Bonjour à tous ! Bon je crois que j'ai réussi à diminuer –un tout petit peu- mon intervalle entre deux post cette fois !
Pour tout vous dire, j'ai un peu modifié l'idée première que j'avais en tête pour ce chapitre…J'ai pensé à votre terrible manque de lemon…et j'ai remanié le fil de mon histoire pour combler un peu votre appétit…lol
J'espère que cela vous fera patienter jusqu'à un vrai, un pur chapitre lemon.
Encore un ENORME MERCI pour votre soutien infaillible !
Toutes ces reviews m'ont donné une folle énergie !
Continuer !
Encore ! Encore !
Un p'tit coucou aux nouvelles venues…Encore timides….;-) Un ptit mot suffit, vous savez...
Merci à vous : ( dans le désordre..)
aliecullen4ever, Grazie, Maielle, Ironique, petitlutin, maho, AnZeLe42100, Nienna-lo, sabrina, Letmesign23, vavounette, louise malone, SNT59, lydie, Caro30, petitefilledusud, schaeffer, oliveronica cullen massen, haylin25, AuroreAthena, Audreii-x3, 1christelle1, PatiewSnow, LettyM, Alex-twilight, Tali-ange, laura, chriwyatt, emy299, lapiaf83, xalexeex25, mel031, marion, PrincetonGirl818, Nany1980, Ally1915, aude77, Galswinthe, hp-drago, chouchoumag, emilie, Lenerol, 100%Edward+Bella, juliette, pffft, veronika crepuscule, asterie, hana, marie269, Lemon-fanfiction, saeko, Maru-chan8, bellardtwilight, grigrise, Pata, Anais, aelita48, ludy, Marina-Malefoy, angelique94, Catherine, cassandra, PrincetonGirl818, julie, sandrine, anais, davida, hana, asterie, Letmesign23..
Désolé si j'ai oublié certains d'entre vous...Mais soyez sûr que vos commentaires me vont droit au cœur !
(Un coucou spécial à la Prêtresse du Lemon, Cindy Placide, la plus fervente de mes lectrices et une auteur de talent, dont chaque review fait disjoncter mon ordi ! lol Et qui me donne du baume au cœur pour continuer, dans les moments de doute et de fatigue ! Merci encore à toi ! )
Bonne lecture à tous...
Chapitre 23 : Transe.
La journée était enfin finie...Et elle se terminait sur des meilleurs augures.
Toute l'après midi, je n'avais cessé d'analyser ma théorie encore et encore…Dans tous les sens…Et mon humeur s'était égayée, au fur et à mesure, que mon espoir d'avoir vu juste, s'était conforté dans mon esprit.
Cette nouvelle conviction m'avait insufflé un regain d'énergie pour affronter notre situation. Edward était plusieurs fois revenu à la charge pour tenter de percer le secret de ce nouvel entrain. Mais j'avais à chaque fois esquivé ses questions, j'avais trop peur que son scepticisme ne brise mon faible espoir.
Mais malgré cette allégresse réconfortante (pour mon esprit, pas pour mon corps, hélas..), j'étais contente de quitter enfin le lycée.
Toute la journée, plongée dans mes interminables heures de réflexion, j'avais réussi à ne pas me laisser gagner par la plupart des commérages et des regards fuyants, mais l'effort s'était révélé éprouvant.
J'avais hâte de retrouver le calme et la quiétude de ma chambre, seule avec Edward, j'aspirais à partager sa sérénité dans un lieu sur et apaisant.
Juste lui et moi.
Avant de monter dans la voiture d'Edward, Alice avait surgit de nulle part et nous avait félicité pour notre conduite… et encouragé à persévérer dans cette voie.
Aucun débordement n'avait eu lieu. (A ma grande surprise, vu le désir qui nous saisissaient tous les deux, à chaque fois que nos corps s'effleuraient accidentellement.)
Lorsqu'elle rejoignit Rosalie (qui faisait toujours la tête), adossée contre la monstrueuse voiture d'Emmet, j'aperçus celui-ci hocher subtilement la tête en direction d'Edward.
Reflétant toujours les usages d'une époque révolu, Edward m'ouvrit la portière. Je le remerciais, oubliant les papillons qui s'agitèrent dans mon ventre, et m'installais sur le siège. Il prit à son tour place derrière le volant et démarra. Le temps était à l'orage, d'ailleurs une pluie fine se mit à crépiter sur le pare brise. Contre toute attente, je m'étais habituée à cette musique maussade…La trouvant même apaisante parfois.
Edward avait allumé le poste-radio et une douce symphonie emplit l'habitacle.
Je soupirais doucement, heureuse de ce moment de tranquillité.
« Emmet t'a adressé un signe d'assentiment, de quoi s'agissait-il ? » Demandais-je, après un moment.
Edward sourit en arquant un sourcil, apparemment étonné que j'ai pu capter ce détail.
« Côtoyer une famille de vampires affine mon sens de l'observation.» Lui signifiais-je dans une petite moue rusée.
Son sourire admiratif s'agrandit.
« Emmet me confirmait qu'il n'avait pas oublié ce que je lui ai demandé plus tôt ce matin. »
« Oh.. »
Comment avais-je pu oublier ?
Il m'avait effectivement annoncé qu'il irait chasser en fin d'après midi, et qu'Emmet veillerais sur moi pendant son absence.
Je l'observais avec attention : Les halos sombres sous ses yeux étaient bien plus prononcés que ce matin, et son teint ivoirin était plus terne que d'habitude (la différence était surement imperceptible pour les gens, pas pour moi.) Il avait cruellement besoin de se nourrir. Je ne pouvais qu'imaginer la douleur de sa soif, aggravée par ma présence.
« Je vais bien. » Me rassura-t-il en laissant glisser le revers de sa main sur ma joue.
Parfois, j'avais vraiment l'impression qu'il parvenait à lire en moi.
« Quant vas-tu chasser ? »
« Au crépuscule. »
Je clignais des yeux, étonnée.
« Pourquoi attendre la tombée de la nuit ? Pourquoi pas maintenant ? »
« Pour laisser à Emmet et les autres, le temps nécessaire pour patrouiller sur un périmètre suffisamment étendu. » Me dit-il après une petite pause.
« C'est ridicule, tu vas souffrir inutilement plusieurs heures, si…les Keltar décidaient de revenir, Alice le verrait. »
Son regard noir resta rivé sur la route.
« Je ne veux pas prendre de risques. Alice a aussi ses failles parfois.»
« Et moi je ne veux pas que tu souffres d'avantage. »
« J'ai connu pire, ne t'en fais pas. Ta sécurité prime avant tout. » Me rétorqua-t-il aussi sec.
Je sus qu'essayer de le résonner était peine perdue. Il ne changerait pas d'avis, je laissais donc tomber, à contre cœur.
