Chapitre 25
Point de vue : Angela Weber.
Je suis dans Central Park. Je flâne depuis presque deux heures dans cette oasis de verdure, au milieu de la forêt de gratte-ciels de Manhattan, même s'il est situé au nord de l'île où les édifices sont un peu moins élevés. Je me situe près des gros rochers du parc. Ici, les gens viennent voir le parc en hauteur. Entouré de grand immeuble. Je ne viens jamais de ce côté du parc. Mais, j'ai envie d'être nulle part ailleurs.
Cela fait trois semaines, que j'ai quitté Maximilien Taylor Stuart. Trois semaines que je suis une épave. Il n'y a pas d'autre mot. Je me sens inutile et surtout incomprise. Ma mère ne comprend pas pourquoi j'ai quitté celui que je devais épouser. Mon père est déçu de ne pas officier le mariage. Car, j'ai appris qu'il devait me marier. Rien que ça. Mes frères sont en colère contre Max. Et un peu contre moi, pour ne pas avoir réagi plutôt. Et de ne pas lui avoir laissé une chance de se rattraper.
Brenda ne m'appelle que rarement. Le seul qui reste avec moi, presque toutes les nuits, c'est Nicholas. Le seul survivant de ce naufrage. Il vient des fois avec son petit ami que j'ai appris à connaître. Il est adorable. Quentin est vraiment amoureux de Nicholas. Je peux le ressentir. Et ça fait un bien fou de voir que l'amour n'est pas perdu pour tout le monde. J'ai appris que Quentin travailler pour une entreprise de jouer dans une des ruelles fréquentées de New-York. Il est designer depuis cinq ans. Il crée différent jouer pour le groupe, les tests, puis les vends. Je dois dire que je suis très impressionné par Quentin. Même si je ne le montre pas et ne le dirai jamais à haute voix.
Il est seize heures vingt. Le soleil disparaît au loin. Il fait de plus en plus nuit, tôt. C'est déprimant. Nous sommes samedi et je n'ai absolument rien de prévu. Rien à faire surtout. Une coquille vide. Je n'ai pas menti. Nicholas m'as prêté un appareille photo. Dernière technologie. Il a dit en partant : j'espère voir beaucoup de choses. Sauf, que je n'ai encore rien pris. Absolument rien. Je ne suis pas inspiré.
Dix-neuf heures, je suis toujours dans les rues de New-York. Je passe de rue en rue... sans but précis. Sans itinéraire. Au moins, je ne réfléchis pas à ma vie. Encore moins à Maximilien. C'est déjà un début. Je fini par rejoindre un petit café. Plutôt charmant, tranquille et charismatique. Assise sur ma chaise, je repense aux derniers jours. Et surtout aux dernières semaines.
Après ma rupture, j'ai vécue quatre jours à l'hôtel. Puis, avec l'aide de Nicholas et Quentin, j'ai trouvé un appartement meublé dans un quartier modeste de New-York. J'habite au dernier étage, dans un immeuble de dix appartements. Sans ascenseurs. J'ai aussi un accès au toit. Je ne suis pas sûr que ça soit l'égale, mais je vais fermer les yeux. J'adore mon accès au toit. J'ai passé le nouvel an, seul. Sur ce même toit. A regarder les gens festoyer dans les rues. Et à minuit, j'ai regardé le feu d'artifice, seule avec mes larmes.
J'ai envoyé mon CV et ma lettre d'accompagnement dans toutes les grandes entreprises de New-York. Je n'ai eu que des refus. Ce qui est totalement impossible. J'ai donc mené ma petite enquête. Et il se trouve que monsieur Stuart Junior, joue les maîtres du monde. Il ne veut pas que je sois engagée ailleurs. Au début, je pensais que c'était pour me rendre la vie infernale. Et surtout pour me faire payer mon départ. Ensuite, j'ai compris... et Colton, son demi-frère, m'as expliqué.
Max veut que je revienne. Il refuse de me voir travailler ailleurs. Colton m'as même dit qu'il est prêt à couper court avec l'entreprise qui m'engagera. Hors, tout le monde a besoin de super milliardaire Maximilien Taylor Stuart. Ce type va me rendre dingue.
Du coup, je me suis tournée vers la seule personne qui pouvait et voulait tenir tête à Max : Monsieur Dior en personne. Bon il a beaucoup, beaucoup, beaucoup hésité... mais, j'ai fini par gagner. Demain est mon premier jour chez Dior Compagny New-York. Et, j'ai hâte de me remettre au travail. Bien sûr, je n'ai pas eu accès au même poste que chez Stuart&Co, mais je ne vais pas me plaindre. Vraiment pas.
En rentrant à la maison, j'ai acheté un croissant et une baquette de pain. Dans ma rue, il y a un homme d'une quarantaine d'année qui attend tous les jours. Je ne sais pas ce qu'il attend. Mais, il attend.
- Bonsoir, monsieur Niang.
L'homme originaire du Vietnam se tourne vers moi avec un grand sourire.
- Madame Weber, bonsoir.
Il me sert la main délicatement. Il ne ressemble pas à un sans domicile fixe. Cependant, je le vois dans les parages tous les soirs. De dix-huit heures à vingt-trois heures. Quand, je lui demande ce qu'il fait, il me répond : « j'attends ». Et quand je demande : « qu'est-ce que vous attendez ? ». Il me sourit et me souffle gentiment : « j'attends ». C'est la même chose depuis que j'ai aménagé dans le quartier. Et d'après ma voisine, cela fait des mois qu'il fait cela.
- Je vous ai pris un croissant, monsieur Niang. Tenez !
Je lui tends la poche de pâtisserie. A moitié surprit, il le récupère. C'est juste la quatrième fois que je lui donne une gourmandise avant d'entrer chez moi.
- Merci, madame Weber. C'est très gentil d'avoir pensé à moi.
