Bonjour ! Merci beaucoup pour toutes vos reviews ! Vous n'aimez vraiment pas Carlisle ! Je ne sais pas si ça va s'arranger avec ce chapitre… Merci beaucoup à ma correctice, Phika17 ^^
Aussidagility : Ben l'examinateur à dut avoir pitié en voyant mon teint qui blanchissait à vue d'œil et mes tremblements, il m'a mis 9. Mais je me rattrape, j'ai eu le double en math, 15 en enseignement scientifique, 13 à l'écrit de français et 12 à mes TPE ! Et toi ? Tu t'en ait sortie ? Carlisle ne vas pas encore partir, et je ne sais pas si tu vas aimer ce chapitre… Bisous, merci beaucoup pour ta review ^^
brune59 : Poisse, quand tu nous tiens ! Les intentions de Carlisle se revelent dans ce chapitre, et… Il n'a pas un mauvais fond ! (enfin je dis ça… Voila !) Les découvertes Ed/Bella continueront, mais pas dans ce chapitre ! Voila la suite ! Merci beaucoup pour ta review ^^
LuneBlanche : Carlisle ? Tu crois ? Tu verras bien ! C'est vrai que Carlisle n'est pas un ange, mais il va bientôt s'en aller… C'est compliqué ! Bisous, merci beaucoup pour ta review ^^
Edward POV
Cette voix mystérieuse me fit sursauter. Normalement, à cette réplique-là, j'aurais plutôt imaginé la voix de mon ******** de père. Mais c'était la voix d'une femme. Je me retournais pour tomber sur le visage amaigri et fatigué de ma mère.
- Maman ? Demandai-je un peu bêtement. Je me déplaçais de côté pour ne pas avoir à la quitter des yeux, de peur que ce soit une hallucination. Je lui fis face, et nous nous regardâmes, avant que je la prenne contre moi pour me rendre compte qu'elle était réelle, malgré sa maigreur.
- Merci de m'avoir traité d'homme !
- Mais… Qu'est-ce que tu fais ici ? Demandai-je.
- J'avais envie de te voir. Tu me manques. Tu as repris des forces à ce que je vois.
- Disons que j'ai trouvé le bonheur… Et papa ? Il ne se doute de rien ? Je savais la vérité, mais je ne voulais pas empirer l'état de ma mère sur ce point.
- Il est à Washington jusqu'à lundi ! Mais je passe juste en coup de vent ! J'ai rendez-vous avec un client dans le nord de la ville. Il ment à ma mère pour pouvoir me torturer… De mieux en mieux.
Ben me fit signe que je pouvais rester avec ma mère. Je suppose qu'Angela lui a parlé de ma situation familiale compliquée. Je l'entrainais vers une table au fond du Starbuck, et rapprochais une plante en plastique. Je n'oubliais pas le 'mot' de mon père.
- Le bonheur ? Avec Angela ?
- Angela ? Demandai-je, avant de me rappeler qu'elle l'avait rencontré quand elle était venue et elle devait encore croire que nous étions ensemble. On a rompu il y a peu de temps.
- Oh mon chéri ! Elle mit sa main sur la mienne. Ça se passait mal entre vous ?
- Oh non ! C'était un vrai conte de fée ! Sauf qu'on était amis. Elle me regarda bizarrement. En fait, elle sortait avec moi pour oublier son ex, et moi, j'étais avec elle pour oublier Bella. Mais on s'en est rendu compte et on a préféré rompre d'un commun accord, tout en restant bons amis.
- Alors, pourquoi tu dis que tu as trouvé le bonheur ? Tu as une nouvelle petite amie ? Je hochais la tête. Son sourire monta jusqu'aux yeux, et je fus content de la voir comme ça.
- Allez, fais pas ton cachotier ! Comment elle s'appelle ?
- Isabella Swan. Mais elle préfère Bella. Je ne pus m'empêcher de rire en voyant son visage.
- Vous êtes ensemble ? Pour de vrai ? De vrai de vrai ?
- Pour de vrai ! Si tu savais à quel point je suis heureux.
- Je suis contente pour toi.
