Bonjour,

J'ai décidé de mettre un terme à cette fiction. A la base, j'avais prévu une centaine de chapitres dont la fin était la fin de Seigneur des Anneaux sur la Montagne du Destin.

Cette fin sera peut-être un peu abrupte et je m'en excuse.

Au début, cette fiction avait suscité un certain engouement et comme il y avaient des encouragements, je me plaisais à me perdre dans l'esprit de mon très cher narrateur mais avec le temps, la fréquentation a baissé.

Je préfère vous le dire en toute honnêteté mais je bossais beaucoup mes chapitres et le style propre à cette fiction. Travailler quatre heures sur un chapitre -aussi court soit-il -pour avoir un seul retour...je suis désolée mais je trouve ça limite. Surtout qu'avec les stats, je peux voir le nombre de vues et il n'y avait pas qu'UN lecteur. Si cette fiction vous plaisait moins, il fallait me le dire. M'expliquer où je péchais. Maintenant, ça ne sert plus à rien puisque je mets un terme à cette fiction.

Parfois, je publiais et je n'avais carrément AUCUN retour.

Du foutage de gueule franchement quand on voit une fois de plus que vous êtes lu.

Vous pensez vraiment que les auteurs vont continuer d'écrire si vous ne laissez même pas un mot d'encouragement ?

Vous savez les auteurs ont leur monde dans la tête donc bon, s'ils la partagent, c'est aussi par altruisme. Si nous étions égoïstes, nous garderions nos histoires dans nos têtes.

Je ne reviendrai pas sur ce coup de gueule puisque c'est une réalité. Il y a de plus en plus de lecteurs-fantômes qui lisent sans même se poser la question du pourquoi de l'origine du site.

Ce message ne s'adresse pas aux personnes qui m'ont supporté dans l'écriture de cette fiction. Grâce à cette fiction, j'ai tout de même fait la rencontre de merveilleuses personnes. Merci pour chaque mot laissé sur cette fiction, j'espère (et j'en suis certaine) qu'on se retrouvera sur d'autres fictions, voire d'autres fandoms.

A présent, je vous laisse lire ce final.

Hélèna/Elena

Sméagol/Gollum.


Chapitre 25 : Victime(s).

Alors que la créature s'approchait, je me cachais sous une cape épaisse couvrant mon corps du mieux qu'il était possible avec les mains liées.

« Des armes, quelques mets, une charrette. Voilà bien un véritable trésor. », grogna la créature.

A cause de la peur, mes membres se mirent à trembler. Il ne devait pas me découvrir.

J'entendis alors Eirik balbutier un début de phrase mais une gifle l'interrompit aussitôt. Des rires gras fusèrent et des injonctions en langue inconnue me firent comprendre que l'avorton de l'Ancêtre avait échoué dans sa tentative de pourparlers.

« Ferme-la, humain. », brailla la même créature, visiblement le chef du groupe d'assaillants. « Vous et vos hommes approchiez dangereusement de nos terres. »

« Vos terres ? »

Un autre coup, à nouveau des rires qui assourdissaient les gémissements d'Eirik. Sans attendre, le chef gueula, sa voix surpassant le brouhaha de l'assemblée.

« On lève le camp. Ce curieux et sa bande se sont bien trop rapprochés des remparts de notre terre Noire. Amenons-le à la Tour pour que cet homme soit interrogé. Egorgez l'enfant, il ne nous sert à rien. »

Il n'y eut qu'un cri quand on tua le môme. C'était un cri aigu, le cri d'une âme vierge. Un cri effroyable. Pourtant ce n'était pas le dernier que j'entendrais dans ma vie.

Les terres noires putrides comme l'odeur d'un cadavre. Obscures et malsaines.

On finit par m'y découvrir.

