Bonjour. Bon, ce chapitre arrive plus vite que les autres, je promets pas qu'il en sera de même pour le 25ème mais je ferrais de mon mieux. ;-) Merci pour vos reviews, et aux lecteurs silencieux.
Chapitre 24 :Une odeur étrangère…
Ainsi, non seulement Harry est mon fils et celui de James, n'est pas le fruit d'une erreur, mais en prime, il est venu pour nous sauver la vie…
Je regrette presque d'avoir poser des questions. Je me sens si fatiguée. Et si triste. Et terrifiée. Je n'ai pas d'avenir. Je voudrais tant que James soit là. Et qu'Harry revienne. Hermione m'a promis de me prévenir dès qu'il serait de retour. Mais elle ne veut pas que je reste à l'attendre. Je crois qu'elle redoute ma réaction.
02 :12. Et il n'est toujours pas de retour. Ça fait des heures qu'il est parti. Et s'il avait échoué ? Et s'il était mort ? Ou prisonnier ?
Je ne peux pas attendre comme ça.
…
La sortie des Maraudeurs avait été excellente. La carte avançait à merveille. Bientôt, le château leur aurait livré tous ses secrets. C'est donc particulièrement fier qu'ils s'étaient tous endormis. Tous sauf Remus. Étendu sur le dos, les yeux grands ouverts, il attendait. Les minutes, les heures s'écoulaient lentement et il n'aurait su dire ce qui le tenait ainsi éveillé. Mis à part les nuits précédents la pleine lune, il avait toujours eu un bon sommeil. Mais pas cette nuit.
Déjà, il y avait dans la chambre l'odeur de Lily. Odeur tout à fait nouvelle et surprenante ici. Lily était entrée dans leur dortoir, pendant leur absence. Pourquoi ? S'il y avait bien un lieu où il ne se serait pas attendu à la trouvé, c'était bien le dortoir de James Potter.
Certes, un jour, elle y viendrait plus facilement. Et il devrait s'habituer à son odeur, comme il avait dû s'habituer à l'odeur d'Harry et Ron. D'ailleurs, ils n'étaient pas là, eux. Peut-être était-ce Harry que Lily était venu voir. Mais où étaient-ils ? Cela ne le regardait sans doute pas. Ils étaient pour leur part toujours restés discrets quant aux nombreuses escapades des Maraudeurs. Aussi il aurait été incorrect de sa part de leur poser la moindre question.
Soudain, il se tendis. Des bruits dans les escaliers indiquaient clairement que quelqu'un montait. Il resta immobile, faisant semblant de dormir, alors que la porte s'ouvrait. Il s'attendait à sentir Harry ou Ron. Mais l'odeur féminine, délicate qui fit vibrer ses sens le détrompa. Lily.
Sa démarche était peu assurée. Elle tentait de se faire la plus silencieuse possible. Ses pieds se posaient doucement sur les tapis rouge et or. Elle se dirigea vers le lit de James. Remus retint sa respiration, stupéfait. Que se passait-il ? Elle tira doucement le baldaquin.
- Potter ?
Le silence se fit plus pensant.
- James ?
- Huuuuum… Lily… LI…?
Il n'avait pas été loin de crier mais le son étouffé indiquait clairement que la jeune sorcière l'avait fait taire.
- Qu'est ce que tu fais là ?, chuchota-t-il après un long moment de blanc.
- Je… Rien !
Elle fit précipitamment demi-tour. La porte fut claquée derrière elle. Dans le silence surpris qu'il suivit, Sirius eut un grondement.
- Vous jouez à quoi les mecs ?
- Lily, souffla James alors que Remus s'obstinait à faire semblant de dormir.
- Vieux frère, tu ne penses donc qu'à elle, même à… 2h30 du mat ?
- Mais non mais… Elle… Elle est venu. Elle m'a réveillé. Et elle… Elle s'est barrée… Elle m'a appelé James…
- T'as rêvé, vieux, soupira Sirius.
- Non. Elle était là, je te le jure.
- James… Lily ? Entrer dans notre dortoir après le couvre-feu ? Alors qu'on a cours demain ? Pour te voir ?
- Je t'assure que j'ai pas rêvé…, Mais la voix de James était bien moins assuré.
- On demandera à notre Lunard, il sentira son odeur si elle est passée.
- Réveillons le !
James se leva brusquement et Remus essaya de prendre le visage le plus profondément endormis possible.
- Et prendre le risque de l'énervé ? Déjà qu'il a été le dernier à s'endormir…
- Ouais… Attendons demain.
