Heeeeyyyyy !

Aujourd'hui chapitre hyper méga super giga important qui va presque clôturer cette histoire !

Il y aura un où deux autres chapitres après celui-ci ( tout dépend de mon inspiration et de vos retours ) mais pas plus !

J'adore ce chapitre, c'est mon préféré de tous, j'espère qu'il vous plaira également et qu'il sera à la hauteur de vos attentes !

Ma superbe crasybells à magnifiquement corrigé se chapitre et je l'en remercie ! ^^

Je suis désolée pour ce léger retard mais j'ai eu un weekend légèrement écourté précédé de journées de flemmardise aiguë et j'ai préféré vous servir un chapitre tout beau tout propre plutôt qu'un encore rempli de faute ! ^^

Pas plus de balbla, je vous laisse avec la suite, bonne lecture !

Réponse à la review anonyme :

Yuck : Je ne vais quand même pas te spoiler maintenant que tu es sur le point de découvrir si ton hypothèse est la bonne, je ne suis pas vache à ce point, si ?


Chapitre 24 : PDV Edward

Décidés à ne pas perdre plus de temps, nous nous dirigeâmes rapidement vers la Jeep d'Emmett qui avait l'avantage d'aller à une vitesse plus qu'admirable ainsi que de pouvoir tous nous accueillir confortablement.

Emmett était au volant, ce petit joujou était tout de même le sien, et Rosalie m'avait cédé la place à l'avant qui lui revenait habituellement, au vu de mon état d'anxiété bien supérieur à la normale.

La voiture était rapide sur la route, comme un éclair, alors que je poussais Emmett à aller toujours plus vite.

« Se planter dans le paysage ne nous fera pas arriver plus rapidement Edward ! S'énerva Rosalie alors que je commençais à hausser la voix sur mon ami.

-Bella est enfermée je ne sais où avec je ne sais qui, excuse-moi de vouloir l'aider au plus vite ! Répliquais-je mauvais.

-Si on a un accident, on n'arrivera pas du tout donc laisse Emmett gérer !

-Rosalie, je vois bien que tu n'en as rien à foutre d'elle mais- Commençais-je avant de me faire couper par Alice.

-Edward stop ! On est tous dans le même état que toi, ok ? Emmett va aussi vite qu'il le peut et Rosalie en a autant à foutre de Bella que toi. On est tous dans la même situation, on en sait tous autant les uns que les autres et s'énerver ne servira à rien !

-Elle en sait beaucoup plus que nous et tu le sais bien ! Lui rappelais-je. »

La révélation de son enlèvement m'avait calmé pendant quelque temps mais cet état d'esprit avait été bien vite oublié alors mon inquiétude pour Bella était revenue au galop. L'imaginer là-bas, aux mains d'hommes sans considération et prêts à toutes les horreurs, me révulsait.

« Ce ne sont pas les hommes la plus grande menace… M'informa Rosalie.

-Quoi ? Demandais-je perdu.

-Tu avais peur de ce que ces hommes pourraient faire à Bella, mais ce n'est pas un homme qui est responsable de tout ça, aussi surprenant que ce soit c'est une femme. Enfin on aurait plutôt dit une enfant, mais une gosse ne pourrait jamais avoir ce niveau de perversité. »

Je comprenais alors que j'avais pensé tout haut et que ça pourrait m'être bénéfique, j'allais enfin pouvoir faire cracher à Rosalie toute la vérité.

« Tu ne sais donc pas qui t'a enlevée ? Demandais-je.

-Non, j'avais tout le temps les yeux bandés et ils ne me laissaient entendre que ce qu'ils voulaient, pas grand-chose en l'occurrence. Il y avait juste cette femme, qui venait me voir souvent. Elle était clairement folle. Elle était là, sans arrêt, à me chuchoter des choses à l'oreille, comme quoi j'allais payer, comme quoi sa vengeance allait enfin être accomplie. Elle disait que c'était de ma faute, que je l'avais mérité, qu'il ne fallait s'en prendre qu'à moi si j'étais là. Que je n'aurais pas dû le lui voler…

-Lui voler quoi ? Demandais-je avide d'avoir plus d'informations sur celle qui avait comploté contre deux personnes à qui, je devais bien l'admettre, je tenais.

