Disclamer: Les personnages appartiennent à Masami Kurumada.

UA-Yaoi.

Un grand merci à ma gentille beta lectrice Zarbioide et merci à Frazil pour son soutien et son aide.

Athena, merci pour ta review! Je suis contente que tu aies aimé ce chapitre et tu n'as pas à être désolé;).

mgs, merci pour ton gentil com! Pour Hadès et Eaque, je trouve aussi, qu'ils vont bien ensembles.

Marine, merci pour tes reviews! Justement tu vas le voir dans la suite^^.

J'espère que l'histoire continuera à vous plaire!

Bonne lecture^^.


Chapitre 25

Samedi 7 Octobre à los-Angeles...

Minos commençait à s'ennuyer de pied ferme, Aioros était sorti de l'entreprise pour appeler Melle Kido. Pourtant il avait de quoi faire, mais...il ne comprenait rien du fichier des données financières de l'entreprise affichées sur l'écran de l'ordinateur. Il poussa un nouveau soupir lorsqu'on frappa à la porte de son bureau. Le Norvégien se tourna vers le jeune homme qui venait d'entrer à son ordre et lui demanda:

"Nous nous sommes croisés dans l'ascenseur tout à l'heure si je me souviens bien?"

"Oui exactement, " répondit timidement le jeune homme.

"Je suis Griffon Minos. Mais vous devez déjà le savoir ?"

Il acquiesça d'un mouvement de tête. Minos ferma la fenêtre qu'il avait ouvert pour fumer et s'installa dans son fauteuil. Quant au jeune homme il était resté debout, très nerveux.

"Vous avez les dossiers?"

"Oui toutes les informations sont dans celui-ci, il concerne les fournisseurs asiatiques". Il tendit un deuxième dossier, "Et celui-ci les clients."

"Merci ...Asseyez-vous s'il vous plaît, j'ai des questions à vous poser."

Le Norvégien ouvrit le dossier bleu qu'il avait déjà sur son bureau et s'étonna:

" Je ne comprends pas pourquoi vous êtes toujours un simple secrétaire, alors que vous avez toutes les qualités requises pour être secrétaire de direction "

"Je...je ne sais pas monsieur."

"Hum."

"..."

" J'ai ouï dire que les frères Elysion ont harcelé sexuellement un jeune homme du nom de Jabu...est-ce vrai?"

"Heu...je ...j'en ai entendu parler mais je n'en sais pas plus."

"Ah non...Et vous pas d'harcèlement? "

"Monsieur...je...j'ai besoin de mon travail et je ne tiens pas à être renvoyé."

"Ok je n'insiste pas...Mine? Si vous avez un problème avec qui que ce soit, n'hésitez pas à m'en parler."

Le jeune homme leva la tête brusquement surpris. Il sonda son nouveau patron, ces yeux gris acier étaient imperturbables. Cependant à n'en pas douter, cet homme devait être très coriace et habile. Et pourquoi lui parlait-il des frères Elysion et de Jabu? En quoi cette histoire le concernait?

"Oui monsieur je le ferais."

Quand le blond fut sorti, Minos resta un moment perdu dans ses réflexions. Il était certain que Mine lui cachait quelque chose. Il sortit de sa torpeur à la vue d'Aioros revenant avec deux cafés.

"Pourquoi tu n'as pas demandé à la secrétaire?"

"C'est elle qui l'a fait..." Répondit le Grec en posant doucement le café près de son amant tout en le regardant de façon chaleureuse. Ce dernier le remercia avec un petit sourire avant de prendre la tasse dans sa main.

"Aioros...viens voir, je comprends rien aux statistiques."

Le Grec se posta derrière le Norvégien et se pencha par dessus de son épaule, regardant l'écran de l'ordinateur. Son souffle chatouilla l'oreille de son amant, il enfouit un peu plus son visage dans le creux de son cou, les mèches grises lui chatouillant la joue. Au bout d'un moment, la voix sensuelle du châtain foncé susurra:

"J'ai envie de toi..."Cela n'avait été qu'un murmure.

Minos laissa échapper un petit bruit amusé, ses yeux ne quittant pourtant pas l'écran.

"Pourquoi ? Tu es en manque de câlins ?"

La voix se fit plus coquine lorsqu'Aioros vint chuchoter dans son oreille.

"Je suis en manque de beaucoup plus que de simples câlins...".

Il vint ensuite déposer de légers baisers sous son oreille puis dans son cou, s'enivrant de son parfum. Minos frémit et ferma instinctivement les yeux pendant quelques secondes, détourna lentement la tête, le Grec se pencha légèrement pour capturer ces lèvres dont il était fou, d'une façon mêlant passion et désir. Le Norvégien savourait avec plaisir le baiser et y répondait avec fougue. Quand tout à coup, le bruit de la porte qui s'ouvrit les fit sursauter et mit fin à leur échange. Aioros releva la tête tandis que Minos se retournait vers eux. Le Grec soutint leurs regards d'un air serin laissant sa main gauche posée sur l'épaule de Minos leur montrant par ce geste, qu'il appuyait son amant.