Le jeune loup garou retint un soupire de soulagement.
oooooooooooooooooooooo
Il était exactement 2h 54 quand un hibou blanc vient avertir Hermione qu'elle était convoquée dans le bureau du directeur. Elle avait fini par sombrer dans une sorte de sommeil. Mais le doux hululement de l'animal l'avait aussitôt réveillé et la peur la fit bondir. C'est en courant qu'elle bondit chez Dumbledore. Elle prit cependant le soin, avant, d'envoyer le hibou voir Lily. Elle savait qu'elle comprendrait le mot du directeur, aussi court qu'il fut.
Le souffle court elle s'arrêta devant la porte du bureau. Elle hésita un moment, les larmes aux yeux. Qu'allait-elle apprendre ? Prenant une profonde inspiration, elle frappa quelques coups brefs.
Et entra avant même d'y avoir été invité.
Harry était affalé sur une chaise, la tête entre ses mains. Il paraissait épuisé. Mme Potio était agenouillé au-dessus d'un matelas sur lequel gisait un Ron blanc comme la mort.
Dumbledore, assis sur son fauteuil, lui adressa un sourire pétillant qu'elle trouva indécent dans une telle situation. Pourtant, elle connaissait le vieux sorcier et lui faisait confiance.
- Alors ?, chuchota-t-elle, sans savoir si elle l'interrogeait à propos de Ron, d'Harry ou de la réussite de la mission. Tout cela à la fois sans doute.
Harry se retourna et lui adressa un regard fatigué, mais aussi un sourire qui se voulait rassurant.
- Il n'est pas passé loin. Mais madame Potio lui a donné quelques choses, je sais pas trop quoi. Il vient juste d'arriver. Je suis revenu avant. C'est pour ça qu'il n'est pas encore à l'infirmerie. Mais ca ne saurait pas tarder.
- Après une bonne nuit de sommeil et quelque temps de repos, il sera comme avant…, Ajouta la sorcière.
La gorge nouée, Hermione ne pu qu'acquiescer en silence.
- Quand au médaillon…, Dumbledore le leva doucement à la lumière du feu de cheminée, Il n'est déjà plus qu'un collier, aussi puissant symboliquement qu'il soit, évidement.
Hermione, d'un mouvement las de la baguette fit apparaître une chaise et s'y affala. Ron et Harry étaient de retour. Et en vie. En vie. Un premier frisson la prit, puis un deuxième et bientôt, se fut tout son corps qui parcouru de sanglot. Elle resta ainsi un temps indéterminé, sans se soucier de la présence des autres. Toute l'angoisse accumulé sortait enfin.
Ron allait s'en sortir. Harry allait bien. Et le premier Horcruxes était détruit. Sommes toutes, les choses ne se présentaient pas si mal que ça. Elle riait et pleurait à la fois. Ron allait s'en sortir. Harry allait bien. Ses sanglots se firent plus espacés et moins violents, jusqu'à ce qu'elle puisse enfin sécher ses larmes.
- Bien, reprit Dumbledore quand elle se fut calmée. Je pense qu'il serait préférable que vous passiez tous les trois à l'infirmerie. Vous y dormirez mieux.
Évidement personne ne protesta.
ooooooooooooooo
Remus descendit avant les autres Maraudeurs. Il voulait voir Lily avant James. Connaître la raison de sa présence dans la chambre, à 2h du matin.
Il descendit donc vers cinq heures, bien décidé à l'attendre jusqu'à ce qu'elle sorte. Il savait qu'elle le ferrait avant les Maraudeurs. C'était le seul moyen pour elle de les fuir. Or, après l'épisode de la nuit, il doutait qu'elle ait envie de se retrouver face à James.
Il fut néanmoins surpris de la voir, déjà, dans la salle commune. Assise dans un des fauteuils rouge, reconnaissable entre mille par sa longue chevelure rousse, elle regardait sombrement le feu. Il hésita.
- Euh… Evans ?
Elle sursauta si violemment qu'il eut un mouvement de recul, surpris. Elle posa sur lui un regard perdu, puis agacé. Mais ses yeux rougis trahissaient sa détresse.
- C'est toi, Lupin…
- Je vois que tu as l'air ravie de me voir, plaisanta-t-il.
Elle le fusilla du regard. Il s'était toujours demandé comment James, si orgueilleux, arrivait à supporter sans broncher ses crises de colères et les constantes humiliations. Et comment elle faisait pour ne pas se rendre compte de son humilité et de sa sincérité, malgré les apparences d'arrogance.
- Qu'est ce que tu veux ?, siffla-t-elle.
Il n'était pas particulièrement fier pour sa part. Mais puisqu'elle le prenait sur ce ton, il ne voyait pas pourquoi il aurait pris des gants. La fatigue le rendait exécrable.
- Je voulais juste savoir pourquoi tu étais dans notre dortoir cette nuit. Hier soir et ce matin.
Elle rougit et détourna la tête.
- Vous n'y étiez pas, hier soir.
- Effectivement. Mais ca n'explique pas que toi, tu y étais.
- Je voulais voir Harry.
- Mais Harry non plus n'était pas dans le dortoir.
