Coucou ! Ah je suis trop contente de poster un autre chapitre ! Les choses vont commencer à devenir intéressantes ) !

Merci à Manganounette et BloodyDemon666 pour leurs reviews. Et merci à Kleo8 pour son follow et favorite.

Sinon, je voulais vous demander votre avis : voulez-vous que j'écrive un lemon dans les prochains chapitres ? (je ne sais pas encore lequel précisément) Le truc, c'est que j'en ai déjà mis deux dans cette histoire et j'hésitais du coup… Bon, aussi je ne suis pas obligée de l'écrire en détails… mais c'est à vous de voir, n'hésitez pas à me dire votre avis dans les review ou pas PM.

Aussi, je voulais vous parler d'une autre chose : il y quelque chose comme TRES LONGTEMPS, j'avais parlé d'une one-shot sur Watch_Dogs en préparation, en réalité je l'ai laissé un peu de côté (en fait je l'ai même pas commencé :p). Mais j'ai toutes les idées en tête mais je n'arrive pas à l'écrire -_- dons je voulais quand même prévenir pour ceux qui l'attendraient toujours… Donc voilà, je ne l'écrirai pas avant longtemps je pense, désolée…

Bon, je vous laisse avec le chapitre, n'hésitez pas à laisser une petite review, à follow ou favorite, Bonne lecture !


Stockholm syndrome

Chapitre 25

Emilie se réveilla avec un mal de tête insupportable. En réalité, tout son corps la faisait souffrir. Elle tenta de se redresser lentement. Pas étonnant qu'elle ait mal comme ça, elle venait de dormir sur le canapé, sûrement pendant des heures voyant la nuit noire qui couvrait le ciel.

Elle resta assise quelques minutes sur le canapé pour reprendre ses esprits. La douleur s'atténuait un peu mais restait toujours présente. Elle réussit finalement à se lever. Elle marcha jusqu'au miroir, dans l'autre coin de la pièce. Son visage était redevenu à peu près normal. Les griffures avaient commencé à se refermer, les rougeurs avaient disparu, il ne restait plus que l'œil au beurre noir qu'elle avait à gauche.

-T'as dégonflé. Dit une voix moqueuse derrière elle.

Elle se retourna aussitôt en entendant la voix de Vaas. Il venait de sortir de la salle de bain. Il ne portait qu'un boxer et ses cheveux était mouillés. Elle détourna son regard en rougissant légèrement, voyant qu'il était à moitié nu. Il rit.

-Toujours aussi timide, Querida… ? Se moqua-t-il.

Elle ne répondit pas et fit deux pas en avant pour s'éloigner mais Vaas lui barra la route. Il se rapprocha brusquement d'elle. Elle recula machinalement mais elle se heurta à la table. Vaas approcha un peu plus son corps pour chuchoter à son oreille :

-Maintenant que t'es réveillée, on va pouvoir continuer ce qu'on était en train de faire, hein ?

Emilie fronça les sourcils. Elle posa les mains sur son torse pour le repousser légèrement. Il se redressa et la regarda dans les yeux.

-Fait pas ta petite innocente, Querida, t'étais bien chaude toute à l'heure.

Il prit les mains d'Emilie dans les siennes et les porta doucement à sa bouche pour y déposer de légers baisers. Emilie essaya de retirer ses mains de son emprise mais sans résultat.

-Qu'est-ce qu'on était en train de faire ? Demanda-t-elle inquiète, se doutant cependant fortement de la réponse.

Soudain, il laissa aller ses mains et l'attrapa en dessous des genoux pour la soulever et la poser sur la table. Emilie laissa échapper un petit cri de surprise. Il se colla brusquement à elle en murmurant avec luxure :

-A ton avis…

Emilie pouvait déjà sentir l'excitation du pirate entre ses jambes. Elle posa les mains sur ses épaules pour le repousser. Non seulement elle n'avait pas envie, mais elle avait horriblement mal.

-Woh woh woh. Dit-elle en lui faisant signe de s'arrêter. On se calme, j'ai- enfin je veux pas-

Elle essayait de repousser les avances de Vaas, en vain bien sûr. Il se rapprocha encore pour mordiller son lobe d'oreille. Elle ne put empêcher un petit gémissement. Oh, elle adorait quand il faisait ça. Sa réaction le fit sourire, il continuait en essayant de la convaincre pendant qu'elle tentait de l'arrêter.

-Aller… Disait-il.

-Non. Répondait-elle.

