Note de la traductrice : Ni Harry Potter, ni l'histoire ne m'appartiennent, je ne fais que traduire.
italique : Pensées
« italique » : Télépathie
« Gras italique » : fourchelangue
« Gras » : souvenirs/flashback/répliques de films
Chapitre 25 : Distribuer des miracles
« Alors c'est ici que tu vis ? » Demanda Sirius, confus, en observant la maison à trois étages qu'était le 4 Privet Drive. Deux des elfes de maison ouvrirent la porte et conduisit les deux sorciers à l'intérieur, révélant le salon moderne et parfaitement réorganisé. Les murs avaient été repeints en doré et bleu clair.
« Ouais. » Répondit Edith avec un haussement d'épaules. « C'est sympa, n'est-ce pas ? Avant, c'était horriblement terne, avec une clôture blanche et tout le bordel. Après que mon oncle et ma tante aient été jetés en prison, j'ai décidé de redécorer. C'est pas comme si j'avais mieux à faire. »
Sirius lui jeta un coup d'œil. Après avoir été libéré par le Ministère, dédommagé pour son emprisonnement, il rencontra ses cousines Narcissa et Andromeda. Les deux femmes lui racontèrent tous les évènements qu'il avait manqué durant son séjour en enfer, et Sirius se réconcilia avec Narcissa après avoir entendu ce qu'il s'était passé avec Lucius.
« C'est largement mieux que le Square Grimmauld. » Marmonna Sirius en regardant autour de lui.
« Pardon ? » Edith le regarda curieusement.
« La maison de mes parents. » Expliqua-t-il, les sourcils froncés. « Là où j'ai grandit. J'avais tellement hâte de quitter cet endroit. Je pense que je vendrais cette foutu maison dès que j'en aurais le temps. »
Edith secoua la tête. La manière dont Sirius parlait de ses parents lui rappelait Vernon et Petunia. « Bien sûr, parrain. Tu pourra t'en occuper dès que tu auras fait une visite à Ste Mangouste. »
« L'hôpital ? » S'écria-t-il alarmé. « Pourquoi ? »
« Tu as passé douze ans à Azkaban ! » Répliqua-t-elle, ahurie que son parrain ne voit pas l'évident problème posé par son séjour là-bas. « Avec des Détraqueurs ! Tu dois recevoir des soins pour ça ! »
« Je n'en ai pas besoin, Edith. »
« Sirius, s'il te plait. » Edith fit volte face et lui lança un regard suppliant. « Tu ne peux pas ignorer ce genre de torture aussi facilement. Et c'est de la torture – de la torture psychologique. » Sirius ouvrit la bouche pour protester, mais se stoppa pour réfléchir. « Je veux que tu puisse guérir de tout ça... »
Elle baissa les yeux vers ses chaussures et serra les poings. « C'était de ma faute... »
« Quoi ? Non ! » Sirius se précipita sur elle et la prit dans ses bras. « Ce qui m'est arrivé n'était pas, n'est pas et ne sera jamais de ta faute, Edith ! J'ai fait une erreur de jugement, et Croupton m'a envoyé en prison avec ces monstres. Je t'interdis de culpabiliser pour ce qu'il s'est passé ! »
Edith ne dit rien, laissant reposer sa tête contre l'épaule de son parrain. Tristan aboya, totalement d'accord, et se caressa contre sa jambe.
« Promets-moi d'y aller. » Murmura-t-elle. « Promets-le-moi. »
La détermination de Sirius se brisa quand il vit l'expression triste de sa filleule. Il avait déjà échoué une fois à la protéger, alors il ferait tout son possible pour lui tranquilliser l'esprit. « Très bien, chaton. Je te le promets. »
Edith sourit. « Merci Sirius. Et si on allait manger ? »
Le déjeuner fut long et adorable. Sirius, qui n'avait pas eu de réel repas depuis son environnement, avait dévoré trois plats de riz et de blé sans s'arrêter, tandis qu'Edith riait et regardait. Beaucoup de nourriture atterrit sur le sol, au grand plaisir de Tristan et à la frustration de Missy, l'elfe de maison.
Ce que Sirius ignorait, c'est qu'Edith avait glissé une petite dose de potion de sommeil dans son assiette – à la fois pour s'assurer qu'il dorme bien et pour qu'il ne la dérange pas dans ses plans. Alors que l'homme commençait à somnoler, Edith demanda à Missy de le transporter dans la chambre d'amis, avant de se diriger vers la fenêtre pour se faire un café. Une fois la cafetière en marche, elle retourna vers le salon et sa nouvelle cheminée flambant neuve. « Hannah Abbott. » Dit-elle en lançant la poudre de cheminette.
