Titre : Drabbles avant de se coucher

thème : pâtée pour chien, le retour!

personnages du thème : Ichigo et Aizen

genre : humour

rating : K

note : Suite à une review d'Akesta qui me disait qu'elle avait bien aimé la première variation du thème, je fais une suite aux déboires d'Ichigo avec Aizen et la nourriture pour chien. Tout aussi crack que la première version, mais moins mystérieuse de mon point de vue. Ceci peut être considéré comme la suite directe du 17e drabble. Bonne lecture!


Aizen était censé être un génie du mal. Un homme dont les plans machiavéliques se refermaient à coup sûr sur sa proie désemparée et impuissante. Le mal incarné. Mais pour le moment, Ichigo se disait qu'Aizen était complètement malade. Ou alors, c'était lui.

Il tourna à droite en un virage serré qui aurait fait pâlir d'envie n'importe quel virtuose du maniement du caddy plein. Yuzu étant toujours malade, c'était lui qui était allé faire des courses au supermarché le plus proche. Ce n'était pas vraiment un endroit où les attaques d'arrancars étaient fréquentes, aussi avait-il cru avoir une attaque en découvrant Aizen en haut du rayon charcuterie. Il s'ennuyait tellement à Las Noche?

Choisissant d'ignorer l'apparition incongrue, le rouquin décida aussi de se passer de viande pour le moment. Direction les fruits et légumes.

-Et bien, Kurosaki, ce n'est pas très poli d'ignorer quelqu'un qu'on connaît, s'exclama l'ex-capitaine en atterrissant à côté de lui.

Ichigo se contenta de peser les tomates ; il devait être en pleine poussée de fièvre, aussi ferait-il bien de ne pas parler tout seul en public.

-Je te préférais la dernière fois, affirma l'apparition avec une nuance de déception dans la voix. Tu étais plus bavard.

Aucune réaction.

-Puisque tu n'es pas très loquace aujourd'hui, on va faire un petit jeu, annonça Aizen avec un sourire inquiétant.

Il glissa une boîte dans son chariot avec un sourire amusé. Le rouquin sursauta en reconnaissant une "pâtée pour chien adulte à poils longs".

-Voilà ce qu'on va faire. Tu vas finir tes courses. Mais, ce qui va être intéressant, c'est de voir combien de boîtes de ce genre tu auras à ton passage en caisse. Je vais sur ce rayon là ; évite ce que tu peux, Kurosaki. J'arrêterai quand tu te décideras à payer, l'informa le brun avant d'apparaître en haut du rayon pour chiens et chats.

Et c'est ainsi que le rouquin se retrouva à zigzaguer comme un dingue entre les rayons, essayant d'éviter les projectiles et les autres clients. Il évita de justesse une mamie au rayon biscuits apéritif, reçu cinq boîtes d'un seul coup lorsqu'il fut coincé dans un embouteillage au rayon glace, et une autre s'écrasa dans les brioches quand le jeune homme esquiva en tournant chez les sodas et sirops.

-Allons, Kurosaki, c'est trop facile là! s'écria Sosûke en envoyant une boîte qui finit parfaitement droite dans le chariot.

-Y'en a qui sont pressés de sortir, marmonna un vieux en voyant Ichigo slalomer entre les promos du jour en direction de la caisse.

"Clong" fit la dernière boîte qui arriva dans le chariot. Aizen réapparut à côté du rouquin et lui posa la main sur l'épaule avec un petit sourire.

-Maintenant, laissons quelqu'un de neutre compter les points. La caissière devait faire l'affaire.

-Enfoiré, chuchota le lycéen.

Une fois les courses payées, Aizen se pencha sur le ticket de caisse.

-A la prochaine, Kurosaki! s'exclama-t-il en riant.

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-Karin, Ichi-nii vient de rentrer des courses. Dis à papa de le coucher : il a de la fièvre et il ne m'a ramené que la moitié de la liste de courses. A la place, on a 28 boîtes de pâtée pour chien. Il n'a pas l'air bien, conclut Yuzu en regardant son frère qui marmonnait des choses à propos de "sale traître qui s'ennuie".