Pour la première fois, et ce fut une fois de plus de la malchance, on m'accorda de l'intérêt. « Le Seigneur a senti qu'il s'est frotté à la puissance de l'anneau. Son âme porte la Marque des Porteurs », avait dit l'un de mes geôliers un jour avant de me cracher dessus.

Ils me torturèrent pour des renseignements que j'ignorais.

Ils m'écartelèrent nu en m'invectivant de les informer de la cachette de l'anneau.

Où l'as-tu caché, maudit couard?

Où est-il, malfé ?

Qu'en as-tu fait ?

Je ne sais pas.

Je ne sais pas.

Je ne sais pas.

JE NE SAIS PAS.

Fouet, cire, famine, excrément, noyade.

J'avais compris quece Seigneur portait le même amour que moi pour mon Trésor. Lui aussi le choyait. Mais cette sombre âme ne le méritait pas et l'anneau l'avait fui.

Moi, on me l'avait volé.

Peut-être que le Trésor me cherchait ?

Et si j'usais des moyens de ce Seigneur pour le récupérer ?

Cette brillante idée me vint par une nuit où l'on m'amenait aux tortionnaires qui avaient prévu de m'arracher les ongles cette fois-ci vu les instruments de torture.

D'une voix criarde, je m'étais égosillé :

« La Comté. Sacquet. »

Deux mots qui mirent fin à mon emprisonnement.

One me jeta dans le tas de cadavres en putréfactions d'Hommes qui n'avaient pas survécu aux interrogatoires. Cette proximité avec la mort me rassura. Jusque-là seuls les vivants n'avaient fait souffrir durant de très nombreuses années. Ces corps sans vies ne risquaient pas de lever la main sur moi. Entassés pèle mêle, bras et jambes s'entrecroisant sans pudeur, leurs orbites vides ne reflétaient plus ce dégoût à mon égard. Je restais dans cette puanteur, les yeux rivés vers le ciel, dégustant ces heures où mon corps était enfin laissé au repos. En réalité, j'avais bien plus de chance que ces pauvres restants de vies fétides sur lesquels je m'étais allongé.

Moi, j'étais libre.

.

Pouvez-vous vraiment me juger d'avoir dénoncé le hobbit ?

Pouvez-vous me détester d'avoir renseigné le nom d'une personne qui m'a volé le bien le plus précieux au monde égoïstement ?

Ne se préoccupant un seul instant des malheurs et de la souffrance qu'il allait engendrés par cet acte ?

Avide, égoïste, cupide.

Vous appréciez une telle personne pourtant.

J'étais heureux dans cette grotte, béat devant mon Trésor, le servant comme si c'était le seigneur de la Terre. De mon Univers.

J'ai fini malheureux.

Seuls quelques secondes de plaisir aux retrouvailles sur la Montagne du Destin.

Mais que sont quelques secondes quand on a cherché durant une demi-vie cette moitié d' âme ?

A présent, je suis mort.

Nous sommes morts.

Nous.

Mon passé et mon futur. Ma gentillesse et ma méchanceté. Ma face Blanche et ma faceNoire.

Nous.

Et nous le voyons, lui, Bilbo Sacquet. Un traître, un égoïste et un voleur élevé sur les marches menant à la Gloire.

Nous l'avons observé partir sur les navires elfiques.

Comment une âme aussi pourrie avait-il pu se voir accordé toutes ces bénédictions ?

Réfléchissez-bien, vous, les témoins de nos mémoires. Réfléchissez-bien à ce que vous lisez.

Qui est le héros ?

Y a-t-il un héros ?

Y a-t-il un perdant ?

Vos impressions sont -elles dictées par la volonté commune ou comme moi, subissez-vous les dictats erronées ?

Réfléchissez bien à ces mémoires car le temps est bien trop précieux et la mort peut nous saisir à tout moment, nous ôtant subitement les délices possédés.

Croyez-nous.

Si j'avais su, moi Sméagol, le hobbit le plus commun, pacifique et inoffensif, aurais-je pu réécrire l'histoire ?