Nous arrivâmes chez moi. Charlie était reparti en service, sa voiture n'était plus là.
Edward se gara, j'allais sortir, lorsque soudain, je sentie distinctement sa tension.
Immobile, ses yeux fixèrent intensément les sous-bois de l'autre côté de la route.
Je scrutais tout aussi attentivement les alentours feuillus et sombres, mais je ne distinguais rien.
« Jacob est ici. » Lâcha-t-il, tendu.
Mon cœur sursauta et malgré la colère que Jake m'avait inspirée ces derniers jours, mes lèvres ne purent s'empêcher de s'incurver dans un sourire.
Il avait enfin décidé de venir me parler. Avait-il enfin digérer mon union avec Edward ?
Surement, sinon il ne serait pas ici.
Mon cœur se serra d'espérance. J'avais hâte de le retrouver, car mon ami me manquait…Péniblement.
Son rire me manquait, son insouciance me manquait…même sa grossièreté me manquait !.
J'attrapais la poignée lorsque la main froide d'Edward suspendu mon mouvement.
Je fronçais légèrement les sourcils.
« Je dois lui parler Edward. »
« Je sais. Et je ne souhaite pas t'en empêcher » Dit-il tristement.
Je ne comprenais pas. Je balayais furtivement les fourrés, pourquoi Jake se montrait-il pas ?
« Qui a t'il ? » Lui demandais-je, anxieuse.
Son regard s'attrista un peu plus.
« Il ne veut toujours pas te parler. Il est toujours en plein désarroi…asphyxié de rage. »
Je clignais rapidement des yeux, retenant des larmes menaçantes.
« Je suis désolé » Souffla Edward.
Je frottais mes yeux pleurnichards d'un revers de main, fâchée.
« Pourquoi est il venu jusqu'ici, s'il ne souhaite pas me parler ? » Demandais-je durement.
« Il voulait te voir, être sûr que tu allais bien. Il s'inquiète pour toi, lui aussi redoute la menace des Keltars . (Il prit ma main dans la sienne) Une partie de lui voudrait te rejoindre, mais il ne fait pas confiance à ses émotions. Il craint ses réactions. »
Soudain, des buissons tressaillirent tout prêt de la route, et des yeux luisants tranchèrent l'obscurité boisée. Deux immenses yeux féroces et tristes à la fois, qui s'accrochèrent directement aux miens.
Ma gorge se serra et j'avalais péniblement.
« Il me déteste à ce point ? » Demandais-je d'une voix nouée.
Edward resserra ma main.
« Il ne te déteste pas Bella. Pour lui… » Il s'interrompit.
« Dit moi. » Lui entonnais-je, le regard toujours rivé sur Jake. Comme hypnotisée.
« Il y a encore quelques jours, il conservait l'espoir que tu changes d'avis, que tu changes de choix de vie. Mais lorsqu'il a su que nous…que tu t'étais donnée à moi, cela lui a ôté tout ses espoirs. C'est la véritable la raison de sa colère. »
Une larme roula finalement sur ma joue.
Edward l'effaça tendrement. Au même instant, les yeux du loup disparurent, et un hululement déchirant résonna à travers la forêt dense.
Je sortis précipitamment de la voiture.
« JAKE ! » Hurlais-je, espérant qu'il revienne.
« JAKE ! JAKE ! »
Mes suppliques sombrèrent dans le silence. Seul le sifflement glacial du vent me fit écho.
Les mains d'Edward enlacèrent ma taille.
« Sa colère va se tarir. Tu retrouveras bientôt son amitié.» Dit-il tout bas.
L'avait-il lu dans ses pensées, ou n'étaient-ce que de simples paroles réconfortantes ? Je n'osais le lui demandais.
Je lui avais brisé le cœur. La pire souffrance que l'on pouvait infliger à quelqu'un.
A Jacob. A mon meilleur ami.
Je me retournais me réfugier dans les bras d'Edward, luttant contre ces satanées larmes.
Je reniflais contre lui, tentant de réprimer mes pleurs, me haïssant, d'une part, d'étaler à nouveau en présence d'Edward mes sentiments pour Jacob, d'autre part, de faire endurer une telle déception à Jacob…Un tel mal.
Edward avait raison, je devais être patiente, je savais, par ma douloureuse expérience, qu'il lui faudrait beaucoup de temps pour en guérir…Qu'il lui faudrait du temps pour qu'il revienne vers moi.
Mais rien ne pouvait me garantir qu'il y parviendrait…Car lorsque j'étais au plus mal, c'était lui, mon précieux ami, qui m'avait permis de garder la tête hors de l'eau…Mais, pour lui, qui tiendrait ce rôle ? Qui allait l'aider à surpasser sa peine ?
Les larmes continuaient d'inonder mes joues malgré moi, et la pensée qu'il me restait si peu de temps avant de quitter ce monde aggrava mon trouble, car je ne voulais pas me transformer sans lui avoir parlé au moins une dernière fois. Il fallait qu'il entende mes excuses, mes adieux…
Edward se redressa et repoussa de mes joues, mes cheveux humides.
« Il n'est plus là.. » Dit-il doucement.
« Viens, rentrons. Tu vas prendre froid. »
J'avais oublié la pluie. Je ne la sentais plus.
Comme un robot, je le laissais me guider. Il prit ma main et m'invita à avancer dans l'allée. Comme un robot, je marchais à ses côtés jusqu'à la maison. J'essayais de tout mon être de me faire violence pour refermer le chapitre Jacob devant Edward. Pourtant, malgré mes efforts, au moment de franchir la porte d'entrée, mon cœur lourd me fit me retourner pour jeter un dernier coup d'œil vers les sous bois…Espérant croiser à nouveau son regard.
Mais hélas, rien ne luisait dans les fourrés…rien ne transpercer la brume naissante, fantomatique… lugubre.
« Donne-lui du temps » s'entêta de clamer la petite voix dans ma tête. « Donne-lui du temps… »
Laissant échapper un soupir las, j'entrais dans la maison. Une solution me vint à l'esprit et je me mis à prier intérieurement que Jacob soit imprégné, comme Sam et les autres. C'était la seule voie qui lui permettrait d'oublier sa douleur. D'être enfin heureux, comme il le méritait tant. J'envoyais un flot de prières à je ne sais qui, je ne sais quoi, pour qu'il rencontre enfin la compagne qui lui était destiné.
Pour l'instant, c'était tout ce que je pouvais faire pour lui.
Prier.
Je traversais le couloir d'un pas lent et abattu, et déposais négligemment mes affaires sur la table de la cuisine. Charlie avait laissé une note sur la porte du réfrigérateur. (Mon père n'avait toujours pas assimilé le concept des sms..)
« J'ai dû repartir à Neilton, je rentrerais pour le diner.
Charlie. »
Mon nœud au ventre s'éveilla brusquement, le rappel de cette macabre affaire fit resurgir la peur et prit le dessus sur mon chagrin pour Jacob.
