25 Finalisation accomplie.

Harry se réveilla groggy, il avait l'impression d'avoir une chape de plomb sur les épaules et son crâne tambourinait affreusement. Qu'avait-il encore fait qu'il ne se rappelait pas ? Oh oui ! Les souvenirs lui revenaient pleins et entiers, il était devenu le calice de Severus Snape. D'accord, bon et où était l'homme là, parce que vraiment la moindre des choses aurait été qu'il lui apporte une potion contre les maux de tête et puis….

-Elle est là Potter ! Ronchonna le professeur en tendant au jeune homme une fiole au liquide de couleur horrible, sans même que Harry ne l'ait entendu s'approcher du lit.

-Combien de temps ai-je dormi ? Questionna Harry deux secondes plus tard en reposant la potion vide sur la table de chevet.

-Deux jours, comment vous sentez-vous maintenant ?

-Bien mieux, vos potions sont infects mais diablement efficaces je dois le dire, assura Harry en se recouchant et en refermant les yeux.

-Donc plus rien ne vous retient dans ce lit, n'est-ce pas ? Insinua l'homme en regardant son calice se vautrer dans ses draps et qui soupirait de bien-être en sentant son mal de tête diminuer.

-Hé bien si je vous dérange vous n'avez qu'à le dire ! Pesta le médicomage qui ragea en jetant lesdits draps et en se levant subitement, ce qui lui arracha un étourdissement temporaire.

Le vampire se maudit de ses paroles, apprendra-t-il un jour à se taire ! L'homme se précipita vers son calice et le rattrapa in-extremis avant que le sorcier ne se retrouva par terre, étalé sur le tapis. Harry maugréa contre ses idées stupides et irréfléchies sans se rendre compte de suite de son entière nudité.

-Toujours à vous faire remarquer, bougonna Snape en le maintenant contre lui, alors que le vampire et ses sens se réveillaient et que l'arôme délicieux du garçon titillait ses narines et l'appelait d'une manière qu'il jugea très intéressante.

L'homme promena ses mains fines sur le dos du survivant qui s'accrochait à sa chemise, le jeune homme ne broncha pas, il sentait que ce n'était pas le moment même s'il aurait voulu enfiler un vêtement et ne pas rester aussi exposé. Heureusement qu'il régnait dans la pièce une douce chaleur, Snape avait dû alimenter l'âtre pour qu'il n'ait pas froid pendant ces deux jours, quoique sous les épaisses couvertures pas de danger !

Le maître des potions suréleva d'à peine la tête de Harry, le sorcier n'était pas petit mais Snape faisait quand même dix centimètres de plus que lui, et planta son nez dans le cou gracile. Le cœur du survivant battit très vite et il ferma les yeux de félicité, le souffle de l'homme le rendait comme électrisé, son corps ne lui appartenait plus, un frémissement le parcourut et il trembla violemment.

-Avez-vous faim ? S'enquit doucement Harry qui devinait que l'homme ne s'était pas nourri pendant les deux jours où il était inconscient.

Snape respirait bruyamment contre sa gorge, comme un affamé, il n'attendait qu'un mot de lui pour le mordre et se satisfaire de son sang délicieux.

-Oui, susurra le vampire en faisant sortir ses canines imposantes qui n'avaient attendu que ce simple encouragement.

Le vampire lécha la carotide tout en amenant les mains d'Harry derrière son dos d'une poigne solide.

-Pas la peine de me tenir, Snape, je ne me sauverai pas.

L'homme le regarda puis décida de le laisser libre de ses mouvements. Le médicomage remarqua à ce moment-là que le maître des potions ne portait sur lui qu'une fine chemise de soie noire largement ouverte et un pantalon de la même couleur qui lui seyait comme un gant. C'est vrai que le vampire était superbe, sa virilité ressortait par tous les pores de sa peau et son torse découvert appelait les caresses.

Etre si près de lui, sentir la force de ses bras et son effluve divine. Harry le désirait, il le désirait si ardemment qu'il éprouva un autre frémissement tout le long de sa colonne vertébrale, et que sa virilité s'éveilla bien malgré lui et qu'à son plus grand désespoir elle se pressa contre la jambe du maître des potions.