Un instant plus tard, le visage de son amie Poufsouffle apparut dans les flammes. « Salut Edith. » Murmura-t-elle pour éviter de réveiller son frère Phoenix, qui s'était endormi sur le canapé après avoir regardé « Le Retour du Roi ». « Alors c'est pour ce soir ? »
« Oui. » Edith sourit, son sac en bandoulière sur l'épaule. Il était plein de fioles de potions de différentes tailles, couleurs, natures. « Je t'ai fait un peu de café. On sera là-bas un moment, je pense. »
« Merci. » Hannah traversa les flammes vertes et émergea dans le salon d'Edith. Ses cheveux blonds vénitiens étaient attachés en un chignon lache, une barrette brillante retenant une de ses mèches rebelles. Elle était habillée d'une veste en jean bleue, d'un pantalon cargo et de baskets bleues à lacets. Même si la jeune fille avait principalement été élevée dans le monde magique par sa mère sorcière après la mort de son père moldu, elle n'avait pas perdu son lien avec le monde moldu. Elle aussi portait un sac sur l'épaule.
Depuis sa deuxième année, Hannah prenait des cours particuliers de potions liées à la guérison, avec l'infirmière Pomfresh. La sorcière surnommait joyeusement Hannah sa protégée, l'apprentie la plus talentueuse qu'elle ait eu depuis plusieurs années. Son prédécesseur dans ce domaine était Alice Londubat.
Edith la conduisit dans la cuisine et lui tendit une tasse de café. Hannah le but avec trois sucres, ce qui était probablement la seule chose sur laquelle Susan et elle se disputaient. Comment est-il possible que tes dents ne tombent pas ? Se plaignait toujours Susan. Comment fais-tu pour apprécier ton café aussi amer ? Rétorquait inlassablement Hannah.
Leur discussion durait généralement pas mal de temps.
« Reste ici et garde la maison pour moi, d'accord Tristan ? » Edith caressa son loyal familier entre les oreilles. « Ils n'autorisent pas les animaux à l'hôpital. Assures-toi que Sirius reste endormi, compris ? »
« Promis. Prends soin de toi, Edith. » Tristan posa son museau dans sa main. « Sois discrète... essaie de ne pas t'attirer trop d'ennuis. »
« Tu sais bien que je suis un aimant à problème ! » Répliqua la jeune fille d'un ton sarcastique. Hannah ricana, et les deux filles sortirent dans les rues sombres. Cet été les nuits étaient chaudes et agréables, la rouquine s'étira légèrement, laissant le vent caresser son visage. « J'adore l'été. »
« Moi aussi. » Admis Hannah. « Alors, comment est Sirius ? »
« Je ne suis pas sûre. Il fait beaucoup de blagues, mais il vient juste de revenir d'Azkaban. Je verrai quand il commencera à aller mieux. » Répondit Edith. « Remus va nous rendre visite quand il aura trouvé un travail stable. La tante de Susan lui a proposé de l'aider. »
« Et voilà le bus. On devrait y aller avant de le rater. » Averti Hannah. Les filles piquèrent un sprint, arrivant à l'arrêt de bus juste avant que le véhicule ne parte sans elles. Elles n'avaient pas leur permis pour transplaner, et le Magicobus n'allait que dans les zones magiques.
Après une vingtaine de minutes, les filles arrivèrent à destination. C'était l'hôpital le plus grand et le plus près de Little Whinging. Edith se dirigea aisément vers l'entrée, Hannah la suivant avec un air un peu émerveillé sur le visage en observant autour d'elle.
La Survivante examina la carte du bâtiment présente dans le hall, avant de marmonner : « Le quatrième étage. C'est là qu'on devrait commencer. » Elles accélérèrent le pas, espérant avoir l'air inquiètes pour que les adultes supposent qu'elles venaient rendre visite à un proche hospitalisé.
Une fois sorties de l'ascenseur au quatrième étage, Edith écarquilla les yeux.
« Duncan ? »
Son premier ami moldu, qui avait l'air plus hagard que jamais auparavant, se leva brusquement en entendant son prénom. Il avait des cernes noires sous les yeux, et trois de ses doigts étaient bandés. « Edith. » Soupira-t-il, se précipitant vers elle pour la prendre dans ses bras. Edith grimaça et recula d'un pas sous son poids, avant de lui rendre son embrassade.