J'étais toujours aussi certaine de l'identité des meurtriers. Ils étaient peut être encore là bas et je craignais pour la sécurité de Charlie.
Je décrochais le petit morceau de feuille, Edward, dans mon dos, avait certainement lu par-dessus mon épaule. Je voulais en savoir plus sur cette histoire.
« Depuis quant savez vous que les Keltars sont encore ici ? » Murmurais-je sans me retourner vers lui, d'une voix innocente.
« Alice a eut une première vision la nuit dernière. »
« Qu'a-t-elle vu ? »
Je m'affairais négligemment à ranger les quelques couverts et assiettes présent dans l'égouttoir, l'air de rien.
« Elle les a aperçu aux abords de la frontière nord de la réserve. L'un d'entre eux – paraissait mal en point.»
Je pivotais sur mes pieds, lui faisant face.
« Comment ça ? »
« Alice n'avait pas plus de détails. Mais Carlisle a parlé à Sam tôt ce matin. Il a apprit que Jared et Paul s'étaient heurtés au clan alors qu'ils achevaient leur patrouille. »
« Ont-ils été blessé ? » Demandai-je aussitôt, un frisson me traversant l'échine.
Il me regarda avec bienveillance, il savait que je m'inquiétais pour Jacob…pour la meute.
Il secoua doucement la tête dans la négative.
Je fermais brièvement les yeux, soulagée.
« Ce sont eux qui ont réussi à blesser l'un de ces monstres. Comme l'avait indiqué, la vision floue d'Alice. Mais ils ont réussi à prendre la fuite. Tous les trois. Depuis Alice scrute leur déplacement.»
« Où se trouvent-ils à présent ? »
Il fit une grimace, et je sus que ma question le dérangeait.
« Tu as évoqué un première vision..Quelle était la deuxième ? » Insistais-je.
Il soupira avant de me répondre.
« Alice n'est pas sûr…Elle les a vu aux abords d'une ville…Et..elle…croit avoir reconnu la ville de Neilton. » Lâcha t'il à contre cœur.
Le nœud glacé dans mon estomac sembla me frapper et je ravalais le goût de la bile qui remonta dans ma gorge.
Mon intuition était juste.
«Ce sont eux qui ont.. » Je ne parvins pas à finir ma phrase.
Je clignais plusieurs fois les paupières pour ravaler les larmes qui jaillirent dans mes yeux.
Je connaissais déjà la réponse à ma question avortée, mais j'avais besoin de l'entendre de sa bouche.
Je réussis à me ressaisir.
« Ce sont eux qui ont tués ces trois personnes, n'est-ce-pas ? » Repris-je, le ventre noué.
Crispé, Edward mit un instant avant de me répondre.
« Nous n'en n'avons pas la preuve formelle…Nous ne pouvons pas prendre le risque d'aller relever leur éventuelles odeurs sur place, ils pourraient nous repérer et se méfier…Mais..Oui, nous pensons que ce sont eux.» Admit-il finalement.
Je fermais les yeux, retenant des nouvelles larmes.
« Je le savais, je l'ai su dès l'instant que Charlie en a parlé… » Murmurais-je faiblement.
Aussi horrible que cela puisse paraitre, un poids sembla mettre ôté. Le poids de cette pénible et oppressante intuition qui s'était incrusté en moi dès la première seconde…Mais le chagrin m'envahit, et je fus soudain assaillie par un flot de pensées torturées à l'encontre de ces malheureux anonymes, de leur vie, de leurs mort atroce, de leurs destin brisées…de la peine brutale infligée à leurs familles, à leurs amis…
« Je suis navré Bella.. Je te promets que lorsque tu ne courras plus aucuns risques, je les retrouverais et ils ne prendront plus aucunes vies innocentes. »
Je tressaillis à ses mots, et le fixais avec effroi et colère, refoulant mon affliction.
« Qu'est ce que tu racontes ? » Faillis-je m'étrangler.
« Je ne les laisserais pas repartir, pas après ce qu'ils t'on fait subir. » M'expliqua-t-il d'une voix implacable.
Ma peur et ma colère redoubla.
« Je ne veux pas que tu affrontes ces montres ! Je ne veux pas que tu sois blessé..ou pire.»
« Je ne serais pas seul. Emmet et Jasper m'accompagneront.»
« C'est pareil ! Ils sont puissants, ils sont immenses, ils…ils..» Je m'alarmais à nouveau.
Edward prit ma main et la serra tendrement, je tremblais comme une feuille.
« Chut…Ne t'inquiète pas. »
« Ne me dit pas de ne pas m'inquiéter ! Je ne veux pas que tu les pourchasses..Je..Promet-moi que tu ne le feras pas ! »
« Je ne peux pas. » Déclara-t-il d'une voix douce, mais emplie d'une détermination froide et inflexible.
Et je reconnaissais son regard actuel : sa décision était prise, et rien de ce que je pourrais dire ne le ferait changer d'avis.
Il ne me restait alors qu'une seule voie.
« Alors je viendrais avec toi ! » Affirmais-je en essayant de me grandir.
« Il en est hors de question ! » Contra-t-il d'une voix tranchante.
Cette réaction autoritaire (qui, je le savais, n'était qu'une réaction protectrice de sa part) me déplut, et ne fit que renforcer ma détermination.
« Je viendrais ! » Répétais-je en ridant le front.
« NON ! » Rugit-il.
La violence de sa réaction m'incita plus encore à résister.
« Pourquoi ? Je serais comme toi. Non, je serais même plus forte que toi, plus forte qu'Emmet, c'est toi qui me l'a dit. Mon aide te sera précieuse. » Répliquais-je vivement.
Il contint sa colère dans son souffle.
« Ils t'ont fait souffrir, une fois de trop, je ne permettrais pas que tu les rencontres à nouveau. Et puis, ta force de nouveau-né ne fera pas tout. La seule force brute contre de tels adversaires ne suffira pas pour les battre. Ils ont des siècles d'expériences en matière de combat, Bella. »
« Tu m'apprendras. »
« NON ! » Reprit-il avec force.
« Ta réaction est grotesque et surtout machiste ! »
Il écarquilla les yeux.
« Mon seul souhait est de protéger la seule chose fondamentale dans ma vie : toi. »
Sa réponse sortit comme une caresse, et je me mordillais la lèvre inférieure de hargne, pour ce coup bas.
« Ces gens ont été massacrés par ma faute ! J'ai, moi aussi, le devoir d'arrêter leurs meurtriers ! » Repris-je avec virulence.
Son visage tressaillit de stupeur, et il resta bouche bée.
La seconde suivante, il m'empoigna brusquement les épaules.
