Désolée de ne pas pouvoir répondre à vos com's, mais je remercie et suis reconnaissante à ceux qui prennent le temps pour me laisser un petit mot. J'espère que ce chapitre vous plaira. Bonne lecture.

Un grand merci à Pulcotinette pour la correction.


Chapitre 24

Severus Snape était dans un état de désespoir affligeant. Il n'avait jamais pensé que revoir ce chien galeux de Black allait avoir un tel impact sur lui. Quand il avait mis l'homme infidèle à la rue, la nuit où il l'avait surpris vautré dans leurs draps avec cette pourriture de Lupin, Snape s'était promis de ne plus jamais penser à lui et de le rayer définitivement de sa vie. Et c'est ce qu'il avait fait le soir même, en faisant appel aux services d'une agence de nettoyage : il avait vidé les placards, jeté le lit, changé les draps et le matelas. Cette nuit-là, il avait fait disparaître tout ce qui avait appartenu ou qu'avait utilisé Black dans sa maison.

Snape n'avait pas versé une seule larme, alors même que les employés de ménage effaçaient toute trace de la présence de Sirius de sa vie. Il ne s'était pas écroulé comme une merde, comme il l'avait fait la dernière fois qu'il avait eu le cœur brisé. Non, Severus Snape avait continué sa vie comme si Black n'avait jamais fait partie de sa vie. Il s'était noyé dans le travail, avait multiplié les rencontres sans lendemain ... La seule chose qu'il s'était permis de faire avait été de se venger de Lupin, cet homme qu'il avait longtemps considéré comme un frère … Cet homme chez qui il avait l'habitude d'aller se plaindre de ses problèmes de couple et de travail ...

L'homme pour qui, il aurait donné toute sa fortune s'il lui en avait fait la demande. Snape avait été plus touché par la trahison de son ami, presque son frère de cœur, que par celle de Sirius, car Severus s'était toujours attendu à quelque chose de ce genre. L'expérience lui avait appris que la fidélité et l'amour n'étaient que des chimères, et la conduite de Black n'avait fait que le conforter dans cette croyance.

Son premier amour, son cher et tendre camarade de classe qui s'était tant moqué de lui, n'avait pas été une leçon suffisante ; la preuve, il avait récidivé quelques années plus tard avec un homme plus âgé que lui.

Le jeune homme s'était dit qu'à avec un homme plus mature, les choses se passeraient autrement. Mais après quatre ans de vie commune, Snape l'avait surpris, lui aussi, au lit avec un autre. Et quand il avait demandé des explications, l'homme s'était moqué et lui avait fait comprendre qu'il souhaitait une relation ouverte, poussant le vice jusqu'à lui demander de les rejoindre au lit ... Snape avait pleuré comme une madeleine, fait ses bagages et avait trouvé refuge chez les Riddle. Il avait mis deux ans à se remettre de cette trahison et le peu de confiance qu'il avait en l'Homme s'était effrité.

Le jeune homme s'était ensuite coupé de tout et avait vécu comme un ermite, ne faisant que travailler et dormir. Ce fut sa rencontre avec Remus Lupin, un homme de son âge, bourré de charme et d'humour qui l'avait sorti de sa déprime. Remus était alors étudiant en médecine, alors que Snape était déjà chef d'entreprise ; les deux jeunes hommes s'étaient rencontrés lors d'une intervention de Snape durant un cours de Lupin, sur la découverte d'un médicament pour le traitement de cancer.

Les deux hommes étaient aussi différents l'un de l'autre, aussi distinct que le feu et l'eau ; et pourtant, quelque chose était passé entre eux deux tout de suite. C'était Remus qui avait approché Snape en premier, avec des questions sur le médicament en question. Au départ, ils ne s'étaient vus que de temps en temps, et n'avaient discuté que des recherches et découvertes des laboratoires de Snape. Mais ensuite, ils avaient commencé à se parler de leur vie, de leur famille et des rencontres qu'ils faisaient. Lentement, mais sûrement, ils étaient devenus inséparables ; un lien indestructible se créant entre eux deux ...enfin, c'était ce que Snape avait pensé, jusqu'à ce jour où Sirius était entré dans sa vie, faisant tout voler en éclats.