-J'en sais rien, elle parlait mais ses paroles ne voulaient rien dire, j'avais l'impression qu'elle délirait, elle n'était pas claire et répétait sans arrêt la même chose : j'allais payer et je devais mourir. »

J'avalais nerveusement ma salive et commençais à angoisser plus sérieusement pour Bella. Dans quel enfer avait-elle donc atterri ?

« Et comment t'es-tu sortie de là ?

-Emmett m'a sauvée… Dit-elle doucement avec émotion. »

En me retournant, je pouvais voir que son regard laissait transparaître toute la reconnaissance et tout... l'amour ? qu'elle pouvait ressentir pour lui.

« Comment l'as-tu retrouvée ? Demanda Jessica, que nous n'avions plus entendue depuis un moment, curieuse.

-C'était juste après Halloween, alors que tout le monde soupçonnait Rose d'être celle qui avait commandité l'agression de votre groupe, commença-t-il en nous désignant Alice et moi de la main sans quitter des yeux la route. Je suis allé la chercher chez elle pour savoir, pour peut-être aider et surtout pour ne pas que l'on se fasse une idée des choses sans avoir la version des deux partis.

-Tu étais persuadé que Rosalie n'avait aucune responsabilité dans cette attaque ! Me rendis-je compte.

-Même toi tu le savais Edward ! Me rappela-t-il. Ça se voyait, toi qui n'avais jamais hésité à aller t'expliquer, ou plutôt, à aller casser la gueule de quelqu'un, après ça tu n'es même pas allé lui parler !

-Elle avait disparu… Elle avait vraiment disparu et personne ne s'en est inquiété ! M'exclamais-je honteux. »

Rosalie avait frôlé la mort et personne ne s'en était soucié, personne n'avait rien remarqué et tout le monde avait continué sa vie comme si de rien n'était. Tout le monde à part Emmett…

« Tous sauf Emmett… Murmura Alice qui semblait en être venue à la même conclusion que moi.

-Exact. Confirma Rosalie sobrement.

-Je m'inquiétais et j'ai cherché à la retrouver seul, sans demander d'aide à personne, bien sûr ça n'a pas été concluant, je suis donc allé voir la police, grâce à mon père et à sa notoriété j'ai eu le droit à quelques avantages et les policiers ont acceptés de me venir en aide. Ils ont pu la localiser grâce à son portable qui, Dieu merci, était resté allumé et avec elle. Je pensais que c'était gagné, qu'on allait pouvoir la sauver mais la police a mis du temps à réagir, j'y suis donc allé seul.

-Le truc le plus stupide que tu pouvais faire… Murmura Rosalie.

-Et je suis bien heureux de l'avoir fait ! Répliqua-t-il immédiatement. Arrivé là-bas, il n'y avait personne, juste elle, attachée sur une chaise, bâillonnée, les yeux bandés. Je l'ai libérée puis je l'ai emmenée chez moi. Lorsque la police est arrivée sur les lieux, elle n'a rien trouvé de suspect et personne n'était revenu. Lorsque nous sommes allés porter plainte le lendemain et que les policiers ont constaté que Rose n'était pas blessée et qu'elle était saine et sauve, ils ont décidé de ou classer l'affaire décrétant qu'ils avaient plus urgent à faire que de retrouver des kidnappeurs aussi gentils que les télétubbies selon eux.

-Puis je suis restée chez Emmett un moment, continua Rosalie. Il m'a merveilleusement bien accueillie et ses pancakes sont à tomber par terre, dit-elle en plaisantant. J'avais surtout peur de sortir et de devoir subir ça une seconde fois. Je ne sais pas combien de temps jesuis restée dans cet enfer, quelques jours sûrement… Ma psychopathe ne venait me voir quetrès rarement, me menaçant souvent, sans jamais mettre ses menaces à exécution, je sais pas ce qu'elle attendait mais elle a attendu trop longtemps, Emmett est arrivé et m'a sauvée. J'ai réussi à reprendre une vie normale grâce à lui, et je pourrais même dire que cette expérience m'a appris ce qu'était la vie, la vraie. Fini les faux-semblants, j'avais envie de vivre comme je le voulais et être une garce sans cœur au cerveau plus que limité ne m'intéressait plus.