« Qu'est ce que tu dis ! Enlève-toi ça de la tête Bella ! Tu n'es pour rien dans ce drame- »
« Si ! » Le coupais-je. « S'ils ne m'avaient pas croisés, ils auraient poursuivis leur route et ces trois jeunes seraient encore en vie ! » Ma voix s'égara dans la détresse.
« Si je n'av-»
Edward m'enlaça brutalement pour m'interrompre. J'essayais de me soustraire à l'étau de ses bras mais il n'y eut rien à faire, Edward ne desserra pas son étreinte, et au bout de quelques minutes d'une lutte perdue d'avance…J'abandonnais ma révolte et me laisser aller contre lui…Extenuée…Je ne retins plus mes larmes et les laissa doucement couler sur mon visage.
Encore.
« Eux ou trois autres malheureux, Bella, c'était inéducable…Qu'ils t'aient ou non rencontrés. Ce sont des tueurs impitoyables, tu n'y es pour rien, je te l'assure. Tu n'es pas responsable mon amour…. » Murmura t'il dans mes cheveux.
Ces paroles auraient du m'apporter un certain réconfort, pourtant, il n'en fut rien, je ne pouvais m'empêcher de me sentir responsable du triste et horrible sort que ces jeunes inconnus avaient connus. Je connaissais la peur qu'ils avaient ressentis…Je me rappelais ma propre peur lorsque j'avais été à la merci de James, lorsque j'avais cru vivre mes derniers instants.
Mais eux n'avaient pas eu la même chance que moi.
Mes yeux se remplirent à nouveau de larmes, Edward me pressa tendrement contre lui, ses bras protecteurs enlaçant d'avantage mes frêles épaules. Il étouffa ma protestation et mes pleurs contre son torse.
« Arrête de t'accabler Bella, Je t'en supplie. » Répéta-t-il d'une voix meurtrie.
Il me releva le menton d'un doigt.
« Un seul torturé dans notre couple suffit amplement...Et c'est à moi que revient ce rôle d'habitude.»
Je reniflais faiblement, il essuya délicatement mes joues humides.
« Je ne supporte pas de te voir souffrir. » Murmura-t-il, en me serrant dans ses bras.
Je nichais mon visage dans son cou. Il accentua son étreinte, ses doigts froids et satinés tentant de masser ma nuque nouée par mes émotions.
« J'aurais souhaité une autre vie pour toi Bella. Tu n'aurais pas dû connaitre toutes les atrocités de mon monde.. » Souffla-t-il, la voix emplie de remords.
Je l'étreignais de toutes mes forces, mon visage plaqué contre son torse.
« Et moi je n'aurais jamais souhaité une autre vie que celle d'être avec toi. » Lui répondis-je clairement, exhortant ma voix à ne pas trembler.
Il n'ajouta rien, mais je devinais ses pensées sombres. Mes dernières semaines en tant qu'humaines ne se déroulaient certainement pas comme il l'aurait souhaité pour moi.
Je levais la tête, me hissa sur la pointe des pieds pour joindre doucement mes lèvres au siennes.
Il répondit tendrement à mon baiser puis se retira lentement, le regard mélancolique.
« Promet moi de ne pas les poursuivre.. » Murmurais-je d'un ton suppliant contre ses lèvres.
Il ferma brièvement les yeux.
« Je ne peux pas. Mon esprit n'oubliera jamais les répugnantes pensées qu'ils ont eu envers toi ( il grinça des dents) Je n'oublierais jamais la douleur, la peur qu'ils t'ont infligé. Je suis désolé Bella, mais tout en moi réclame la vengeance, et je ne peux,-ne veux- pas m'y soustraire. Je ne suis pas humain, je suis soumis à d'autres forces. Sombres et puissantes. » Dit-il tout bas, sur un ton de complainte.
Malgré les circonstances, son amour pour moi se dévoilait dans toute sa splendeur.
Je me hissais sur la pointe des pieds et posais mon front contre le sien.
« Alors, promet moi de me laisser venir avec toi. » Murmurais-je.
« Il en est hors de question. » Soupira t-il.
Il s'obstinait à rejeter mon appui… et il osait affirmer que, de nous deux, c'était moi la plus têtue ! Quelle blague !
Ma colère resurgit immédiatement. Je la préférais d'ailleurs au chagrin et à la culpabilité.
Irrité par son attitude, je quittais brutalement ses bras et m'éloigna, loin de lui. (Son contact avait tendance à m'ôter trop facilement mes moyens).
A bonne distance, je croisais les bras sur ma poitrine, et le fixait-tant bien que mal- d'un regard noir, désapprobateur.
« Sois raisonnable.» Me dit il, plus calmement.
« Je te retourne le conseil. » ( Il fronça les sourcils)
« Je ne peux pas te faire abandonner ton projet de traque, alors je trouve une autre alternative. »
« Te mettre en danger n'est pas une bonne alternative ! » Répliqua t'il, mécontent.
« De toute manière, que tu le veuille ou non, tu ne pourras pas m'y empêcher. »
Il resta muet mais ses mâchoires se crispèrent face à ma propre obstination.
« Tu ne peux pas me demander de rester à l'arrière quand, toi, tu prendras des risques. Je suis toujours une humaine, mais bientôt cela ne sera plus le cas…Et cela changera tout. Tu dois commencer à m'imaginer autrement qu'une fragile et faible humaine. » Enchainais-je d'une voix solide.
Son irritation progressait à vue d'œil, mais il savait pertinemment que j'avais raison.
« Si tu m'apprend à me battre, ma force deviendra un véritable atout. Je vous serez d'une aide précieuse…Voire essentielle.»
J'étais en plein monologue, mes arguments se heurtaient contre son mutisme pesant…Qui avait le don de m'agacer prodigieusement. Peut être qu'un peu de provocation en viendrait à bout.
Je m'éloignais indolemment.
« Bien comme tu veux…Je suis certaine qu'Emmet sera ravi de m'initier aux rudiments du combat. Et à ce que je sais, il apprécie particulièrement le corps à corps.»
Je me retournais juste à temps pour voir ses yeux s'agrandir, ses prunelles traversées d'une lueur sauvage. Son front se rida sous la colère et l'exaspération, et l'espace d'une seconde, je crus même entrevoir ses canines.
« Mais j'avoue que je préférerais un autre instructeur.. » Chuchotais-je.
Toujours muet comme une carpe, ses yeux circonspects et furieux me fixaient avec froideur...Et convoitise.
Je soutenais son regard intense sans broncher, j'étais bien décidée à ne pas flancher, j'étais décidée à gagner cette joute, coute que coute.
« Je sais que c'est difficile pour toi, mais tu dois accepter le fait que je serais –enfin- en mesure de t'épauler. Nous prendrons les risques ensemble..ou pas du tout. Nous vaincrons ensemble, ou nous mourrons ensemble…qu'importe. Mais je ne resterais plus à l'écart…C'est non négociable. »
Je me sentis comme un tigre dont les griffes ne relâcheraient jamais sa proie. Le timbre de ma voix fut inflexible et ne laisser à Edward pas le moindre doute sur ma détermination.