"Excusez- nous de vous déranger dans vos ébats... amoureux... mais, on tenait à vous montrer ce document "Railla Thanatos.

Il lança les papiers sur le bureau, toisant d'un air méprisant le jeune homme sous le regard d'Hypnos qui eut un sourire mauvais. Surpris le Norvégien prit le document et commença à le parcourir. Le châtain baissa la tête pour lire au dessus de lui et ses mâchoires se contractèrent en voyant ce qu'il y avait d'inscrit. Après l'avoir lu, Minos posa le document sans prononcer un mot. Un sentiment de désespoir s'insinua en lui et lui noua l'estomac. Il était frustré ces salauds aillent encore s'en sortir.

"Tu croyais qu'on allait se laisser faire ? "Siffla Thanatos

"Comme tu peux le constater. Notre avocat avait fait ajouter une clause à la fin du document. Un des actionnaires a fait changer l'énoncé, tandis que l'autre a signé sans discuter...Alors mon cher monsieur Minos... tu n'es plus actionnaire majoritaire puisque Monsieur Carson n'avait pas le droit de te les vendre sans auparavant nous les proposer."Continua le cendré.

Un léger sourire narquois étira ses lèvres à la pensée de ce qu'il allait ajouter:

" Tu as voulu te venger et tu nous as fait perdre beaucoup d'argent en annulant cette commande qui était importante pour nous. De ce fait, on tenait à t'avertir que nous avons déposé une plainte contre harcèlement. Le contrat que tu nous as fait perdre était intentionnel de ta part. Alors tu peux comprendre notre besoin de ...justice..."

"Besoin de justice! Laissez moi rire ...Sachez que je ne vais pas me laisser faire... Pas cette fois-ci ! Vous n'avez plus devant vous un jeune homme démuni, mais une personne beaucoup plus forte et je peux vous garantir que vous n'allez pas rigoler longtemps". Riposta Minos, sentant la colère s'emparer de lui.

" Ahahah j'espère que ton avocat sera meilleur que celui qui t'a défendu en Grèce..."Ricana méchamment Thanatos.

"Espèces d'ordures... quand je vous dirais son..."

"Messieurs? Je vous prierais de bien vouloir quitter ce bureau...Nous n'avons plus rien à nous dire...l'affaire se résoudra au tribunal." Les interpella Aioros d'un ton ferme et sec.

Hypnos se leva avec élégance les toisant de son regard cuivré.

"Minos... je dois reconnaitre que tu as failli l'avoir ta vengeance...Il marqua une pause, attendant une réaction du Norvégien. Mais celui-ci resta muet se contentant de le foudroyer de ses yeux gris acier:

" Il va de soi que nous ne licencions plus Algol..."

Sur ces mots dits d'une façon sarcastique, il alla rejoindre son frère qui l'attendait la main sur la poignée de la porte, avant de sortir il lança d'un ton moqueur :

"Messieurs, je vous souhaite une très bonne journée."

Après la sortie des jumeaux, un silence de mort perdura pendant un moment. Il fut cassé par le bruit d'un briquet que l'on ouvre. Aioros qui n'avait pas bougé depuis l'arrivée des frères Elysion baissa la tête et vit Minos allumer sa cigarette d'une main tremblante. Le Grec enleva sa main de l'épaule de son amant et sortit son portable.

"Pourquoi tu m'as interrompu tout à l'heure quand je voulais donner le nom de mon avocat?"

"Je ne voulais pas qu'ils le sachent...À qui pensais-tu?"

" Sais pas trop...Shura?"

"Hum...pourquoi pas Rhadamanthe? Je pensais que vous étiez redevenus amis?"

"Ouais...Mais c'est encore frais ...et je ne veux pas l'embêter... Pourquoi l'avocat de Shion, ton avocat, n'a rien vu?"

"On a été trop vite et on ne lui a pas laissé le temps...J'ai confondu vitesse et précipitation"

" Tu crois qu'ils vont encore s'en sortir?"

En posant cette question, le Norvégien sentit une angoisse sourde l'étreindre. Non, non ils ne pouvaient pas ...pas encore! La peur se transforma bien vite en colère glaciale. Il en frissonna. Une voix douce, le tira de ses pensées.

"Tu n'es plus seul pour te défendre...On va se battre..."

Grèce, port Rafina 17h00...

Après le restaurant, Angelo et Shiryu flânèrent un moment devant les vitrines des magasins. Lorsque le jeune homme aux cheveux de jais s'arrêta devant un glacier. La mine gourmande d'un petit garçon, il demanda:

"Angelo? On mange une glace?"

"Ouais..."

"Quel parfum veux-tu?"

"Noisette, vanille." Dit L'Italien à la vendeuse

"Et pour moi... chocolat, menthe..."Ajouta Shiryu

Ce dernier paya avec un sourire pendant qu'Angelo prenait les deux glaces qu'on lui tendait. Il donna la sienne au jeune homme et, après avoir souhaité une bonne journée à la vendeuse, ils se promenèrent le long de la digue.

