Chapitre 24 : Voyage à New-York (partie 1)

Coucou !

D'abord je tiens vraiment à dire que je extrêmement désolé de ce long mois sans aucune nouvelle mais je suis enfin de retour !

Je tiens à dire merci d'abord pour toutes celles qui m'ont laissé une review pour le dernier chapitre et je suis désolé de ne pas vous avoir répondu à toutes. Mais je tiens à dire que vos compliments me font extrêmement plaisir comme à chaque fois.

Bon j'ai été absente assez longtemps et je vous laisse découvrir la première partie du voyage à New-York de nos deux tourtereaux.

Bonne lecture !


Chapitre 24 : Voyage à New-York (partie 1)

PDV Edward

Le départ pour New York était dans moins d'une heure. Je devais aller chercher Bella chez elle et j'étais fébrile à l'idée de passer une semaine entière avec elle, seuls, dans une ville où personne n'était capable de nous reconnaître.

J'étais un gamin dans l'attente du père Noël et honnêtement, je m'en moquais complètement.

J'avais préparé mon sac et j'étais fin prêt depuis des heures.

J'attendais avec une impatience fébrile une heure décente pour pouvoir quitter cet appartement que je commençais à maudire.

Finalement, au lieu d'attendre en me rongeant les ongles durant encore une éternité, je préférais partir tout de suite pour la maison des Swan. De toute façon, il était presque l'heure.

Enfin !

Quand j'arrivais devant sa maison, Charlie était déjà dehors à traîner la valise de sa fille qui avait l'air aussi impatiente que moi à l'idée de partir d'ici. Ses yeux pétillaient littéralement quand je me garais et que je sortis de la voiture.

J'aurais voulu la serrer dans mes bras et la faire voler dans les airs pour lui montrer que j'étais dans le même état qu'elle, mais je me contentais d'un sourire dans le dos de son père.

Charlie poussa la valise de mon ange jusqu'à mon coffre où il la déposa en grognant.

- Bon sang Bell's t'y as mis quoi dans cette valise ? Tu pars une semaine, pas trois mois non plus !

Ma merveilleuse petite amie lui adressa un grand sourire avant de m'embrasser sur la joue malgré tout.

Des frissons me parcoururent tout entier alors qu'elle posa les mains sur mes bras, mais je restais impassible. Je détestais quand ce petit monstre jouait avec mes nerfs.

- Alors c'est le grand départ ?

Bella et moi opinâmes d'un même mouvement de tête.

- Bon vous devriez y aller avant de rater votre avion.

Bella embrassa son père alors que je lui serrai la main dans un geste amical puisqu'il me tapota le dos.

- Attention à ma fille, Ed' ! D'ac' ? Je te la confie, occupe-toi bien d'elle.

Je crois que j'avais envie de m'enterrer six pieds sous terre quand je songeais à la façon dont je pouvais m'occuper de sa fille. Je ferais attention à sa Bella il n'y avait aucun doute, mais il était fort probable que sa fille et moi allions faire l'amour durant ce voyage et donc qu'elle allait revenir moins innocente que lors de son départ.

Enfin, si Bella me donnait l'autorisation. Si elle me disait ne pas être encore prête, j'attendrais le temps qu'il faudrait.

Je ne la brusquerais pas et j'étais plus que prêt à l'attendre.

Je secouai la tête pour chasser ces idées de mon cerveau et répondis le plus calmement possible à Charlie.

- Bien sûr Charlie… tu me connais…

Il m'adressa un clin d'œil avant de me taper l'épaule à nouveau et de faire signe à sa fille dans la voiture.

Je crois qu'il était tant de partir. Je ne tenais pas du tout à avoir d'autre mise en garde.

Je m'installais derrière le volant et mon ange du côté passager.

Un dernier coucou et je pris la direction de l'aéroport.

Le trajet se fit en musique. Mon amour et moi nous amusions à reprendre – de manière totalement fausse — des refrains de chansons qui passaient à la radio.

Une fois arrivé à destination, je fis le tour du parking pour trouver le meilleur endroit possible pour y laisser ma voiture, ce qui exaspéra Bella plus qu'autre chose visiblement.

- Edward, tu comptes te garer un jour où on va rester dans ce parking le reste de la journée ? Souffla-t-elle exaspérée en laissant retomber ses mains.

- Je ne veux pas que quelqu'un me raye la Volvo, mon ange.

- Il n'y a pas de mon ange qui tienne, ou tu te gares ou je te scalpe !

Et je savais qu'elle était sérieuse ! Sans rien ajouter, je trouvais rapidement une place qui me convenait assez et me garais le plus délicatement du monde en évitant de me coller à l'une ou à l'autre voiture.

- Edward ! S'écria-t-elle en me regardant d'un mauvais œil.

- D'accord.

Je finis par couper le contact et par descendre de mauvaise grâce.

Elle ne pouvait pas comprendre. Ce bijou était ma voiture ! Je ne devais pas la garer n'importe où ! Surtout pas pendant une semaine sur ce parking.

Je savais que j'aurais dû demander à mes parents ou à Emmett de nous accompagner !

Mais je voulais tellement me retrouver seul avec elle que j'avais décliné toutes les offres qu'ils m'avaient faites !

- Sombre imbécile ! Marmonnai-je tout bas pour moi-même.

Je contrôlais une dernière fois que tout était en ordre sous l'œil et les soupirs exaspérés de mon ange, puis nous prîmes la direction de l'embarquement.

Une demi-heure plus tard, on prenait place à bord de l'avion.

- Tu es contente, mon amour ? Lui demandai-je en lui prenant la main.