MPJSG

Tom Sr avait couru vers sa femme quand il l'avait vu tomber comme une masse sur le tapis, manquant de la rattraper de très peu, puis l'avait soulevée avec difficulté pour la déposer sur le canapé. Pendant ce temps, Tom, sous l'emprise de l'alcool, avait été pris d'un fou rire contagieux, et Harry n'avait pas tardé à le rejoindre. Après s'être un peu calmé sous les reproches de son père, Tom s'était approché de ses parents l'un agenouillé et l'autre avachie dans le canapé. Il avait observé sa mère évanouie avec curiosité, avant de se tourner vers Harry.

_Tu penses qu'elle va encore douter de mon homosexualité, mon petit nain ? Lui avait-il demandé d'une voix pâteuse.

_Si cela avait été une autre personne, j'aurais dit non. Mais comme il s'agit de ta mère, je ne sais pas ... Lui avait répondu Harry en le rejoignant.

Tom avait passé immédiatement un bras autour des épaules de Harry et l'avait approché de lui pour lui donner un baiser profond.

_Tom, est-ce là une façon de se conduire alors que votre mère se retrouve dans cet état par votre faute ?

_Je n'y suis pour rien, Père, si Mère est aussi sensible. Je l'avais pourtant prévenu ! Elle devait donc s'attendre à ce que je montre de l'affection à mon compagnon. Et je ne vois pas en quoi je devrais avoir honte ! Je suis persuadé que si j'avais eu une femme dans mes bras, elle n'aurait pas fait autant de chichi ni réagit aussi théâtralement. S'était plaint Tom, tel un enfant de sept ans.

Son père avait soupiré en se tournant vers sa femme pour la réveiller. Comme elle ne bougeait toujours pas, et cela, malgré les appels incessants de son époux, Harry avait demandé à tenter sa chance quand Tom avait demandé, nonchalamment, si sa mère était morte sous le choc de l'avoir regardé tripoter un homme.

_Ne dit pas de bêtises plus grosses que toi, imbécile. Lui avait ordonné Harry avant de le pousser sur le côté et de s'accroupir devant Merope. Le jeune homme avait secoué doucement la vieille dame en lui parlant gentiment pour l'encourager à revenir à elle.

_Je ne vois pas la différence avec ce que mon père vient de faire, lui avait dit Tom en boudant. Et si c'était pour venir refaire les mêmes gestes, tu aurais très bien pu t'en abstenir et reste dans mes bras. Tu es nul. S'était moqué Tom. Et c'est quoi cette voix tout mimi que tu utilises, hein ? Tu te crois dans le monde des bisounours ou quoi ? Et pourquoi, moi, je n'ai pas droit à autant de délicatesse quand tu me touches ? C'est parce que je pus, hein ! Ou c'est à cause de ma barbe ? C'est vraiment injuste. Je me demande bien ce qui m'a pris de tomber amoureux d'un insensible comme toi ! Je devrais aller chercher une personne avec plus de compassion et qui sera aux petits soins avec moi, avait déclaré Tom sans se rendre compte de ce qu'il venait tout juste d'avouer sous l'emprise de l'alcool.

Une grosse baffe avait soudainement été entendue, rapidement suivie d'un cri de douleur et d'indignation. Les regards de Tom et de son père s'étaient alors tournés vers Harry, qui avait la main en suspens au-dessus de la joue de Merope, sur laquelle on voyait très clairement la marque bien voyante et rouge laissée par le coup. Quand Tom avait dit qu'il était amoureux du jeune homme sans s'en apercevoir, Harry avait senti son cœur s'emballer et sa main était partie toute seule à la rencontre de la joue de la vieille dame.