-Et tu n'as rien dit à personne, pourquoi ? Demanda Alice revêche. »

Je voyais bien par là qu'elle essayait de garder ses distances avec Rosalie, elle ne voulait pas prendre en pitié celle qui avait fait de sa vie un enfer pendant un certain moment.

« Je pense que toi mieux que personne peux comprendre ce que ça fait de devoir avouer quelque chose d'aussi honteux aux autres… Murmura la belle blonde en baissant la tête. »

Cette mauvaise expérience lui avait au moins fait se rendre compte de quel monstre elle avait été avant, elle avait vraiment changé et elle s'en voulait. Il faudrait plus que ça à Alice pour lui pardonner totalement mais elle était sur la bonne voie.

Alice ne répliqua rien mais acquiesça d'un signe de tête, montrant par là qu'elle avait compris.

« Nous arrivons, murmura Emmett. »

Il se gara en vitesse sur un terrain vague, juste devant un vieil entrepôt qui semblait abandonné et, alors que nous sortions tous de la voiture, un bruit assourdissant retentit. Le bruit d'une déflagration.

PDV Bella

Je restais figée de stupeur devant ma découverte.

Elle se tenait devant moi avec un grand sourire d'enfant, l'arme -que j'avais entendue être chargée- à sa main.

« Bonjour Bella ! Tu es contente de me voir ? Demanda-t-elle d'une voix aiguë. »

Je ne produisis aucun son, mon bâillon m'en aurait empêché de toute façon et je me contentais de la regarder, les yeux écarquillés. Ma tête devait être mémorable à cet instant puisqu'elle éclata de rire.

Elle rit longtemps avant de hurler de rage et de me gifler violemment.

« Réponds moi quand je te pose une question !

-Ne pas être bâillonnée l'aiderais peut-être à te parler tu ne crois pas, Angela ? fit remarquer une voix d'homme qui s'approchait. »

Je me rendis alors compte de ce qui se trouvait autour de moi et mon cœur sembla s'arrêter une nouvelle fois.

À côté de mon ex colocataire folle à lier se trouvait un ami : Jasper.

À sa vue, je me mis à pleurer pour de bon et le suppliais du regard, mon bâillon étouffant mes cris.

« Hum c'est vrai… Délivre là ! Ordonna-t-elle.

-Je ne suis pas venu ici pour que tu me donnes des ordres ! Répliqua Jasper. »

Qu'est-ce qu'il faisait ici déjà ? Pourquoi était-t-il là ? Il s'était lié à elle alors que rien ne les rattachait. Pourquoi l'avoir aidée à me faire du mal ? Pourquoi l'aider à me… me tuer ? Ferait-il vraiment cela ? Serait-il capable de me faire du mal après tout ce que nous avions vécu ? Me faire du mal alors qu'il savait que son meilleur ami m'aimait ?

C'était cela le problème, Edward m'aimait et Jasper ne voulait pas que son ami m'aime. Il avait tout fait pour nous séparer. Continuerait-il jusqu'à ce que nous soyons séparés à vie ? Jusqu'à ce que la mort nous sépare.

Comment avait-il pu devenir aussi cinglé qu'elle ?

Que ce soit Angela la responsable de tout ça ne devrait même pas me surprendre, son comportement ne cessait de se détériorer au fil des semaines. Elle avait rendu ma vie infernale et j'étais allée jusqu'à accepter d'habiter chez Alice et Edward alors que j'avais une peur bleue de rester avec lui aussi souvent. Après être rentrée de chez mon père, je savais que je voulais le reconquérir, quoi qu'il m'en coûte, mais envahir son espace vital n'était pas dans ma stratégie, je pensais qu'il se lasserait de moi et qu'il finirait pas me rejeter pour de bon cette fois. Mais ça ne s'était pas passé comme ça, ma vie avec lui avait été parfaite jusqu'au dernier jour et quitter ma petite chambre universitaire ainsi que mon horrible colocataire avait été la meilleure décision de ma vie.