Nous étions assis côte à côte en classe économique. J'étais du côté du hublot parce que Bella ne voulait surtout pas regarder dehors. Le mal de l'air.

Comme nous étions un peu isolés par rapport aux autres, il nous était facile de nous enfermer dans notre bulle. Et moi, il ne m'en fallait pas beaucoup pour me considérer dans mon monde avec mon amour.

- Je t'aime… soufflai-je en la regardant droit dans les yeux.

- Moi aussi je t'aime mon chéri.

Je posai mes lèvres sur les siennes et il nous fallut plusieurs minutes avant de nous séparer.

- Qu'est-ce que tu veux faire en premier en arrivant là-bas ? Lui demandai-je après m'être écarté d'elle à contrecœur.

- En premier, aller au séminaire puis ensuite la cinquième avenue. C'est une obligation, chéri ! Puis la statue de la liberté et… on avisera ensuite.

Visiblement mademoiselle avait un programme complet à nous faire suivre et n'allait pas en démordre !

- Et bien tout un programme !

Le vol se déroula sans anicroche et quand nous atterrîmes à New York nous étions aussi impatients l'un que l'autre à l'idée de passer une semaine ensemble loin de tout, sans personne pour nous surveiller.

PDV Bella

- Bon sang cette chambre est magnifique ! S'exclama Edward en rentrant dans la suite que nous partagions.

Je ne pouvais que lui donner raison.

Un mini salon reliait nos deux chambres. Les murs étaient recouverts d'un jaune pâle qui se mariait à merveille avec la couleur claire du bois des meubles. Un canapé en cuir devant une télé à écran plat dernier cri était situé dans un coin de ce salon de luxe. Les grandes baies vitrées donnaient sur la ville et montraient les buildings qui se dressaient très haut dans le ciel.

Après un rapide coup d'œil, on se mit d'accord sur le fait qu'une seule des deux chambres nous servirait et que l'autre n'était en fait qu'une couverture pour nos familles.

Edward déposa nos affaires dans la plus spacieuse des chambres et j'entrepris de déballer nos vêtements pour les ranger dans le placard prévu à cet effet.

Une fois ma tâche accomplie, je me dirigeais vers la fenêtre pour admirer la vue. Nous disposions d'une suite au dernier étage ce qui nous faisait surplomber une partie de la ville.

Je voyais parfaitement la statue de la Liberté de là où j'étais ainsi que tous les gratte-ciels qui montaient haut dans le ciel.

Ce paysage me ravissait. Nous étions vraiment dans un endroit de rêve.

Je sentis les bras de mon amour s'enrouler autour de moi et me serrer contre lui.

- On va être bien cette semaine, murmura-t-il dans le creux de mon oreille.

Son souffle me procura des frissons et je sentis des picotements me parcourir de la tête au pied.

La dispute qui nous avait séparés quelques semaines auparavant n'était plus qu'un lointain souvenir et rien ne nous avait opposés depuis. Il me parlait de ce qu'il ressentait et je faisais de même, du moins dans la mesure du possible.

Il y a une chose pourtant que je gardais secrète dans le fond de mon cœur. La peur de ce qui allait se passer cette semaine entre nous, cette peur de l'inconnue me paralysait et je n'osais pas lui en parler.

Je me doutais qu'il voulait qu'il se passe quelque chose, mais je ne savais pas si j'étais prête ou non. Alice m'avait conseillé de le lui dire pourtant, mais je n'osais pas aborder le sujet.

Doucement, il me retourna dans ses bras et me déposa un baiser sur les lèvres. Ses mains étaient dans le bas de mon dos et me caressaient lentement en remontant, tout en me serrant contre lui.

Je passais pour ma part mes mains dans ses cheveux et sur sa nuque.

Nos respirations s'accélérèrent alors que ses mouvements s'intensifièrent. Ses mains passèrent sous mon tee-shirt et voyagèrent sur mon ventre.

Ce que j'aimais par-dessus tout chez lui, c'est la précaution qu'il mettait dans chacun de ses gestes. Jamais il ne me poussait au-delà de mes propres limites et je savais que je pouvais lui demander d'arrêter à tout moment sans craindre qu'il insiste.

- On ne devait pas aller au séminaire ? Finit-il par demander au bout de quelques minutes à nous embrasser.

J'opinai de la tête et m'écartai légèrement alors qu'Edward retirait lentement ses mains, jusque-là posées sur moi.

Je pris une profonde inspiration tout en passant dans la salle de bain. Quand j'aperçus mon reflet dans le miroir, je n'eus pas vraiment l'impression de me reconnaître, mais en même temps je savais que c'était moi en plus souriante, en plus ébouriffée et surtout en plus sexy.

Je me passai de l'eau sur le visage avant de rejoindre Edward dans le salon.

Je lui attrapai la main et c'est ensemble que nous quittâmes l'hôtel pour le séminaire.

- Je crois que je suis dans mon endroit rêvé ! M'exclamai-je en arrivant devant l'immeuble où se tenait durant une semaine le plus grand séminaire du pays.

En jetant un regard à mon chéri, je pouvais aisément constater qu'il était dans le même cas que moi.

Nous avions l'air de deux gamins plantés sur le trottoir à contempler cet immeuble avec les yeux brillants. Mais honnêtement, je crois que l'un comme l'autre nous n'en avions rien à faire de ce que le monde autour de nous pouvait penser.

Après un regard et un baiser, il me serra la main et on entra dans la salle déjà bondée.

- Bébé regarde, c'est une salle réservée à Jane Austen ! S'exclama mon amour à peine entrer.