C'était si difficile d'aimer parfois, mais si Severus le laissait essayer alors il pourrait lui faire comprendre qu'il n'y avait rien de plus beau que l'amour, que vivre à deux ne serait pas aussi horrible que ça.

Comment allait réagir le vampire ? Pour l'instant il caressait son corps et c'était tout simplement divin, il en ronronnerait de plaisir s'il était un chat, cependant il se garda bien de le faire, Snape risquerait de prendre la fuite. Harry sourit de penser à ça, en vrai il avait bien une autre petite idée perverse là, qui lui traversa l'esprit.

L'ancien Gryffondor recula et tomba sur le lit entraînant dans sa chute le beau professeur ténébreux. Harry oublia sa colère initiale d'ailleurs totalement oubliée depuis belle-lurette quand il sentit le poids de l'homme sur lui. Il gémit malgré lui de le sentir bouger, de voir ses mains se tendre vers lui pour lui tourner la tête légèrement sur le côté. Les canines étaient longues, personnes n'aurait pu rester insensibles devant de telles armes.

-Tu ne sentiras rien, soupira Snape en voyant les yeux indécis du médicomage. La deuxième morsure ne ressemble en rien à la première, expliqua le vampire en tutoyant Harry. Tu es mon calice désormais et comme tel je ne te ferai pas souffrir.

-Est-ce que vous m'en voulez ? demanda le jeune sorcier en sachant qu'il avait un peu forcé la main de Snape afin qu'il le morde la première fois.

-Peut-on en vouloir à quelqu'un qui vous sauve la vie !

-Quelque fois, oui.

-Hé bien moi non, bien sûr j'aurai préféré éviter ça mais je n'avais pas le choix, n'est-ce pas ?

-En effet, professeur.

-Appelle-moi Severus, maintenant que nous allons vivre ensemble pendant plusieurs décennies, je pense que cela est de circonstance.

-Bois, Severus, le gronda Harry pour cacher sa joie. Nous pourrons toujours discuter plus tard.

-Est-ce que tu essayes de me faire taire, morveux ?

-Non, j'aime le son de ta voix tu le sais bien, rigola ledit morveux qui hoqueta quand le vampire planta ses crocs dans sa gorge palpitante.

A partir de là tout devint irréel pour le calice. La morsure, comme l'avait dit Severus, ne ressemblait en rien à la première. Harry sentit de suite une déferlante de plaisir irradier complètement son corps, d'ailleurs il ne put retenir un cri et il se tendit agrippant le maître des potions et entourant sa taille de ses jambes pendant que le vampire ponctionnait toujours son sang.

Le désir était si puissant, si ….sa virilité tendue vibrait contre le pantalon de Snape, ne pouvait-il pas l'enlever, non d'un chien ! Harry agita à peine sa main et l'homme sur lui grogna mais ne quitta pas la gorge.

Le médicomage put enfin caresser la peau pâle de son amant qu'il venait de déshabiller complètement. Il les passa sur les épaules puis le dos, ses jambes se serrèrent un peu plus contre les flancs de Snape qui sentit son cœur reprendre de la vigueur. Harry ferma les yeux de bonheur et ses hanches commencèrent à bouger seules comme mues par une force qu'il ne pouvait arrêter.

Severus cessa de boire et regarda la plaie se refermer. Seule deux petits trous minuscules subsistaient. L'homme, dans la chaleur de l'étreinte prit les lèvres de son calice qui ne refusa pas, et pour cause ! Il n'allait pas laisser l'occasion de voir Severus l'embrasser, pour une fois qu'il avait le désir de le faire !

Harry posa ses mains sur les fesses de l'homme, il les caressa doucement puis revint sur son torse et enfin sur sa nuque, il était si bien, il se sentait enfin aimé. Snape mordilla les tétons du plus jeune, il les mordilla assez fort pour que Harry laisse échapper une plainte de douleur. Le jeune homme riposta et donna un coup de hanches plus fort, les deux érections se rencontrèrent de nouveau et le vampire poussa un râle, durcissant encore un peu plus les verges déjà gonflées.

Le morveux le rendait fou, il savait jouer avec ses sens, comme là en ce moment ou il se tordait sous lui et où sa bouche dévorait son menton et caressait ses lèvres avec le bout de sa langue. Maudit Potter qui lui faisait oublier sa réserve, tant pis pour lui, il allait lui faire voir ce que c'était que de côtoyer un vampire, il allait le prendre avec ardeur, le rendre amorphe et aphone sous ses coups de reins, lui faire voir que lorsque l'on faisait l'amour avec lui on ne s'en sortait pas indemne.