"On va faire un tour sur la plage?"

"Si tu veux...on a encore une heure devant nous...autant en profiter."

L'heure avançant à grand pas, ils remontèrent tranquillement de la plage et se dirigèrent vers la voiture de l'Italien. Une fois devant, il s'arrêta et se tourna vers le jeune homme, il prit son visage entre ses mains et l'embrassa tendrement sur les lèvres. Shiryu sourit contre et se détacha doucement, l'air heureux. Malgré le bonheur de le voir si comblé, Angelo ne pouvait pas s'empêcher de penser au lendemain et d'être angoissé.

"Je t'aime chaton, ne l'oublie jamais." Affirma-t-il

Chez Milo quelques temps plus tard...

Tout le monde arriva presqu'au même moment et chacun donna son cadeau à Shiryu. Le jeune homme ne savait plus où donner de la tête, ému il parvint à dire :

"Merci les amis"

Il admirait le tableau que Kiki avait fait aidé par Mü. Il le représentait assis sur le banc dans le champ d'olivier.

"Il est magnifique...merci petit frère."

Il embrassa la joue du rouquin qui devint rouge de contentement. Une petite main tira sa chemise, il baissa la tête pour voir Haruto qui lui tendait un dessin avec un grand sourire barbouillé de chocolat grâce à Camus. En effet, prévoyant que les trois enfants ne seraient pas enchantés d'attendre la fin de soirée pour enfin goûter le gâteau d'anniversaire. Le Français avait apporté également une petite pâtisserie aux trois chocolats confectionnée par Milo à la grande joie des garnements qui purent en déguster avant les grands.

"z'est pour toi...t'as vu, il est cro beau... z'est toi..."

Le sourire aux lèvres, Shiryu s'accroupit pour se mettre à sa hauteur et pris le dessin du petit garçon en le félicitant.

"Whaou... c'est toi qui l'a fait? Il est vraiment beau...ma-gni-fique!"

Haruto eut un sourire jusqu'aux oreilles et hocha la tête d'un signe affirmatif. Puis il se retourna vers Kiki et Johann tout fier. Se faisant Rhadamanthe fut dans sa ligne de mire lui rappelant une certaine soirée .Il fronça les sourcils en faisant une petite moue puis pointa du doigt l'Anglais:

" Il est cro messant tonton amanthe."

"Ah bon...pourquoi?"L'interpella Shaka

"Paque il a dit que mon dessin était cro mosse."

Rhadamanthe fut étonné que le petit garçon lui en veuille encore de son comportement ce jour là. Malgré lui, Il eut un petit sourire en voyant le regard accusateur d'Haruto. Ce petit avait un sacré tempérament. Remarquant soudainement les sourires amusés, regards moqueurs de certains et de mécontentements de ses nouveaux parents ainsi que son cher et inamical beau-frère... Saga. Il décida de faire son mea-culpa:

"Je suis désolé Haruto de t'avoir dit ça...en fait j'étais jaloux parce que ton dessin était bien plus beau que le mien."

"Il est aussi désolé d'avoir failli te noyer en te faisant prendre ton bain..." Ajouta Kanon pince-sans-rire.

Le blond eut un air offensé qui fit éclater de rire son amant. Tandis que Shaka s'étouffa avec son verre.

"Tu as fait quoi?!" l'apostropha Shura

"Quelle idée aussi...d'avoir fait garder le petit par Kanon et Rhadamanthe. Soupira Saga en secouant la tête. Pourtant vous savez bien qu'ils n'aiment pas les enfants..."

"Oh là...j'ai jamais dit que j'aimais pas les enfants. " Riposta son frère

"Il a simplement glissé dans la baignoire...et puis...moi je ne l'ai pas perdu sur le palier."

"Viii chétait cro marrant! Le shat il courait et ze l'ai attapé par la queue..."

"Mon dieu..."

"Vous êtes deux malades?!"

"Jamais plus...vous entendez! Jamais plus, je vous le laisserais ..."

"J'vois pas pourquoi vous vous énervez. J'ai été demandé un truc à la voisine et je n'ai pas pensé un instant qu'il allait ouvrir la porte pour me suivre...Quand je suis revenu...plus d'Haruto." fit le Grec dans un haussement d'épaules.

"Il était où?" Questionna Shun sidéré

" Dans l'ascenseur...Je suppose qu'Haruto a voulu attraper Zeus. Mais ne me demandez pas comment ils sont arrivés dans... cet ascenseur... je ne sais pas..." Rétorqua Rhadamanthe

Un silence de plomb se fit dans la salle, brisé par le rire tonitruant d'Aldé qui asséna une claque dans le dos de l'avocat.

"Seulement un manque d'expérience...n'empêche que j'vous donnerez jamais le mien à garder."S'esclaffa-t-il

Le claquement d'une portière attirant l'intention de tous, au grand soulagement d'Aldébaran qui avait parlé trop vite et venait de recevoir un coup de coude dans les côtes par Marine.