Et il avait raison. Il m'entraina vivement vers l'endroit désigné par une pancarte.

Nous passâmes les deux heures suivantes à courir un peu partout pour prendre le plus d'information possible.

Ce séminaire mêlait nouveaux et anciens genres avec des auteurs de tout temps.

Heureusement que nous avions chacun prévu un budget pour les livres. Nous n'étions que le premier jour et nous avions déjà acheté un bon stock de bouquins pour tenir au moins deux semaines.

Edward en avait autant dans les mains que moi et je pouvais affirmer qu'il n'était pas le dernier à me pousser à acheter.

Nous n'avions pas pris les mêmes comme ça, nous pourrions nous les passer mutuellement et cela nous faisait donc plus d'histoire à dévorer.

Il était déjà tard quand on rentra à l'hôtel.

Edward comme moi étions déjà très fatigués en raison du voyage et après nous être fait monter un repas dans la suite, on décida d'aller se coucher tôt.

Je me mis en pyjama – une nuisette plutôt – imposé par ma meilleure amie et me glissai dans les draps la première en attendant mon amour.

Il ne me rejoignit pas longtemps après et me prit dans ses bras pour me coller contre son torse.

- Alors, mon bébé… que dis-tu de cette première demi-journée ?

- C'était génial !

Je posai ma tête contre son torse. Dans cette position, je sentais parfaitement son cœur battre sous mon oreille et toute la chaleur qui émanait de sa peau.

Ses mains étaient sagement posées sur moi et je me doutais qu'il n'allait rien tenter ce soir. Je crois que nous étions tous les deux trop épuisés pour accomplir quoi que ce soit.

- Demain matin, j'ai envie d'aller me promener sur la 5ème avenue d'accord ?

- Bien sûr, nous partirons tôt, comme ça, nous aurons le temps d'aller au restaurant avant de nous rendre au séminaire. J'ai vu tout à l'heure sur le programme qu'il y avait une conférence sur les auteurs français tels que Zola ou Flaubert, je pourrai approfondir mes cours avec des connaissances pareilles.

- D'accord, acquiesçai-je en mettant in extrémis ma main devant ma bouche pour étouffer un bâillement intempestif.

- Dors, mon amour, murmura-t-il en mettant sa main dans mes cheveux, tu es épuisée.

Et comme il n'y avait que dans ses bras que je pouvais me sentir aussi à l'aise, je me détendis complètement alors qu'il se mettait à fredonner quelques notes d'un morceau inconnu.

Mes paupières se fermèrent toutes seules et je sombrais dans un profond sommeil, protégée par l'homme de mon cœur.

PDV Edward

J'avais l'impression que ma Bella me cachait quelque chose.

Ce matin au réveil, tout s'était bien passé. Mais quand je m'étais mis à l'embrasser, je suis sans doute devenu trop empressé puisqu'elle avait fini par s'écarter et par me dire qu'elle allait dans la salle de bain prendre sa douche. Pareil après le déjeuner quand nous étions revenus ici, dans la suite et que j'avais voulu la toucher. Elle s'était écartée vivement quand j'avais voulu passer mes bras sous son tee-shirt.

Je l'avais déjà fait donc je savais qu'elle appréciait ça, mais visiblement elle ne semblait plus vouloir que je continue, ce qui me rendait perplexe.

En dehors de ça, la journée avait été une merveille. Bella avait fait des achats durant toute la matinée et je dois bien dire que ma carte bleue autant que la sienne avait chauffée. J'avais voulu la couvrir de cadeaux et bien qu'elle ait souvent protesté, je n'avais pas cédé une seule fois à ses plaintes et à ses protestations. Tout ce qui lui plaisait, mais qu'elle avait pourtant trouvé trop cher pour se l'offrir, je le lui avais payé.

Je tenais à ce qu'elle soit heureuse et même si pour moi c'était des bricoles, c'était suffisant pour me donner le sourire puisqu'elle avait le sourire.

Pourtant, de retour à l'hôtel, elle semblait distante avec moi et j'eus l'impression d'être un peu transparent alors qu'elle mangeait son repas que j'avais de nouveau fait monter dans la suite. Elle avait les yeux dans le vide et c'est comme si elle était ailleurs, dans un endroit où je n'avais pas accès.

Ce fut donc en silence que ce dîner se déroula. Quand les serveurs débarrassèrent la table, elle ne semblait pas les regarder plus que moi et cela m'inquiéta vraiment.

- Bella, dis-moi ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

Elle émergea soudain de l'état où elle se trouvait et me regarda dans les yeux. Elle avait un air hagard et ne semblait pas vraiment se rendre compte de l'endroit où nous étions.

Mon air devait être parlant puisqu'elle baissa les yeux et sembla soudain honteuse de son attitude.

- Je suis désolée Edward, murmura-t-elle tout bas.

Elle m'inquiétait vraiment. J'avais l'impression d'être face à un mur insondable et de ne pas pouvoir faire quoi que ce soit pour le franchir.

Notre voyage avait pourtant si bien commencé.

Je me sentais coupable sans savoir pourquoi. J'étais certain que son attitude était de ma faute, cela ne pouvait pas être autre chose. Elle m'en aurait parlé sinon. Nous avions conclu un marché tous les deux pour permettre à notre couple d'être basé sur la confiance.

Elle nous manquait cruellement, que ce soit d'un côté comme de l'autre, il fallait donc l'entretenir. Mais je crois qu'à cet instant précis nous n'avions pas avancé d'un pouce malgré nos belles paroles.

- Bella ? M'exclamai-je en me levant.

Je m'accroupis devant elle et lui pris les mains pour les serrer fort dans les miennes.