Bien sûr il y avait le lien à finir mais finalement il ne pensait même plus à ça, il pensait au jeune sorcier brûlant entre ses bras qui le torturait. Il pensait à sa peau contre la sienne, à ses hanches qui bougeaient sensuellement, à ses frottements langoureux et lascifs à la limite de l'indécence qui attisaient sa virilité, mais pouvait-on parler d'indécence quand deux personnes étaient dans un lit à faire ce qu'ils étaient en train de faire ?

Snape se baissa et enfouit son visage dans la toison de Harry, il respira goulûment l'odeur de son calice, délicieuse, surtout que sa verge contre sa joue pulsait violemment et que les gouttes de semences qui suintaient apportaient un autre parfum encore plus captivant pour le vampire.

-Tu es à moi, susurra le vampire en mordillant l'aine du médicomage faisant couler une perle de sang, et en caressant de sa langue la hampe droite et fière faisant trembler et panteler le jeune sorcier.

-Tout ce que tu veux, Severus, du moment que tu ne me fasses plus attendre, je n'en peux plus, mon amour.

L'homme sourit d'entendre ses mots, quand est-ce que quelqu'un l'avait appelé un jour, mon amour ? Jamais, il n'y avait que Harry pour faire ça et le penser vraiment sans arrière pensée.

Snape revint sur la bouche désirée et l'embrassa voluptueusement et profondément, lui faisant sentir par là que les mots l'avaient touché sincèrement. Harry le comprit ainsi, pas besoin d'ajouter autre chose.

Le maître des potions prépara son calice rapidement, ni l'un ni l'autre n'avaient le désir d'attendre davantage, ils avaient besoin de se sentir enfin ensembles, de se fondre, de s'aimer. Harry voulait sentir le sexe de Severus le pénétrer et commencer ses va-et-vient dans son corps, il voulait se sentir complet et sentir son souffle palpiter sur son cou pendant qu'il le prendrait alors qu'il serait sur les genoux.

Le vampire, en effet, retourna le calice et le mit à quatre patte sur le lit, ses mains avides caressèrent la croupe offerte. Sa bouche gourmande embrassa sa chute de reins puis sans avertissement il entra son membre en une seule fois sous les cris de douleurs de Harry qui se força à ne pas bouger.

Snape gémit fortement, il en salivait presque de plaisir, c'était si jouissif de se retrouver là bien au chaud entre les fesses du morveux. Sans attendre plus longtemps le vampire se mût, d'abord lentement, voulant apprécier l'étroitesse de son calice, puis plus franchement par la suite, faisant s'agripper Harry aux draps pour l'empêcher de se retrouver de l'autre côté du lit.

Les plaintes de satisfactions résonnaient dans la chambre. Le bruit des cuisses de Snape tapant contre son calice, la verge qui entrait et qui sortait, tous cela étaient érotique au possible. Harry ahanait, son membre douloureux fut pris en main par Severus qui étala les quelques perles qui transpiraient puis il entoura le sexe de ses longs doigts et l'agita au même rythme que ses reins, avec violence et obstination.

Le vampire sentit son plaisir arriver, il se redressa emmenant le sorcier avec lui lâchant le sexe de Harry en lui intimant de ne pas se toucher. Il agrippa fortement le morveux puis dans un dernier va-et-vient il éjacula au plus profond de son calice qui se retrouva lui aussi à se répandre sur les draps sans même s'effleurer, Merlin qu'elle délivrance !

Le lien avait fait ça, pensa le médicomage, leur désir puissant avait pris le dessus. Le survivant dû reprendre son souffle pendant de longues secondes, sa poitrine se soulevait avec violence, comme s'il venait de courir plusieurs kilomètres. Le regard que lui porta Severus lui sembla particulièrement amusé et ironique. Que lui arrivait-il donc ? Un peu de fierté, de la satisfaction ? Quoi !

Harry compris quand ses yeux descendirent le long du corps du vampire quand il se retourna, son érection n'était pas redescendue, l'homme en voulait encore. Bordel ! Il était magnifique comme ça, si férocement impudique, si magnifiquement viril, si diaboliquement sensuel.