Milo et Eaque entrèrent et se dirigèrent vers Shiryu pour lui souhaiter son anniversaire lui offrant leurs cadeaux. Le Grec chercha Camus du regard, il le vit appuyer au chambranle de la porte un petit sourire aux lèvres, écoutant Aphrodite. Il se dirigea vers lui et plongea son regard dans celui de l'homme qu'il aimait.

Voyant que le Français ne l'écoutait plus et fixait intensément quelque chose derrière lui, le Suédois se retourna et vit Milo venir vers eux. Il esquissa un petit sourire amusé en s'éclipsant pour rejoindre Ikki.


L'ambiance joyeuse et bonne enfant régnait dans la salle noyée sous les rires et les conversations en tous genres. Kiki et Johann lançaient les ballons à Haruto qui devait les rattraper. Shun buvait sa coupe de champagne accoudé à la fenêtre, Il posa son verre vide sur son rebord avant de se rendre dehors, suivi du regard contrarié d'Aiolia discutant avec Milo et Camus et, de celui de Shiryu. Voyant que le châtain ne bougeait pas, le jeune homme suivit son frère. Il avait bien vu que quelque chose clochait entre ces deux-là, puis Shun paraissait légèrement soucieux. Il le vit assis sur une vieille chaise en bois. Il s'installa à côté de lui, l'extirpant par la même occasion de ses réflexions

"Shun? Tout va bien?"

"Oui...je voulais seulement prendre un peu l'air."

"À d'autres ... Depuis que toi et Aiolia êtes arrivés, vous évitez de vous regarder."

"..."

"..."

"Il part deux à trois mois pour son travail et c'est dur..." Déclara soudainement Shun brisant le silence qui s'était installé.

"Ah... et tu es en colère après lui parce qu'il a accepté l'enquête? Il n'a pas d'autre alternative et d'ailleurs ça doit être dur aussi pour lui de partir."

"J'sais pas... j'ai l'impression que même s'il avait le choix, il partirait quand même..."

"N'importe quoi...Tu sais très bien qu'il t'aime plus que tout...".

"..."

"Je comprends ton désappointement. Moi aussi, je serais mal si Angelo devait s'absenter longtemps. Mais par moment on n'a pas le choix...c'est comme ça. Allez...va le voir. Faire la tête ne servira à rien, qu'à avoir des regrets plus tard..."Ajouta Shiryu en se levant.

Shunreleva la tête vers lui et acquiesça avec un petit sourire en coin. Puis se leva à son tour, les mains dans les poches de sa veste en cuir:

"Tu es tellement heureux que tu voudrais que tout le monde le soit..."

Shiryu allait lui répondre mais la sonnerie de son portable l'en empêcha. Il l'ouvrit et fronça les sourcils en entendant la voix de son interlocuteur puis sans avoir prononcé le moindre mot, il ferma sèchement son mobile sous le regard médusé de son frère.

"Hadès..."Fit-il encore troublé par cet appel.

"Il t'a souhaité ton anniversaire?"

"Hum..."

"Et tu lui as raccroché au nez."

" Tu voulais que je fasse quoi? Que je le remercie d'y avoir pensé? Ne parlons plus de lui veux-tu? De quoi parlions-nous avant d'être coupé?" Ajouta-t-il changeant de conversation

"De moi, de toi et d'Aiolia."

" Tient quand on parle du loup ou devrais-je dire lion?" Fit soudainement le jeune homme en faisant un clin d'œil à son frère. Un petit sourire amusé sur le visage, il déclara: "Je vais voir ce que fait le mien de fauve..."

Shun regarda son frère partir et soupira, il n'était pas encore prêt à pardonner. En même temps il observa le châtain venir vers lui d'un pas énergique. Son cœur rata un battement. Un soupir quitta alors sa gorge, Shiryu avait raison...

"Aiolia ..."

"Shun..." Firent de concert les deux amants.

"Toi d'abord"

"Non toi..."

"Mais non vas-y"

"Je... Je voulais m'excuser ...je me suis rendu compte que j'agissais comme un égoïste...je n'ai pensé qu'à moi. Tu ne pars pas pour le plaisir mais pour ton travail. Puis je me dis que deux mois ce n'est pas si énorme que ça...N'empêche que tu vas me manquer." fit Shun un petit sourire contrit fleurissant ses lèvres

"Ah moi maintenant...Premièrement, je dois avouer que malgré mon désarroi de te faire de la peine...Mon égo était content que tu ne veuilles pas que je parte." Avoua-t-il en faisant une grimace. Puis il ajouta d'un large sourire. J'ai une bonne nouvelle pour toi pour nous...Je ne pars plus ..."

Le jeune homme leva un visage étonné et ravi vers son amant.

"Et oui...Dohko va vendre sa succursale au Japon et en établir une à Athènes. Il m'a demandé de l'aider à trouver un local et d'en être le directeur."