« Duncan, qu'y a-t-il ? » Murmura-t-elle. « Que s'est-il passé ? »
« Ma mère conduisait... » Bégaya-t-il. « … elle venait de manquer une promotion... un macho débile qui ne voulait pas travailler pour une femme... elle avait bu... un type roulait en contre-sens... elle a traversé une barrière de sécurité... c'est grave, Edith ! »
« Shhh... ça va aller. » Chuchota-t-elle, rassurante, caressant gentiment son dos. « Ne t'inquiète pas, Duncan, tout ira bien. » Duncan prit une profonde inspiration et hocha la tête.
« Ta mère est ici ? » Demanda Hannah. « Emmène-nous à elle. »
Duncan les conduisit plus loin dans le couloir avant de taper nerveusement à la porte. Edith et Hannah lancèrent un sort de désillusion sur elles-mêmes avant que la porte ne s'ouvre. L'infirmière qui ouvrit la porte regarda Duncan avec pitié, ce qui était généralement un mauvais signe, avant de le laisser entrer.
Rosemary Fields avait certainement connu des jours meilleurs. Ses deux bras étaient enfermés dans un plâtre, ils avaient été cassés en trois endroits pendant le crash. Sa cheville aussi était brisée de façon irréparable. Les médecins parlaient à voix basse, discutant les faibles chances qu'elle avait de retrouver l'usage de ses bras.
« Je ne peux pas la perdre, Edith. » Sanglota Duncan. « C'est ma mère... »
Edith posa une main sur le bras du garçon. « Duncan... tu te rappelle de mon école privée dont je t'ai parlé ? » Il hocha timidement la tête. « C'est une école très spéciale. Seules quelques personnes peuvent y aller... parce que rares sont les gens qui peuvent faire de la magie. » Gentiment, elle passa sa main sur son front pour déplacer une mèche rebelle alors qu'il la regardait avec espoir, bien qu'un peu perdu. « Nous pouvons aider ta mère. N'est-ce pas, Hannah ? »
« Les seules cassures sont dans ses bras et sa cheville. » Annonça la jeune Poufsouffle après avoir lancé un sort d'analyse médicale sur Rosemary. « Elle a perdu pas mal de sang, mais pas assez pour que ce soit dramatique. Honnêtement, je pense que le pire, c'est son foie... il a prit le plus gros du choc. »
« Peux-tu t'en occuper ? »
« Les os, oui, c'est la première chose que j'ai appris après les sorts de guérison basiques. Le foie, je peux seulement faire le plus gros, j'aurais besoin de plus d'expérience pour le réparer complètement. » Hannah semblait vraiment désolée de ne pas pouvoir faire plus.
« Fais ce que tu peux. Ce sera largement suffisant, et les médecins prendront la relève. » Expliqua calmement Edith. Gentiment, elle guida Duncan vers une chaise tandis qu'Hannah posait son sac sur le sol et sortit les potions dont elle aurait besoin, la première étant un antidouleur.
Rosemary cligna des yeux quand la potions entra dans son système, surprise que la douleur qu'elle subissait depuis des jours s'atténue. Confuse, elle leva la tête pour voir deux adolescentes de chaque côté d'elle, comme deux anges juvéniles. La rousse baissa les barrières du lit et fit une longue coupure sur son bras, faisant couler du sang sur les draps. Rosemary couina, mais on aurait dit qu'aucun des médecins ne voyaient ce qu'il se passait.
Puis, la blonde approcha, versant un liquide d'une étrange couleur sur son bras. Elle sortit un petit bâton, un peu plus court que son avant-bras et marmonna quelque chose. Une aura douce entoura les bras de Rosemary. Celle-ci cligna des yeux, ahurie, alors que l'écœurante courbure de ses bras se remit en place. Une fois qu'elle finit avec un bras, la blonde changea de côté et recommença le processus avec l'autre bras tandis que la rousse agitait un autre bout de bois qui referma la coupure.
« J'hallucine. » Pensa Rosemary sous le choc alors que ses blessures guérissaient sous ses yeux. « Ça doit être la morphine. »
La blonde semblait être aux commandes, murmurant des instructions à la rousse tandis qu'elle s'appliquait sur ses blessures. Elle se dirigea ensuite vers sa cheville. Les médecins réagirent enfin – des exclamations de surprise et de confusion arrivèrent aux oreilles de Rosemary alors que son fils se précipitait hors de sa chaise, les yeux pleins d'étoiles.
La blonde observait attentivement sa cheville, avant de claquer des doigts et de donner d'autres instructions à la rousse, qui s'approcha du sac posé au sol dont elle sortit une fiole différente de la première, puisqu'il fallait une autre potion pour ce genre de blessure.