-Aller, juste deux minutes… Continuait-il.

Aussitôt qu'elle entendit cette phrase, elle rétorqua avec un énorme sous-entendu :

-Ouais, ça, je confirme.

Elle attira son attention. Il s'arrêta et se redressa.

-Comment ça ?

Elle rit légèrement, il n'avait pas compris, tant pis.

-Laisse tomber. Dit-elle en riant toujours.

Elle profita du moment d'inattention de Vaas pour descendre de la table. Mais elle arrêta de rire quand Vaas la plaqua contre l'armoire violement. Son visage se crispa avec la douleur. Vaas vint à nouveau murmurer à son oreille.

-J'en n'ai pas fi-

Il se stoppa quand il aperçut que quelque chose était tombé d'entre le mur et l'armoire. L'objet attira son attention. Emilie, qui attendait un nouvel assaut, fut surprise quand il s'éloigna d'elle. Il se pencha vers l'objet.

-Qu'est-ce que…

Il était sur le point de le prendre quand Emilie réalisa que c'était sa pochette à dessin. Elle s'affola d'un coup. Il ne fallait pas qu'il voit ce que c'était, elle chercha une solution en paniquant. Elle fit la première chose qui lui vint à l'esprit. Elle enlaça le pirate le plus étroitement possible et exerça un léger frottement entre leurs corps en poussant un petit gémissement.

-Vaas…

Il la repoussa doucement, sans décrocher les yeux de son objectif. Quoi ? Il n'avait même pas bronché ! Et dire qu'il y a deux secondes, il était prêt à lui sauter dessus ! Il prit la pochette et la souleva du sol. Emilie ne put rien faire. Il l'ouvrit et observa son contenu. Emilie le regardait, attendant.

Après quelques secondes, Vaas leva son regard vers celui d'Emilie. Il n'avait pas l'air en colère, il n'avait pas l'air content non plus, il n'avait pas l'air étonné. Impossible de savoir ce qu'il pensait, comme d'habitude. Il montra du doigt les feuilles de papier et demanda :

-C'est à toi ?

Elle déglutit et acquiesça.

-Très joli. Dit-il simplement avant de refermer la pochette et de la redonner à sa propriétaire.

Emilie restait immobile fixant Vaas. C'est tout ? Enfin, il lui avait déjà fait le coup une fois… Quand elle vit qu'il se dirigeait vers le lit, elle se dépêcha de remettre l'objet à sa place. Le temps qu'elle se retourne, Vaas était déjà couché.

-Tu viens ? Dit-il.

Elle hésita deux secondes.

-Quelle heure c'est ? Demanda-t-elle un peu surprise.

-J'sais pas, dix heures peut-être… Répondit-il. En tous cas c'est assez tard pour aller se coucher, alors arrête de tourner en rond et vient te coucher. Ordonna-t-il.

Même si son ton autoritaire ne lui plut pas trop, Emilie s'exécuta. Elle retira ses vêtement pour se mettre en pyjama mais la chaleur qu'il faisait ce soir-là l'en dissuada. Elle garda seulement sa culotte et se glissa dans le lit après avoir éteint la lumière. Le noir était presque total. La lumière de la lune était obstruée par les lourds nuages.

Emilie se tourna vers Vaas et se roula en boule. Il était étendu sur le dos, les bras le long du corps et commençait déjà à dormir. Emilie ne trouvait pas le sommeil. Elle regardait Vaas. Elle n'arrivait pas à le détester. Elle avait été en colère quelques heures, puis plus rien, comme si tout était oublié. Mais elle savait qu'il y aurait des conséquences, pas par rapport à Vaas, mais par rapport à Agnes. Elle avait pris conscience de ce qu'elle avait fait, et elle redoutait ces conséquences.

Elle fixait toujours Vaas du regard. Elle tendit le bras vers lui pour caresser doucement son bras musclé avec sa main fine et blanche. Elle appuyait juste assez pour lui donner la chair de poule. Tout était silencieux dans la pièce.

-Vaas ? Dit-elle en chuchotant.

Il répondit par un simple grognement.

-Hmmm… ?

Elle continuait de promener sa main le long de son bras.

-Tu crois qu'Agnes m'en veut ? Dit-elle en un chuchotement pitoyable.

-Hmmmm… Il était pratiquement endormi, il ne répondit pas.

