Chapitre25 : Attente insupportable.
Me revoici avec le 25ème chapitre de ma fic !! J'espère que pour l'instant vous l'avez aimée !! Je voulais remercier toutes les personnes qui la lise et encore plus ceux qui me laisse des commentaires. Ca me fait extrêmement plaisir. J'espère pouvoir la continuer encore longtemps car à mon avis cette fic est très loin d'être fini (j'espère atteindre les 50 chapitres). Allez j'ai assez parlé. Bonne lecture !!
Alphonse était en train de manger en compagnie de Mia. Il profitait de ce moment de détente après la dure matinée qu'ils avaient eu. Deux heures d'arts martiaux où Zing ne les avaient pas du tout ménagé. Suivi par deux heures d'histoire de l'alchimie particulièrement ennuyeuse. C'est sur qu'un cour ayant pour but de nous apprendre les origines de l'alchimie n'est pas très excitant !! Heureusement, Alphonse s'était arrangé pour s'asseoir à côté de Mia. Après cinq minutes, ils n'écoutaient déjà plus rien au cours et étaient en grande conversation.
Laurens et Lila vinrent se joindre à eux.
- Et Mia, dit Lila. Tu me passeras tes notes du cours d'histoire de l'alchimie, j'ai rien compris. En plus je n'arrive pas à prendre des notes avec cette prof.
- Euh…
Mia et Alphonse se regardèrent.
- Je n'ai pas tout suivi non plus. Dit Mia.
- Tu dis ça à chaque fois, mais tu es toujours celle qui prend le plus de notes.
Elle fouilla dans le sac de Mia.
- Mais ne te gêne pas. dit la jeune fille.
La rouquine sortit une feuille. Et fit des yeux ronds en apercevant ce qui y était marqué. Ce qui voulais dire rien ou presque.
- Je te l'avais dis que je n'avais pas tout suivi !! dit Mia.
- Ouais, on va plutôt dire que tu n'as rien suivis. Dit Laurens en regardant par-dessus l'épaule de Lila.
- « L'importance de l'alchimie durant l'antiquité !! ». Au moins, tu as retenu le titre. Ricana Lila. Je n'y crois pas si même toi tu ne suis plus les cours.
- On peut dire que tu n'as pas une très bonne influence sur ma sœur. Dit Laurens à Al.
- …
- Monsieur Elric ?? dit un homme qui venait d'arriver. Il portait l'uniforme de l'armée. Ce qui attira l'attention de beaucoup de monde.
- Euh…oui.
- Le général Mustang veut vous voir de toute urgence !!
- Mustang ??? Mais que me veut-il ?? demanda Al.
- Il m'a juste dit que c'était à propos de votre frère et que c'était très urgent.
- Où est-il ? demanda Al qui venait de se lever d'un bond.
- Il vous attend au portail.
Alphonse quitta le réfectoire à toute vitesse pour rejoindre l'entrée de l'école.
A table, Mia, Lila et Laurens se regardèrent avec stupéfaction.
Mustang était dans une voiture aux côtés de Riza. Alphonse arriva avec le soldat.
- Monte Alphonse !! ordonna Mustang.
Il s'installa à l'arrière et à peine avait-il refermé la porte que Hawkeye démarra.
- Que se passe-t-il ? demanda le cadet des frères Elric avec une once d'inquiétude dans la voix.
- Ton frère a été blessé durant l'une de ses missions. Dit Roy de bute en blanc.
- Quoi !! l'interrompit Al. Où est-il ? Comment va-t-il ??
- Je ne sais pas. on a préféré venir te chercher avant d'aller à l'hôpital.
- Merci. Souffla Al.
Il resta quelques secondes, silencieux.
- Il faudrait prévenir Winry !! Reprit Al.
- Elle est déjà au courant.
- ???
Alphonse le regarda stupéfait.
- Il s'est passé beaucoup de choses aujourd'hui. Commença Riza.
- Je ne comprends pas ?? Que s'est-il passé ??
- Le meurtrier que poursuivait Ed s'en ait prit à Winry.
- Ne t'inquiète pas, elle va bien. Edward est arrivé juste à temps. Dit Riza avant que Al ne puisse dire quelque chose.
- Mais Edward ?? demanda Al.
- Il semblerait que durant son combat, l'assassin l'a touché avec un poignard dans le ventre.
Alphonse devint blanc.
« Non, ce n'est pas possible, je ne veux pas le perdre !! Pas encore !! »
Dix minutes plus tard, ils arrivèrent devant l'hôpital.