"Et lui ?"

"Bah...il sera toujours le boss... Puis il a toujours son agence à Los Angeles. Seulement, il envisage de revenir souvent en Grèce. Tu te doutes pourquoi ou plutôt pour qui...cela sera plus pratique pour lui. Néanmoins vu qu'il a accepté le contrat du client japonais, Il va mettre un autre détective sur l'affaire de filature... Alors petit lutin heureux?"

La lueur de malice dans les yeux bleus fit rire Shun. Aiolia se pencha, goûtant aux lèvres rosées de son ange qui lui réponditlâchant un gémissement de plaisir.


En rentrant dans la salle Shiryu jeta un œil sur l'ensemble des convives. Il vit Angelo, Dohko, Milo et Shion sortir par derrière avec la viande pour le barbecue. Il eut un sourire en voyant Camus rejoindre Milo dans la cuisine et enrouler le corps du Grec, de ses bras pour déposer un baiser dans le cou bronzé de son amant. Saga était perché sur une chaise en bois aussi vieille que celles dehors, décrochant des ballons qu'il donnait à Mü. Celui-ci les jetait aux enfants qui sautillaient de joie en les attrapant. Puis son regard dévia un peu pour tomber sur Shura. L'Espagnol se dirigeait vers Shaka, Kanon, Rhadamanthe et Eaque. Le jeune homme fronça les sourcils en voyant son air soucieux, les doigts de ce dernier jouaient nerveusement avec son téléphone portable et il semblait en proie avec un cruel dilemme. Néanmoins Shiryu oublia l'avocat pour rejoindre Marine et Aldé qui venaient de l'interpeller.

"Un problème?" S'enquit Shaka voyant l'air préoccupé de son amant.

"Non et oui...Rhadamanthe... vous connaissez un certain maitreAlbérich de Megrez?"

Le blond leva un sourcil et eut un micro sourire en entendant le patronyme:

"Le seul procès que j'ai perdu, était face à lui. À ma décharge, je débutais et je n'avais pas encore compris tout les rouages de ce milieu. Enfin je veux dire comment réagir face à ce genre d'avocat...fourbe...pourquoi cette question?"

" Les frères Elysion ont porté plainte contre mon client et leur avocat est justement Albérich de Megrez."

" Ils ne vivent pas en Amérique? "

"Si..."

"Pourquoi avoir accepté cette affaire?" demanda Kanon surpris.

"Parce que ce sont des amis qui sont incriminés..."

"Un conseil, demandez à un autre avocat de vous aider car maitre Megrez ne travaille jamais seul... J'espère que vos amis n'ont rien à se reprocher autre que ce dont on les accuse? Parce qu'il ne va rien laisser passer."L'invertit Rhadamanthe

" Ces amis n'ont pas de noms?" S'enquerra Shaka.

Silencieux Eaque écoutait, il savait qui était les copains en questions, puisqu'il avait eu Minos au téléphone cet après-midi et, celui ci lui avait tout expliqué. Franchement cela ne sentait pas bon, surtout après avoir entendu les propos de Rhadamanthe. Il savait que Shura était un grand avocat réputé...mais pour affronter ce type, il fallait quelqu'un comme l'Anglais qui pouvait être aussi machiavélique que cet Albérich et l'Espagnol était bien trop droit, honnête. Tant pis si son ami allait être en colère contre lui.

" C'est Minos qui est dans la merde et jusqu'au cou." Lâcha-t-il dans un souffle.

Une lueur de surprise naquit sur les visages de Shaka et Kanon, tandis qu'un rictus irrité étira les lèvres de Rhadamanthe.

"Megrez va se faire un régal avec lui... Pourquoi ont-ils entamé des poursuites à son encontre?"

"Parce qu'il a voulu faire une sorte de vendetta contre les frères Elysion... " Répliqua Eaque

"Que lui ont-ils donc fait?"

Le Népalais eut un instant d'hésitation. Shura était-il au courant du pourquoi? Devait-il le dire à Rhadamanthe? Comprenant l'indécision d'Eaque, l'Espagnol prit les devants:

"Aioros m'a expliqué... Cependant on ne devrait plus en parler ce soir...Je suis désolé. Ajouta-il, vis-à-vis de son amant et de Kanon. Mais Aiolia n'est pas encore au courant. Son frère va l'appeler demain pour lui expliquer la situation et je ne tiens pas à ce qu'il l'apprenne bêtement en surprenant notre conversation...vous pouvez comprendre cela maitre Wyverne?"

À ces mots l'avocat cacha mal un rictus d'énervement. Puis il haussa les épaules et déclara d'une voix basse néanmoins narquoise:

"Vous avez tout à fait raison cher maitre Asuras. Mais comme j'envisage de défendre Minos, il va de soi que j'ai besoin de renseignements."

"Tout à fait en accord avec vous maitre de Vyrverne ...si...je dis bien...si vous étiez son avocat. Mais que je sache pour l'instant vous ne faites qu'envisager."