Malheureusement, Angela n'avait pas bien pris la chose et semblait être sur le point de se venger.

Je me reconnectais à l'horrible réalité que j'étais en train de vivre et dont il avait été si facile de faire abstraction au profit de souvenirs heureux, pour finalement retrouver l'usage de la parole.

« Ne crie pas, ça vaudrait mieux pour toi, me prévint-il d'une voix dure.

-Jas-jasper, murmurais-je d'une voix éraillée. Aide moi, aide moi, s'il te plaît. »

Il m'ignora et se détourna de moi pour aller s'asseoir sur une caisse en bois un peu plus loin. J'observais enfin ce qu'il se trouvait autour de moi. J'étais attachée contre une poutre de fer au milieu de ce qu'il avait l'air d'être un entrepôt abandonné où de nombreuses palettes s'entassaient. Je pouvais apercevoir plus loin, sur l'une d'elle, l'ombre d'une silhouette orientée dans notre direction. Un homme, d'après sa stature, nous observait sans rien faire, sans esquisser le moindre geste.

« À l'aide, murmurais-je d'une voix anxieuse à sa destination. »

Je n'avais pas crié, la menace de Jasper planait encore trop près de moi.

Lorsque je compris que l'ombre ne répondrait pas et qu'elle ne m'entendait sûrement même pas, je m'adressais aux deux autres :

« Qu'allez-vous faire de moi ? Demandais-je anxieuse.

-Ho ça ma belle Bella tu le sais déjà, chantonna Angela près de moi. Tout est de ta faute et tu vas devoir le payer !

-Je t'en supplie Angela, m'étranglais-je alors qu'elle pointait son arme contre mon front, quoi que j'ai fait, je ne mérite pas ça.

-Et qui le dit, hein ? S'exclama-t-elle. Toi ! C'est toi qui le dis ! Tu m'as tout volé, tout ! Et tu oses dire que je n'ai pas le droit de me venger ? Que j'exagère ? Que je suis folle peut-être ? Crois-moi, la plus folle de nous deux, c'est toi ! Tu as été folle de croire que tu aurais pu tout me voler sans en subir les conséquences ! Tu as eu mon titre, tu as eu mon trône, tu as eu ma célébrité et pour finir tu as réussir à avoir l'amour de ma vie ! Sans toi, j'aurais pu tout avoir, sans toi tout aurait été parfait ! Parfait, tu m'entends ? Parfait ! Hurla-t-elle enfin et me giflant.

-Et maintenant tu vas pouvoir partir Bella, finit Jasper. Tu vas partir pour ne plus jamais revenir, sans jamais chercher à recontacter Edward et ça sera fini pour de bon. »

Je pleurais de peur mais une pointe d'espoir venait de naître en moi : j'allais vivre, ils allaient me laisser vivre !

Malgré la situation, je regardais Jasper avec toute la reconnaissance que je pouvais avoir et louais tous les dieux que je connaissais.

« NON ! Hurla Angela de plus belle. C'est trop tard maintenant ! Tout est prêt, plus jamais elle ne ressortira de cette pièce !

-Ce n'est pas ce qui était prévu ! S'exclama Jasper en colère.

-Peu importe, ça va se passer comme ça, c'est comme ça que ça doit se passer, pas autrement ! »

Elle se posta en face de moi, son arme au poing et recommença à chantonner :

« Tic… Tac…Tic… Tac… Tic… Tac…

L'heure tourne.

L'heure est bientôt arrivée.

La jolie fille va sombrer.

La jolie fille va mourir !

Tic… Tac…Tic… Tac… Tic… Tac… »

Sa tête se balançait sur ses épaules à chaque bruit d'horloge qu'elle chantait et elle éclata d'un rire démoniaque à la fin de sa chanson.

« Au revoir jolie fille, susurra-t-elle en plaçant son index sur la gâchette. »

Des sanglots obstruaient ma gorge ce qui m'empêchait de bien respirer et, sans plus aucun espoir, je fermai les yeux précipitamment et attendis le bruit assourdissant qui serait synonyme de ma mort.