- Je vous en prie. Ne restait pas trop tard.
Il me sourit doucement, m'offre un mouvement de main et me laisse entrer chez moi. De la fenêtre de mon salon, je peux le voir attendre tous les soirs, jusqu'à vingt-trois heures. Il ne part jamais avant. Même quand il pleut.
*/*
Six heures douze du matin. Je suis prête depuis au moins une heure. J'arrive à mon nouveau travail dans peu de temps. Il y a beaucoup de monde dans les métros aujourd'hui. En même temps, je ne prends jamais le métro sur cette ligne. J'ai dû faire deux changements également. C'est une question de pratique et de répétition. Cela ira mieux en fin de semaine déjà.
C'est Emiliano Alvarez qui vient à ma rencontre dans le hall d'entrée. Il m'attend sagement. J'aime l'idée d'être importante. Il a un sourire splendide sur le visage. Cet homme est très séduisant. Et je pense qu'il le sait. Je vais rester sur mes gardes. Au cas où.
- Madame Weber, je suis heureux de vous accueillir chez vous.
Il me sert la main avec douceur et fermeté. Un mélange saisissant.
- Merci, monsieur Alvarez. Je ne pensais pas retravailler chez Dior, mais je dois avouer être contente de revenir.
- Vous allez adorer Dior de New-York. Il est totalement différent de Toulouse ou de Paris.
Çà, j'ai déjà pu le constater. Tout ici semble d'un autre monde. Rien que la décoration aéré et tout en verre. C'est simple je peux voir l'autre bout de l'immeuble, rien qu'en regardant par les vitres qui sont en réalité des cloisons. J'aime cet univers.
Il me fait signe de le suivre jusqu'à l'ascenseur. Il y a deux femmes et un homme qui nous attendent.
- Merci. Souffle-t-il, alors que les portes ne se referment.
Je suis impressionnée par l'aura que dégage Emiliano. Je peux nettement le détailler à ses côtés. Il porte des vêtements parfaitement taillés. Peut-être même du sur mesure. Parfaitement coupés et une grande exigence au niveau qualité des matières. Pour avoir travaillé longtemps dans l'entreprise du textile, je sais que c'est un costume onéreux.
Il sait également associer et plutôt merveilleusement l'originalité des couleurs et motifs. Il porte une chemise à carreaux blanche et bleu. Ainsi qu'une cravate violette. Il a également un costume bleu de la même couleur que sa chemise. Le tout est ajusté avec des boutonnières violette comme sa cravate. Bref, monsieur Emiliano Alvarez fait un sans-faute. De nos jours, il est rare de croiser un homme en costume trois pièces. Heureusement, il nous reste encore les mariages, les baptêmes, les Bar Mitzvah et les trois volets du Parrain pour nous rincer l'œil. Mais depuis que je suis à New-York, j'ai l'impression d'avoir tout ça réunie... tous les jours. C'est agréable d'évoluer dans ce genre d'endroit.
- Madame Weber.
Les portes de l'ascenseur viennent de s'ouvrir. Il m'invite à sortir et me guide à travers le long couloir. Il y a plusieurs bureaux.
- Nous avons une centaine d'employé dans les locaux. Chaque personne contribue à l'évolution de la marque Dior.
Je souris doucement. J'ai l'impression de revoir Éric Marin à mon premier jour chez Dior France. Impressionnant.
Une fois dans son bureau, Emiliano me met à l'aise. Il me fait signe de prendre un siège et on se met rapidement au travail. Du moins, il m'explique mon nouveau rôle et mon nouvel emploi. Je l'écoute sans en perdre une miette. Il a le don pour sourire et me faire sourire. Depuis que j'ai quitté Maximilien, ça ne sait pas produit.
- Je crois que nous avons fait le tour. Vous avez des questions ?
J'essaie de me concentrer sur la question et surtout sur mes documents. Je n'y arrive pas. Emiliano Alvarez vient d'ouvrir le bouton de sa manche. Puis, d'un geste délicat et précis, il fait rouler les manches de sa chemise sur son avant-bras.
- Angela ?
J'arque un sourcil, tandis qu'il reproduit le même schéma avec l'autre bras.
- Tout va bien, Angela ?
J'essaie de respirer normalement.
- Oui. Pardon. Je n'ai pas de question pour le moment.
- Bien.
Je ne sais pas ce qui se passe dans ma tête à ce moment-là, mais dès que cet homme roulotte les manches de sa chemise devant nous, on devient complètement gaga. C'est à croire que pendant quelques secondes mes neurones ne font plus de connexion. De plus, je viens de me rendre compte que cet homme à des fossettes ultra sexy. Et une barbe de deux, trois jours totalement captivants. Bon dieu, mais que m'arrive-t-il ? Cet homme n'a rien de commun avec Maximilien. Absolument rien. Qu'est-ce qui me prends de l'analyser de cette façon ?
*/*
Je suis assise à mon nouveau bureau. Je suis déstabilisée. Il est simple et de taille standard. J'avais un immense bureau avant et tout décoré avec goût. De surcroît, je partage mon bureau avec deux femmes. Une brune aux cheveux très court, à la garçonne, qui porte une robe cintré merveilleusement bien. Faut dire qu'elle est très fine. Peut-être un peu trop à mon goût. Elle se prénomme Alexia Newman. Et va sur ses quarante ans.
Ma deuxième collègue est brune avec des reflets rouges et longs. Beaucoup moins froide que son amie. Elle s'appelle Luisa Gutiérrez. Elle doit avoir mon âge. Du moins, je le pense. Elle a une jupe et un petit haut qui lui vont très bien. Mais, idem... pas vraiment adapté au lieu de travail. Tout est un peu trop... court. Visiblement, il n'y a pas de code vestimentaire d'en l'entreprise. Je vais juste devoir m'y faire. Pour ma part, j'ai mes fidèles chaussures à aiguilles Louboutin aux pieds, un pantalon à pince noir, un débardeur en dentelle blanc et un blazer.