Mustang se dirigea vers l'accueil suivi par Al et Riza.
- Edward Elric est arrivé ici en urgence il n'y a même pas une demi heure. Ainsi qu'une jeune femme : Mademoiselle Rockbell.
- Monsieur Elric est en pleine opération. Mademoiselle Rockbell est dans la salle d'attente.
- Merci.
Alphonse entra dans une pièce remplie de sièges et d'une table avec des magazines de toute sorte. Il aperçut Winry avec une infirmière, en train de la soigner.
- Winry. Souffla-t-il.
La jeune fille se précipita dans ses bras et pleura sur son épaule.
- Comment vas-tu ??
- Bien, mais…
- Comment va-t-il ??
Les pleurs de la jeune fille redoublèrent.
- Je ne sais pas. Ils ne veulent rien me dire car je ne suis pas de la famille.
Alphonse resserra ses bras autours de son amie d'enfance pour qu'elle puisse pleurer autant qu'elle le veuille.
- Monsieur Elric ?? Je présume. Dit l'infirmière.
- Oui.
- Vous voudriez bien faire asseoir votre amie. Il faut que je finisse de la soigner et il faudra aussi qu'elle aille faire une radio par simple sécurité, je vous rassure. Ajouta-t-elle en voyant l'expression inquiète du jeune homme.
- Oui, bien sur. Répondit Al.
Il lâcha Winry et la fit s'asseoir sur l'un des nombreux sièges de la salle d'attente. Après avoir fini de panser les quelques blessures de Winry, elle se leva.
- Venez mademoiselle, je préfère que vous fassiez la radio maintenant.
- Non, je veux être là quand l'opération sera terminée.
- Ne vous inquiétez pas, ça ne prendra qu'un petit quart d'heure. L'opération, elle, devrait durée encore de longues heures.
- Vas-y Winry !! Insista Al.
La jeune fille céda à contre cœur et suivit l'infirmière.
Vingt minutes plus tard, elle revient. Alphonse était maintenant seul dans la salle d'attente. Il était assis sur un siège, la tête dans ses mains, le visage fermé, le regard vide. Winry pouvait lire tellement d'inquiétude et souffrance sur le visage d'Alphonse. C'était normal, Ed est son frère. Un frère qu'il a déjà perdu une fois et qui risque encore de perdre mais cette fois-ci définitivement.
- Riza et Mustang sont partis ? Demanda Winry.
Alphonse sursauta en attendant la voix de la jeune femme.
- Euh… ils devaient absolument rentrer au QG. Mais Roy a exigé auprès du directeur de l'hôpital lui-même de le prévenir dès qu'on aura des nouvelles d'Edward.
Winry senti ses yeux picotés en entendant le prénom de son petit ami. Mais retint ses larmes, elle avait assez pleuré. Elle devait rester forte au cas où Alphonse craquerait, comme il l'avait fait pour elle.
Mais il ne craqua pas. Ils restaient là, à attendre en silence. Chacun plongés dans leurs pensées, des pensées qui par moment devenaient très noires. Ils s'imaginaient le pire, il avaient tellement peur, tellement peur de perdre un frère pour l'un, un amour, une âme sœur pour l'autre. Winry était effondrée, mais ne pleurait pas, elle se l'était promise.
« S'il vous plait, ne me le reprenez pas, je l'ai tellement attendu. Et maintenant qu'il est enfin près de moi, je risque de le perdre. Non, je ne veux pas !! Je vous en supplie laissez le moi, je l'aime tellement. Je ne pourrais plus vivre sans lui, plus jamais. A quoi rimerais ma vie, si il disparaissait de cette terre ?? J'ai déjà tant souffert, pourquoi ne pourrais-je pas moi aussi vivre heureuse aux côtés de l'homme que j'aime ??? ».
Alphonse lui était allongé sur un banc. Il regardait le plafond (C'est sur que c'est très intéressant un plafond !!), il n'avait rien de mieux à faire. Cette attente était insupportable. Cela faisait déjà une heure qu'il était dans cette pièce qu'il commençait à prendre en grippe !! Ses nerfs étaient à fleur de peau !! Il ne pouvait pas regarder quelque chose sans sentir la colère montée en lui. Pourquoi était-il en colère ?? Il n'en savait rien. C'était sûrement à cause de cette inquiétude atroce qu'il ressentait au fond de son cœur, ou encore à cause de ses docteurs qui ne voulaient pas dire comment se déroulait l'opération. Les laissant dans l'ignorance lui et Winry. Même si ça devait être une très mauvaise nouvelle, il voulait savoir. L'ignorance est vraiment la pire des souffrances.