« Arrête ! Cria la voix d'un homme. »

Une voix que j'aurais tôt fait de reconnaître : celle d'Alec.

J'ouvrai les yeux sous le choc alors que la balle partait.

Derrière moi.

La surprise avait fait bouger Angela qui avait tiré dans le vide.

« C'est pas ce qui était prévu ! Hurla-t-il en courant vers nous. »

C'était lui, l'ombre au fond de la salle, il était là depuis le début et n'avait rien fait. Il était avec elle, avec eux.

Le peu d'espoir qui avait surgit en moi à l'entente de sa voix s'évanouit immédiatement et je me demandais qui d'autre surgirait comme ça, de nulle part, pour me punir, pour me donner la mort.

Il tenta d'enlever l'arme des mains d'Angela mais celle-ci, farouche, ne se laissa pas faire.

« Elle doit payer ! Elle doit payer ! Hurla-t-elle de plus belle.

-Pas comme ça ! Riposta-t-il furieux. »

Puis un autre coup partit.

Dans le ventre d'Alec cette fois.

Tout le monde se figea sauf Angela, celle-ci profita du fait qu'Alec l'ait lâchée et pointa son arme vers moi pour finalement s'effondrer sur place avant d'avoir eu le temps de tirer. Jasper se tenait derrière elle, une barre de fer à la main : il venait de la frapper à la tête.

Il me regarda, déboussolé, et murmura un « désolé » avant de s'enfuir vers une porte au loin sans plus se préoccuper d'Alec ou de moi.

Je sanglotais pitoyablement alors qu'Alec regardait avec un étonnement non feint le sang se répandre sur son t-shirt.

«Alec, Alec… Croassais-je. »

Celui-ci s'effondra à genoux devant moi, une grande souffrance et une grande peine bien visibles dans ses yeux.

« Alec…

-Bella, souffla-t-il doucement.

-Alec, reste avec moi Alec, tout va bien se passer. »

Je tentais sans résulta de libérer mes mains attachées dans mon dos mais je ne réussis qu'à approfondir les blessures qui se profilaient déjà sur mes poignets.

Mon ami rampa jusque moi et posa sa tête sur mes genoux alors que les larmes ne cessaient de couler sur mes joues.

« Chut, Bella, chut, j'ai jamais aimé t'entendre pleurer… Murmura-t-il en soulevant un peu sa tête pour me regarder dans les yeux.

-Je suis désolée, tellement désolée… Pleurais-je.

-Pourtant c'est toujours en pleurant que tu venais me voir… Continua-t-il sur le même ton.

-Je m'en veux tellement Alec, s'il te plaît, reste avec moi… Dis-je alors que je voyais la tâche de sang sur son t-shirt se répandre et ses mains retomber par terre, n'ayant plus la force de contenir sa blessure.

-Je voulais être ton prince charmant ce soir… Reprit-il. Je devais te sauver… Te sauver… Pas Edward… Moi… Seulement moi, dit-il doucement. Après ça tu… m'aurais… aimé…

-Je t'aime Alec, je te jure, sanglotais-je. Reste avec moi, je t'en supplie. Reste avec moi ! »

Dans un dernier effort, il leva sa main ensanglantée et me caressa la joue doucement, les yeux plus vifs que jamais.

J'eus un sursaut d'espoir, il allait vivre !

Puis sa main retomba, sa tête reprit place sur mes genoux et la vie quitta pour de bon ses yeux au même moment qu'un filet le sang glissait de ses lèvres pour finalement dégouliner sur son menton.

Tout redevint calme, mes sanglots s'étaient effacés. Je retenais mon souffle attendant que les caméras sortent de leurs cachettes, qu'Alec se relève en rigolant en s'écriant un « je t'ai bien eue ! ». Mais rien de tout cela ne se produisit. À la place, j'entendis des bruits de courses.

Mon nom était crié mais je n'en avais que faire, je ne pouvais cesser de fixer le visage mort d'Alec.

Brusquement, je me retrouvais debout, les mains détachées et prise dans une étreinte de fer.

Une multitude de sons éclataient autour de moi mais je ne comprenais rien.