- Tu as besoin d'aide ?
Je souris doucement à Luisa. Elle se lève de son siège et viens jusqu'au miens.
- C'est simple, mais faut avoir un peu de pratique. Tu vas très vite t'en sortir.
- Je n'en doute pas. Dis-je souriante.
Luisa m'explique comment gérer mon espace informatique. Car, ici personne on travail en réseau seulement avec son service. Avec les autres membres de l'entreprise, c'est souvent des traitements et des envois par mails. Ce n'est pas très pratique, cependant, je ne compte pas le faire remarquer tout de suite. Je n'ai absolument pas envie de me faire remarquer.
Puis, comme je l'ai si bien compris, je ne vais pour le moment travailler qu'avec mon service. Ce qui m'arrange. J'ai beaucoup donné à Stuart&Co. Et j'ai été remercié de la plus horrible des façons. Même si, le choix de partir est la mienne. Ce qui me dérange le plus, c'est que Max, ne met pas retenue. Qu'il n'est pas fait tout son possible pour me retenir. Depuis que j'ai quitté Stuart&Co, je n'ai plus de nouvelle de lui. Comme s'il avait supprimé mon existence. C'est ce qui me fait le plus de mal... car je pense à lui jour... et nuit !
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
Je suis sous tension. Aujourd'hui. Comme hier. Comme avant hier. Et comme les autres jours depuis qu'Angela Weber m'as quitté. A quitter mon entreprise. Je suis une épave. J'essaie de remonter la pente et surtout de ne rien montrer aux autres. Le choix de la démission d'Angie m'a bouleversé. Littéralement. Je n'ai pas su quoi répondre. Quoi lui dire après sa réclamation. La voir partir de chez moi était difficile. Horrible même. Mais, je savais qu'elle resterait dans mon entourage. Que nous pourrions toujours surmonter l'épreuve et être plus fort ensuite.
Hors, elle a quitté mon entreprise. Mettant un terme à nos contacts. A notre relation. A notre collaboration sentimentale comme professionnel. C'était le coup de grâce. Le coup de couteau en plein cœur. D'ailleurs, il est toujours planter. Et il a du mal à ne pas saigner ce cœur.
Ma mère m'appelle tous les jours, pour avoir des nouvelles. Quand, j'ai le malheur de ne pas répondre, elle passe par Chelsea ou Nicholas. Et si je suis chez moi... elle fait monter le gardien pour me donner le téléphone de l'accueil. Du coup, je prends tous ses appels.
Poppy par contre, ne m'adresse plus la parole. Elle ne veut plus entendre parler de moi. Dès que j'entre dans une pièce. Elle en sort. Et vice versa. Poppy m'en veut énormément et je ne peux pas la blâmer pour ça. Je n'ai que ce que je mérite. J'en suis conscient. J'essaie de me concentrer au travail. Mais, c'est très difficile. Je n'ai plus la tête, ni le cœur à ça. Tout ce que je veux, c'est voir Angela. Lui parler. Lui expliquer... et surtout le toucher.
Cependant, je dois respecter son choix. Pour le moment du moins. On doit réfléchir chacun de son côté et apprendre de nos erreurs. En tout cas, moi j'ai appris de mes erreurs. Et je sais ce que je veux maintenant. Ce que je veux par-dessus tout : Me marier et fonder une famille avec Angela Weber.
Et je vais tout faire pour récupérer la femme que j'aime.
Point de vue : Angela Weber.
Ma première réunion. Et surtout ma première vraie implication dans l'entreprise. Cela fait une semaine et j'ai tout de suite trouvé mes marques. C'est très plaisant de travaillé ici. Avec Luisa surtout et Emiliano. D'ailleurs, je mange souvent avec Luisa, du moins quand Nicholas ne peut pas me rejoindre.
- Très bien. J'espère que vous êtes prêts. Nous avons besoin pour le prochain numéro de Dior de faire une couverture choc. Évidemment, j'ai plusieurs noms déjà sélectionner mais monsieur Dior souhaite en trouver d'autre. Et voir ce que pense tout le monde avant de se décider.
En clair, il veut savoir ce que les gens « normaux » pensent de leur sélection.
- Ok, donc dans notre classement des plus belles femmes du monde nous avons...
J'ai la liste sous les yeux. Je connais le trois quarts des personnes de cette liste. Professionnellement et personnellement. J'ai même dîné avec la moitié de ses femmes.
- Olivia Wilde ? Qu'est-ce que vous avez sur elle ?
Nous sommes dix autour de la table. Autant d'hommes que de femmes, d'ailleurs. Il y a plusieurs services et des différends.
- C'est une bonne idée. Chantonne la femme face à moi. Olivia Wilde a de bonnes relations et travaille dur.
- Elle a aussi une très bonne réputation.
Est-ce que je suis en train d'halluciner ? Merde. Ils ne sont pas au courant.
- Euh...
Je me racle la gorge, mal à l'aise. Évidemment, toutes les têtes vont vers moi.
- Angela ?
J'essaie de me redresser un peu plus, tandis qu'Emiliano, me fixe avec insistance.
- Ça ne va pas être possible pour Olivia Wilde de travailler pour Dior.
Je souris doucement. Emiliano et les autres semblent bouche bée.
- Que veux-tu dire ?
- C'est simple.
Je me redresse totalement cette fois. En fait, je sens reprendre le contrôle de ma vie. C'est un sujet que je connais que trop bien.
- Olivia Wilde travail pour H&M Conscious. Elle va être sur toutes les affiches publicitaires à partir de la fin du mois.
Voilà. J'aurais mieux fait de ne rien dire et Olivia l'aurait dit elle-même à Christian Dior.