Cinq heures, cela faisait cinq heures que Al et Winry attendaient quand Roy et Riza arrivèrent dans la salle d'attente.
- Alors toujours pas de nouvelles ?? Demanda Roy.
- Non, toujours rien. Répondit Al.
Riza se dirigea vers Winry en apercevant le visage de la jeune fille elle l'a prit dans ses bras en lui murmurant des mots de réconfort.
Roy s'assit et attendit.
Une heure pus tard, un médecin arriva enfin dans la salle d'attente.
Alphonse et Winry se levèrent d'un bond.
- Comment va-t-il ?? Demanda Alphonse.
- Nous avons fait tous ce que nous avons pu mais…
« Mais quoi. Non je ne veux pas qu'il soit… » Pensa Winry.
- Mais sa blessure est très importante et nous n'avons pas pu tout réparer. De plus, durant l'opération, il a fait une hémorragie interne. Depuis, il est dans le coma. Il a très peu de chances de se réveiller.
- Mais si il se réveille, il ira mieux ??? Dit Al d'un ton presque suppliant.
Le médecin secoua la tête.
- Non, même si il se réveille, ses blessures sont trop importantes, il en n'aura plus que pour un mois tout au plus. Je suis désolé.
Winry s'effondra par terre. Toutes les larmes de son corps ne lui suffisaient pas pour soulager son cœur. Riza se pencha vers Winry et essaya de la réconforter mais comment, que lui dire après ceci.
Alphonse pencha la tête.
- Vous êtes sur qu'il n'y à aucun moyen de le sauver ?? Demanda-t-il.
Sa voix était tremblante mais ses yeux restaient secs.
- Non, aucun. Répondit le médecin.
- Est-ce que l'on peut le voir ? demanda Winry avec une voix étouffé par les sanglots.
- Euh… je ne sais pas. Général de brigade Mustang, je voudrais vous parler en privé, s'il vous plait.
Les deux hommes s'éloignèrent d'une dizaine de mètres.
- Je ne sais pas si c'est une bonne idée que cette jeune fille voit le fullmetal alchemist dans cet état. Vous savez, voir quelqu'un lorsqu'il est aux soins intensifs est une épreuve très dure, surtout si c'est un proche.
- Oui, c'est vrai que ça va être très dur. Mais il faut qu'elle le voie, car elle s'en voudrait toute sa vie si il venait à mourir sans qu'elle n'ait pu lui dire au revoir. Et laissez aussi son frère y aller.
- Très bien.
Le médecin se dirigea vers les deux jeunes gens.
- D'accord, vous pouvez le voir. Mais pas plus de cinq minutes et une seule personne à la fois.
Ils descendirent à l'étage inférieur. Le médecin s'arrêta devant une grande porte blanche.
- Voila, c'est ici.
Alphonse entra le premier. Il déglutit difficilement en apercevant son frère allongé sur ce lit. Des machines et des tuyaux tout autours de lui. Lui qui n'aimait pas qu'on l'aide, voila qu'on l'aidait même pour respirer. Quelle ironie du sort.
- Ed !! Souffla Alphonse. S'il te plait, réveille toi. Je ne veux pas que tu partes, car cette fois-ci je ne pourrais plus te suivre. Reste près de moi, j'ai encore besoin de mon grand frère. Ed, accroche toi.
Une larme coula sur la joue de Al suivit bientôt par beaucoup d'autre.
Quand il sortit de la pièce, il s'était calmé, mais ses yeux étaient gonflés. Mustang vint auprès de lui et lui posa une main réconfortante sur l'épaule.
Winry entra à son tour. Comme l'avait prévu le médecin, le choc de voir Ed ainsi, si faible, si fragile, indépendant d'une machine, fut insupportable aux yeux de Winry.
- Ed.
Elle déposa sa main sur la sienne. Elle tressaillit en sentant le tuyau sortir de la main d'Edward.
- Ed, ne pars pas, reste près de moi. Je t'aime Edward. Tu m'avais promis que tu ne mourrais pas, tu me l'avais promis. S'il te plait tiens ta promesse. Je t'aime, je ne pourrais pas vivre sans toi.
Elle sortit à son tour. Riza la recueillit de nouveau dans ses bras.
- Viens, je te raccompagne chez toi.