Puis son odeur m'apparut. Il était là. Edward.

Alors que j'étais restée figée contre lui depuis le début sans rien ressentir, sans émettre aucun son, je commençais à le serrer contre moi, puis à pleurer et enfin hurler.

Perdue dans ma démence, je ne percevais plus rien, tout ce qui me rattachait sur terre était l'étreinte d'Edward qui ne faiblissait pas.

Je ne l'aurais jamais laissé me relâcher à cet instant, je ne l'aurais jamais relâché.

OoooOoooOoooOoooOoooOoooOoooO

Ce ne fut que bien plus tard que j'émergeais, assise dans une voiture. J'avais dû m'évanouir.

Je m'aperçus rapidement que l'étreinte qui me retenait avant mon inconscience m'avait relâchée et que j'étais simplement entourée d'une couverture de survie.

Je ne connaissais pas le conducteur en face de moi et je me mis à paniquer.

« Bella, Bella, Bella ! Je suis là tout va bien ! S'écria Alice pour me calmer. »

Je me jetais dans ses bras et me rattachais à la seule personne que je connaissais.

« Shhhhh, Bella, shhhhh, tout va bien… Continua-t-elle. On est dans la voiture de police, ok ? Ils nous ramènent à la maison, tout va bien se passer. »

Je hochais la tête doucement, me blottissant dans ses bras, refusant de la lâcher.

« Alec… Alec… Murmurais-je pitoyablement.

-Chuuuut… Ça va aller Bella, tout est fini, on ne te fera plus de mal… »

Je pleurais longtemps, les sanglots ne semblaient pas vouloir quitter mon corps et alors qu'on rentrait en ville, je demandais :

« Où-où est Edward ? Articulais-je d'une voix rauque d'avoir trop crié, trop pleuré.

-Il est allé… Régler quelques problèmes… Murmura-t-elle hésitante. »

PDV Edward

J'avais fini par lâcher Bella lorsque celle-ci s'était évanouie et je l'avais confiée à Alice. Puis, sans réfléchir et sans écouter ce que les policiers qui venaient juste d'arriver disaient, j'avais pris la Jeep d'Emmett et m'étais enfui.

Jasper n'était pas là…

Il n'était pas là et Alec était mort, Angela, instigatrice de tout ça, assommée, à terre, alors que ma Bella était toujours attachée à une colonne, le cadavre de son ami sur ses genoux.

Si Jasper n'était pas là c'est qu'il était libre, qu'il ne s'était pas fait kidnapper.

Alors je pouvais le retrouver.

Je parcourais des kilomètres et des kilomètres avec en vue un seul objectif, un seul endroit où il aurait pu se trouver.

Il faisait jour depuis longtemps lorsque j'arrivais sur la rive droite du lac Michigan, à l'extrême opposé de Chicago, où se trouvait le seul point de ralliement par bateau de l'île de Beaver Island.

Son père avait une villa là-bas, tout près du lac où nous nous y rendions souvent en vacances, lorsque nous étions plus jeunes. C'était le seul endroit où il se sentait vraiment chez lui, le seul endroit où il arrivait à réunir ses parents plus de trois jours d'affilée.

La traversée me prit encore une quarantaine de minutes et, une fois arrivé là-bas, je ne pris pas le temps de me reposer et me rendis directement en direction de la villa à l'aide d'une voiture que j'avais louée rapidement près du petit port où j'avais accosté.

Arrivé devant la maison des Whitlock, j'aperçus le même type de voiture que la mienne garée à la va-vite devant l'entrée et je fis de même.

Je rentrais, sans sonner, mais j'annonçais ma présence en hurlant :

« JASPER ! JASPER ! »

Je pénétrais dans le salon où je découvris un Jasper paniqué qui venait, semblerait-il, de tomber du canapé sur lequel il devait dormir.

À ma vue, il devint blanc comme un linge et commença à paniquer :

« Edward ! Qu'est-qu'est-ce que tu fais ici ?

-Je te retourne la question.

-Heu… Je suis venu faire un break…

-Sans prévenir personne et sans répondre à aucun appel ? En laissant ta maison grande ouverte sans même prendre le temps de faire tes bagages ? »

Sous mes reproches, il reprit confiance et me lança, arrogant :

« Ta copine n'a pas l'exclusivité de la fuite que je sache.