- Comment le sais-tu? Marmonne blanche comme neige Alexia Newman.
Il semble qu'après une semaine, elle ne se déride toujours pas en ma présence.
- J'étais présente. Lors de l'entretient.
De pire en pire.
- Maximilien était un des...
Emiliano ne finit par sa phrase. En plus d'avoir grimacé au nom de mon ancien amant, j'ai levé la main pour l'arrêter. Naturellement et avec charisme. J'ai même vu les deux femmes près de lui, ouvrir grand les yeux de surprise.
- Absolument pas. Je suis l'ex-co-directrice de Stuart&Co. J'ai moi-même fait l'accord des deux parties.
Le silence qui en suit... me glace le sang. Heureusement mon nouveau patron sourit et reprend comme si de rien été.
- On peut donc supprimer Olivia. Que pensez-vous de Megan Fox ?
- en plein divorce. Ronchonne Luisa ce qui fait rire plusieurs personnes. Mauvaise pub !
- Jessica Alba ?
- Elle veut s'occuper de ses filles durant les prochains mois. Souffle un homme blond.
Le style un peu surfeur d'ailleurs.
- Solange Knowles ?
C'est reparti.
- Elle travail pour Eleven Paris ! Dis-je simplement.
- Kim Kardashian et Kanye West ?
- Balmain printemps-été 2015. récitais-je comme si c'était une évidence.
- Bien. Je crois que je vais t'en vouloir pour les prochaines journées.
Il barre certain noms de sa liste. J'en fais autant.
- Je ne fais que mon boulot. Dis-je avec une petite grimace.
- Et heureusement, tu es dans notre camp maintenant.
Je ne sais pas quoi répondre. Surtout après le clin d'œil qu'il vient de m'offrir.
- Ok. on part sur un autre registre. Il ne reste plus beaucoup de nom, alors... passons à … Scarlett Johansson ?
- Trop pulpeuse pour la marque. Continue Alexia
- Gigi Hadid ? Grogne Emiliano.
- Pas assez. Rigole Luisa ce qui nous fait tous rire ou sourire.
- Lara Stone ?
Bon dieu, je n'ai vraiment pas de chance.
- Sur le prochain, Calvin Klein. Avec Justin Bieber.
Le silence à nouveau. Ce lourd et pesant silence.
- Tu as réussi à faire signer Justin Bieber pour Calvin Klein ?
- Oui, bien sûr !
Il semble impressionner, mais aussi inquiet.
- Nous devions le faire signer pour la campagne 2018.
- Je sais. Dis-je rapidement. Il sera bien présent pour la campagne 2018. Mais, pour celle de 2015-2016 et 2017 il sera avec Calvin Klein.
Je crois bien qu'Emiliano a très envie de me passer par la fenêtre. Ou un truc du genre.
- Très bien. Dit moi les choix possible sur cette liste. Nous irons plus vite. Ça ne sert à rien de continuer dans cette voix. Tu as fait signer déjà tous les bons potentiels.
Je rougie. Littéralement. Il ne le dit pas méchamment, mais à l'oreille ça sonne comme un reproche. Emiliano me tend la feuille, mais je lui montre la mienne. Je prends une inspiration pour me donner du courage et débite mon petit récit, en passant les noms, qui reste, de liste.
- Julia Roberts, Givenchy printemps-été 2015. Jennifer Connelly la maison Vuitton. Amy Adams Max Mara. Lily Collins Cachemire Barrie, fournisseur officiel de Chanel. Rita Ora, Adidas Superstar. Madonna, Versace. Natalia Vodianova avec Stella McCartney.
Mince, penser à Stella McCartney me fait un pincement au cœur. La robe qu'elle m'avait créé... elle est resté chez Max. j'aurai dû la récupérer. De toute façon, personne d'autre ne pourra la mettre. Elle est à moi. Rien qu'à moi. Et, je demanderai à Max ou à Nicholas de me la récupérer.
- Tu as signé toutes ses personnes ?
- Oui. Dis-je souriante à Luisa.
- Donc, tu connais ses personnes ?
- Bien sûr !
Elle ne sait pas vraiment comment me regarder maintenant. J'en suis certaine. Je reprends sans perdre une seconde.
- Il nous reste les talentueuses, Shay Mitchell et Nina Dobrev !
Un sifflement impressionné d'un des hommes sur ma gauche brise le silence.
- Je crois que nous avons bien fait de te recruter, Angela Weber.
Je rougie légèrement au compliment d'Emiliano.
- Bien. Nous allons donc travailler sur ses deux potentielles jeunes femmes.
Personnellement, je n'avais pas de préférence. J'adorais ses deux femmes. Beaucoup.
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
J'ai envie d'hurler. Si je n'étais pas en face de Nicholas et Chelsea, je le ferai très certainement.
- Tu peux répéter ?
Je suis furieux. Il s'en rend compte. Nicholas essaie de parler doucement, pour ne pas m'énerver d'avantage. Je le sais. Mais, je m'en contre fiche.
- Elle a été... promue !
- Et le poste ?
- Assistante de la communication et des relations extérieures.
Putain de bordel de merde. Elle ne va jamais revenir travailler pour moi.
- Elle travaille avec Emiliano Alvarez ?
- Je crois que oui.
Je fronce les sourcils. Ce type n'a pas intérêt de l'approcher de trop près. Sinon, il risque de ne pas savoir ce qu'il lui arrive.
- Autre chose ?
- Non.
Je sais qu'il ment. Je peux le voir sur son visage et sa façon de se comporter. En plus, il a répondu un peu trop vite.
- Quand tu seras prêt à m'en parler... vient me voir.
Je retourne dans mon bureau et claque la porte derrière moi.
- Bon dieu, Angie !