L'espace d'un battement de cils, la surprise avait rendu muet le père et le fils devant le geste de Potter ; puis Tom avait ouvert la bouche pour dire quelque chose, mais rien n'en était sorti. Son père avait réagi de la même manière, mais en faisant des allées et retours du regard entre sa femme et le compagnon de son fils. Et soudainement, sans que l'on puisse s'y attendre, Tom était parti dans une grande crise de rire. Harry, lui, était choqué ; non pas par son geste involontaire et presque instinctif, mais par la presque déclaration de Tom. Il s'était demandé si le PDG aurait un jour le courage de le lui dire en face, sans le concours de la boisson.

_Tom, comment osez-vous rire de ce que ce petit insolent vient de me faire ! Il vient de lever la main sur moi. Il m'a frappé ! avait précisé inutilement Mérope pour faire comprendre à son fils la gravité de l'action. Mais Tom s'était écroulé par terre tant il rigolait.

_Tom, s'était-elle adressé à son mari comme son fils l'ignorait royalement.

Mais son mari était trop perdu pour lui venir en aide. Entre la déclaration de son fils et la gifle donnée à sa femme, il ne savait pas quoi dire, ni quoi faire.

_Vous allez me le payer, jeune insolent. Je vais porter plainte pour coups et blessures, avait-elle menacé Harry.

_C'est donc aussi de vous, que Tom tient sa manie de toujours menacer les gens de les mettre en prison. C'est vraiment pénible et immature, si vous voulez mon avis. Avait dit Harry d'une voix distraite. Son regard n'avait plus quitté Tom depuis sa déclaration.

_Est-ce donc vos excuses, jeune homme ? Vous m'agressez et ne prenez même pas la peine de vous excuser! Non, bien sûr que non, au lieu de regretter votre geste, vous vous montrez insolent comme à votre habitude.

_Je ne suis pas insolent, je ne fais que relever la puérilité de vos dires. Et si cela vous tient tant à cœur, je m'excuse pour mon action. Je ne l'ai pas voulu et puis vous devriez me remercier de vous avoir sorti de votre évanouissement. Encore un peu et, c'est les pompiers qui seraient venus vous chercher. Lui avait déclaré négligemment Harry, le regard toujours fixé sur Tom.

_Ce n'est pas avec un tel comportement que je vais valider votre relation avec mon fils. Je suis contre votre présence à ses côtés. Vous ne possédez aucune manière et vous avez une très mauvaise influence sur lui. Je vais tout faire pour vous éloigner de lui, avait menacé la matriarche rouge de colère.

_Vous pouvez toujours essayer si cela vous dit, mais prenez tout de même en compte le fait qu'il est amoureux de moi. Et s'il ne vous a pas écouté quand vous lui avez ordonné de se marier avec Hermione, croyez-vous qu'il vous écoutera si vous lui demandez de me quitter ? Moi, je ne pense pas. Avait fanfaronné Harry en détournant difficilement le regard de Tom pour le poser sur la matriarche.

_Je suis sa mère ! Bien sûr, qu'il va m'écouter, avait dit Mérope d'une voix peu sûr de ce qu'elle avançait.

_Justement, c'est parce que vous êtes sa mère que vous devriez savoir qu'il est impossible de faire faire à votre fils ce qu'il ne veut pas. Tout ce que vous allez réussir, c'est de l'éloigner de vous et ce n'est pas ce que vous voulez, n'est-ce pas ? demanda Harry. Je suis prêt à faire des efforts pour vous supporter, mais seulement si, de votre côté, vous en faites aussi.

_Vous êtes d'une arrogance sans bornes, jeune homme. Lui avait dit la matriarche.

_Pas du tout, je suis simplement réaliste ! J'aime votre fils et il se trouve que lui aussi m'aime. Même si nous avons quelques divergences d'opinions, qu'il est d'un narcissisme hors normes et qu'il est franchement pénible à vivre en ce moment, nous sommes faits l'un pour l'autre. Et je ne vous permettrais pas de nous séparer, jamais ! Lui avait dit Harry avec sérieux.