Il resta muet, d'une immobilité presque menaçante. Les minutes passées…Et le silence de son refus devenait insupportable.
Je l'imitais, restant immobile et froide.
Finalement, au bout de ce qui me parut un siècle, il abdiqua dans un soupir résigné.
« Merci. » Soufflais-je du bout des lèvres, heureuse et soulagé. (Me retenant de justesse de taper dans mes mains pour proclamer ma victoire !)
Je le vis nettement retenir une grimace.
« Je sais, je suis une vrai tête de mule…Mais n'oublie pas que je t'aime.. » Lui soufflais-je pour le réconforter dans sa défaite.
Le coin de sa bouche s'étira cette fois dans un minuscule sourire.
Il soupira à nouveau, mais son souffle fut suave…Semblant emplie d'une forme d'adulation.
« Prenez le temps comme il vient, le vent comme il souffle, la femme comme elle est… » Murmura t'il, comme pour lui-même.
Le timbre velouté de sa voix songeuse raviva l'effervescence de mes hormones désaxées.
Je remarquais soudain que, toutes traces de colère avaient désertés ses traits et ses yeux d'ébène brillaient maintenant d'un amour absolu. Un sourire fin fendit ses lèvres sensuelles, il s'approcha lentement, tout en puissance et en élégance.
Il s'arrêta à quelques centimètres devant moi et me balaya d'un regard appréciateur, de haut en bas.
«Quelle femme seras-tu demain..Ma future immortelle..? » Murmura-t-il contre mes lèvres.
Ces mots me procurèrent un plaisir indéfinissable. Je n'avais pas senti de remords dans sa voix, mais bel et bien de la fierté…Oui, il venait de m'imaginer en tant que vampire, et ses yeux avaient –furtivement- reflété une véritable liesse.
Il me prit la main et m'attira doucement contre lui, son autre main, balayant plusieurs mèches de cheveux indisciplinées derrière mon oreille. Aussi délicats furent-ils, ses gestes révélèrent une certaine possessivité à mon égard…Qui fit battre mon cœur plus fort. Trop fort.
Edward apposa sa main sur le haut de ma poitrine, là où cognait d'une manière si éloquente, mon cœur amoureux et sourit.
« Si tu es aussi….entière, aussi…indocile…aussi amoureuse..qu'aujourd'hui… (Ses lèvres frôlèrent les miennes) Mon désir pour toi n'aura pas de limites (sa vois se fit presque inaudible)..Et l'éternité ne suffira pas à l'apaiser... » Murmura t'il d'une voix envoutante.
Mon corps trembla, après la colère et le refus, c'étaient maintenant des émotions bien différentes qui avaient pris le dessus sur lui. J'assistais là, à une démonstration édifiante de l'humeur volatile des vampires (qu'Edward m'avait plusieurs évoqué).
Malgré leur noirceur abyssale, ses yeux s'étaient embrasés de cette lueur si familière, signature de son désir.
Ce changement brutal d'état fut réciproque. Son regard, le timbre de sa voix avaient suffit à raviver mon propre désir. Mes pensées se brouillèrent et rapidement, le chagrin, l'abattement, l'impuissance, la colère, l'obstination…Toutes ces émotions avaient disparu pour ne laisser place …qu'à l'Envie.
L'envie brulante, urgente.
L'envie inassouvie de l'autre. Et la tension qui régnait dans la pièce jusque là se mua brusquement en tension sexuelle. Totale, étouffante…Fatale.
L'air en était chargé, comme une pile, et vibrait au rythme de mon pouls anarchique.
Soudain, sa main, enfuie dans mes cheveux, me pressa contre sa bouche, avec un besoin tangible.
Mes bras crochetèrent automatiquement sa nuque, ses mains cendrèrent ma taille et me pressèrent d'avantage contre son torse dur.
Nos langues entrèrent tout de suite dans une danse survoltée, désespérée.. mais parfaite. Je resserrais mes bras pour m'arrimer plus profondément contre lui.
Il me plaqua soudain contre les placards de la cuisine, et un grondement sourd s'échappa de sa poitrine. Je me cambrais contre son bassin, mes doigts fourrageant sauvagement sa chevelure cuivré.
Il gémit à nouveau avant de décoller ses lèvres des miennes, pour s'attaquer à mon cou, me léchant et me mordillant sensuellement. Mes hormones ne firent qu'un tour, et mes mains agrippèrent sa nuque pour le plaquer contre ma peau.
« B..ella.. » Gémit il dans un souffle saccadé.
Sa voix si plaintive, si désireuse inonda chaque cellule de mon corps.
« Ma..Bella… »
Sa voix était une louange, un chant de pure sensualité, qui fit vibrer mon âme.
« Je te veux. » Gémit-il d'une voix brusquement dominatrice…Que j'affectionnais tant.
Je frissonnais en réponse et sa bouche se referma férocement sur la mienne en un baiser encore plus ardent que le précédent, qui contenait bel et bien des traces de désespoir.
Le contact de son corps était tout aussi ardent, et malgré la froideur de sa peau, je pouvais sentir la chaleur de son désir. Mon bas ventre ne pouvait ignorait sa majestueuse érection, prisonnière de son pantalon, et le calvaire devenait atroce, car tout ce que je voulais, c'était qu'il soit en moi, profondément en moi.
La sonnerie de son portable retentit, mais elle me parut lointaine et malgré l'insistance de l'appelant, ni lui, ni moi n'interrompirent notre baiser brûlant. Le silence revint durant quelques secondes, puis la sonnerie retentit à nouveau, encore et encore. Le même scénario se rejoua plusieurs fois de suite. Finalement les appels cessèrent.
Nous savions pertinemment qu'il s'agissait d'Alice, qu'elle avait voulu nous joindre pour nous faire reprendre raison…Mais il était trop tard, nous n'avions plus la volonté nécessaire pour mettre un terme à notre embrasement.
Tout nos effort de la journée étaient oubliés…
Je gémis à mon tour contre ses lèvres et ses mains, agrippées sur mes hanches, me serrèrent plus puissamment contre lui, écrasant mes seins contre son torse.
Le son tumultueux des battements de mon cœur résonnaient dans mes oreilles.
Mon corps ondula en demande, Edward frémit et gronda contre ma poitrine. Il me souleva brusquement, mes jambes se nouant instinctivement autour de sa taille. Il relâcha mes lèvres et l'air devint soudain irrespirable, saturé par la chaleur de notre désir.
Tremblante, j'essayais tant bien que mal de remplir mes poumons, mais j'eus le souffle coupé par une brusque rafale.
Mon esprit et ma vision se brouillèrent l'espace d'une seconde, et lorsque je refis surface, j'étais allongée sur mon lit, déchaussée, Edward torse nu en dessus de moi, un appétit encore plus violent illuminant ses iris.