Elle va me rendre dingue. D'accord, je l'ai mérité... mais merde pourquoi est-elle partie travailler pour Dior. Et pourquoi tourne-t-elle autour d'Emiliano Alvarez ?
Je vais devoir me renseigner. Pas le choix. Et en dernier recourt, j'irai directement à la source.
Point de vue : Angela Weber.
Mon nouveau travail est jute passionnant. Être l'assistante d'Emiliano Alvarez et aussi gratifiant que d'être celle de Maximilien Taylor Stuart. Pas les mêmes projets, pas les mêmes caractères et personnalité, mais gratifiant et intéressante également.
- C'est simple... je veux que vous me parliez de ce qui vous marqué cette année. Marmonne Emiliano, épuisé.
On essaie depuis plus d'une heure de trouver des sujets percutant à mettre sur le prochain numéro de Dior magazine. Alors, on se creuse les méninges pour trouver des sujets susceptibles de plaire à nos clients. Surtout clientes dirais-je.
- Pour 2015 ou 2016 ? Grogne Carl à mes côtés.
C'est un petit jeune de vingt ans, qui perd vite son calme. J'ai pu en témoigner deux fois cette semaine. Heureusement, j'arrive très vite à le faire redescendre. J'ai pratiqué Maximilien... alors Carl, ne me fait absolument pas peur. Et il s'en est très vite rendu compte. La période de test est déjà... finie. Tant mieux.
- Oui. Allez, je vous écoute. Reprends notre chef, impatient.
Je fronce les sourcils et essaie de me souvenir. Qu'est-ce qui a bien pu nous marquer cette année ? J'ai tellement peu suivi les actualités mondiales.
- Le 30 days Squat Challenge ? Il a fait un carton sur les réseaux sociaux! Chantonne comme à son habitude, Luisa.
Elle est toujours souriante. Ça fait un bien fou.
- Exact ! S'amuse Gemma, une jolie afro-américaine très belle.
- Et le 30 days plank challenge aussi. Reprend Luisa.
- C'est un deux en un. Renchérit Gemma.
Je fronce aussitôt les sourcils. Je n'étais pas du tout au courant de ça !
- L'article sur l'épilation du maillot a fait un buzz d'enfer ! Souffle dans un grand sourire, Alexia Newma.
Étrangement depuis que je suis plus dans son bureau, elle est moins... irritante. Curieusement, je me sens dans une autre... galaxie, avec ses sujets de discussion. Je fixe mon cahier de note... vite. La feuille est vide. Pas de dessin. Pas de mot. Pas de gribouillage... rien. Alors, que la feuille de ma voisine est noire de stylo.
- Bien et les people ? Se renseigne le directeur de projet.
- La famille Kardashian ! Souffle tous les intervenants.
Ce qui fait rire tout le monde. Moi, y compris. Là, je connais le sujet. Surtout que j'ai côtoyé leur monde. Longtemps.
- Il y a Kylie avec le débat sur sa bouche pulpeuse. S'enchante réellement, Luisa.
- Kendall et son #HeartHair. Continue Alexia.
Oui, je me souviens de cette photo. Adorable. J'avais moi-même été subjuguée par la photo à l'époque. Entre la robe et la photo... superbe.
- Les cheveux blonds de Kim... reprend Gemma, surexcité.
- Kourtney Kardashian et Justin Biebers ?
Je m'étouffe presque avec ma salive.
- Non. Rigolais-je. Justin ne s'intéresse pas du tout à Kourt' !
Voilà tout le monde me regarde. Encore une fois. Bon dieu, quand est-ce que ça va finir ?
- Comment tu le sais ? S'étrangle Luisa.
Très intrigué pour le coup.
- Je suis une amie...
- De Kourtney Kardashian ?
- De Justin et de Kourtney ! Chuchotais-je en rentrant les épaules.
Évidemment, ça cloue le bec à tout le monde. Emiliano préfère rire. Grandement. C'est souvent sa réaction dans ce genre de situation. Ce qui me met très mal à l'aise. Et, il le sait pertinemment.
- Mais, peut-être qu'ils ne te l'ont pas dit ! Renchérie Gemma.
- Je le serai s'ils couchaient ensemble. Croit moi ! Justin est un livre ouvert. Et il ne sait pas garder un secret. Grimaçais-je.
- Mais... tu le connais vraiment bien ? Reprend-t-elle.
- Assez ! Bredouillais-je.
Je n'allais pas tout leur raconter quand même. Hors de question. Et puis, je n'ai pas envie d'avoir des problèmes avec leurs agents... et Max.
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
Je fixe mon téléphone impuissant. Est-ce que c'est une farce ? Si c'est le cas... elle n'est pas drôle du tout. Mais, alors... vraiment pas. Je réponds rapidement au texto que je viens de recevoir. Le cœur battant vite et fort.
« Ok. Ne bougez surtout pas. J'arrive ! »
J'attrape mes clés de voiture, ma veste et sort en trombe de mon bureau. Je suis à deux doigts de bousculer Chelsea, mais me détourne de son chemin.
- Je m'absente.
- Mais... votre rendez-vous vient d'arriver.
- Une urgence. Reprogramme-le.
Je vais directement à l'ascenseur et rejoins le garage le plus vite possible. A ma grande surprise, j'ai une réponse à mon message.
« Ne soit pas en colère. Elle est assez mal comme ça ».
Mon cœur rate un battement. Je ne sais pas si je suis heureux, en colère ou énervé. Je n'arrive pas à identifier ce sentiment étrange que je ressens. Une fois dans la voiture, je prends la direction du lieu que je maudis le plus à l'heure actuelle. La Dior Compagny de New-York. Il me faut facilement vingt minutes entre le trajet et le monde, pour me présenter à l'accueil. Bien sûr, ma venue ne passe pas inaperçu. Loin de là. Je compose le numéro d'Angela, mais me ravise. Je lui envoie un texto à la place.