- Maintenant, parlons de toi ! Comment ça va à la maison ?
- Pas fort. Carlisle n'est plus le même. Avant, on regardait la télé ensemble le soir. Maintenant, il s'enferme dans son bureau toute la soirée. Il en sort à pas d'heure, et, quand il vient se coucher, il ne me serre plus dans ses bras, il ne m'embrasse plus sur le front. On s'est éloigné. Et je le découvre sous une autre facette. Et ça me fait peur !
- Pars maman. Je t'en supplie. Pa… Carlisle est dangereux ! Si tu ne pars pas, je reviens à la maison !
- Non ! Il est hors de question que tu reviennes à Forks ! Tu t'es battu pour vivre ton rêve. Tu ne vas abandonner car ton père fait des siennes ?
- Mais maman, regarde-toi ! Avant, tu étais presque aussi joyeuse qu'Alice, et maintenant, tu ressembles à une grand-mère. Je vis une expression outrée se peindre sur son visage. Mais il fallait que je continue. Tu pèses combien ? 35 kilos. 38 en étant mouillée ? Je préfère abandonner mon rêve plutôt que voir la famille détruite, toi au milieu. Je vais faire ma valise, et j'irais voir le directeur cet après-midi pour lui dire que je quitte l'école.
Je me levais et quittais le Starbuck. J'entendais les pas de ma mère me suivre, mais je n'en avais rien à faire. Quand je dis quelque chose, je vais toujours jusqu'au bout. J'étais déjà sur mon palier quand j'entendis ma mère franchir la porte de mon immeuble. J'ouvris la porte et tombai sur Bella, nettoyant la table de la cuisine.
- Il est déjà 7 heures et demi ? Demanda-t-elle en s'approchant de moi, voulant un baiser.
- Je pars. Annonçai-je simplement.
- QUOI ? Mais Qu'est-ce que tu racontes ? C'est à ce moment-là que ma mère frappa à la porte. Qui est-ce ?
- Si tu veux le savoir, va ouvrir. Moi, je fais mes bagages. Elle me regarda moi, puis la porte. Et elle choisit la porte. J'allais dans ma chambre, et cherchais le sac que j'avais pris il y a moins d'un mois. Je l'ouvris en grand, et me dirigeais vers ma commode. J'en ouvris tous les tiroirs et mis mes vêtements, sans essayer de les plier. Ma mère et Bella passèrent la porte, me voyant courir dans tous les sens pour ramasser les habits égarés çà et là sur le sol.
- Edward, ne fais pas de bêtise ! Me somma ma mère.
- Je ne fais aucune bêtise. On rentre à la maison, on déchire ce foutu formulaire d'émancipation, et on redevient une famille !
- Tu veux qu'on reforme une famille, mais on va faire quoi après ? Hein ? Tu vas aller en Fac de médecine ? Tu vas devenir médecin, alors que tu rêves de jouer du piano dans le monde entier ? Regarde-moi, et ose me dire que tu ne seras pas malheureux toute ta vie.
- Je ne serais pas malheureux, pour la simple et bonne raison que tout redeviendra comme avant. Je n'ai pas pu regarder ma mère dans les yeux suite à cette confession. Car ce qu'elle disait était vrai. Sacrifier ma famille au prix de mon bonheur ? Ou sacrifier mon bonheur pour sauver ma mère et la famille ?
- Edward, écoute-moi. Elle prit mon visage dans ses douces mains. Je refuse que tu quittes le conservatoire. Tu as trimé pendant des mois pour pouvoir y entrer. Tu ne vas pas sacrifier la famille car tu continues tes études. La famille était déjà sur une bombe à retardement. Tu as activé le détonateur en faisant front face à Carlisle. Tu as gagné un combat face à lui, en t'inscrivant ici contre son gré. Il a riposté en t'émancipant. C'est lui qui est perdant dans l'histoire. Et il va s'en rendre compte rapidement. Ce n'est qu'une question de temps.
- Oui, mais combien de temps ? Demain ? Dans 6 mois ? Dans 3 ans ? Dans 20 ans ? Il est hors de question que je te vois malheureuse plus longtemps !