Merope avait regardé Harry avec une expression étrange sur le visage, mais elle n'avait rien dit. Ce fut à ce moment-là, que Tom s'était relevé du tapis où il s'était écroulé pour venir coller Harry comme une sangsue. Il lui avait murmuré à l'oreille qu'il voulait rentrer à la maison. Et après avoir pris congé des parents de Tom, au grand plaisir de Merope, et leur avoir promis de revenir prochainement pour un autre dîner en famille (bizarrement, la matriarche avait moins apprécié cette partie-là …), les deux hommes étaient repartis. Tout au long du chemin, Tom n'avait pas arrêté de tâter Harry. Ils avaient manqué à plusieurs reprises de sortir de la route par la faute du PDG.

En arrivant à l'hôtel, les deux hommes avaient quitté la voiture avec empressement et avaient attendu l'ascenseur qui avait mis une éternité à venir selon Tom. À peine, les portes s'étaient-elles ouvertes, que le PDG avait poussé Harry dans l'ascenseur avant de se jeter sur lui. Il avait glissé ses mains dans les cheveux de Potter, le rapprochant plus près de lui, et sans lui laisser une chance d'objecter, il avait pris doucement sa bouche, pour une savoureuse invasion, tout en défaisant les boutons de sa chemise.

Harry avait bien tenté de résister au baiser dominateur de Tom, car il avait un peu peur qu'on ne les découvre dans une position fâcheuse. Mais le léger effleurement des paumes de mains de Tom contre sa peau, la douceur de sa langue contre la sienne et l'éclair de chaleur qui avait traversé son corps, lui donnant l'impression que les feux de l'enfer prenaient possession de sa personne, lui avait fait perdre le sens commun. Lorsque Tom s'était rapproché de lui en appuyant sa chemise contre son torse presque nu, de petits gémissements s'étaient échappés de ses lèvres, .

La passion que Tom avait mis dans l'échange avait fait ressentir à Harry des bouffées de chaleur, combinées à ce baiser qui lui avait donné l'impression que l'homme cherchait à l'aspirer à l'intérieur de lui. La façon dont le PDG avait eue d'enfoncer ses ongles dans la peau délicate de Potter, avait fait comprendre à son amant à quel point Tom avait faim de lui ; une faim insatiable que Harry ressentait aussi comme étant sienne. C'était différent des autres fois où ils avaient échangé des baisers et caresses ; leurs sentiments se retrouvaient comme amplifié par un il-ne-savait quoi de mystique et quelque peu instinctif. Ils avaient l'impression qu'ils allaient mourir s'ils étaient privés du contact de l'un et de l'autre. Harry s'était brièvement demandé si cela était dû à la presque déclaration de Tom.

Pris par leur échange torride, les deux hommes n'avaient pas remarqué que l'ascenseur s'était arrêté et ouvert sur leur étage. Lorsque Tom avait enfin consenti à détacher ses lèvres de ceux de Potter, ce fut uniquement parce qu'il avait été dérangé par le petit cri d'ahurissement qu'avait fait une femme de chambre de nuit, en les découvrant dans cette position. Tom s'était alors détaché d'un Harry complètement perdu et avait toisé la gêneuse méchamment, avant de traîner son amant vers leur appartement, bien déterminé à reprendre ces lèvres aux saveurs paradisiaques. L'employée noctambule, si elle s'en remettait, pourrait faire courir bien des ragots ; mais cette pensée n'effleura pas seulement le cerveau de Tom, trop occupé qu'il était à penser avec son bas-ventre.

Riddle avait bataillé avec la poche de Harry pour retirer les clés de l'appartement, afin d'ouvrir la porte. Il avait poussé des injures devant la lenteur que cela avait demandée, puisque Tom, un peu ivre, n'avait pas une bonne coordination des mains. Quand il avait enfin pu ouvrir l'appartement, il avait poussé Harry dedans sans attendre, avant de claquer la porte de son pied ; mais pris par son désir de posséder son amant, le PDG avait oublié de retirer les clés de la serrure avant de la fermer. Il avait fait traverser le salon à son compagnon en le couvrant de baisers sur le chemin.