- Dis-moi la vérité ! J'ai besoin de comprendre ce qu'il t'arrive mon amour ! Comment veux-tu que je t'aide si tu ne me dis rien ?

Je ne sais pas ce qui la fit réagir, mais elle me repoussa ce qui me fit vaciller. Je me rattrapais in extremis au coin de la table et la regardais incrédule, incapable de dire qui que ce soit.

- Tu ne peux pas m'aider ! C'est… c'est moi… il faut que je… il faut que je…

Son attitude était bizarre. Elle ne me regardait pas, en fait, elle fuyait totalement mon regard. Elle ne me laissait plus la toucher et partait en courant dès que j'osais un seul geste envers elle.

Elle était nerveuse surtout depuis que nous étions ici.

- Bella… tu… enfin tu es consciente qu'il serait bête d'avoir peur de ce qu'il pourrait se passer entre nous.

J'avais essayé de parler le plus doucement et calmement possible pour ne pas risquer de la brusquer tout en m'avançant d'un pas. Mais elle fit le même pas en arrière, l'air toujours aussi perdu. Je n'aimais pas ça, mais alors pas du tout.

- Bella ? Pourquoi avoir peur de moi ? Je ne comprends pas…

- Je ne sais pas Edward…, chuchota-t-elle tout bas, les larmes aux yeux, en se détournant.

Je me précipitais instantanément vers elle et la pris dans mes bras tout en la berçant.

- Je ne sais pas ce qu'il m'arrive… je… j'y pense depuis des semaines… et je… je n'arrive pas à t'en parler alors qu'Alice m'a dit que tu comprendrais. Et je sais que tu comprends, mais… c'est si intime et je ne suis pas habituée à ces choses-là.

Je pris sa tête dans mes mains et levais son visage vers le mien pour pouvoir plonger dans ses yeux chocolat que j'aimais tant.

- Mon amour… Pourquoi te mettre dans un tel état enfin ! Jamais, ô grand jamais je ne te forcerais à faire quoi que ce soit dont tu n'ais pas envie. Tu commences à me connaître non, sur ce point de vue là ! Tu le sais pourtant non ?

J'aurais tellement voulu qu'elle comprenne, qu'elle me fasse confiance au lieu de douter sans cesse de nous et surtout de moi.

- Je t'aime, Bella. Jamais je n'aurais pensé que tu réagirais ainsi. Si tu veux une autre chambre Bella… ou si tu préfères que l'on rentre je ferais tout ce que tu veux, à partir du moment où tu me le demandes.

- Je ne veux pas rentrer ! S'écria-t-elle avec fougue en posant ses mains sur les miennes. Je suis plus que bien ici avec toi, Edward… mais je ne sais pas ce que tu veux… je ne sais pas comment faire…

Elle baissa les yeux sur nos mains jointes et je vis parfaitement même si elle tentait de le cacher, les larmes remplirent ses paupières.

- Je ne veux rien que tu ne sois capable de me donner Bella. Si tu veux qu'il ne se passe rien alors je ne te toucherais pas. Si tu veux que les choses aillent plus loin alors on avisera, mais pourquoi y réfléchir alors que… ça se fera naturellement… si ça doit arriver.

Je posai ma main sur sa joue et lui fis relever la tête une nouvelle fois.

PDV Bella

Il y avait tellement de confiance dans ses yeux que je ne pouvais que le croire.

- Bella, on verra quand ça arrivera… mais tu n'as pas à avoir peur.

Je me sentais tellement bête et insignifiante face à lui. Je n'avais pas d'expérience dans ce domaine, aucune idée ou même approche auxquelles me raccrocher. Je n'avais rien en dehors d'Edward.

- Tu es sûr de ce que tu dis ?

- Puisque je te le dis ! Je t'aime ma Bella d'amour, je t'aime tellement que tu ne peux pas, ne pas t'en rendre compte.

Ces mots me faisaient tellement de bien. Edward et moi, je voulais que ce soit pour la vie et l'entendre dire la même chose, ou du moins quelque chose qui s'en rapprochait me provoquait des papillons dans le ventre.

- Et si nous allions dormir, tu dois être crevée après cette journée ! Me proposa-t-il soudain en me jetant un tendre regard dont lui seul avait le secret.

Il avait la main tendue vers moi dans un geste d'invitation que je saisis sans trop d'hésitation.

Une fois arrivé dans la chambre, il se tourna vers moi et me désigna ma nuisette qui était sagement posée sur le lit de la suite.

Lentement, pour ne pas me brusquer j'en étais sûre, il attira mon visage vers le sien et ses lèvres recouvrèrent les miennes. Je sentis que ses mains se posèrent délicatement sur mes épaules et descendirent jusqu'à mes mains avant de remonter et de faire le chemin inverse.

Sa langue se mélangea à la mienne et je me perdis totalement dans cette saveur qui était devenue une drogue pour moi. Ses mains qui ne cessaient jamais d'être en mouvement attrapèrent le bas de mon tee-shirt et le tirèrent vers le haut et avant de comprendre ce qu'il m'arrivait, je me retrouvais en sous-vêtement.

Honnêtement, quelques heures auparavant je ne sais pas si j'aurais eu le courage de rester immobile face à lui. Mais à ce moment précis, les yeux d'Edward n'étaient pas sur mon corps, il n'était pas en train de me jauger comme on l'aurait fait avec un bout de viande. Il fixait simplement mes yeux et ses mains me touchaient gentiment au niveau des épaules.

La chaleur de ses doigts me provoquait mille frissons et j'étais vraiment à l'aise dans ses bras.