- Il est têtu ? Demanda-t-elle à Bella. Elle ne répondit rien.
- Si tu veux, Je peux aller vivre chez Carmen un petit moment. 15 jours, le temps que toute cette histoire se tasse. Ça te rassurerait ?
- Un peu. Mais comment va réagir papa ? Il va être...
- Furieux ? Me coupa-t-elle. Carlisle ne ferait pas de mal à une mouche ! Je ne pus m'empêcher de ricaner intérieurement.
- C'est d'accord ? Tu restes ici, tu fais tes études normalement, et, moi, j'arrête d'angoisser pour toi et je vais vivre chez Carmen durant 15 jours.
- Ok, dis-je. Elle me tendit sa main, et la serais dans la mienne, pour conclure notre marché.
Bella s'éclipsa discrètement, elle avait cours de guitare à 8 heures. Ma mère m'aida à remettre en ordre mes affaires que j'avais mises dans mon sac, les pliant comme il faut avant de les empiler proprement. On la changera jamais. Ce travail nous prit 30 minutes, en discutant de tout et de rien. Je dus l'abandonner devant mon appartement, en ayant toujours en tête sa promesse. Je passais récupérer mon salaire chez Starbuck, moins élevé que les fois précédentes. Mais j'avais encore des économies, deux concerts la semaine prochaine, et un défilé samedi. Je partis répéter une nouvelle fois dans le studio. Mon phrasé s'améliorait de plus en plus. Je faisais bien attention à mes nuances, capitales dans ce genre de morceaux. Je partis à dix heures moins le quart, ne me pressant pas trop pour arriver dans les temps pour la chorale.
POV Carlisle.
- Merci, dis-je au jeune vendeur de la boutique.
Je traversais la galerie, trouvant le café où ma maitresse avait choisi de s'installer. Elle avait du temps, elle n'avait presque plus personne dont elle devait s'occuper.
- Fais-voir ! Elle attrapa l'enveloppe où se trouvait les photos que je venais de faire développer. On y voyait mon fils sous toutes les coutures, seul, ou avec sa copine. Je lui rendis la carte mémoire de l'appareil.
- Tu vas en faire quoi de ça ?
- Je vais les mettre dans sa boite aux lettres. Je veux le déstabiliser. Je veux qu'il n'ait plus confiance en personne, qu'il se demande qui l'observe. Et, quand il sera paranoïaque au possible, j'abattrais mes cartes, et il reviendra à la maison.
- Tu as une merveilleuse idée amour. Et après ? Pour nous deux ? Quand il sera chez toi ?
- Je ne t'abandonnerais pas ma biche ! Jamais ! Je regardais alentour, en espérant croiser personne, et l'embrassais.
- Je serais toujours la femme de l'ombre ?
- Oui. Je ne peux pas quitter ma femme ! Mais sache que c'est toi que j'aimerais toujours. N'en doute jamais. Je mis ma main sur la sienne. Ce soir, je veux que tu le photographies quand il ouvrira les photos. Je passerais vers 23 heures, pour voir le résultat.
- Ok.
Je me levais, l'embrassais sur le front, avant d'aller dans une papeterie acheter une grande enveloppe et un stylo rouge. Je fourrais les photos à l'intérieur et laissais un petit message en modifiant mon écriture. Après la casquette de salopard, je passe à la casquette corbeau. Et, dans quelques temps, je passerais celle de sauveur aux yeux de ma femme, mon fils, et ma famille.
Edward POV
A cheval sur moi, assis sur un banc, Bella ne pouvait s'empêcher de dévorer mes lèvres. Ses petites mains ébouriffaient mes cheveux, et les miennes étaient sagement posées sur ses reins, pour lui éviter de tomber. Elle reprit sa respiration et vérifia une nouvelle fois qu'on ne lui avait pas volé son sac ou sa guitare dans son étui rigide. Les quais de gare sont les endroits préférés des voleurs.
- J'ai pas envie de rentrer à Forks.
- Il va falloir pourtant. Tu vas revoir ta mère !
- La jeune folle qui est tombée enceinte à 18 ans et qui ne voyait pas le problème ?
- Ton père ? Essayai-je.
