Bonne lecture!!


Lien du sang

Kabuto se savait perdu.

Les blessures que ce sa¤¤¤¤ de Jinchuuruki lui avait fait étaient mortel.

En bougeant d'un millimètre, une douleur insoutenable au torse lui apporta une grimace et il sentit un liquide au goût de rouille envahir sa bouche. Un goût qu'il ne connaissait que trop bien.

Son maître, le Sannin Sanguinaire le lui avait déjà fait boire du sang. Celui des autres et… le sien.

Il avait toujours trouver étrange la fascination qu'avait Orochimaru pour l'hémoglobine. Cette étrange façon qu'il avait de préférer mordre la carotide de son amant, sans se soucier de sa vie, plutôt que de déguster les mets ou vins les plus rare.

Fascinant.

Kabuto avait lui-même faillis y laisser sa vie. Pas qu'Orochimaru le morde, il avait trop besoin de ces talents en médecine (bien que son maître le dépasse de loin) mais il avait été assez réticent à l'idée de lécher la plaie sanguinolente que venait de faire son cher et tendre (pas si tendre que ça) maître, ce qui lui avait légèrement déplus.

Pourquoi repensait-il à cela ?

A oui, le sang dans la bouche. Sans doute une hémorragie interne.

Que disait-il déjà ?

Une image lui vains en tête. Celle d'Orochimaru tendant son poignet dégoulinant de sang et qui lui ordonne de boire.

Kabuto fut prit d'un rire (douloureux, sans doute ces côtes étaient-elles brisées) car, si son maître avait déjà bu de son vin de vie, ce n'était pas le cas pas dans l'autre sens, jamais Orochimaru, Sannin Légendaire, ne s'abaisserai à une telle soumission.

- Pourquoi rire ?

Son maître, tiens. Quand on pense au loup…

- Tss, continua le Kage. Ne cherche pas à me répondre, tu n'est pas en état. C'est tellement dommage, tu m'a tellement bien servit.

L'homme soupira.

- Tu me manquera.

Œil pour Œil

Une odeur âcre vint titiller les narine d'Orochimaru qui leva les yeux pour en deviner l'origine. Une colonne de fumée noire s'élevait dans la forêt de Konoha.

En la voyant, il fronça les sourcils et se dirigea vers son origine.

Il arriva dans une clairière ou un grand feux tentait vainement d'éloigner la nuit tombante. Voyant cela, il fut d'abord tenter de s'énerver, puis il vit une silhouette bien connu de lui ce tenir bien droit devant les flammes.

Il sourit et entra dans la clairière.

- As-tu prier pour son âme ? demanda le serpent en venant se placer à ces côtés.

Pas de réponse, mais Orochimaru ne s'en formalisa pas.

- Je t'ai connu plus loquace.

- Vous ne m'avez jamais connu.

- Ho.

Le Sannin détourna les yeux des flammes pour regarder son interlocuteur.

- Je devine pourtant que cette mort ne te réjouis pas. Ce n'est pas toi qui…

- Kabuto ne vous manquera pas trop ?

Tiens, tiens, tiens. Orochimaru touchai un point sensible.

- Tu aurais du rester, répondit simplement le Kage.

- J'ai prit soin de lui percer les yeux. Ce n'est pas sur son corps que vous récupérerez le sharingan.

Sans laisser paraître la colère qui l'envahis quelque seconde, Orochimaru répondit, avec un sourire :

- Il te reste, toi.

Il eut le plaisir de voir le visage de son interlocuteur se contracter sous la douleur alors que la Marque se réveillait.

- Cette puissance aurait put te donner la vengeance qu'aujourd'hui on t'a voler.

- J'ai déjà entendu ce discours. Si vous n'avez rien de nouveau à me dire…

Le ninja tourna les talons pour prendre la direction de Konoha.

- Sasuke ! Rappela Orochimaru qui détestait qu'on lui tourne le dos.

Mais le jeune homme l'ignora et continua sa route. En brûlant son frère, il brûlait son passé, le Kage le savait sans pouvoir l'admettre.

Trot paisible clairière

Naruto allait en tête, étant de tous, le moins touché.

Suivait Shikamaru et Kankurô, qui portait Gaara. Certes il allait s'évanouir sous peut mais il luttera contre l'inconscience qui le menaçait : il s'agissait de Souria.

Comme si la douleur avait réveillé sa mémoire, il se souvenait de tout, et surtout, de l'attachement qu'il avait pour cette gamine.

Voilà près d'une heure qu'ils couraient, faisant fis de l'odeur de fumée qui s'était répandue dans la forêt, lorsqu'enfin, ils arrivèrent près d'un petit lac, bordé de saule pleureur.

- C'est ici.

- Ici ? Mais y'a rien ici.

L'Hokage marcha jusqu'au bord de la rive et se retourna.

- C'est bien l'endroit indiqué.

Kankurô posa Gaara contre un arbre ou le Prince des Sable fut bien tenter de somnoler. Il se repris. Il devait trouver sa nièce.

- Où sont-ils ? demanda son frère.

- Je sais…

- Là, fit Shikamaru en désignant un endroit du sol, sous un arbre, dont la terre était retournée.

- Juste ciel…

- Ils les a…

Ils n'eurent pas le temps de se poser plus de question, déjà Gaara tendait la main et le sol tremblait.

Une caisse, grande, à l'apparence bien trop ressemblante à un cercueil pour tous, sortit de terre, entourée de sable.

Gaara la déposa par terre délicatement avant de s'écrouler au sol de tout son long, totalement vidé de son énergie.

Puis tremblant, il se releva, refusant l'aide de son frère, et s'approcha et, avec Shikamaru qui l'ouvrit lentement, effrayer par ce qu'ils allaient découvrir.

A suivre…