« Je suis dans le hall ».
Point de vue : Angela Weber.
Je souffle un grand coup.
- Ton frère est là.
Poppy grimace. Et j'en fais autant. Je ne sais pas ce qui se passe entre le frère et la sœur, mais plus rien ne va dans la famille Stuart. Quand, la secrétaire du hall m'as amené Poppy dans mon bureau, ma bouche ouvert en grand et j'ai prié tous les dieux, pour que rien ne soit arrivé à un membre de la famille Stuart. Encore moins à Max. J'ai tout de suite sauté sur mes jambes et l'es prise dans mes bras. Sans aucune cérémonie. Cela n'est pas perçue inaperçu, mais j'ai l'habitude maintenant.
- Je voulais juste te voir et passer du temps avec toi.
- Tu ne peux pas venir ici. Max et moi, on te l'a déjà dit.
- Mais, c'est le seul moyen. Tu ne réponds pas à mes messages. S'indigne-t-elle en se levant.
- J'ai beaucoup à gérer, Poppy. Si je ne réponds pas immédiatement c'est normal.
- Tu répondais toujours avant.
Mon cœur saigne. Je prends mon ex belle-sœur dans mes bras et lui offre un câlin du siècle.
- Allons-y. Il doit déjà être assez énervé.
- Tu restes avec moi, d'accord. Il sera plus calme si tu es ici.
- Je ne suis pas sûr que ça soit encore le cas, Poppy.
- Si. J'en suis sûr !
Elle semble presque réticente à retrouver son frère. Max a toujours été formel : Poppy ne devait jamais venir chez Dior. Un point important qu'elle a toujours respecté. Jusqu'à aujourd'hui. Et c'est de ma faute. Si quelqu'un se fait tirer les bretelles, ça sera certainement... moi !
Maximilien Taylor Stuart est là. Dans le hall d'entrée. Il est à tomber par terre. D'ailleurs, vu le nombre de personnes (en majorité féminines) qui lui tourne autour ça ne m'étonne pas. A pas de loup, on se dirige vers lui. Il nous tourne le dos. Je peux clairement reconnaître les vêtements qui portent.
Manteau et pantalon noir, Givenchy par Riccardo Tisci. Entre 4 000 et 4500 euros. Rien que ça. Chaussure, de Stuart&Co. Un des exemplaires que nous avons créé. Max fini par se tourner vers nous. Bon dieu, qu'il est beau. Je suis en hyperventilation. A l'heure actuelle, je ne vois que lui. Il est à nouveau mon monde. Mon centre du monde. Je fini mon analyse rapidement. Il a un blouson Paul & Joe. Rien que ça. Il a également le regard pétillant, mais le visage fatigué. Ça me fait mal de le voir ainsi. De surcroît, il a une putain de barbe de trois jours ou peut-être plus sur le visage. Max se rase de très près normalement. L'image est importante pour lui.
- Angela. Dit-il, d'une voix grave et terriblement sexy.
- Maximilien.
J'essaie de mettre toute la sensualité dans ma voix. Je ne sais pas si ça marche, mais Poppy se tourne vers moi intrigué.
- Merci de m'avoir informé de la venue de Poppy.
- C'est normal.
Du moins, je le pense. Max fini par me quitter des yeux. Et se tourne vers sa sœur.
- Si tu voulais voir Angela, je t'aurais déposé chez elle.
Il parle doucement. Il fait des efforts. J'apprécie.
- J'avais envie de la voir sans que le monde entier ne soit au courant. rouspète sa sœur.
- Tu n'as pas le droit de venir ici.
- Je sais. Ronchonne-t-elle, tout en se rapprochant de moi.
Max n'en rate pas une miette. Il semble abattu. Je n'ai jamais vu cet homme dans un tel état. Il ne sait pas gérer la situation. Vraiment pas.
- Est-ce qu'elle peut rester avec moi ? Ce soir ? Rajoutais-je, vivement.
Max et Poppy sont pris de court.
- Tu veux t'occuper de Poppy ? Ce soir ?
Il semble sous le choc de ma demande.
- Oui. C'est ça.
L'homme que j'aime semble abasourdi. Réellement.
- Je ne sais pas. Je vais devoir appeler …
- J'appelle maman !
Poppy est déjà partie. Téléphone en main. Ce qui me laisse seul avec celui qui hante mes pensées. Jour comme nuit. Je vois Max regarder autour de moi. Il semble assez mal à l'aise. Je n'aime pas le voir comme ça.
- Tu as l'air de te plaire ici ?
- Oui. C'est différent de mes anciens postes, mais j'apprécie mon nouveau travail.
- Personnes ne t'as trouvé de difficulté ?
Je fronce aussitôt les sourcils en réfléchissant à la question.
- Que veux-tu dire ?
- Par rapport à nous ?
Merde, il a osé !
- Non. Personne n'a fait de réflexion sur notre ancienne relation.
J'aurai dû réfléchir avant d'ouvrir la bouche. Maximilien semble triste de ma réponse. Les mots ancienne relation, semble lui faire autant de mal à lui, qu'à moi.
- Désolé.
Je ne sais pas pourquoi je m'excuse.
- Tu n'as pas à être désolé. Marmonne-t-il. C'est moi qui ai fait le con. Et, je comprends pourquoi tu m'as quitté.
Mon cœur saigne. Et crois aussi que j'ai les oreilles qui bourdonnent.
- Je ne t'ai pas quitté !
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
Je suis en train de vivre un cauchemar. J'aurai dû envoyer Nicholas chercher Poppy.
- Si. Tu m'as quitté, Angie. Tu as pris tes affaires et tu as quitté notre appartement.
- Ton appartement. Me reprend-t-elle, délicatement. J'ai quitté ton appartement. Pas toi !
Putain de bordel de merde.