Il était si beau que j'en avais mal.
« Dieu, Bella.. » Grogna-t-il en m'embrassant le ventre, qu'il avait exposé en repoussant mon-t-shirt.
Mes orteils se rétractèrent sous le plaisir et j'empoignais ses cheveux, l'exhortant à continuer.
Il se redressa et me retira mon haut avec une autorité retenue. Sans comprendre pourquoi, la fragile et difficile maitrise de son enthousiasme m'envoya des frissons de plaisirs dans les veines. Il fit ensuite glisser les bretelles de mon soutien gorge de chaque côté de mes épaules, y déposant au passage un baiser adorateur sur chacune d'elle, il passa ses mains dans mon dos, le dégrafa, puis me l'ôta délicatement. J'étais hypnotisée par le brasier qui luisait dans ses yeux, je fus d'ailleurs surprise que ma lingerie n'ai pas terminé en lambeaux, tant ses traits exprimaient l'urgence de notre union.
La respiration lourde, il me contemplait avec un ravissement sauvage, son souffle froid et haletant à quelques centimètres de ma peau fit dresser les pointes de mes seins, jusqu'à les rendre douloureux. Edward siffla de plaisir. Il se pencha et déposa une pluie de baisers sur ma poitrine, je laissais échapper un gémissement de délivrance, mon corps s'arquant pour plus d'attention, pour plus de contact. Ses mains se joignirent au délice de ses lèvres : ses paumes enveloppèrent mes seins avec une tendresse stupéfiante, au vue de l'urgence que je sentais dans ses doigts.
« Edward.. » Le priais-je.
Sa bouche divine se referma sur la pointe d'un sein, sa langue me cajolant avec délectation.
« Oui ! » Gémis-je, le souffle court.
Je voulais plus, je voulais tout, je le voulais en moi !
Sa bouche passait d'un sein à l'autre avec une dévotion et une passion sans pareille. Quelques fois, une pression plus aigue, moins contenue, de ses lèvres sur ma peau, laissaient paraitre son exigence charnelle.
Je n'aurais su expliquais à quel point j'aimais la façon dont il prenait le contrôle des opérations.
Mon bassin s'était naturellement mis à onduler sous son corps élancé, à demi-nu, et chacun de mes mouvements contre son membre emprisonné, était glorieusement accueillis par des gémissements et des grognements incroyablement sexys, qui, invariablement, déclenchaient en moi, des frissons incontrôlés, de la tête aux pieds.
« Je..ne.. peux …pas résister.. » Grogna t'il d'une voix hachée.
L'exigence et le besoin dans sa voix me firent trembler de désir. Un désir incroyable.
J'aurais du l'aider à résister…Il transgressait –nous transgressions- les règles adoptées pour ma sécurité.. Mais j'en étais incapable, j'étais devenu tout aussi prisonnière de mes désirs que lui, des siens.. Oui, je le voulais, je le voulais quoi qu'il m'en coute…
Il huma avidement ma peau, son nez glissant entre mes seins, il remonta lentement, implacablement, respirant toujours profondément contre ma chair, il s'étira en dessus de moi et plongea son visage extasié dans mes cheveux, laissant échapper un puissant râle de plaisir.
« Mienne.. » L'entendis-je grogner dans mes cheveux.
Il savourait mon arôme avec jubilation, et la manière dont son corps tout entier se raidissait de plaisir à cet acte, déchainèrent le flot de mes pensées torrides… et irraisonnées.
Je l'imaginais en moi, me faisant prodigieusement l'amour…Je l'imaginais libérer son instinct et sentir ses dents percer ma peau…Je l'imaginais le sentir exulter en s'abreuvant de son si précieux butin, si longtemps convoité…
Je savais pertinemment qu'un tel scénario était irréalisable, qu'il ne se déroulerait pas comme mon esprit surchauffé s'adonner à l'imaginer. La douleur, l'horrible souffrance de la mutation : voilà la réalité qui m'attendait…
Mais mes rêves - au final bien différent- prenaient toujours le dessus sur cet aspect… et avaient sur moi, le même effet qu'un puissant aphrodisiaque.
J'aurais juré qu'il venait d'entendre mes sulfureuses pensées, car c'est à ce moment précis qu'il repoussa mes cheveux, pour présenter mon cou, et que son regard félin s'accrocha à cette nouvelle parcelle de peau dévoilée. Mon cœur tressauta. Lentement il se pencha, et ses lèvres glacées, incurvées dans un sourire sensuel, se posèrent directement sur une veine saillante, qui abritait la course folle et brulante de mon sang. Il aspira doucement ma peau, un grognement profond fit délicieusement vibrer ses lèvres contre ma peau fiévreuse.
Comme ce matin en classe, je sentis la pression douce et mesurée de ses dents. Son grognement de plaisir s'amplifia au rythme de sa manœuvre périlleuse. Il déplaçait ses lèvres méthodiquement, sensuellement, le long de mon cou, aspirant, mordillant régulièrement ma peau , tandis que sa langue traçait encore et encore le trajet de ma veine, enveloppe si fragile qui abritait sa tentation interdite.
Il était assoiffé, nous jouions vraiment avec le feu, la situation pouvait déraper à tout moment. Mais je n'avais pas peur, bien au contraire, et mon corps tremblait en réponse à son audace, à l'attrait défendu que tout son être éprouvait pour mon sang…Et cette pensée que seul mon sang, avait le pouvoir de le mettre dans un tel état de désir… embrasait mon excitation.
De plus, j'adorais qu'il manifeste ainsi sa réelle nature… d'une manière si érotique, si libérée. Ce penchant –naturel- qu'il repoussait par le passé, se sentant si affreusement coupable et honteux de ce qu'il était, de ce qu'il ressentait en ma présence.
Désormais, il ne se cachait plus, et plus encore : il me signifiait clairement ce désir fondamental, ce désir ardent de gouter à nouveau mon sang..Et cela au travers de jeux charnels…exquis, que je n'aurais jamais soupçonnés de sa part.
Sa nouvelle attitude enflammait mes sens d'une manière inimaginable, presque douloureuse. Je me sentais flotter, plongée dans une sorte de semi-conscience, dans laquelle je laissais à nouveau dériver mes fantasmes inavoués,… Ma gorge se noua de plaisir et d'excitation lorsque je sentis sa main ramper le long de mes côtes, puis sur mon bas ventre…Il déboutonna lentement mon pantalon.
« Oui.. » Gémis-je à son oreille, la mordillant sous l'excitation.
Il m'embrassa voracement, puis plongea brusquement sa main sous la fine dentelle. Mon cri de soulagement s'étouffa entre ses lèvres, supplanté par un grognement irrésistiblement possessif, qui jailli du fond de sa gorge.