- Non, je veux rester ici. Dit Winry.
- Non, jeune fille. Allez vous changer et vous reposer un peu. Après je vous promets que quand vous reviendriez vous pourrez passer la nuit auprès de lui. Pareille pour vous jeune homme.
- Je reste ici en attendant que Winry revienne. Répondit Al.
Le médecin soupira.
- Comme vous voulez.
- Viens Winry, dit Riza. Il faut que tu prennes une douche et que tu te changes.
En effet, elle en avait bien besoin, car elle était couverte de terre et de sang, le sang d'Edward.
Riza et Winry étaient dans la voiture. Mustang avait préféré auprès d'Alphonse.
- Winry. Commença Hawkeye.
- …
- …
Que dire, elle avait tellement envie de consoler son amie, mais que dire ???
Dix minutes plus tard, elles arrivèrent devant l'immeuble de la jeune fille. Son cœur s'était serré quand elle était passé devant l'appartement d'Edward, mais elle n'avait rien dit, elle s'était juste contenter de retenir ses larmes.
Elle entra dans son petit studio.
- Attend, je vais te faire couler un bain. Dit Riza.
La jeune ne répondit rien. Elle était trop abattue pour parler. L'image de Edward étendu dans ce lit d'hôpital lui revient en mémoire. Elle sentit ses larmes remontées.
Quand Riza sortit de la salle de bain, elle trouva son amie assisse par terre, en pleur, effondré. Elle se précipita vers elle.
- Pourquoi ? dit Winry. Pourquoi moi ??
- Winry…
- Pourquoi toutes les personnes à qui je tiens doivent mourir prématurément ?? Maman et papa, Mr Hugues et maintenant… Non, je ne veux pas, ce n'est pas juste. Pourquoi dois-je toujours souffrir ?? Pourquoi ne pourrais-je pas vivre heureuse pour une fois ??? Qu'ai-je fait ??
Elle l'aida à se déshabiller et à se laver comme l'aurais fait une mère pour sa fille. Vers 20h, elles reprirent la direction de l'hôpital.
Quand elles y arrivèrent, Mustang les attendait dans le hall.
- Qu'y a-t-il ?? Demanda Winry affolé en apercevant Roy.
- Ne t'inquiète pas. L'état de Edward s'est stabilisé, mais il peut rechuter à tout instant. Ils l'ont monté dans une chambre. Tu pourras rester près de lui.
- Merci.
Ils montèrent tout trois dans la chambre où se trouvait Edward. Ils trouvèrent Alphonse endormit auprès de son frère.
- Alphonse ?? Dit Mustang.
Il se réveilla.
- Viens je te reconduis à l'école, il faut que tu te reposes.
Il se leva, jeta un dernier coup d'oeil à son frère et sortit de la chambre en compagnie de Mustang tandis que Winry s'installait sur la chaise que venait d'abandonner Alphonse.
Quand ils arrivèrent devant l'école, Roy sortit de la voiture.
- Je te raccompagne jusqu'à ta chambre. Dit Mustang.
- Ce n'est pas nécessaire. Répondit Al.
- Moi, je te dis que si. Répliqua Roy d'un ton sévère.
- Alphonse !! Dit Laurens en entendant la porte s'ouvrir.
Il s'arrêta net en apercevant le général. Alphonse entra dans la chambre sans un regard à son ami. L'alchimiste de flamme prit Laurens un peu à part.
- Jeune homme, commença-t-il. Je voudrais que vous gardiez un œil sur Alphonse.
- Pourquoi ? Que c'est-il passé ?
- Il vous l'expliquera quand il s'en sentira le courage. Je peux juste vous dire que son frère va au plus mal. Bon, je dois y aller. Au revoir.
Laurens se retourna et se rendu compte que Alphonse était déjà couché dans son lit tout habillé. Il ne dormait pas, mais Laurens sentit que ce n'était pas le moment d'engager une conversation. C'est pourquoi, il alla dormir à son tour.
S'il vous plait, ne me tuez pas !!!! Je chapitre est le sombre de toute ma fic, j'ai presque pleuré en l'écrivant (je sais, je suis grave !!).
Malgré ça, j'espère qu'il vous a quand même un peu plut !! Je suis vraiment désolé pour tout ce que j'ai fait enduré à Winry, Alphonse et Edward. Mais j'étais obligée de passer par ce chapitre pour continuer ma fic. S'il vous plait, dites moi ce que vous en avez pensez. Laissez moi plein de commentaires !! Merci.