Quand ils descendirent doucement et caressèrent mon ventre de la façon la plus douce possible, je fermais les yeux pour les ressentir.

- Je ne te ferais jamais de mal mon amour, chuchota-t-il tout bas en enfonçant son visage dans mes cheveux.

Je sentais parfaitement son souffle dans mes mèches brunes. Il respirait mon odeur tout comme moi j'inspirais la sienne à chaque fois que j'en avais l'occasion.

J'aurais aimé être capable de lui répondre, mais comme je savais que je n'allais pas pouvoir ouvrir la bouche, autant évité d'essayer dans le vide.

Jusque-là, mes doigts n'avaient pas bougé de sa nuque et de ses cheveux si doux sous mon toucher.

Honnêtement, j'adorais qu'il me touche, mais j'avais énormément de mal à lui rendre la pareille. Je ne savais pas quoi faire, je ne savais pas quoi dire non plus d'ailleurs. Je me trouvais totalement nulle face à lui.

- Laisse-toi faire mon ange, je ne vais rien tenter, ne t'inquiète pas.

Je lui faisais assez confiance pour savoir ça.

Ses mains se faufilèrent sous l'élastique de mon bas et le tirèrent très lentement vers le bas. Il tomba sur le sol dans un bruit sourd, mais léger.

Sans me laisser de répit, il remonta ses mains et les passa sous l'agrafe de mon soutien-gorge.

Ses lèvres se promenèrent le long de ma joue doucement puis sur mon front.

- Tu as confiance en moi n'est-ce pas ?

Il me le demandait à chaque fois et je ne pouvais que la lui accorder.

- Oui.

Ses yeux plongèrent dans les miens et malgré la pénombre, je distinguais parfaitement le pouvoir hypnotique de ses émeraudes qui me sondaient au plus profond de mon âme.

- Je t'aime Edward, lui murmurai-je alors qu'avec deux doigts il me dégrafait mon sous-vêtement.

Il le laissa tomber et ma poitrine fut exposée au regard scrutateur de cet homme.

Même si ma première réaction m'entraîna à serrer mes bras contre moi, il me fit vite changer d'avis avec ses yeux.

- Tu es magnifique.

Il pouvait parler lui !

- Tu veux continuer mon amour ?

Je hochai la tête sans trop réfléchir et le laissai m'entraîner sur le lit.

Il m'allongea doucement et me surplomba de son corps sans le faire reposer sur moi.

Sa bouche se posa sur la mienne et sa langue retrouva la mienne.

Mes peurs étaient bien loin, surtout quand je passai mes mains sur son torse si doux et si parfait. Il s'écarta très légèrement de moi juste le temps que je fasse passer son tee-shirt par-dessus sa tête.

Nous n'irions sans doute pas plus loin, mais j'aimais tellement ces sensations si nouvelles et surtout si étranges qu'il me faisait vivre.

Ses lèvres quittèrent les miennes et s'aventurèrent dans mon cou pour mordiller et lécher le creux de ma gorge. Il descendit et se retrouva à la naissance de mes clavicules puis enfin au centre de ma poitrine.

Il ne se brusquait pas. Je sentais que je pouvais arrêter à tout moment si je jugeais que les choses allaient trop loin, mais honnêtement je n'étais plus capable de penser correctement.

Surtout quand ses lèvres attrapèrent l'un de mes tétons pour le sucer délicatement. Je poussai un petit cri tout en m'arc-boutant pour le pousser contre sa bouche.

J'enfonçais mes doigts dans le matelas alors que mon Edward continuait. Il passa à l'autre sein et ses mains se mêlèrent à ce ballet insensé qu'il créait dans tout mon corps.

Puis peu à peu, il ralentit le rythme et se releva. Il attrapa ma nuisette posée sur le lit et m'aida à l'enfiler avant de me serrer contre lui tout en se rallongeant à mon côté.

- C'était super, mon chéri.

Il m'adressa un grand sourire et m'embrassa.

- J'en suis très heureux et laisse-moi te dire que tu es merveilleuse.

Je pouffai et il se joignit à moi.

À cet instant précis, je me sentais comme dans un cocon. Mes peurs étaient très loin derrière moi et je respirais de nouveau normalement.

Ce n'était pas réglé, j'avais toujours une crainte de cet acte inconnu, mais je savais aussi que dans les bras d'Edward je pouvais devenir invincible et que de toute façon jamais il ne me forcerait à faire quoi que ce soit.

PDV Edward

Je n'arrivais pas à fermer l'œil même si j'étais particulièrement fatigué.

Je contemplai le visage paisible de ma petite amie qui était abandonnée aux bras de Morphée et qui semblait faire un doux rêve.

Maintenant que je connaissais une partie de ce qui la préoccupait, je me sentais mieux.

Le fait que Bella se torture l'esprit pour ça me donnait quelques frissons. Je refusais qu'elle se préoccupe de ça. Si elle n'était pas prête, j'attendrais le temps qu'il fallait pour que ce soit le cas. Honnêtement, je ne voulais pas la brusquer, ni tenter quoique ce soit qui puisse la braquer complètement.

Je l'aimais et je la respectais beaucoup trop pour ça.

Quand je la regardais si paisible dans son sommeil, j'avais l'impression de voir un ange, mon ange.

Contre toute attente, je dus m'endormir au bout d'un moment étant donné que lorsque j'ouvris les yeux, le soleil filtrait au travers des volets de la chambre.

Quand je baissais le regard, je tombais sur une Bella littéralement couchée sur moi. Je sentais son corps peser contre le mien alors que mes bras étaient enroulés autour d'elle pour ne pas la laisser s'échapper.