Le jeune sorcier sourit, il s'allongea mais sur le dos cette fois avec un regard mi-frondeur mi-malicieux, le vampire grogna pour la forme et le pénétra derechef. Les deux amants se regardèrent avidement, les yeux brûlants et les corps chauds ne se quittèrent plus jusqu'à la prochaine jouissance.

-Nous n'avons pas fini, Harry, murmura Snape une heure plus tard, la journée est à nous, rien qu'à nous.

-Bouge ! Faillit hurler le morveux. Plus vite, encore !

Les deux hommes s'aimèrent de nouveau et personne ne vint les déranger. Comme l'avait si bien dit Severus Snape la journée était à eux et gare au premier qui se serait avisé de venir taper à la porte des cachots du maître des potions.

-Tu crois qu'il est là ? demanda Ron Weasley en s'adressant à Hermione, alors qu'ils étaient à la porte des appartements de Severus Snape, terreur des étudiants de Poudlard, le matin suivant alors que les deux hommes prenaient un repos bien mérité.

-Il n'est pas chez lui, alors oui je pense qu'il est là, Ron, affirma Hermione Granger.

-Rappelle-moi pourquoi tu tiens absolument à le voir ? Se plaignit son compagnon.

-Je voulais juste l'avertir que je suis complètement guéri, et que les médicomages arrêtent le traitement, répondit la jeune femme. Je suis enfin libre.

C'est Severus Snape qui ouvrit la porte, c'est aussi lui qui lança aux deux sorciers un regard noir peu amène à la limite de la fureur. Il avait envie de leur sauter à la gorge, son calice était là dans la chambre entièrement nu et sa jalousie faillit déborder. Personne ne devait le voir ni le sentir, il n'était qu'à lui.

-Nous cherchons Harry, s'excusa Hermione de déranger le maître des potions qui avait l'air de ne pas avoir dormi de la nuit et qui arborait un air dangereux. Nous nous sommes dit que peut-être il se trouvait ici.

-En effet, Harry est ici, mais vous ne le verrez pas, miss Granger, gronda l'homme hargneux. Pour l'instant il se repose, ajouta-t-il froidement. Et je vous suggère de quitter ces cachots au plus vite si vous tenez à la vie.

-Chez vous ! S'exclama Ron qui ne put s'en empêcher et qui oublia les menaces à peines voilées du vampire.

-Chez moi, oui, y voyez-vous un inconvénient, monsieur Weasley ?

-Heu, non bien sûr, je trouve ça surprenant, c'est tout.

-S'il se repose c'est qu'il est fatigué, avança la jeune femme et…..

-Excellente déduction, miss Granger !

-Ce que je veux dire c'est, n'avait-il pas pris quelques jours de congés pour justement se reposer ?

-Exact ! Répliqua ironiquement Snape.

-Ben et où il dort ? Lâcha encore le rouquin qui décidemment posait des questions pertinentes qu'il aurait mieux fait de garder pour lui.

-Dans mon lit, monsieur Weasley, et plus précisément avec moi et contre moi et bien sûr complètement nu, ajouta-t-il pour choquer le roux qui en resta comme deux ronds de flan.

-Mais…..mais !

-Pas de mais, Harry va bien alors je vous prierez de nous laisser tranquille, il vous expliquera tout cela lui-même aussitôt qu'il en aura le désir.

-Est-ce qu'il est votre…commença la jeune femme.

-Plus tard, grogna Snape avant de refermer la porte au nez des deux anciens Gryffondors qui clignèrent des yeux surpris

-Ben ça alors ! Harry avec Snape, jamais j'aurais crû, moi.

-Pourtant c'était évident, mais je crois qu'il ne s'agit pas que de ça, allez viens ! Nous reviendrons dans quelques jours, là je pense qu'ils préfèrent rester à deux.

Les deux jeunes gens partirent et Severus Snape put enfin se recoucher près de son calice qui l'attendait en écartant les bras. Le maître des potions sourit et le serra contre lui avec délice et possessivité. Le prochain qui tapera à la porte il lui lancera un sort des plus malfaisant et tant pis s'il souffrait de mille douleur, il l'aura bien cherché ce malotru dérangeur de vampire.