Il l'avait ensuite mené dans sa chambre. Sans faire une pause, il avait propulsé Harry qui avait atterri le souffle court sur un tas de coussins moelleux et soyeux posés sur le lit. Tom n'avait pas tardé à le rejoindre et l'avait recouvert de son corps. Il avait ensuite fait sauter les deux boutons restant de la chemise de Harry, avant de glisser un long doigt sur la peau douce de son amant, de l'épaule à son nombril. Il s'était ensuite penché en avant et avait repris les lèvres de Potter dans un baiser dur et exigeant qui promettait des merveilles pour la suite. Sa langue en feu s'était enroulée avec savoir-faire, autour de celle de son compagnon. Se détachant à regret de Harry, Tom avait glissé au pied du lit et, avec des gestes urgents, il avait retiré les chaussures, les chaussettes et son pantalon.

En traçant un chemin de baisers, Tom avait remonté la jambe de Harry avant de s'arrêter au-dessus de son sexe. Il avait fait une pause et avait paru hésiter un court instant avant de faire doucement descendre le sous-vêtement de son partenaire sur ses fesses. Le désir de Harry s'était dressé fièrement de toute sa longueur devant le regard gourmand de Tom. Le PDG l'avait regardé en passant nerveusement sa langue sur ses lèvres, avant de fondre sur lui. Il l'avait d'abord léché avec hésitation pour ensuite l'avaler gloutonnement.

Harry avait poussé un petit cri de surprise avant d'être secoué par des sensations de purs plaisirs qui étaient venues vague après vague, alors qu'un désir sauvage l'avait traversé de part en part. Harry s'était tordu de plaisir sur le lit en s'agrippant aux draps. Les serrant avec force, désespoir, le corps tremblant, tentant de réfréner ses hanches qui se soulevaient, voulant s'enfoncer encore plus loin dans la chaleur humide et délicieuse. Cétait la première fois qu'on faisait une fellation à Harry, et chaque fibre de son corps vibrait sous la caresse de cette bouche et de cette langue.

Il ne savait pas que c'était aussi bon. S'il l'avait su, il l'aurait fait bien avant ! Il s'était cependant demandé si le plaisir intense qu'il ressentait était dû à l'homme en train de le lui faire, ou si c'était pareil avec tout le monde. Mais les suçons de Tom étaient tellement exquis, qu'ils n'avaient pas tardé à lui ôter toutes pensées cohérentes. Tandis qu'il était sur le point de jouir, ce fourbe de PDG avait arrêté tout mouvement, retiré ses lèvres de la colonne de Harry et s'était redressé au-dessus de lui.

_ Non, ne t'arrête pas ! Avait gémi pitoyablement Harry.

_ Dis-moi mon petit nain, avait dit Tom en caressant paresseuse les cuisses de Potter de ses doigts en faisant de petits cercles près de son désir tremblant, de sorte de le laisser au bord de la jouissance.

_Tout ce que tu veux, lui avait soufflé Harry tremblant.

_Tu penses réellement que je suis nul au lit ? Avait demandé Tom d'une voix qu'il voulait désinvolte, mais qui sonnait incertaine et peureuse. L'homme n'avait pas oublié ce que son nain de jardin lui avait dit après leur première fois. Et même s'il voulait par-dessus tout s'enfouir au plus profond de Potter, il ne pouvait s'empêcher d'avoir peur de ne pas s'y prendre correctement.

_Hein, de quoi tu parles ? Lui avait demandé Harry perdu dans les limbes du plaisir.

_Après notre première fois, tu m'as dit que je t'avais fait mal et que tu n'y avais pas pris de plaisir. Lui avait rappelé difficilement Tom.

_Oh, tu veux parler de ça, avait dit Harry en rougissant.

_Oui.

_Euh, en fait…j'ai beaucoup, vraiment beaucoup apprécié notre première fois.