Elle paraissait de plus en plus agacée et il commença à regretter d'être venu. L'explosion n'allait sans doute pas tarder…
- Je sais. Je suis descendu dans la salle commune pour l'attendre. Mais il n'est pas revenu, sa voix trembla un moment. Elle se reprit., Il était vraiment tard, et j'ai commencé à m'inquiéter. Je me suis dit qu'il était sans doute rentré à un moment où je me serais endormi. Mais comme je m'inquiétais malgré tout, je suis remontée.
- Et tu as été voir James ?
Elle rougit de nouveau mais cette fois, ne baissa pas le regard. Au contraire, ses yeux le défièrent.
- Oui. Je voulais lui demander s'il ne l'avait pas vu. J'étais vraiment inquiète. Mais j'ai vite compris le ridicule de la situation et je me suis enfuie.
Remus la regarda, les mains enfoncées dans ses poches, les poings serraient. Disait-elle vrai ? Elle paraissait vraiment inquiète. Assez pour avoir songés quelques secondes à demander de l'aide à James Potter lui-même. Et effectivement, ni Harry ni Ron n'était rentrés de la nuit.
- Tu l'aimes ?
Il rougit aussitôt, conscient de l'impolitesse de sa question. Ce n'était pas ses affaires. Ou peut-être que si ? James aimait cette fille. Alors quoi de plus normal qu'en tant qu'ami, il s'inquiète de savoir si la fille ne question n'en aimait pas un autre ? Oui mais posait ainsi, brusquement et sans raison apparente, sa question était de l'incorrection pure.
Cette fois, il n'aurait pas pu savoir si elle rougit de gène ou de rage. Son regard d'émeraude sur fit plus agressif que jamais.
- Qui ?, gronda-t-elle.
Il aurait voulu se défiler. Il soupira. Il s'était engagé dans un chemin vraiment accidenté.
- Harry... , articula-t-il.
Lily l'observa un instant comme surprise. Finalement un sourire pâle étira ses lèvres.
- J'ai cru un instant que tu allais dire James.
Il ne répondit pas. Effectivement, il aurait aussi été curieux de connaître ses sentiments pour le sorcier, mais il n'aurait jamais la folie de le lui demander.
- Oui je l'aime. Mais pas dans le sens où tu me l'as demandé.
Elle baissa la tête.
- Plus comme…, Elle hésita, quelqu'un de ma famille…
Se sentant un peu stupide, le loup garou alla s'asseoir à coté d'elle.
- Tu ne sais vraiment pas où il est ?
Se mordant la lèvre elle secoua négativement la tête. Elle était sur le point de pleurer.
- On va le retrouver. Je te le promets. Il n'a pas pu quitter le château de toute façon.
- Qu'est ce que t'en sais ?, elle était de nouveau agressive, mais cette fois il garda son calme. Il comprenait.
- Ils sont nouveaux. Ils n'auront jamais pu trouver les passages secrets permettant de sortir en si peu de temps…
Il se tut brusquement et rougit, alors qu'elle s'était redressée. Il la regarda d'un air penaud en s'insultant mentalement. Quel idiot ! Une bourde pareille !
Elle eut un sourire, un peu tremblant mais amusé.
- Si j'avais pensé qu'un jour Remus Lupin en personne se trahirait.
- Tu ne vas pas…
- … Vous dénoncer ? Non. J'ai pas envie de jouer mon rôle de préfète. J'ai pas envie de profiter que tu essayes de me rassurer. J'ai envie de rien en fait. À part de le voir.
À nouveau, elle fut prise d'un tremblement. Il s'approcha pour la prendre dans ses bras. Une odeur l'arrêta. James. Il releva la tête. Il était là, en pyjama, arrêtait en plein mouvement dans les escaliers. Le jeune sorcier le regarda droit dans les yeux.
- Vient, idiot, articula-t-il en silence.
Il obéit, hésitant. Ses yeux reflétaient son inquiétude. Remus se leva doucement et adressa un sourire doux à Lily.
- On le retrouvera.
Il rejoignit James, posa sa main sur son épaule et chuchota, à son oreille.
- Elle a besoin de toi.
N'était-ce pas James Potter auprès duquel, dans sa nuit d'angoisse, elle avait voulu chercher de l'aide ? Il espérait juste que son ami se montrerait à la hauteur. C'était le moment ou jamais de montrer la force et la maturité de ses sentiments.
Il quitta la salle Commune, rejoignant la Grande salle. Avant de franchir le portrait, cependant, il se retourna une dernière fois. James s'était assis là où il se tenait peu de temps auparavant et parlait doucement à la jeune sorcière. Celle-ci enfoui son visage au creux de son épaule et, avec un sourire amusé et tendre, Remus sortit enfin.
Oooooooooooooo
Voili voilà. A bientôt j'espère…:-)