"Vous n'avez pas bientôt fini tous les deux à vous jeter des maîtres à tout bout de champ! "

"Je vous rappelle que vous êtes beaux-frères."

"Et que mon ami a besoin de votre mettez vous d'accord et travaillez ensembles ..." Ajouta Eaque les ramenant à l'ordre.

Silence contrit des deux homologues. Voilà qu'ils se faisaient enguirlander maintenant. Intéressé Pharaon assis non loin de là, n'en manquait pas une miette, désireux de connaitre la suite alors qu'il sirotait tranquillement sa boisson comme si de rien n'était, faisant semblant d'admirer les cadeaux de Shiryu.

"Sache au cas où tu l'aurais oublié, qu'il est le mien aussi et que oui...bien sûr je vais le défendre. Avec ou sans le consentement de maître...euh Shura..."

"Vous l'avez mon cher beau-frère comme vous me l'avez si bien signalé nous ne serons pas trop de deux."

"Amen...ils ont enfin trouvé un terrain d'entente. " Se moqua Kanon

Rhadamanthe eut un sourire mi-figue mi-raisin. Puis il sortit son portable, il eut un moment d'incertitude:

"Je...je crois que cela serait mieux que je me rende sur place... je vais retenir une place sur un vol pour Los Angeles. Son regard se posa sur sa montre et il ajouta: "Vu l'heure je le ferais demain..."

"Oui et moi lundi, j'irais faire un tour au commissariat pour voir si maitre Albérich a déjà pris des renseignements sur Minos."

"Hum...Eaque? Demain on pourra avoir une discussion?"

"Ok tu passeras demain matin chez Aioros, je vis là pour l'instant."

"Je sais..."répliqua l'Anglais

Puis laissant ses congénères, Rhadamanthe attira Kanon à l'écart. Ce dernier pouffa un peu face à l'air sérieux de son amant.

"Dis...Tu ne m'en veux pas? C'est vrai que..."

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Kanon venait de l'attirer à lui et avait lié leurs lèvres en un baiser furtif.

" C'est bon...Je comprends ...mais va falloir que je me rassasie avant ton départ " souffla-t-il un soupçon de malice brillant dans ses yeux.

Le visage de l'avocat s'éclaira puis aborda un air blasé en hochant la tête, il susurra à son l'oreille:

"Je peux te rassasier jusqu'à satiété ..."

Cette voix sensuelle et chaude, donna à Kanon des frissons, il eut chaud d'un coup, il s'écarta de son amant en grommelant:

"J' vais prendre l'air...mais tu perds rien pour attendre, Blondinet" Ajouta-t-il lui faisant un clin d'œil amusé.

Soulagé que son amant ait compris son besoin de rejoindre Minos pour l'aider. Rhadamanthe le suivit du regard et le vit sortir son paquet de cigarette avant de passer la porte d'un pas nonchalant.


Les aiguilles de l'horloge indiquaient vingt deux heures trente, ils avaient fini le repas et le gâteau venait d'être servi. L'ambiance était bonne et ils riaient sous les plaisanteries de chacun. Cette soirée était excellente et le jeune homme aux longs cheveux ébène ne pouvait pas rêver d'une fête d'anniversaire mieux que celle-ci. En tout cas, il le croyait...Il regarda ses frères, un doux sourire naquit sur ses lèvres et son cœur se gonfla d'amour. Il les aimait tellement...

Kiki dansait sur une musique endiablée avec son ami Johann et Haruto qui malgré l'heure avancée était débordant de vitalité. Il vit Aiolia prendre la main de Shun et l'emmener sur la piste. Quant à Dohko, il était en pleine discussion avec son amant, Milo et Camus. Attendri, Shiryu regarda ces gens merveilleux parler, danser, rire, ces personnes devenues leurs amis à lui et ses frères, ces alter égos, qui seront à jamais dans son cœur. Et dire qu'il ne les aurait jamais rencontrés, s'ils n'avaient pas fugués. Soudain il sentit deux bras l'enlacer, il se laissa aller avec un soupir de bonheur sur ce torse musclé, qu'il aimait tant.

"Heureux Chaton?"

Angelo vit Shiryu tourner la tête vers lui et aperçut cette magnifique lueur dans le regard vert ancré dans le sien, celle de l'amour. Le cœur de l'Italien loupa un battement pour recommencer à cogner férocement dans sa poitrine. Se tournant face à lui, le jeune homme leva la main et vint caresser sa joue du bout des doigts avec délicatesse. Ensuite, il approcha lentement son visage de celui d'Angelo et posa délicatement ses lèvres sur les siennes, déclenchant aussitôt un frisson le long de la colonne vertébrale de l'Italien.


Aldébaran fit un clin d'œil à son épouse qui eut un sourire amusé aux lèvres en le voyant leur resservir une part de pâtisserie. Posant les petites assiettes à désert, il ne put s'empêcher de rire devant l'air gourmand de Marine. La jeune femme prit sa cuillère et commença à manger sous le regard attendri du Brésilien. Ledit Brésilien voulant partager son bonheur, se leva en fixant sa femme semblant lui demander son acquiescement ce qu'elle fit comprenant sa demande muette.