-En parlant d'elle… Tu veux pas savoir comment elle va ? Demandais-je vicieux.

-Qu'est-ce que tu veux dire par là, Edward ? Demanda-t-il en essayant de cacher sa nervosité. »

Si j'avais encore des doutes sur son implication dans l'enlèvement de Bella, son comportement venait juste de me le prouver. J'avais toujours su déceler ses mensonges et la fébrilité dont il faisait preuve alors qu'il était réputé pour avoir un sang-froid à toutes épreuves me prouvait que mes doutes étaient justifiés.

« Tu sais très bien ce que je veux dire ! Hurlais-je en m'avançant d'un pas menaçant vers lui. »

Son visage se décomposa lorsqu'il comprit qu'il n'avait plus aucune chance de m'entourlouper.

« Edward… C'est pas ce que tu crois… Commença-t-il.

-C'est pas ce que je crois, ah ouais ? T'as pas du tout enlevé ma copine, aidé de sa folle dingue d'ex-colocataire ? T'as pas voulu la tuer elle et son ami ?

-Ça ne devait pas se passer comme ça ! Je te jure ! Edward écoute moi ! S'exclama-t-il alors que je l'attrapai par le col et que je m'apprêtais à lui envoyer mon poing dans la gueule. »

Et c'est ce que je fis.

Je le frappai avec toute la force que j'avais et il tomba à terre le nez sûrement cassé, du sang dégoulinant sur son visage.

« Edward arrête ! Cria-t-il en rampant loin de moi. »

Fou de rage, je lui envoyais plusieurs coups de pied dans le ventre, ce qui le fit gémir de douleur.

Il finit par réussir à se relever en s'aidant du bar à côté de lui et me regarda, suppliant :

« Edward, écoute-moi, c'était pas ce que je voulais ! Je voulais juste lui faire peur !

-Ah oui ? Avec un flingue ? En tuant quelqu'un qu'elle aimait ?

-Non, non ! S'exclama-t-il alors que je revenais à la charge. Personne ne devait mourir ce soir, je te jure ! Je te jure… Répéta-t-il en reprenant son souffle. On devait juste lui faire peur, assez peur pour qu'elle parte et qu'elle ne revienne jamais !

-Pourquoi ? Sifflais-je à la fois furieux et curieux.

-On était jaloux, on était tous jaloux ! Dit-il rapidement. Elle nous volait tous quelque chose et on voulait tous qu'elle parte, comme ça tout redeviendrait normal.

-Qu'est-ce que son ami… Alec, hésitais-je, a à voir là-dedans ? Pourquoi l'avoir enlevé, lui ?

-On ne l'a pas enlevé, il-il était avec nous ! Il était avec nous, il nous a aidé. C'est lui qui m'a incrusté dans son plan.

-Pourquoi ? Demandais-je de plus en plus perdu. »

N'était-il pas censé aimer Bella ? Elle était le centre de son monde et voilà qu'il participait à son agression…

« Il-il l'aimait… Dit Jasper. Il la voulait pour lui… Il pensait que si il la sauvait et qu'il la ramenait chez elle, elle finirait pas l'aimer et qu'elle t'oublierait. C'était pas censé se passer comme ça ! Finit-il.

-Il a manigancé tout ça ? Demandais-je.

-Non, c'est elle ! Elle, Angela ! Elle nous a trouvé et nous a proposé de nous venger ! On voulait juste faire peur à Bella, je te jure mais une fois… une fois arrivée là-bas, elle est devenue… comme folle ! On ne pouvait pas la contrôler, elle voulait la tuer ! Elle a failli le faire… Mais Alec s'est interposé et il est mort… Puis… Je l'ai assommée… Et je suis parti…

-Pourquoi lui vouloir du mal ? Que t'avait-elle fait ? Pourquoi l'avoir détestée depuis le début ? »

Alors qu'il avait débité tout son récit d'une voix perdue et désolée, cette fois-ci, elle se fit plus dure, une haine hautement perceptible présente dans ses paroles :

« C'est une femme Edward ! Et tu as eu la sottise de tomber amoureux d'elle ! Tu allais m'abandonner, moi, ton frère !