Enfin, Rosemary reconnut la rousse comme étant Edith, l'amie de Duncan. La blonde prit la nouvelle fiole et agita sa baguette. Alors qu'elle ne pouvait rien sentir, grâce aux antidouleurs, l'os de sa cheville disparut entièrement. La blonde demanda le silence pour qu'elle puisse se concentrer. Edith agita à nouveau sa baguette, et se déplaça tandis que l'autre fille se concentrait sur son pied.
Edith prit une troisième fiole et retourna vers Rosemary. « C'est pour votre foie... buvez. » Ordonna-t-elle, la voix calme mais ferme, elle possédait un charisme et une aura autoritaire qui ne devrait pas appartenir à une adolescente de quatorze ans. Rosemary hocha la tête et avala la potion que la rouquine glissait prudemment dans sa gorge. Ça avait un goût horrible.
« Maman est un mot sacré sur les lèvres de leurs enfants. » Dit Edith à la femme, ses yeux verts envoutants fixés sur elle avec sérieux et gravité. « L'alcool est mauvais pour vous, Miss Fields. C'est un poison. Vous ne pouvez pas continuer à boire. Votre fils a plus besoin de vous que vous n'avez besoin d'alcool. »
Rosemary posa les yeux sur son fils, qui sanglotait ouvertement de joie tandis que les médecins regardaient leurs dossiers avec effarement. Edith recula et rejoignit l'autre jeune fille, qui sourit de satisfaction en terminant son travail sur la cheville soignée.
La femme s'assit, dans un état second. Sa cheville avait été remise à sa place. Lentement, elle leva les mains et fit des mouvements prudents. Malgré les antidouleurs moldus et magiques, ses membres répondaient parfaitement, bien qu'un peu plus lents qu'en temps normal.
« Vous pouvez rentrer chez vous. » Annonça simplement Edith. « Prenez soin de vous. »
Duncan tacla Edith et la serra contre lui, babillant joyeusement sans s'arrêter pour la remercier. Rosemary se mit à sourire, ce qui la surpris elle-même. Quand avait-elle vu son fils sourire pour la dernière fois ?
… Quand avait-elle fait sourire son fils pour la dernière fois ?
Le sourire de Rosemary disparut. Elle se souvint de la première fois qu'elle but de l'alcool. Elle venait de perdre son mari, et sombra dans une profonde dépression. Elle avait prit un verre sur la recommandation d'un ami pour essayer de calmer la douleur... mais ça ne fit qu'aggraver les choses. Elle avait oublié son bébé, oublié à quel point il avait besoin d'elle.
Eh bien. Plus jamais.
« Les anges vous ont envoyé. » Demanda Rosemary, se promettant de ne plus jamais boire un seul verre d'alcool. « C'est pour ça que vous étiez là. C'est un miracle. Je m'améliorerais. Plus jamais. Je le jure sur la tombe de mon cher David. »
« Comment tu te sens ? » Demanda Edith à Hannah, qui secouait la tête.
« Je vais bien. » Annonça Hannah, sortant sa tasse de café pour boire une gorgée. « Je suis vraiment contente d'avoir pu l'aider. Merlin, regarde ça. » Elle regarda autour d'elle, les patients blessés, malades qui s'accumulaient dans le couloir. « Je peux continuer, Edith, et toi ? »
« Bien sûr. » Promit Edith avec un sourire.
Leur prochaine patiente fut une petite fille qui venait d'avoir un accident de voiture qui tua le conducteur. Sa colonne vertébrale était endommagée, et elle risquait de se retrouver coincée dans un fauteuil roulant toute sa vie. Edith parvint à temporairement vider la chambre pour qu'Hannah puisse léviter la fillette, afin d'atteindre son dos sans la déplacer. Même si elle n'avait pas eu autant d'os brisés que Rosemary, la guérison prit un long moment à cause de la prudence requise.
Une heure et une potion plus tard, la petite fille courait avec ses frères au grand émerveillement de ses parents.
Hannah était dans son élément. Elle était calme, concentrée, ordonnait quand elle le devait avec une détermination qui rivalisait avec celle d'Edith lorsqu'elle planifiait une nouvelle manière de conquérir le monde. Quand elle ne pouvait pas entièrement guérir quelqu'un, elle leur retirait une grande partie de leur douleur.
Un vieil homme, le seul tuteur de sa fille bien-aimée mais un peu simple, il avait peur qu'elle ne soit abandonnée dans le système après sa mort, parce qu'il avait des saignements internes. Puis, deux filles étranges que lui seul pouvait voir semblèrent apparaître dans sa chambre. Une agita un bout de bois sur son torse, dix minutes plus tard, il respirait sans machine médicale, et une IRM révéla plus tard que ses organes défaillants fonctionnaient désormais parfaitement bien.