Elle dormait toujours, mais visiblement plus pour très longtemps puisque je la sentais bouger contre moi.

Je portais mes yeux sur le plafond tout en prenant une profonde inspiration pour éviter toute réaction malvenue de ma part.

- Tu n'as pas à te cacher, murmura une douce voix alors que ma merveilleuse petite amie releva la tête pour me regarder.

Ses yeux étaient encore embrumés de sommeil et elle ne paraissait pas tout à fait réveillée pourtant elle me fixait droit dans les yeux.

Je n'avais pas besoin de demander ce qu'elle voulait dire par là. Mon petit problème masculin était entre nous confortablement entourés par la chaleur de son corps. Elle ne pouvait guère le rater contre sa cuisse.

- Je n'ai pas peur.

J'avais plus l'impression qu'elle cherchait à se convaincre elle-même, mais je ne voulais surtout pas la braquer ou la contredire. Honnêtement ce n'était vraiment pas le moment pour ça.

Doucement, elle leva les bras pour attraper ma nuque et approcher ma tête de son visage. Elle posa ses lèvres sur les miennes et m'embrassa. J'adorais par-dessus tout quand mon amour prenait l'initiative et qu'elle prenait les choses en main. Elle le faisait rarement ou quand ça lui arrivait elle était timide et sur la réserve, ce que je comprenais. Elle n'avait que 17 ans, elle n'avait pas beaucoup d'expériences, voir, pas du tout. Et même si j'aimais ça – j'étais un homme après tout — ce n'était pas toujours facile de savoir comment agir.

Je posai mes mains sur son dos puis les passaient sous son tee-shirt afin de caresser sa peau nue qui était brûlante sous mes doigts. Elle ne portait pas son soutien-gorge puisque je le lui avais enlevé, j'avais donc un accès complet à son dos.

Elle promenait ses mains dans mes cheveux et ses lèvres sur mon visage.

Elles étaient si douces contre ma peau plutôt rugueuse où commençait à pousser ma barbe.

Et puis sans que je m'y attende vraiment, je sentis ses lèvres glisser le long de mon cou et se poser sur mes clavicules, puis sur ma poitrine.

Elle mettait tant d'innocence dans ses gestes, tant de douceur que j'avais presque peur de faire un geste brusque qui pourrait la choquer.

Je restais donc immobile à attendre la suite, si elle en envisageait une.

- Ne bouge pas, chuchota-t-elle tout bas en me sentant gigoter quand sa bouche posa un baiser sur mon ventre.

J'étais vraiment surpris qu'elle agisse ainsi. La veille encore, rien n'était gagné, mais voilà qu'elle se mettait à agir.

Il n'y avait vraiment rien de comparable à ce que j'avais vécu auparavant, rien de semblable à ce que les autres m'avaient fait ressentir. Elle était mon amour, la femme avec laquelle je voulais partager ma vie.

Elle était tellement douce et innocente, tellement parfaite en cet instant.

Je poussai un long gémissement et manquai de me mordre la langue quand je sentis un effleurement sur le haut de mon boxer.

En dérivant mon regard vers le bas, je tombais sur une Bella incertaine qui avait posé une main sur mon sous-vêtement et qui semblait vouloir que je l'aide.

- Tu n'as pas à faire ça si tu n'en as pas envie mon amour… je ne veux pas te forcer, ou quoi que ce soit d'autre. Je ne…

Elle secoua la tête et m'adressa un sourire charmeur auquel s'ajoutait une pointe de crainte.

- Je veux essayer, chéri… je veux le faire.

Il n'y avait pas de réplique possible alors qu'elle attrapait doucement les bords de mon caleçon et tirait vers le bas lentement.

Je guettais les moindres émotions qui passaient sur son visage. Au moindre signe de peur ou même un seul frémissement, et je comptais bien arrêter immédiatement.

Quand elle passa mon boxer par-dessous mes pieds et le jeta au loin, je me retrouvais totalement offert à son regard innocent. Ma virilité chatoyait et semblait hurler à Bella de s'occuper d'elle. Elle était dressée malgré mes tentatives pour paraître moins empressé.

Pourtant Bella qui avait les yeux rivés dessus ne semblait pas du tout avoir peur de ce qu'elle voyait.

Au contraire puisqu'elle se passa même la langue sur ses lèvres ce qui me fit tressaillir et provoqua un long frisson le long de mon corps.

Mon amour fronça les sourcils et me jeta un regard interrogateur, mais je préférais me couper la langue plutôt que de lui avouer les pensées qui me traversait l'esprit en cet instant.

À genoux, elle se rapprocha de moi. Elle leva la main et je la vis rougir alors qu'elle prenait une profonde inspiration.

Elle ne savait pas comment faire, je le lisais sur son visage. Elle avait peur de mal faire.

- Fais ce que tu veux mon ange. Je ne te force à rien.

- J'ai l'impression d'être nulle, Edward.

Elle détourna le regard et fixa la fenêtre.

Je me redressai et la pris dans mes bras.

- Bella, regarde-moi.

Elle mit plusieurs secondes avant de m'écouter et quand elle plongea ses yeux chocolat dans les miens j'y lus comme dans un livre.

Elle voulait le faire, elle me désirait de tout son être, mais son inexpérience était telle, qu'elle ne savait pas si ce qu'elle ferait me plairait ou non.

- Tu ne passes pas un examen. Tu ne peux pas être nulle puisque nous sommes tous les deux. Suis ton instinct, suis ton cœur. Je t'aime de tout mon cœur, cela ne changera jamais…

Je lui répéterais autant de fois qu'il le fallait si cela pouvait l'aider à prendre confiance en elle.