_Alors, pourquoi tu m'as dit ça ?

_C'est parce que j'avais très mal au matin, et quand je souffre, je deviens désobligeant ... Avait dit Harry d'une petite voix et en rougissant un peu plus. Et puis, j'ai tout de suite regretté ce que je t'avais dit. J'avais même l'intention de venir m'excuser, mais M. Snape m'avait dit d'attendre un peu avant de venir.

_Le fourbe, avait rouspété Tom. Donc, cela veut dire que je ne suis pas nul au lit ! Pas que j'en ai douté un instant, hein. On sentait bien une point d'orgueil dans la voix de Tom.

_Non, tu es parfait. Lui avait dit Harry en souriant de son commentaire.

_Bien.

_Maintenant, peux-tu reprendre ce que tu faisais si parfaitement, s'il te plaît ?

_Attends, une dernière question. Lui avait dit Tom.

_Quoi encore ? avait demandé Harry avec frustration.

_Tu vas vraiment déménager, maintenant que tu as retrouvé du travail ?

_Uniquement si tu ne retournes pas au bureau et que tu me fais la demande. Je ne tiens pas à vivre avec un ermite. Je suis encore jeune moi, contrairement à certains ! Avait dit Harry en rigolant devant le froncement de sourcils que ses mots avaient suscité chez son partenaire.

_Je vois. Et je ne suis pas vieux ! Avait-il dit en lui donnant une petite claque sur la cuisse.

_Alors, prouve-le-moi, avait dit Harry d'une voix provocatrice, accompagnée d'un clin d'oeil suggestif.

_Tout de suite mon petit nain de jardin. Je vais te prouver à quel point je suis jeune !

_ Tu m'as l'air bien sûr de toi, avait raillé Harry. Et ne m'appel…ahhhhhhhh, avait fini Harry alors que Tom reprenait là où il s'était arrêté.

_Ne t'inquiète pas chaton, dans quelques instants tu ne sauras plus qui tu es. La lueur de désir et de promesse qui brillait dans les yeux de Tom avait électrisé Harry.

La main de Tom avait ensuite glissé dans un lent haut et bas sur l'érection de Harry, provoquant des étincelles de plaisir qui s'étaient répercutées dans tout son être. Les lèvres de Tom avaient ensuite pris celles de Harry, provoquant un petit gémissement et, lorsqu'il avait senti Tom se retirer de sa bouche en léchant une derrière fois ses lèvres, Harry avait râlé de mécontentement.

Il l'avait regardé de ses profonds yeux verts qui reflétaient la lumière de la lune au dehors, passant par la fenêtre aux rideaux ouverts. Ses lèvres rouges, gonflées et luisantes, n'avaient pas tardé à donner envie à Tom de l'embrasser encore et encore. De sentir son odeur sur ses lèvres, de plonger dans sa bouche brûlante pour en tirer les plus fabuleux des cris ... Le PDG l'avait alors embrassé à en perdre haleine comme si sa vie en dépendait. Ses grandes mains l'avaient caressé, alors que son corps s'était pressé sur le sien.

Harry avait senti le sexe de Tom pressé contre le sien. Le jeune n'avait pas pu se rappeler quand le PDG s'était déshabillé et s'en fichait royalement : tout ce qui comptait était le plaisir qu'il avait ressenti en sentant la pression du grand corps musclé de Tom sur lui. Il avait murmuré une litanie de compliments sur l'adresse de son amant en poussant des grognements sourds, et avait halé de plaisir en gémissant de bien-être.

Tom avait été un peu plus silencieux, se limitant à procurer le plus de béatitude possible à son partenaire. Les seuls bruits qui rebondissaient dans la chambre du PDG, n'avaient été que les halètements et les gémissements de Harry, et c'était la plus douce des musiques pour Tom. Le regard plongé dans celui de son amant, Tom avait porté un doigt sur les lèvres de Harry qui avait doucement ouvert la bouche et l'avait léché.