- Un flic qui se consacre corps et âme à son travail. Non, moi, je veux rester avec toi.
- Tu te rends compte que tu viens légèrement d'insulter tes parents !
- Ils n'en sauront jamais rien. Sauf si tu parles. Ce que je compte bien empêcher. Elle replaça ses lèvres sur les miennes.
- Ce n'est que 10 jours. Et tu verras, quand on se retrouvera, ça sera encore mieux qu'avant. Je me penchais pour échanger un nouveau baiser quand la voix électronique de la compagnie résonna sur le quai.
Le train de 17 heures 32 à destination de Port Angeles est annulé pour cause de problème sur la voie. Les passagers ayant des tiquets pour ce train pourront prendre le train de 7 heures 26 demain matin. Veuillez nous excuser de ce retard. Si vous…
Elle continua de blablater, proposant une chambre d'hôtel (aux frais de la compagnie) aux passagers ne pouvant se loger. Mais Bella et moi n'avions retenu qu'une seule information. La promesse d'une nouvelle nuit ensemble. Je récupérais son sac de voyage, elle prit sa guitare à la main et appela chez elle.
- Maman ? Oui, j'ai un problème… Oui, encore des soucis sur la voie. Y'a vraiment des cons de nos jours !... Non, je vais pas déranger Jasper, je vais chez Edward… Oui… Tu ne lui as rien dit ?... MAMAN !... A demain.
J'ouvris le coffre de la voiture pour y mettre son sac. Sa guitare trouva place sur les sièges arrières de la voiture. Elle prit place côté passager et je fis le court trajet entre la gare et mon domicile.
Bella POV
Je ne pus m'empêcher de sourire suite à la conversation avec ma mère. Elle voulait que j'invite Edward à diner pendant les vacances. Elle voulait faire connaissance avec mon petit ami. Elle avait confiance en lui, elle le connaissait un peu, mais sans plus.
Je récupérais ma précieuse guitare et nous nous arrêtâmes dans le hall pour récupérer le courrier d'Edward. La moisson était bonne aujourd'hui pour lui ! Trois enveloppes, dont une grande. J'appelais l'ascenseur qui nous guida jusqu'à son étage. J'attrapais les clefs dans la poche de son jean et le laissais entrer, pour qu'il dépose en priorité le sac très lourd qu'il portait pour moi.
Je lui demandais si je pouvais m'isoler dans sa chambre, histoire que je répète sans le déranger. Moi aussi, je participais au concours du 7. J'étais la seule première année, et j'avais intérêt à assurer, histoire de ne pas me ridiculiser devant les plus grands. Je me fis rage pour ne pas me ronger les ongles, chose qui compromettrait sûrement le classement final.
Je me fabriquais un pupitre avec sa commode et m'entrainais durant 30 minutes, échauffant d'abord mes doigts avant de les faire courir sur les cordes et les cases. Je n'avais pas trop envie de jouer aujourd'hui, j'en avais fait durant deux heures ce matin. Je remis précieusement ma guitare dans son étui, le fermais et récupérais mes partitions. Je les mis dans la pochette de la housse, déposai le tout au sol et je rejoignis mon petit ami, qui devait faire les comptes pour savoir combien il lui manquait pour payer factures et loyer.
A ma grande surprise, il ne comptait pas son argent. Il avait les yeux dans le vide, regardant la rue et le conservatoire. Il sursauta quand je mis ma main sur son épaule.
- Hey, ça va ? Demandai-je, avant de regarder la table. Et de prendre peur.
Des dizaines de clichés ornaient la table. J'étais sur certains d'entre eux. On y voyait Edward cuisinant, regardant la télé, dormant… C'était vraiment angoissant. On se serait cru dans un thriller. Je reculais devant cette horreur, et m'effondrais sur le canapé.
Il fallait que je joigne un des Cullen. Emmett, Alice, n'importe qui… N'importe qui pouvant aider Edward.
Bon, Carlisle à quand meme de bonnes intentions… Non ?
A la semaine prochaine pour découvrir la suite !
ROBisous ^^ Donnez moi votre avis sur ce chapitre !