"Mes amis? J'ai une grande et joyeuse nouvelle à vous apprendre... il entendit que tout le monde soit à son écoute pour continuer. Voila je vais avoir un enfant..."Fit-il un sourire jusqu'aux oreilles.

Marine posa son couvert et quitta sa chaise en plissant les yeux .Elle mit ses mains sur ses hanches le regardant bien en face:

"Qui va avoir un enfant?" Lança la rousse faisant rire toute l'assemblée.

Aldébaran devint rouge et passa une main dans ses cheveux. Il fit une grimace mi- gêné mi-amusé et dit:

" Enfin je voulais dire nous...heu...Marine va avoir un enfant et moi je vais être papa."

Les félicitations fusèrent de tous côtés. Tout le monde était sincèrement heureux pour leurs amis.


"Kiki?"

"Oui..."

"Il se fait tard ...il serait temps de rentrer." fit Shion

"Il est seulement vingt trois heures!"

"Oui mais demain tu ne pourras pas te lever... n'oublie pas que l'on prend le ferry à dix heures."

"J'ai pas envie de partir maintenant..."

"Johann tu vas dire au revoir s'il te plait ...toi aussi Kiki nous partons."

"..."

Le petit garçon prit un air renfrogné et lança un regard plein de défi vers son père:

"Je vais demander à Shy et Angelo si je peux rester encore un peu..."

Shion eut une expression peinée et poussa un soupir désolé en le regardant rejoindre son frère, l'Italien et Dohko qui discutait avec eux. Il se doutait que cela ne serait pas facile de rentrer dans la vie de son fils, malgré l'attitude joviale que Kiki avait eu envers lui depuis qu'il lui avait parlé, l'avait surpris et blessé.

"Il faut simplement lui laisser du temps." fit soudainement une voix douce à ses côtés.

"Je sais...mais c'est pas facile."

"Va les rejoindre"

Le jeune homme lui fit un sourire rassurant avant de regagner la table où son lion l'attendait. Shion écouta les conseils de Shun et alla retrouver ses congénères.

"Shion a raison Kiki...demain tu dois te lever de bonne heure..."

"Mais c'est ton anniv' et je veux rester jusqu'à la fin! "

"Tu sais chaton...Kiki peut finir la soirée avec nous." Assura l'Italien en hochant la tête.

"Chouette...Je savais bien que tu allais dire oui!" S'écria le rouquin enchanté qu'Angelo prenne son parti.

"Il n'y a pas de problème...n'est-ce pas Shion? Tu peux annuler le séjour?" Ajouta l'Italien gardant un air sérieux.

Son vis-à-vis ayant compris le manège de l'architecte, eut un petit sourire et assura en hochant la tête:

"Certainement, si c'est ce que veut Kiki."

Les épaules du petit s'affaissèrent quelque peu et il fit la moue. Puis il fronça les sourcils et sembla méditer un instant. Il relava la tête et il opina du chef en marmonnant:

"Non ...Ok...Je vais dire au revoir."

Dohko décida de partir en même temps que Shion et les enfants, suivi de peu par Marine et Aldébaran.


Pharaon commença à désespérer que Shaka ne donna la fameuse enveloppe à Shiryu. Il tenait absolument à pouvoir se délecter de cet instant fastidieux. Un sourire ludique apparut sur ses lèvres, quelle réjouissance ce moment allait lui procurer.

"Alors Shiryu? C'était bien ton dossier d'inscription qu'avait ce matin Angelo?"

L'Italien se raidit à cette question et attendit la suite qui ne tarda pas à arriver.

"C'est vrai ...Tu ne m'en as pas parlé? " l'interpella le jeune homme.

"Tout simplement parce que ce n'était pas pour toi. En fait c'était des photos qu'un client m'a envoyé de sa maison, il voudrait que je la rénove."

"Ah... pourtant je croyais bien avoir vu le nom de Shiryu dessus l'enveloppe?"

Shura contrasta ses mâchoires. Il foudroya de son regard noir onyx l'égyptien. Ce con de Pharaon insistait grossièrement, pensa-t-il. Il vit Angelo plisser les yeux en répliquant sèchement:

" Et bien tu as mal vu..."

"Tiens en parlant d'enveloppe, j'avais oublié!"

Et sous les yeux sidérés de Shura et angoissés d'Angelo. Shaka sortit d'un sac une enveloppe bleue qu'il donna à Shiryu tout en expliquant:

"Elle était dans la boite aux lettres du magasin...heureusement que vous avez parlé d'enveloppe, sinon je l'aurai oubliée."

Figé Shura regarda le blond remettre la dite enveloppe au jeune homme, il dévia son regard sur Angelo et vit son ami serrer les poings. Shaka...que venais-tu de faire intentionnellement, soupira-t-il en lui même.

