant elle.

-Promis, on n'en a pas pour longtemps, tu ne seras pas en retard en cours. Commença Harry en sentant le malaise de Laelis.

-C'est à propos d'un truc qui nous est arrivé à tous les deux et qui t'es peut-être arrivé aussi. Enchaîna Kateline. Des rêves bizarres en fait, pour être plus précise.

Tout à coup, le regard de Laelis se bloqua sur Kateline, les yeux plissés de suspicion. Harry sentit qu'ils avaient maintenant toute l'attention de la jeune femme.

-Si j'en crois ta réaction, je suppose que tu vois de quoi on parle. Hasarda le Gryffondor.

Un simple hochement de tête hésitant lui répondit.

-En gros, pour résumer rapidement la situation. J'ai rêvé d'une scène qui est vraiment arrivée dans la vie de Harry et Harry a rêvé d'une scène où tu apparais.

Pour être un résumé rapide, Harry devait admettre qu'il était concis, mais vu qu'il relatait les points importants du sujet, il ne trouva rien à ajouter.

-Et donc, enchaina Kateline, on voulait savoir si la scène dont rêve Harry t'est vraiment arrivée. Si c'est le cas, ça voudrait dire que nos deux rêves sont semblables et qu'ils sont en quelque sorte liés. Ce qui serait vraiment la merde parce qu'on n'a aucune idée de la raison de ces rêves.

-Si je te raconte mon rêve, est-ce que tu peux me dire si tu as déjà vécu la situation ? On te promet, personne d'autre ne sera au courant. Demanda Harry avant que Kateline ne continue à noircir le tableau.

Hormis Severus, mais Harry s'abstient de le mentionner, pas vraiment confiant sur la réaction que pourrait avoir Laelis.

De nouveau, la Poufsouffle acquiesça sans dire un mot.

-Ok. Donc euh… Harry chercha ses mots. En gros, dans mon rêve, je me trouve dans une forêt. Enfin, la personne dont je rêve se trouve dans une forêt parce que c'est comme si j'étais dans sa tête. Donc, je me trouve dans une forêt et je me fais attaquer par je ne sais quoi. Mais il y a quelqu'un qui vient me sauver juste à temps. Je suppose qu'il me soigne aussi parce que je me réveille dans une sorte de chambre et que je n'ai plus mal. À un moment, l'homme qui est avec moi dans la pièce me tend un miroir et c'est là que je vois ton visage. Je me suis donc dit que tu devais être la personne à qui est arrivée la scène. Je… Alors ?

Harry regarda, hésitant, Laelis qui n'avait cessé de blanchir à mesure qu'il racontait la scène dont il avait rêvé.

-Euh… Laelis hésita. Il m'est arrivé quelque chose de similaire. Cet été.

Harry et Kateline se regardèrent avant de reporter leur attention sur la jeune fille en face d'eux.

-Ça voudrait dire que j'ai rêvé de quelque chose qui est vraiment arrivé. C'est un peu effrayant quand même.

-Je ne te le fais pas dire Harry. Tu n'imagines même pas ce que j'ai ressenti quand j'ai appris que le rêve que j'ai fait sur toi et… Kateline se tut brutalement, secoua la tête et reprit. Enfin, que j'ai rêvé d'un truc qui t'était vraiment arrivé aussi.

Harry jeta un coup d'œil curieux à la Serdaigle avant de se rappeler le verrou que Severus avait posé dans l'esprit de la jeune femme dont il lui avait parlé. Kateline n'était pas au courant de ce blocage sur son esprit, mais sa brusque interruption ne semblait pas l'avoir perturbée. Il ne savait pas les effets de ce verrou, mais il semblait savoir se faire discret et contourner la conscience des gens quand il entrait en action.

-J'ai aussi fait un rêve.

Deux têtes se tournèrent brusquement dans la direction de Laelis qui venait de prendre la parole. La jeune fille ne put s'empêcher de rougir, mais continua.

-J'ai aussi fait un rêve étrange sur quelqu'un d'autre. Est-ce que ça pourrait avoir un lien avec vos rêves à vous ? Je vis la scène comme si elle m'était arrivée, mais ce n'est pas mon nom que les gens disent quand ils me parlent.

-Et c'est quoi le nom par lequel ils t'appellent ?

Laelis hésita quelques secondes avant de finalement parler.

-Draco Malfoy.

À suivre