Sa main épousa merveilleusement mon intimité brûlante et humide. Mon bassin s'arqua contre sa paume, le suppliant qu'il me caresse d'avantage, qu'il apaise enfin mon corps de ses tourments.
Il interrompit son baiser pour plonger ses yeux miroitants de désir dans les mien. Sa main décrivait des cercles exquis sur mon centre, à la fois légers et impérieux. Je fermais les yeux sous le plaisir croissant, ondulant sensuellement contre sa main enjôleuse.
« Parle-moi. » Me dit il d'une voix nouée mais impérieuse.
« J'ai besoin de toi… » Répondis-je d'une voix lointaine.
«Dieu..Bella.. » Gémit' il dune voix rauque avant que ses lèvres ne se referment divinement sur un de mes seins. Puis l'autre.
J'avais cruellement besoin de lui, mon corps le réclamait comme jamais.
« Viens en moi.. » Le suppliais-je.
Il gronda, le visage entre mes seins et soudain, mon pantalon fut déchiré en une fraction de seconde. Ma culotte subit le même sort, elle n'eut pas la même chance que mon soutien gorge...Elle termina, elle aussi, en lambeaux sous ses doigts empressés, mais cela me fut complètement égal.
J'étais à présent entièrement nue, totalement offerte.
Soudain deux coups semblèrent retentir à la fenêtre. Je n'étais pas sûr, tant mon esprit était en ébullition. Mais je sus que ce fut bien réel, lorsqu'Edward se redressa. Le regard encore hagard, il secoua la tête comme pour revenir à lui, puis dans un geste hâtif et furieux, il tira la couverture du lit pour me recouvrir.
Il se releva de toute sa hauteur en sifflant, retroussant ses lèvres et dévoilant ses canines acérées. Je vis ses doigts se recroqueviller en griffes menaçantes.
La peur fit une brèche dans mon euphorie. Edward sentit ma crainte, il revint aussitôt vers moi.
« Il n'y a pas de danger, c'est juste Emmet. » Me rassura-t-il, avec une pointe de mécontentement dans sa voix de velours.
Je me détendis aussitôt.
« Ce n'est pas de ma faute ! C'est Alice qui a exigé que je vous interrompe ! » Lança aussi sec la voix grave d'Emmet, au loin.
Edward gronda. Un grognement terrifiant.
« Je n'ai rien vu, je te le jure ! » Répliqua Emmet à l'hostilité de son frère.
Mes joues s'enflammèrent de leur rouge habituel à la pensée qu'il ait pu nous voir. Et s'il n'avait effectivement rien vu, il ne nous avait pas moins entendus…
Mes joues me brulèrent sous l'afflux de sang.
Edward me jeta un regard contrit, puis il gronda à nouveau en fixant la fenêtre, adressant son courroux à Emmet.
« Retient-le Bella ! » Réagit-il, d'une voix bien trop amusée à mon goût.
Et qui n'arrangea en rien l'humeur meurtrière d'Edward : il siffla de colère en s'avançant vers la fenêtre. La couverture fermement drapée autour de ma poitrine, je bondis du lit pour le retenir. (sans trébucher lamentablement, un exploit..)
« Edward, non ! »
Il s'immobilisa, son torse montant et descendant au rythme de sa respiration rageuse.
« Je vais le massacrer. » Murmura-t-il entre ses dents serrées.
« Eh ! Je n'y suis pour rien frérot ! J'étais tranquillement en route pour assurer ta relève lorsqu'Alice m'a téléphoné. Elle était hystérique ! Une vraie furie, elle m'a ordonné de venir le plus vite possible ici, j'ai crus qu'elle avait vu une attaque … » Se défendit Emmet.
Edward soupira de colère en fermant les yeux.
« Éloigne-toi. » Lança t'il, furieux et contraint.
Je n'arrivais pas à localiser où se trouver exactement Emmet, sur le toit ? Sous la fenêtre ?
Où qu'il se soit trouvé, il devait s'être éloigné, car Edward se détendit un peu.
Il tourna lentement la tête vers moi, son masque de supplicié de retour sur son visage.
« Bella, je suis-»
« Pas un mot ! » Le coupais-je en plaquant mon doigt sur sa bouche.
« Pas d'excuses, pas de lamentations. » Lui ordonnais-je.
Mes yeux ne purent s'empêcher de balayer son torse puissant et le douloureux rappel du manque empoigna mon ventre. Je sentis mon pouls encore irrégulier s'emballer comme jamais, et j'eus soudain du mal à respirer. L'intervention d'Emmet avait fait recouvrir à Edward sa raison…J'allais le perdre, perdre son contact. Mon être refusa cette brutale privation. Le besoin était devenu douloureux, j'avais besoin de lui et mon esprit refusa violement ce revirement (même si, quelque part, j'avais conscience que sa réaction était plus raisonnable..).
Je lâchais la couverture, Edward siffla, stupéfait et émerveillé à la fois.
« Bella, non ! » Recula t'il, son dos heurtant le mur.
« Je vais te faire du mal, je..je suis trop vulnérable...»
Malgré le regard incandescent et languissant qu'il continuait à porter sur moi, sa raison gagnait du terrain.
Egoïste, je ne l'écoutais pas et ferma la distance qu'il venait de mettre entre nous.
La lutte dans ses yeux était stupéfiante, le désir et la fièvre livraient bataille à sa raison.
Je me collais contre lui, mes mains remontant lascivement de son ventre à son torse.
« J'ai trop besoin de toi..Je ne le supporte plus.. » Gémis-je d'une voix suppliante.
Je l'embrassais dans le cou, d'une manière totalement désespéré. Je descendis lentement, embrassant son torse d'une manière tout aussi implorante, ses quelques poils cuivrés me chatouillant délicieusement les lèvres. Il frissonna dans un ronronnement envoutant...Me donnant encore plus envie de lui (si cela était possible !).
Mes hormones avaient indéniablement pris le dessus. Je n'étais plus moi-même, même le fait qu'Emmet était aux alentours de la maison m'était indifférent. Au diable les conséquences, au diable le danger, au diable les Keltar…
Mais mon système hormonal détraqué n'expliquait pas tout…Quelque chose avait changé en moi, ce n'était pas qu'un état d'égarement sexuel, c'était autre chose, que j'avais le plus grand mal à identifier. Mon corps semblait avoir sa propre volonté, il semblait guidé par une force inconnue.
En fait, ce n'était pas exactement une force ou une énergie que je ressentais, plutôt une sorte d'instinct dont je commençais petit à petit à prendre conscience. Un instinct encore flou, étrange…Mais juste, naturel et inéluctable…Contre lequel je ne parvenais pas à lutter…Contre lequel, au fond de moi, je ne voulais pas me soustraire… Bien au contraire. Aussi étrange, aussi fou que cela en avait l'air.
« Je t'en supplie.. » Gémis-je, sentant une larme rouler sur ma joue.