- Tu m'as forcé à partir. Je n'en pouvais plus de toutes ses nuits blanches.
Elle est en train de me tuer petit à petit. Avec lenteur.
- C'est toi, qui m'as quitté Max !
- Moi ?
Ma voix porte loin et fort. Merde. J'essaie de me reprendre, tandis qu'elle regarde autour d'elle, surprise par ma voix qui porte trop loin dans ce hall maudit.
- Je n'ai jamais voulu te quitter. J'avais juste besoin de temps pour faire le tri dans mes pensées. Mon cœur t'a toujours appartenu.
Elle semble surprise par mes mots. J'aurai dû lui dire, ce que je ressentais vraiment. Tout ceci ne serait pas arrivé sinon.
- Tu n'as rien fait, Max. absolument rien.
Je ne comprends pas. Elle le remarque et reprends son discours.
- Je suis allé dormir dans la chambre d'ami. J'ai fait mes valises. Je suis partie. Et tu n'as rien fait !
Elle marque un point. Non, en réalité... elle gagne ! Comme toujours !
Je suis prêt à lui donner mes arguments. A tout lui dire. Lui expliquer. Malheureusement, Poppy décide de revenir et nous donner le verdict.
- Maman est d'accord... mais, elle veut que tu t'occupes du transport.
- Du transport ? Risquais-je.
- Que tu me ramène à la maison ce soir.
Ma mère est aussi irritante que ma sœur.
- Je peux m'en occupé. Souffle rapidement Angela.
- Non. Je viendrais vous récupérer. Mais, en attendant toi tu ne restes pas ici.
- Je fini dans 20 minutes. Elle peut rester avec moi.
- Je ne crois pas. Rigolais-je, tendu, au moment où un type marche droit vers nous avec une femme d'une trentaine d'année.
Lui, il a du style. Je dois le reconnaître. Mais, ce n'est pas suffisant. Le style ne fait pas tout. Je peux aussi voir le corps d'Angela se contracter. Légèrement. Sauf, que je la connais par cœur. Elle a peur à cet instant précis. Et je crois que c'est de moi. Ou du moins de mon comportement. Ou de ma réaction.
Je dois donc être plus malin cette fois. J'ai besoin de lui montrer que je lui fais confiance. Que je ferai tout pour elle. Est ça commence, maintenant.
- Angela, tout vas bien ?
- Oui, tout vas bien Emiliano !
Ça risque d'être plus compliqué que prévus. Vraiment plus compliqué.
Point de vue : Angela Weber.
Max est en train de perdre son sang-froid. Je peux le voir. Je le connais que trop bien. Par contre, il me surprend en m'administrant un petit sourire en coin. Poppy, c'est instinctivement rapprocher de son frère. Comme si, elle était sur un terrain miné et que son frère pouvait lui faire traverser le champ sans complication. Je dois dire que j'ai très envie de me rapprocher de lui aussi.
Emiliano et Max se regardent étrangement. Ce dernier me surprend grandement lorsqu'il tend la main en direction de mon nouveau chef.
- Maximilien Taylor Stuart.
Il a une prestance incroyable. Un vrai homme d'affaire. Je peux clairement voir la différence entre les deux hommes. D'ailleurs, ça surprend Emiliano, tout le monde s'en rends compte. J'ai même envie de rire vu la tête qu'il fait maintenant.
- Emiliano Alvarez.
Il semble affecter par cette rencontre. Réellement. Je ne comprends pas pourquoi, mais c'est le cas. Les deux hommes se sert la main rapidement. Puis, max passe un bras autour des épaules de Poppy, cette dernière à un grand sourire sur le visage.
- Vous êtes le Maximilien Taylor Stuart, de Stuart&Co ?
Ma tête pivote vers Emilino. Il est réellement impressionner par max. ça c'est la cerise sur le gâteau !
- Oui. Je suis celui-là.
Max me regard un quart de seconde.
- vous êtes le supérieur d'Angela ?
- Oui. Oui. C'est bien moi. Dit-il presque surexciter.
- Vous avez de la chance d'avoir récupérer une femme comme Angela. J'espère qu'elle a un poste à sa hauteur ?!
Je ne sais pas quoi dire et surtout comment réagir face à une telle déclaration de Maximilien. Est-ce que je lui manque autant qu'il me manque ?
- Bien sûr, monsieur Stuart. Nous sommes ravi et honoré d'avoir Angela à Dior.
Je sais que monsieur Alvarez le pense véritablement.
- Très bien. C'est tout ce que j'avais envie d'entendre.
Je ne comprends pas. Vraiment pas. Max sourit une fois de plus, avant de reprendre tranquillement.
- On ne va pas vous embêtez plus longtemps. Tout le monde à beaucoup à faire.
Max tire encore Poppy vers lui et m'offre un petit sourire en coin, dont il a le secret. Mon cœur fait un salto dans ma poitrine.
- Je passe te récupérer dans 30 minutes.
- Je vous rejoins chez moi. Murmurais-je faiblement.
- Si tu le permets, je préfère te récupérer, Angela.
Il semble me prier d'accepter. Et je sais que je le dois.
- Très bien. Soufflais-je sur mes gardes. Dans 30 minutes.
- Parfait. Vient démon, je t'offre un crêpe. Souffle-t-il joueur à sa sœur.
- Donc, tu n'es plus fâché ? Risque-elle, tandis qu'il s'éloigne de moi.
- On en discutera autour d'un chocolat chaud. Rigole Max, promptement.
- Ma crêpe vient de disparaître, non ? Grogne sa jeune sœur.
- Exactement !
Le frère et la sœur m'offre un petit mouvement de main et disparaisse totalement. Je reste comme une conne dans le hall d'entrée. À les suivre encore un peu du regard, à travers la vitre... Sans moi. Ça me fait beaucoup plus de mal que prévu. Vraiment beaucoup plus de mal.
