Bienvenue sur ce vingt-cinquième texte d'APN ! On approche bientôt de la fin ! Il ne devrait rester que dix textes, grand maximum.
Disclaimer : Tous les personnages et toutes les références ne m'appartiennent pas ; seule l'histoire m'appartient. Le reste appartient à Tetsuya Nomura.
Règle numéro vingt-cinq : ne pas l'étrangler
Riku allait les étrangler. Les tuer, même. Comment pouvaient-ils faire cela sous son nez ?
Expliquons la situation : l'éditeur de Vanitas, un certain Ventus (qui, en passant, avait droit à son propre personnage dans le nouveau tome de la saga Kingdom Hearts), était venu pour récupérer le manuscrit du noiraud. Du moins, c'était à la base la raison de sa venue. À présent ? Les deux amis (car oui, Vanitas avait, selon ses dires, des amis autres que Riku) étaient assis sur le canapé, en train de rire à leurs propres blagues – qui n'étaient, en passant, même pas drôles.
Dans ce cas, pourquoi Riku s'énervait-il tout seul dans son coin, tel un enfant capricieux ? La raison était très simple : à ses yeux, Vanitas flirtait avec son éditeur.
« J'adore le passage de la bataille contre Xehanort, surtout du point de vue d'Aqua, dit Ventus en posant sa main sur l'épaule de Vanitas (il allait lui couper la main).
— Celui où elle se bat contre Braig ? »
Ventus acquiesça avec un sourire.
« Il y avait des scènes vraiment prenantes. L'histoire d'Aqua en elle-même est prenante. »
Vanitas lâcha un rire qu'il couvrit de sa main, telle la duchesse qu'il était, et poussa doucement Ventus du coude.
« Arrête ! (Riku rêvait ou il était en train de rougir ?)
— J'arrêterai le jour où ce sera faux. », répondit gentiment le blond.
C'était décidé, Riku le haïssait. Qu'est-ce que Vanitas lui trouvait ?! Il était juste beau, gentil et intelligent ! Bref, tout ce que Riku était déjà ! Et en plus, l'argenté ne s'extasiait pas devant chacun de ses mots— en fait, si.
« Au fait, j'ai remarqué que tes inspirations étaient de plus en plus tirées de personnes réelles. Tu devrais faire attention.
— Pour les droits et les procès, blah blah blah, je sais. »
Vanitas balaya les paroles de Ventus d'un geste de la main.
« J'ai déjà toutes les autorisations nécessaires : la tienne – j'ai bien la tienne, rassure-moi ? – et celle de Riku.
— Tu as mon autorisation, commença l'éditeur, mais…
— Riku aussi est d'accord, ne t'inquiète pas.
— Te connaissant, tu ne lui as même pas demandé, soupira Ventus.
— Tu me connais si bien, j'en suis honoré.
— Là n'est pas le sujet, Vanitas. (Il se tourna vers Riku.) Riku, est-ce que Vanitas a votre autorisation ?
— C'est maintenant que tu demandes ? râla la diva.
— Chut. Je suis vraiment navré de ne pas vous l'avoir demandé plus tôt… mais êtes-vous d'accord pour être représenté dans la saga Kingdom Hearts ? »
Comment pouvait-il dire non ? Riku plissa les yeux, lança un regard à Vanitas qui lui mima un immense « Oui », regarda les yeux larmoyants – comment ça, larmoyants ?! – de Ventus, paniqua intérieurement, resta stoïque de l'extérieur, lâcha un soupir pour se donner un genre, répondit :
« Vous avez mon autorisation. »
Après cela, les yeux de Ventus se séchèrent aussitôt. Et maintenant, allait-il partir et les laisser tranquille ?
« Je vais rapporter ça et le montrer à mes supérieurs ! Ils seront contents. »
Lorsque l'éditeur se leva du canapé pour aller chercher son manteau, Riku sauta intérieurement de joie. Enfin ! ce n'était pas trop tôt !
« Je vous raccompagne. », dit-il, bien trop heureux pour ne pas être suspect.
Ventus le regarda un instant avec de grands yeux bleus étonnés, puis lui sourit. Un grand sourire sincère et horriblement adorable.
« Merci. »
Et là, Riku se sentit mal. Même horrible, pour détester cet ange tombé des cieux. Ventus était quelqu'un de poli, qui avait tenté maintes fois de l'inclure dans la conversation (il avait refusé, trop jaloux). Ô rage ! ô désespoir ! ô Ventus ennemi !
N'a-t-il donc tant vécu que pour cette infamie
De voir ce garçon à la jolie tête blonde
Lui voler son amour qui était tout son monde ?
Riku s'effondra, ses cheveux pendant mollement devant son visage, ses yeux cyans fixant douloureusement le sol. Il n'était pas à la hauteur il ne pourrait vaincre le bellâtre aux cheveux de blé. Il n'était pas digne de Vanitas.
« Riku ? Vous allez bien ? », s'inquiéta Ventus en s'agenouillant près de lui.
Comment lui dire ? Comment lui dire que son amour le considérait sûrement comme son amour alors qu'il voulait qu'il le considère lui comme son amour ? Oh, la vie était si compliquée !
« Rien ne va, Ventus ! », aurait-il souhaité lui dire. « Rien ne va par votre faute, parce que vous existez et que vous êtes si, si parfait ! »
« Patate pourrie ? »
Oh oh. Riku releva la tête, se releva tout court, se tourna vers Vanitas. Ce dernier le fixait, un sourcil haussé et les bras croisés.
« Qu'est-ce qui te prend ? demanda le noiraud.
— Hein ?
— Pourquoi t'embêtes Ventus à faire ta drama queen ? »
Lisait-il dans les pensées de l'auteur(e) ?
« Ma drama queen ?
— Ouais. À trémousser ton gros cul par terre, pour être précis. »
Riku tomba des nues (encore). Ventus écarquilla les yeux (encore). Vanitas eut un rictus moqueur (encore).
Surtout, ne pas l'étrangler.