J'avais mal, trop mal.
Edward grogna tout bas, il me releva le visage, un doigt sous le menton. Il fronça les sourcils, mais ce fut de la douceur et de la compassion que je lus au fond de ses yeux. La seconde d'après j'étais étendu sur mon lit, la paume de sa main fermement apposé sur ma bouche.
La stupeur et la perplexité m'envahirent…Mais elles furent vite remplacées par l'excitation lorsqu'il planta ses yeux ombrageux, empli de promesses, dans les miens.
Soudain, mon corps se cambra dans un cri étouffé, lorsque qu'il introduit brusquement deux doigts en moi.
J'aurais voulu pleurer de joie sous l'effet de cette délivrance. Ses yeux rivés aux miens, il entreprit des mouvements de va et vient, hâtifs mais exquis, experts et possessifs, me faisant cambrer et gémir sous chacun de ses gestes.
Sa main muselait toujours ma bouche, sous l'afflux d'un plaisir ravageur, mes doigts saisirent brutalement son bras, qui me bâillonnait. Je me sentais euphorique, mes doigts se firent étau et mes ongles se heurtèrent à sa peau de marbre.
Il émit un grognement réjoui qui emplit la chambre.
Edward se pencha et mordilla mon oreille, augmentant son allure, plus exigeante, plus urgente. Il piquota mon cou et mon épaule de baisers vibrants, féroces, et son souffle froid était une véritable bénédiction sur ma peau brûlante.
Les sensations étaient divines, la tension montait à une vitesse incroyable, et je sentis déjà l'imminence de l'orgasme.
« Viens.. » Gémit-il, la voix tendu et rocailleuse.
Ma tête s'arqua en arrière dans un abandon de plaisir, et son ordre me fit l'effet d'une secousse libératrice : Je me livrais alors toute entière, me laissant emportée par le plaisir suprême. Mon corps se tendit sous cette divine déferlante, Edward accentua sa pression sur ma bouche pour contenir mon cri de ravissement. Un intense grognement, mélange de plaisir et de souffrance exulta de la gorge d'Edward. La même souffrance dont il venait de me soulager. Je le voulais, bien sûr, encore en moi, mais l'exigence avait été amoindrie par l'extase, Edward avait fait diminué la tension de mon corps.
Celui-ci se détendit voluptueusement, se délectant de l'apaisement tant espéré. Edward retira sa main. Débâillonnée, j'inspirais profondément dans un sourire réjoui, le corps agité de délicieux frissons.
Encore un peu étourdie, j'entendais et sentais le souffle rauque et erratique d'Edward sur mes lèvres. J'ouvrais langoureusement les yeux, et fus saisis par la sauvagerie qui se lisait sur son visage.
Accoudé en dessus de moi, ses bras crispés de chaque côté de mon visage, ses traits -et surtout son regard- exprimaient un désir et une soif effrayante…mais aussi fascinante. Ses yeux, soulignés de cernes cruelles, étaient deux obsidiennes noires dans lesquelles s'agitaient clairement ses démons intérieurs.
Je le savais dangereux en cet instant, prêt à céder à son état d'excitation, mais Emmet n'était pas intervenu, ce qui impliquait qu'Alice n'avait pas vu Edward perdre son contrôle.
Lentement, je lui touchais la joue d'une main prudente.
Il trembla violemment, et soudain sa douleur frappa littéralement mon esprit. Vive, étouffante…Menaçante.
Je retirais ma main dans un reflexe choqué.
Je fus profondément troublée, comment avais-je pu ressentir cela ? Comment avais-je pu entrevoir ses turbulences émotionnelles ? C'était impossible. Ou alors…J'étais bel et bien en train de devenir folle.
L'étrange instinct me noua le ventre. Et soudain je compris : c'était lui qui avait développé ma perception, c'était lui qui m'avait fais entrevoir dans mon esprit, dans mes chairs, la torture d'Edward. J'avais ressenti partiellement son désir charnel…son désir de sang. Mais sa souffrance, elle, fut bien plus perceptible.
Elle était insupportable. et j'eus soudainement honte d'avoir été si égoïste alors que, lui, m'avait prodigué un tel plaisir.
Je glissais une main le long de son torse, il ferma les yeux dans un grognement sourd et pénible, comme emprunt de chagrin. Je continuais à laisser trainer mes doigts le long de son ventre, jusqu'à buter contre la boucle de sa ceinture. Ma respiration et mon pouls avait repris leur course folle, je le désirais autant qu'il me désirait en cet instant.
Edward saisit ma main d'un geste brusque, tremblant de tout son être, m'interdisant d'aller plus loin.
«Non !.. Je..vais..te faire..du ..mal.. » Geignit il d'une voix heurtée.
Je tentais, illusoirement, de me libérer de sa poigne.
Il se trompait, il ne me fera pas de mal, Alice l'aurait vu, elle serait déjà intervenu.
« Laisse-moi t'aider…Je n'ai pas peur.. » Murmurais-je au creux de son oreille.
Brusquement, il s'écarta et fuit mon contact.
Le temps que je me redresse sur mes coudes, il était déjà adossé à la fenêtre. Il était comme un animal blessé, irradiant une telle douleur, un tel chagrin, que mes yeux s'embuèrent de larmes, malgré moi.
« Edward. » L'appelais-je.
Il tourna la tête, accablé.
« Je..dois partir... »
Il promena une dernière fois un regard lascif sur mon corps, avant de disparaitre dans l'obscurité naissante.
« Attend ! » Criais-je pour le retenir.
Je me précipitais à la fenêtre, scrutant désespérément les bois sombres.
Rien.
Le mur de pluie n'arrangeait pas ma tentative de l'apercevoir.
Je savais au fond de moi qu'il était probablement déjà loin.
« Edward…» Murmurais-je dans l'air froid et pluvieux.
Des larmes roulèrent sur mes joues. J'avais encore en moi les sensations de ses terribles tourments. L'atroce douleur, qui l'endurait à cause de moi, oppressa ma poitrine et me fit tomber à genou.
Je m'enroulais dans la couverture qui gisait à mes côtés. Sanglotante, je m'en voulu de ne pas avoir réussi à l'aider, d'avoir été si égoïste…Je m'en voulu d'avoir été si faible, de ne pas avoir résisté, surtout lorsqu'Alice avait essayé de nous prévenir.
La douleur, le besoin que j'avais éprouvé étaient si dérisoires par apport aux siens…Si dérisoires.
J'avais contribué à dégrader son état si fragile, j'avais contribué à accentuer son fardeau.
Mon cœur sembla se déchirer et j'implorais à voix basse son retour…
TBC…
Voilà…J'espère que cela vous aura plus !
Prochain chapitre bientôt j'espère….
Merci pour votre confiance, à bientôt
N'oublier pas le bouton vert ! lol MERCI !