La main d'Emilie finit de descendre le long de son bras pour prendre sa main. Elle serra aussi fort qu'elle pouvait et se recroquevilla d'avantage en se rapprochant de Vaas. Sa chaleur la réconfortait. Elle souffla et ferma les yeux. Après de longues minutes, s'efforçant de ne rien penser, elle s'endormit.

Emilie se réveilla dans le froid glacial des draps vides. Sa vision était encore un peu flou et son corps engourdi. Elle s'assit sur le lit en soupirant. La pièce était éclairée par une faible lumière grisâtre. Emilie pouvait voir de ciel gris à travers la fenêtre. Tout était silencieux et calme.

Emilie se leva du lit quand elle entendit le bruit de l'eau coulant du robinet dans la pièce adjacente. Elle attrapa un vêtement qui trainait sur le sol avant de l'enfiler. Le débardeur était un peu grand pour être le sien, mais peu importait, tant que ça la couvrait un peu. Elle entra dans la salle de bain. Vaas était devant le lavabo en train de se raser.

-Hey. Dit-elle doucement.

-Hey. Répondit-il en continuant ce qu'il était en train de faire.

Elle marcha jusqu'au lavabo pour y prendre sa boîte de pilule. Elle en sortit une et l'avala avec un verre d'eau. Pendant qu'elle faisait ça, Vaas la scrutait du coin de l'œil.

-Ça sert à rien de la prendre si on baise pas. Dit-il avec moquerie.

Emilie pouvait tout de même discerner une pointe de frustration dans sa phrase. Elle n'eut d'autre réponse que lui tirer la langue. Ça le fit simplement rire. Ouf ! Il ne l'avait pas pris mal… Elle s'apprêta ensuite à sortir mais Vaas la stoppa.

-Attends, tant que t'es là, tu vas m'aider.

Emilie se retourna et attendit qu'il lui dise quoi faire. Il se rinça le visage avec de l'eau et prit le savon sur le rebord du lavabo pour le passer sur les cheveux court qui poussaient autour de sa crête.

-J'ai besoin que tu me rases. Dit-il en pointant du doigt ses cheveux blanchis par la mousse.

Emilie acquiesça, un peu surprise. Il ne peut pas le faire tout seul ? Peu importe, Emilie s'avança vers lui et prit le rasoir qu'il lui tendait. Elle commença alors à le passer sur son crâne, prenant soin de ne pas le blesser. Elle passa très lentement autour de sa cicatrice qu'elle trouvait toujours assez effrayante. Elle fit aussi attention à ne pas couper les cheveux qui composaient la crête au sommet de sa tête.

Quand elle eut fini, elle lava puis reposa le rasoir. Vaas se rinça la tête et s'essuya avec une serviette avant de se regarder dans le miroir pour vérifier le travail d'Emilie. Il hochait la tête. C'était beaucoup mieux comme ça. Il se retourna ensuite vers elle et remarqua qu'elle portait son débardeur. Il tendit la main. Emilie ne compris pas son geste.

-Tu sais bien à quel point j'adore te voir dans mes fringues, mais tu peux me rendre mon t-shirt, s'te plait ? Dit-il avec un ton autoritaire.

Elle baissa la tête pour regarder le vêtement. Elle était assez étonnée, sans réfléchir elle retira le débardeur, exposant son buste aux yeux du pirate qui ne put s'empêcher de sourire. Quand elle se rendit compte de la raison de ce sourire, elle tenta de couvrir sa poitrine avec ses bras en rougissant.

Vaas soupira et commença à rire. Il se rapprocha d'Emilie et essaya de dégager ses bras fermement attachés à son buste. Elle céda rapidement. Il porta ses bras pour les enrouler autour de son cou. Il se colla à elle en posant ses mains derrière son dos. Il chuchota alors à son oreille :

-Un corps comme le tien, bébé, on le cache pas.

Elle le serra plus fort, sentant sa voix rouler sur sa peau. Il sourit et embrassa son cou. Oh, il l'ensorcelait ! Elle était encore piégée dans ses bras, il la tenait prisonnière de ses étreintes. Elle ne pouvait rien faire d'autre que répondre à son baiser. Elle l'embrassa d'abord sur la joue. Il s'éloigna de son cou pour l'embrasser sur la bouche. Le baiser devint vite plus langoureux, sensuel, torride.

Soudain, on toqua à la porte. Les deux se séparèrent en entendant une voix plutôt aigue parler à travers la porte.

-Sir ! Hoyt veut vous voir. Il dit que c'est urgent.

La personne avait l'air assez affolée. Emilie reconnut la voix de Jonnah, le petit gringalet qu'elle avait croisé quelques jours plus tôt.