Elle sembla considérer mes mots un moment avant que la détermination emplisse ses prunelles si chères à mon cœur.

Sans que je m'y attende, elle me repoussa d'un coup et je fus plaqué contre le matelas.

Elle posa une main à la base de mon sexe et je me mis à trembler de nouveau.

Mon excitation monta encore d'un cran quand elle promena sa petite main sur moi et qu'elle commença à esquisser des mouvements de vas et vient, certes maladroits et timides, mais d'une douceur merveilleuse.

PDV Bella

Honnêtement, en me réveillant je n'avais pas vraiment prévu d'agir ainsi. Mais cela s'était imposé à moi comme une évidence. Je voulais apprendre dans les bras d'Edward.

Au moment d'enlever le sous-vêtement de l'amour de ma vie, j'avais été prise de panique à l'idée de mal m'y prendre et que mon petit ami me trouve gauche et ne ressente aucun plaisir. Mais comme je le savais, il m'avait rassurée.

C'était la première fois que je voyais un sexe masculin, mais le voir dressé si fièrement attendant un geste de ma part avait provoqué diverses réactions qui se mélangeaient. Un choc d'abord face à cette nouveauté et à cette réaction naturelle du corps de mon Edward, de la peur par rapport à l'inconnu, mais également de l'excitation. L'homme que j'aimais depuis toujours semblait me désirer même si je n'avais pas d'expérience et que j'étais très certainement naïve au plus haut point dans les jeux de l'amour.

Je savais qu'Edward comprenait ce qu'il se passait dans ma tête. J'étais également consciente qu'au moindre signe de ma part il mettrait fin à tout ça.

Ma confiance en lui était infinie pour cette partie de notre relation. Je me reposais entièrement sur lui.

Après la première stupeur passée, je m'étais mise à sourire et à vouloir aller plus loin. Au moment de le toucher, je fus étonnée (dans le bon sens du terme bien sûr) par la texture de son membre entre mes doigts. Sincèrement, bien que je n'avais jamais eu l'occasion de voir un membre masculin, je me doutais qu'il devait être plutôt bien pourvu et cela provoqua une drôle de sensation dans tout mon corps.

Son membre était si doux au toucher, mais tellement dur à la fois. Le corps entier d'Edward était tendu comme un arc ce qui rendait son sexe d'autant plus imposant entre mes doigts.

Domptant ma peur et prenant mon courage à deux mains pour enfin faire ce dont j'avais envie, j'attrapai son membre entièrement dans ma main et commençai à le masturber comme j'imaginais qu'il le faisait lui-même.

Je me doutais que je ne devais être guère douée, mais apparemment mon amour avait l'air de prendre du plaisir, ce qui me rassura grandement.

Mais on ne pouvait guère rester ainsi et j'avais besoin qu'il m'aide pour la suite.

- Montre-moi, chuchotais-je tout bas en me mordillant la lèvre inférieure.

Ses prunelles émeraude se posèrent sur moi et il attrapa ma main sur son membre afin de me guider.

Il me fit le caresser le long de sa verge d'abord dans un rythme lent puis accéléra le mouvement avant de me montrer les pressions que je pouvais exercer.

Je compris rapidement où se trouvaient les points sensibles et bientôt sa main abandonna mes doigts pour me laisser continuer seule. Je le taquinais comme je le pouvais et descendais ensuite sur ses boules pour ne pas les oublier.

Je sentais parfaitement le souffle de mon petit ami s'accélérer alors qu'il tentait par tous les moyens de réfréner ses ardeurs. Mais je le sentais parfaitement donner des coups de reins subtils dans un mouvement de passion.

J'étais tellement heureuse de lui provoquer ce genre de réaction que je voulais continuer.

Je commençais à me rendre compte que ma peur était vraiment idiote et que c'est en m'en remettant à Edward que je pouvais surmonter tout ça.

Je le sentais vraiment trembler et je vis Edward attraper ma main afin de l'écarter de lui. Il voulait m'empêcher de l'emmener à son point culminant.

Pourtant je voulais vraiment lui donner ça et je ne tenais pas à le laisser dans cet état. C'est pour cela que je tenais bon et accélérais encore.

Il fut parcouru de spasme alors que sa respiration se faisait erratique. C'est avec un cri rauque que je le sentis se déverser entre nous en longues giclées qui retombèrent sur son ventre.

Pour attendre qu'il reprenne son souffle, je me couchais près de lui et le regardais se calmer.

Il attrapa un mouchoir sur la table de chevet et après s'être nettoyé, il se retourna vers moi afin de m'embrasser furieusement.

- Merci, merci. Je t'aime tellement mon bébé d'amour, mon ange, mon cœur.

Il déversait un tel flot de paroles à une vitesse hallucinante que j'avais du mal à le suivre.

- Et si on songeait à se lever pour aller à Central Parc ?

Il éclata de rire et me serra contre lui avant de me laisser m'échapper pour que je puisse me préparer.

La journée que nous passâmes fut exceptionnelle. Pouvoir se promener dans la rue main dans la main était une première pour nous. J'étais vraiment fière de pouvoir montrer au monde – même des anonymes — quel merveilleux petit ami j'avais.

Les gens ne faisaient en général pas attention à nous, mais je m'en moquais éperdument. J'avais l'impression qu'on m'avait enlevée un gros poids des épaules, ou plus précisément qu'Edward m'avait enlevé ce poids.

Aurais-je pu rêver mieux comme petit ami ?

Sincèrement, je n'étais pas certaine qu'il pouvait exister mieux.