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
Poppy en face de moi, tient son chocolat chaud à deux mains. La serveuse dépose une crêpe au sucre devant elle. Je peux voir les yeux de ma petite sœur, pétillée.
- Merci. Souffle-t-elle, en posant sa tasse sur la table, pour attraper ses couverts. Tu ne manges pas.
- Non. Je vais attendre le repas du soir ?
- C'est le goûter, Maximilien. Ronchonne-t-elle. Même les grandes personnes peuvent continuer à prendre le goûter !
Je roule des yeux et retourne sur mon portable. Je n'arrive pas à rédiger le mail, que je dois écrire à mon service financier.
- Alors... tu ne me remercie pas ?
La petite voix de ma sœur me sort de ma réflexion.
- Pardon ?
- Ça fait trois semaines que tu n'as pas revu Angela. Tu pourrais me dire merci.
- Je ne crois pas !
Poppy fronce les sourcils. Cette adolescente de presque dix-sept ans, me tape sur le système un peu plus chaque jour.
- Tu ne dois jamais et je ne dis bien jamais, te mêler de ma vie privée.
Pour accentuer le tout, je me permets de la pointer du doigt. Elle n'aime pas ça. Je le sais. Cette fois, ça m'arrange bien.
- Max, Angela est la femme de ta vie. Je le sais, tu le sais, elle le sait et l'univers entier le sait...
J'ai envie de rire, mais je ne le ferai pas.
- Tu l'aime, elle t'aime. Et vous jouez les idiots à ne pas voir la vérité en face.
- La vérité ? Risquais-je en fronçant un sourcil.
Je pose le téléphone que j'ai entre les mains sur la table et récupère ma tasse de café.
- La vérité est que vous êtes de idiot qui aller gâcher votre vie. Et aussi que vous vous aimez profondément.
Oui. Je l'aime profondément.
- Est-ce que tu viens de me traiter d'idiot ?
- Non. Murmure-t-elle.
Elle sourit doucement et boit son chocolat chaud en me regardant à travers ses cheveux.
- Mais, avoue... tu es content, non ?
- Maman aurait dû faire qu'un seul enfant ! Grognais-je, en retournant à mon téléphone.
Ce qui évidement, fait rire ma chipie de sœur.
Point de vue : Angela Weber.
J'attends devant les locaux de l'entreprise depuis deux minutes. Je n'ai pas envie d'appeler Max pour savoir où ils sont. Les gens passe près de moi. C'est l'heure de pointe. Ça n'arrête pas de sortir. Encore, encore et encore.
- Angela ?
Gemma m'interpelle à quelques pas de moi. Elle avance doucement, suivi de Luisa Gutiérrez et Alexia Newman.
- Salut, les filles.
Je suis légèrement plus petite que les autres filles. J'ai toujours été la plus petite de mon groupe d'ailleurs. Heureusement, j'ai mes hauts talons aux pieds.
- Tu attends quoi ? Rigole Luisa, surprise. Tu es toujours la première à partir.
- J'attends quelqu'un. Ils devaient venir me chercher, mais...
Je laisse ma phrase en suspens.
- Tu es sur qu'ils vont venir ? Sinon, tu peux venir avec nous. On va boire un verre.
- Je...
Je n'ai pas le temps de finir ma phrase. J'entends, le moteur de la voiture de Maximilien avant même de le voir. Il adore ça et j'aimais ça aussi. La voiture arrive vite. Puis, s'arrête juste devant moi. Vraiment devant moi.
Je roule des yeux malgré moi. Et explose de rire, lorsque la fenêtre côté passager descend. Poppy est assise avec un énorme bouquet de rose.
- Désolé, du retard... j'ai voulu m'arrêter au fleuriste.
- Chez le fleuriste !
J'ai repris Poppy en même temps que Maximilien. J'ai presque envie de lui tirer la langue, puis je me souviens de la situation. Notre situation. Je dois garder mes distances. Pour mon bien mental et physique.
- Oui, voilà. S'amuse Poppy gaiement, avant d'ouvrir la portière.
Elle me donne les fleurs, puis va s'installer sur le siège arrière de cette voiture de sport.
- Tu aurais pu prendre le 4x4. Rouspétais-je, en direction de Max.
- Pas le temps de faire l'aller-retour.
Je lève les yeux en l'air ce qui fait rire les Stuart.
- A demain les filles.
Je salut mes collègues de boulot et monte dans le véhicule.
- Ce sont des amis ?
Max parle doucement, tout en prenant la route.
- Oui. Ce sont des collègues de boulot.
Je lui donne l'adresse de chez moi. Il arque un sourcil, mais ne fait pas de commentaire. Tant mieux. Par contre, il ne perd pas le nord. Jamais.
- Tu n'as pas eu de difficulté avec elles?
Mon premier réflexe est de dire non. Mais, je me ravise.
- Angela ?
- J'ai eu quelques difficultés avec une des filles. Mais, c'est fini maintenant.
- Vis à vis de Stuart&Co ?
- Je pense. Elle ne m'as jamais dit ouvertement les raisons. Tout ce que je sais, c'est que notre relation est plus agréable depuis que j'ai été...
- promus ! Souffle-t-il à ma place.
Ça me surprend un peu. Beaucoup pour dire vrai.
- Tu étais au courant ? M'étranglais-je, en me tournant complètement vers lui.
- Oui.
- Comment ?
- Je ne te flic pas Angela. J'aime juste savoir les choses importantes.
Je ne sais pas quoi répondre à ça.
- Ben dit donc... je ne regrette pas d'être venue, moi.
Max et moi, on se tourne vers Poppy qui se ratatine sur elle-même pour le coup.
- Désolé. Oublié moi et continuer.
Son frère siffle entre ses dents, tandis que je soupire. Cette enfant est bien une Stuart. Pas de doute la dessus.