Et pour bien faire, attiré par ce mot "enveloppe" répété plusieurs fois, tout le monde regarda Shiryu curieux de voir ce qu'il y avait dedans.

Angelo était tétanisé et regarda la scène comme au ralentit. Il eut froid tout à coup et essaya de parler mais rien ne parvint à franchir ses lèvres. Il se sentait comme compressé de l'intérieur. Il vit son chaton déchirer le haut de l'enveloppe et sortir les photos. Ahuri Shiryu le fixa, il ouvrit la bouche pour la refermer aussitôt. La tension dans la pièce était palpable et le jeune Japonais crispa ses doigts sur les papiers glacés qu'il tenait pour les empêcher de trembler.

"Il y a quoi sur ces photos?" Demanda curieusement Kanon en les prenant des mains du jeune homme. Puis en voyant ce qu'il y avait dessus, il leva la tête vers l'Italien le regard surpris et questionnant.

Comprenant qu'il se passait un truc pas normal Aphrodite se pencha au dessus de l'épaule du médecin puis lança un œil mauvais sur Angelo.

Shiryu reprit fébrilement les photos des mains du Grec pour les regarder une seconde fois :

"...Angelo? Il plongea son regard vert quémandant une réponse dans celui qu'il aimait. Pourquoi tu ne dis rien ?" Chercha-t-il à comprendre sentant une peur terrible, irraisonnée s'emparer de lui.

Un silence gênant s'installa dans la pièce. Ils restèrent un moment ainsi à se fixer yeux verts brouillés contre ceux bleu foncé implorants. Et là il sut. Shiryu sut que ce qu'il voyait sur les photos était vrai. Il les jeta sèchement sur la table proche d'eux, aussitôt les regards de leurs amis convergèrent vers les photographies.

Le mouvement sec de la main du jeune homme qui lança les photos, tira enfin Angelo de sa léthargie.

"Ce n'est pas ce que tu crois...Je... je t'ai dit que...j'avais diné avec Queen...mais...je sais pas comment ...j'me suis réveillé au matin... il ...était ...dans mon lit..."

Le jeune homme se recula et fixa Angelo, qui se sentait de plus en plus mal sous le regard mortifié de son chaton.

"Quelqu'un a voulu me piéger...Il faut me croire Shiryu..."Ajouta précipitamment l'Italien paniqué.

Le jeune homme respira un grand coup, sa gorge était serrée et il essaya de ne pas craquer, ne pas se laisser aller à pleurer...

"Réponds-moi franchement... peux-tu m'affirmer en face que tu n'as pas...couché... avec lui..." Demanda t-il, la voix brisée par l'émotion.

Angelo le dévisageait, les tripes nouées. Il pouvait voir à quel point son chaton souffrait, sa voix avait une intonation basse et douloureuse. Ce qui, en réalité, était pire à ses yeux, il aurait préféré l'entendre crier. Il voulait le prendre dans ses bras et le consoler, l'embrasser. Mais il savait comment il réagirait. De ce fait, il s'en abstint et le regarda à nouveau, il attendait qu'il lui réponde quelque chose. Et cette chose était la vérité.

"Non... je ne peux rien affirmer".

La bombe que venait de lâcher Angelo atteignit le jeune Japonais de plein fouet. Il ancra son regard mouillé, rempli d'amertumes dans celui de l'Italien. Ledit Italien respira longuement plusieurs fois, avant de murmurer sourdement:

"Mais je peux t'affirmer que je t'aime...et que je n'ai pas voulu tout ça..."

Shiryu eut un rire cassant, amer. Puis il se détourna de l'Italien, il alla jusque la porte et l'ouvrit sans un regard pour ses homologues, il ne voulait pas voir la compassion, la pitié dans leurs yeux

"Shiryu?!" s'écria Angelo lui agrippant le bras.

"Lâche-moi!" Gronda-t-il en se dégageant sèchement, refusant catégoriquement de se retourner face au cri d'appel de l'Italien.

La porte claqua tel un glas sinistre, le jeune homme traversa le jardin sans se retourner d'un pas furieux. Complètement désemparé, il prit la direction de la villa. Arrivé dans l'allée, il fut soudain prit de panique et il fut perdu...Il courut jusqu'à la plage, il n'arrivait presque plus à respirer tellement sa gorge était serrée. Il fallait se calmer et respirer... oui c'était ça, respiré. Il se laissa tomber sur le sable près d'un arbre à moitié couché se trouvant en retrait et replia ses jambes vers son torse puis les entoura de ses bras. Il enfouit sa tête dans ses genoux et soudain il craqua, Il se laissa aller à un flot de larmes qu'il avait jusque là retenu. Les gouttes salées déferlaient le long de ses joues. Cette journée magnifique, cette journée de bonheur, venait de se transformer en cauchemar... Pourquoi Angelo? Pourquoi...

À suivre

Oui je sais, je suis un peu sadique de couper à ce moment. La grosse dispute arrive dans le prochain chapitre^^.