- Tu as la tête dans les nuages, mon amour ! Chuchota-t-il dans mon oreille alors que nous flânions dans les rues bondées de New York après être allés au séminaire.

Il n'était pas tard, mais je me doutais que nous n'allions pas tarder à rentrer pour enfin profiter l'un de l'autre sans personne autour de nous.

Comme je n'avais rien de particulier à dire, je me contentais de lui envoyer un sourire chaleureux.

- Et si nous allions au restaurant pour changer ?

Je hochai la tête, séduite par l'idée.

La soirée fut l'une des plus agréables que nous passâmes à deux depuis que nous étions dans cette ville. On ne cessait de se lancer des regards tendres par-dessus la table.

Il était plus de 23heures quand on rentra à l'hôtel.

Alors qu'Edward refermait la porte derrière lui, je posai mon sac sur la table du salon, mais à peine me retournais-je qu'il m'attrapa doucement par le bras pour m'attirer à lui et pour m'embrasser. Je sentis ses bras se refermer autour de moi et je répondis tout de suite à son baiser en enroulant mes bras autour de son cou pour l'approcher davantage de moi. Il faisait preuve d'une brûlante passion comme s'il n'attendait que ça depuis le matin.

Ce qui devait sans doute être le cas, après tout Edward Cullen n'était qu'un homme. Je sentis sa langue se presser contre la barrière de mes lèvres, quémandeuse, et je l'accueillis avec une joie qui me fit frémir de la tête au pied.

C'était si naturel, ma peur s'était envolée, je me sentais libre avec lui. Libre et aimante.

Pourtant le contact ne me semblait pas assez, il n'était pas assez proche. Je voulais quelque chose d'autre. Je voulais être encore plus intime avec lui, quelque chose de plus complet encore. Je voulais sentir sa peau sous mes doigts et ressentir ses mains sur moi également.

Je fis descendre mes mains sur sa chemise et je tirai dessus pour la faire se déboutonner. Je hasardai timidement une main sur son torse si ferme et si dur à mon toucher.

Il me laissait faire et attendait sans oser faire le moindre mouvement. Je continuais donc à promener mes doigts sur sa peau de haut en bas avant de les poser sur le renflement de son jean.

C'est à ce moment-là qu'il me souleva de terre d'un seul coup et me porta jusqu'au lit de sa chambre où là, il me déposa délicatement, comme si j'étais un objet précieux qui risquait de se briser à tout moment.

Il se redressa malgré mes gémissements pour le retenir. Debout ainsi près du lit, il me surplombait et j'avais l'impression qu'il me détaillait sous tous les angles. Malgré la pénombre, je voyais parfaitement ses magnifiques émeraudes se noircirent sous l'effet du désir qui le consumait.

Je voyais sa poitrine se soulever rapidement tandis qu'il se débarrassait de sa chemise et de son jean avant de s'installer à côté de moi dans le lit. Je sentis ses bras puissants se refermer autour de moi et, quelle ne fut pas ma joie quand ses lèvres retrouvèrent les miennes.

Ses mains se mirent à courir sur moi et à me dénuder au fur et à mesure lentement, sans jamais me brusquer, exactement comme il l'avait toujours fait.

Quand il dégrafa mon soutien-gorge et que je me retrouvais torse nu devant lui, je ne tressaillis même pas tant ceci était naturel pour moi. Il posa ses mains sur mon cou d'abord avant de les faire descendre sur ma poitrine et de reprendre ce ballet avec sa langue et ses lèvres sur mes endroits sensibles. J'explosai dans un concert d'étoile et ne pus m'empêcher de pousser un cri rauque de délivrance exactement comme le matin même.

Il me fallut quelques minutes pour redescendre sur terre, mais au bout d'un moment je finis par me tourner vers mon adorable petit ami. Il me regardait avec des yeux brillants. Sans lui laisser le temps de comprendre ce qui lui arrivait, je le renversai sur le dos.

J'y avais réfléchi toute la journée et je tenais à lui rendre ce qu'il m'avait fait le matin même avec sa langue sur moi. Je voulais lui faire vivre le même plaisir et, non jouer à l'égoïste.

C'est pour cela que je ne lui laissais pas répliquer et tirais sur son boxer d'un coup sec pour le lui retirer.

- Bella, souffla-t-il en voulant m'écarter.

Mais sa plainte mourut bien vite puisque quand je l'attrapais d'une seule main il se cambra d'un coup sous l'effet de l'émotion.

- Bella ! S'écria-t-il alors que je posai ma bouche tout contre lui.

J'entrepris de mettre en pratique ce que j'avais appris succinctement et quand il voulut m'écarter, arrivé à son point culminant, je ne le laissai pas faire et il jouit au fond de ma gorge. J'avalais sa semence sans rien dire tout en le regardant fermer les yeux et retomber sur l'oreiller sans force.

- Oh mon amour, murmura-t-il épuisé, mais apparemment comblé. Je t'aime !

- Moi aussi je t'aime.

C'est dans les bras l'un de l'autre, nus comme le jour de notre naissance que nous nous endormîmes, comblé.

La dernière chose qui m'apparut avant de sombrer était le visage de mon Edward. Je voulais le faire. Je voulais lui donner cette partie de moi que je considérais comme la plus importante de ma personne.


Alors ?

L'attente est-elle à la hauteur ?

Bella panique légèrement à l'idée que les choses deviennent plus sérieuses mais après tout elle n'a que 17 ans !

Au prochain chapitre, la deuxième partie du voyage à New-York … et ce que vous attendez depuis le début … le grand moment Edward/Bella !

A bientôt !