-Je vais le tuer un jour, ce gosse. Soupira Vaas à travers ses dents serrées par la frustration. OK, j'arrive, dis-lui d'attendre ! Cria-t-il pour se faire entendre.

Vaas ne perdit alors pas de temps et enfila son t-shirt. Il se rendit dans la chambre et rangea ses armes à sa ceinture. Emilie le regardait faire. Elle ne disait rien, puis ça lui revint à l'esprit. Elle se rapprocha un peu de Vaas alors qu'il s'apprêtait à partir et dit d'une voix hésitante :

-Euh, tu crois que je peux aller voir… Agnes… ?

-Oui, fais c'que tu veux, t'es une grande fille, Querida. Dit-il en tapotant sa tête comme il le ferait avec un chien.

Dans la hâte, il n'avait pas saisi le vrai but de sa question. Emilie ne dit rien de plus. Il se dépêcha de sortir et ferma la porte derrière lui. Emilie s'habilla aussitôt (avec des vêtements propres, pas comme Vaas). Elle s'avança ensuite vers la porte mais hésita quelques secondes à sortir. Elle avait peur, elle n'était pas sortie depuis… l'évènement. Elle avait peur de ce qu'elle trouverait dehors. Mais que pouvait-elle trouver d'autre qu'un camp remplit de pirates ? Rien, mais c'était ce qui lui faisait peur. Et comment réagirait Agnes ? C'était une personne intelligente, elle saurait lui pardonner ce qu'elle avait dit, ce qu'elle avait fait, non ?

Emilie se décida finalement à sortir. Dehors, tout était normal, même si les rares pirates qu'elle croisait la regardaient bizarrement. Elle continuait tout de même son chemin jusqu'à l'infirmerie. Mais au détour d'une allée, elle aperçut un groupe de trois hommes en train de discuter. Elle se stoppa et se cacha derrière un mur pour les observer, curieuse.

-Ouais, il parait qu'elle l'a égorgé. Disait l'un en faisant un geste du doigt sous sa gorge.

-Avec les dents. Ajouta un autre. En deux secondes il était raide. Finit-il avec un geste de la main pour mimer ses paroles.

Ils parlaient d'elle. Elle aurait dû passer son chemin, elle y avait pensé, mais elle resta ici pour une raison qui lui était inconnue. Ils continuaient leur conversation.

-Putain… Ce con, il a toujours eu le don pour se foutre dans la merde. Disait le troisième en repensant à l'homme qui devait être son ami. Mais j'préfère encore crever d'une balle dans le crâne que d'finir comme ça. Le cœur d'Emilie se pinça quelque peu, c'était une mort horrible.

-Et on a prévenu sa famille ?

Sa respiration se coupa. Son cœur s'arrêta. Il avait une famille ? Emilie ne pouvait empêcher les images de cette famille de défiler devant ses yeux. Une famille brisée, une femme en larmes en apprenant la mort de son mari, des enfants laissés sans père. Tout ça par sa faute. SA faute. Emilie s'apprêta à partir, s'efforçant de ne pas pleurer. En s'éloignant, elle entendait toujours les voix des pirates.

-J'crois pas… Répondait l'un.

-Merde. Elle me fait flipper c'te fille… Disait l'autre avec une pointe de frayeur.

-C'est bon, c'est qu'une gamine. Vaas va s'occuper d'elle, elle sera six pieds sous terre en moins de deux…

Emilie continua de marcher de plus en plus vite. Elle approchait enfin de son but. Elle s'arrêta et scruta les alentours, un automatisme. Elle marcha enfin jusqu'à la porte, hésitante. Une fois arrivée, Emilie toqua doucement, tendant l'oreille vers la porte.

-Agnes… ? Dit-elle.

Pas de réponse pendant quelques secondes. Peut-être qu'elle n'était pas là, ça l'arrangerait à vrai dire. Elle tenta de s'éloigner mais elle entendit Agnes marmonner :

-Qu'est-ce que tu veux ? Son ton était froid.

Emilie manqua de verser une larme. Elle ne lui avait jamais parlé comme ça…

-Je- Elle ne savait pas quoi dire. Les mots étaient prisonniers de sa gorge horriblement sèche. Elle resta silencieuse.

Soudain, la porte s'ouvrit. Emilie sursauta légèrement et regarda la personne devant elle. Agnes était apparue, Emilie voyait clairement les larmes qui avaient coulé sur son visage. Elle ne l'avait jamais vue pleurer. Et même après des heures, elle continuait de pleurer. Elle restait effarée devant elle.