-Qu'est-ce que tu racontes comme stupidités ? J'allais pas t'abandonner ! M'écriais-je ahuri.

-Tu allais me remplacer ! M'oublier pour elle ! Continua-t-il revêche.

-Que-quoi ? J'aime Bella, ça n'a rien à voir avec ce qui se passe entre toi et moi ! Attends… Tu es amoureux de moi ? Sursautais-je à cette révélation subite.

-Bien sûr que non ! »

Inconsciemment, je relâchais l'air que j'avais emmagasiné dans mes poumons de soulagement.

« Elle allait juste nous séparer… Et puis lorsque que tu aurais été tout seul elle t'aurait planté un couteau dans le dos… Comme chaque femme le fait. Et tu aurais été détruit. Je voulais juste t'empêcher de souffrir !

-Quoi ? Mais pourquoi tu dis ça Jasper, qui t'a mis cette idée là en tête ? Demandais-je ahuri.

-Tu sais très bien qui Edward… Me répondit-il avec un regard entendu. »

Puis ça me vint comme une évidence et je me demandais comment je n'y avais pas pensé avant.

« Maria ? M'écriais-je. »

Il ne répondit pas et se contenta de baisser ostensiblement la tête.

« Comment as-tu pu faire tout ça à cause d'une fille qui t'a quitté il y a des années ! DES ANNÉES ! Hurlais-je.

-Des années, des années, oui ! Répéta-t-il à son tour. Des années qui m'ont prouvé que les femmes ne font que se servir des hommes et qu'il faut rester loin d'elles ! J'aimais bien Bella ! Elle est gentille, oui ! Mais elle t'aurait lâché à un moment ou à un autre ! Et tu serais devenu comme moi ! C'est ça que tu veux ? C'EST ÇA ? Hurla-t-il à son tour. »

La fureur qui m'avait pris quelques minutes auparavant refit surface et je le frappai une nouvelle fois sans qu'il ne puisse rien faire.

« C'est à moi de décider de ce que je fais de ma vie, Jasper ! Moi et seulement moi ! »

Je le regardais avec une haine pure dans les yeux et je me rendis compte à cet instant que j'avais envie de lui faire du mal. Autant que lui en avait fait à Bella. Même si c'était mon meilleur ami, mon frère, celui avec qui j'avais tout partagé, ce jour j'étais capable de le tuer…

Et puis ça me fit peur… Je ne savais pas où m'arrêter et j'allais faire une connerie, alors, je réunis tout le self contrôle que je possédais et murmurais :

« Dégage Jasper…

-Quoi ? Tu vas pas me rendre à la police ? Demanda-t-il surprit.

-DÉGAGE ! Hurlais-je en brisant que je sais quoi par terre. »

Il dut comprendre que je ne rigolais pas puisqu'il déguerpit en vitesse sans aucun regard en arrière.

Les membres tremblant, je saccageais l'entièreté de la maison et je partis de celle-ci, vidé, calmé, mais le cœur brisé.

Aujourd'hui j'avais perdu mon frère.


Héééééééééééééééééééééééé ouais !

Alors il faut que vous sachiez que ce meurtre n'était pas du tout prévu au début de cette histoire ! En effet j'en ai eu l'idée lorsque crasybells, ma magnifique correctrice et la plus belle rencontre que j'ai pu faire sur ce site, à eu l'idée d'écrire puis de publier ce que j'appelle "le chapitre maudis" (voir le chapitre 24 de sa fiction "The only easy day was yesterday") il s'est avéré qu'il n'était pas si maudis que ça mais je vous en dit pas plus, je vous ai assez spolié comme ça ! Bref ma vengeance était déjà toute prête et tuer son personnage préféré était à la hauteur de l'affront qu'elle m'avait en me faisant nager dans ma douleur pendant des semaines. En conclusion si il y a quelqu'un que vous devez tuer aujourd'hui ce n'est pas moi mais elle !

S'il vous plaît... Soyez indulgent ! XD