Tom avait fermé les yeux pour ne pas perdre le peu de contrôle qu'il avait, devant la sensualité du geste de Potter. Harry avait tiré plus profond le doigt de Tom dans sa bouche et s'était mis à le sucer avec gourmandise, comme son compagnon l'avait fait avec son membre. Rapidement, un autre doigt avait rejoint le premier. Alors qu'il s'appliquait à lécher les doigts de Tom, Harry avait senti le corps de celui-ci bouger. Il s'était placé entre ses jambes et lui avait écarté les cuisses.

Le jeune homme avait dégluti difficilement quand Tom avait aligné leurs membres ensemble. Il savait à quoi allaient servir les doigts qu'il enduisait de salive et caressait de sa langue, et cela le rendait impatient, quoique un peu nerveux.

Bientôt, les doigts avaient été retirés de sa bouche. Tom les avait portés devant son entrée et l'avait minutieusement préparé à sa venue, se redressant et s'approchant de Harry afin de déposer une multitude de baiser sur son visage, tandis que des tremblements de plaisir s'y affichaient.

Il avait été fasciné par les réactions et émotions qui s'étaient affichés sur ce visage. Harry lui avait souri et s'était redressé pour mordiller et lécher les tétons de son amant. Il avait parcouru avec révérence et de ses mains, le plastique parfait de son compagnon, puis avait fermé ses doigts sur la verge de Tom et l'avait caressé en un rythme lent. Son geste avait fait trembler son partenaire. Des spasmes avaient agité ses cuisses et son corps avait été pris de tremblements pendant que sa respiration était devenue de plus en plus difficile.

_Je ne vais plus pouvoir tenir, je vais venir en toi. Tu es prêt à m'accueillir mon petit nain ?

_Oui ! Viens, s'il te plaît, avait gémi Harry d'une voix brisée.

Tom avait ouvert le tiroir de la table de chevet et s'était saisi d'un préservatif et d'un tube de lubrifiant. Il l'avait enfilé en vitesse, puis Harry l'avait stoppé avec un regard sensuel, avant d'étaler du lubrifiant sur ses doigts, et d'en enduire le membre dressé de Tom. Ce dernier avait ensuite plonger lentement dans Harry, en faisant attention de ne pas y aller trop brusquement comme la dernière fois. Il avait pris son temps pour s'enfoncer en son amant, et le plaisir n'en avait été que plus intense.

— Ahh, avait crié Harry en relevant instinctivement les jambes pour que son amant puisse avoir un meilleur accès.

Tom avait alors commencé des vas et viens dans le corps de son amant. Quand, soudain, Harry s'était raidi dans un cri muet : Tom venait de trouver un point sensible en lui. Le PDG l'avait frôlé à nouveau et avait pris plaisir à entendre son jeune amant pousser un cri.

_ Plus fort ! Avait haleté Harry.

Tom avait alors donné un brusque coup de reins, le pénétrant jusqu'à la garde, s'enfonçant dans le fourreau moelleux et brûlant. Il avait martelé Harry avec force, en rythme et en frôlant sa prostate à chaque fois. Faisant crier Harry, le plaisir montant toujours plus fort pour les deux hommes.

— Viens ! Jouis pour moi chaton ! Avait murmuré Tom après un certain temps, tout en continuant à pilonner la prostate de Potter.

Et obéissant instantanément, Harry avait explosé dans un grognement de pure félicité. Sa semence avait jailli en longs jets, faisant trembler son corps. Un instant plus tard, Tom l'avait rejoint en poussant un rugissement avant de s'effondrer sur lui et de rouler rapidement sur le côté, pour ne pas écraser son amant. Il avait ensuite enfoui son nez dans le cou de Potter en soupirant d'aise.

Ce fut à cet instant que la porte de la chambre s'ouvrit brusquement. Une silhouette fine en avait émergé, tenant dans ses mains une arme à feu ; puis un bruit sourd s'était fait entendre, suivi de près par un cri de douleur et un autre de rage et de désespoir.