-Te fatigue pas, j'ai compris. Dit-elle sèchement avant de tenter de fermer la porte.

Emilie l'en empêcha.

-Attends ! Dit-elle en retenant la porte. Je-

Elle fut coupée par Agnes qui se tenait derrière la porte, Emilie ne la voyait pas, elle n'entendait que sa voix haineuse.

-Ne me dis pas que tu es désolée. Je n'en crois pas un mot. Elle se stoppa quelques secondes avant de reprendre avec une voix brouillée de larme. Quand tu l'as dit, tu le pensais.

-Non ! J'étais en colère, j'étais terrorisée ! J'ai tué un homme Agnes ! Criait Emilie en essayant de la convaincre.

-Et c'est justement ça le problème. Elle apparut à nouveau par l'ouverture de la porte. J'ai essayé de te prévenir, Emilie, maintenant c'est trop tard. Elle attendit encore quelques secondes. L'île n'a fait qu'une bouchée de toi. Finit-elle avant de fermer la porte.

Emilie resta immobile. Puis elle pleura. Elle s'appuya contre la porte comme pour la faire revenir.

-Agnes… je t'en supplie… J-j'ai besoin de toi, j'ai- j'ai peur. Disait-elle en sanglotant. Je sais pas comment je peux te le dire. Je- je suis désolée… Disait-elle. Qu'est-ce que je peux dire de plus… ? Sa voix était désespérée.

Elle n'eut pas de réponse. Emilie attendit, mais renonça finalement en soupirant. Elle s'éloigna à contrecœur, mais en se retournant, elle tomba nez à nez avec Juan. Ses yeux étaient plein de colère. Elle resta immobile devant lui.

-Qu'est-ce que tu fais là ? Dit-il sèchement.

-Euh- Elle ne savait pas quoi dire. Mais il lui coupa la parole.

-Elle a déjà assez souffert comme ça, laisse-la tranquille. Ordonna-t-il avant de passer à côté d'Emilie en la bousculant volontairement. Il se stoppa à nouveau et se tourna. Si tu la fais pleurer encore, que tu sois avec Vaas ou pas, moi aussi je te ferai pleurer. Finit-il avant de reprendre son chemin pour entrer dans le bâtiment.

Emilie resta bouche bée. Pourquoi tout le monde lui en voulait ? Pourquoi ? Ça ne devait pas se passer comme ça ! Elle ne voulait pas que tout ça arrive. Elle ne voulait pas perdre une amie, elle ne voulait pas rendre les gens malheureux !

Emilie se remit à pleurer, encore et encore, toujours ces mêmes larmes. Elle courut jusqu'à Vaas, la seule personne qui voulait bien l'approcher. Elle ne voyait rien, sa vue était obstruée par les larmes, mais elle les sentait. Elle sentait ces regards pleins de jugements, de haine et de peur. Tout le monde la détestait !

Elle entra brusquement dans la chambre de Vaas. Il était là, elle se stoppa une seconde, le temps qu'il se lève. Il n'eut à peine le temps de demander ce qu'il s'était passé qu'elle se jeta dans ses bras. Elle s'agrippa de toutes ses forces à son cou et enfouit son visage dans le creux de son cou. Rien que le toucher de sa peau et l'odeur de son corps atténuaient ses larmes. Il enroula ses bras autour de sa taille et attendit qu'elle se calme, se balançant très légèrement de gauche à droite comme pour la bercer.

-Ils me haïssent tous… Sanglotait-elle.

Il ne répondit pas, il attendit encore. Quand elle se calma finalement, ils se séparèrent. Il laissa cependant sa main posée sur son épaule. Il la fixait avec ses yeux magnifiques. Emilie ne pouvait pas décrocher son regard du sien. Ils étaient comme accrochés l'un a l'autre par une force invisible et pourtant immense. Leurs âmes gravitaient l'une autour de l'autre comme un satellite autour d'une planète, un électron autour d'un noyau. Toutes leurs cellules étaient dépendantes celles de l'un de celles de l'autre et leurs esprits convergeaient en un même point.

Et après quelques minutes de silence complet et s'intenses regards, elle leva la main pour la poser sur le bras qui reposait sur son épaule. Puis elle sourit. Un sourire doux et lumineux. Un sourire magnifique.

-Tu aimes le cinéma ? Demanda-t-il.