Un adolescent paniquait parce que son jumeau venait de se faire tirer dessus à cause d'une balle perdue, et était entre la vie et la mort. Les médecins avaient peur de l'opérer parce que la balle était près de son cœur. Puis, deux filles plus jeunes que les jumeaux apparurent, la blonde posa une main sur la poitrine de son frère et glissa gentiment un liquide dans sa gorge. La rousse resta à ses côtés lorsque la balle flotta hors du corps de son frère, la blessure se refermant à la manière de Wolverine.
Son frère passa la semaine suivante à dire à tout vas qu'il allait changer son prénom en Logan.
Une star du patinage artistique était au bout du rouleau, considérait même l'euthanasie. Un adversaire avait payé pour qu'on la blesse, cassant ses deux jambes d'un seul coup. Ce qu'elle considérait comme une partie irremplaçable de sa vie n'était plus qu'un rêve parti en fumée, elle ne savait pas comment avancer. Mais là encore, deux filles apparurent. L'une d'elle lui donna une boisson dégoûtante puis fit une longue entaille sur chaque jambe, sans qu'elle ne sente rien ! La blonde versa quelque chose d'étrange sur ses blessures. La patineuse fut étonnée, ahurie, quand les plaies se refermèrent sous ses yeux (elle avait dû halluciner !). Elle pouvait sentir ses orteils. Elle se leva, et découvrit que ses jambes étaient à nouveau en parfait état.
Elle demanda plus tard à son entraîneur d'utiliser « You Raise Me Up » pour sa performance de retour.
Edith et Hannah continuèrent dans l'étage, s'arrêtant dès qu'elles voyaient un patient qu'elles pouvaient soigner. Elles aidèrent des enfants, des adultes et des vieillards. Finalement, elles finirent par ne plus pouvoir continuer, elles étaient épuisées d'avoir guéri vingt-six patients et travaillé sans s'arrêter pendant presque huit heures. Elles ne remarquèrent ce détail que lorsqu'Edith jeta un œil à l'horloge accrochée au mur.
« On a mit plus longtemps que je pensais. » Haleta-t-elle.
« En plus, nous n'avions pas d'assistants. » Ajouta Hannah en s'appuyant contre un mur. « On a utilisé beaucoup de magie. »
Edith sourit en observant les patients nouvellement guéris qui discutaient et riaient dans le couloir. « Ça valait le coup. »
Hannah hocha la tête. « On devrait quand même rentrer. » Murmura-t-elle. « Il ne faudrait pas se faire prendre. »
« Ouais... comment osons-nous aider des enfants à remarcher... » Marmonna Edith avant de rire de bon cœur. Les deux filles se dirigèrent vers l'ascenseur et quittèrent le bâtiment. « Tu penses que Sirius aura des soupçons si je passe la journée à dormir ? »
« Prétexte que c'était le stress. » Suggéra Hannah alors qu'elles arrivaient à l'arrêt de bus. « Ou des cauchemars. Pour une insomnie. T'a plein d'options. Mais je ne pense pas qu'il s'énerverait en découvrant ce qu'on a réellement fait. »
« Vu ce qu'il m'a raconté, ce serait un peu hypocrite de sa part de me faire des remontrances sur le respect des règles. Lui, mon père et Remus avaient l'habitude de flirter avec la loi aussi souvent que possible. » Remarqua Edith avec un sourire amusé, passant une main dans ses cheveux roux.
Edith et Hannah revinrent au Privet Drive alors que le soleil commençait à se lever sur l'horizon. Entrant prudemment dans la maison, Edith laissa échapper un énorme bâillement. Hannah la suivit rapidement. « C'est vraiment contagieux, ces trucs là. » Rit-elle faiblement.
« Rentre chez toi, Han. » Ordonna gentiment Edit, serrant son amie dans ses bras.
Celle-ci sourit. Avant de passer par la cheminette, elle se tourna vers sa leader et murmura. « On a vraiment eu une bonne idée d'aider ces gens, Edith. J'en suis très fière. »
« Moi aussi. »
Une fois que son amie fut rentrée chez elle, Edith se traina dans les escaliers, supportée par Tristan pour enfin arriver dans sa chambre. « J'aurais dû penser à un ascenseur. » Blagua-t-elle à moitié.
« Je ne vois pas comment ce serait faisable, Edith. » Répliqua Tristan, tout à fait sérieux.
Edith s'effondra sur son lit, s'endormant presque immédiatement. Tristan laissa échapper un petit jappement, à la fois amusé et attendrit. Il grimpa sur le lit et tira les couverture jusqu'à sa maîtresse pour la couvrir avec de se coucher contre elle pour s'endormir à son tour.
