La journée de cours fut très longue pour Harry, il connaissait la grande majorité de ce qui était enseigné, et le peu qu'il ignorait étaient des détails techniques, qui n'avaient qu'une importance très limité. C'est donc assez agacé à l'idée de perdre du temps en cours et pour ses devoirs, que le jeune Lord rentra dans la tour de gryffondor après le dîner.

Il avait alterné toute la journée entre satisfaction et colère, satisfaction d'avoir un espion auprès des deux vieillards et colère de savoir que ce bâtard était responsable de la mort de ses parents. Perdu dans ses pensées, il salua rapidement ceux qui se trouvaient dans la salle commune, et monta directement dans son dortoir.

Ce ne fut que grâce à sa manie de laisser sa magie l'entourer pour détecter une menace, qu'il réussit à éviter un sort qui lui était destiné. Il ne fut pas spécialement surpris de voir que celui qui tenait la baguette n'était autre que Ronald. Le brun lui adressa un sourire diabolique :

« Très serpentard, Weasley, d'attaquer les gens par surprise. Mais même comme ça, tu restes un incapable ! »

Bien évidemment le rouquin prit très mal le commentaire du survivant et hurla de nouveaux sorts.

Harry, ne se donna même pas la peine de sortir sa baguette, d'une il n'en avait pas besoin, et de deux, cela prouverait au rouquin qu'il ne considérait même pas digne de combattre sérieusement.

À défaut, le jeune Lord désactiva le sortilège de silence que le dernier fils Weasley avait posé sur le dortoir pour que personne n'intervienne.

Affichant un sourire méprisant, le brun lâcha :

« Je sais que tu es un crétin, mais tu peux tout de même faire mieux que ça, Weasley ! »

L'attaque tombait à point nommé, d'une part cela lui permettait de laisser sortir la colère qui le rongeait depuis le matin, et d'autre part, il pourrait faire sauter les sorts de Dumbledore.

Ron attaqua de plus belle, jusqu'à lancer un sort de lacération très proche de la magie noire. Harry esquiva le sort, mais seulement en partie, et il sentit sa peau et sa chair s'ouvrir au niveau de son épaule gauche. Le rouquin se mis à le railler :

« Alors, le grand Harry Potter n'est même pas capable de me faire face ! »

Le brun ricana :

« Le grand Harry Potter fait en sorte d'avoir des preuves contre toi ! »

Ron le regarda sans comprendre, et ne compris pas davantage la suite, d'un seul coup, Harry sembla disparaître pour réapparaitre à un pas de lui, et le frapper au ventre, l'envoyant au sol, tandis que de nombreux élèves débarquaient dans le dortoir.

Harry tourna le dos au rouquin, qui, malgré les nombreux témoins, n'hésita pas et envoya un autre sort de découpe en direction de son ancien ami. Le brun, se baissa d'un coup, évitant le sort, qui fonça sur un autre élève. Fort heureusement pour ce dernier, Hermione conjura un bouclier, et Harry, laissa sortir sa magie avec suffisamment de force pour griller les sorts du directeur, et stupéfixa le rouquin.

Hermione évalua rapidement la situation, et dit :

« Neville, va chercher le professeur McGonagall. »

L'héritier Londubat ne se le fit pas dire deux fois, et revint rapidement avec leur directrice de maison, et le directeur, qui, comme par hasard, se trouvait avec elle.

« Que s'est-il passé ? Monsieur Potter ? »

Le brun, tout en se tenant le bras, expliqua :

« Eh bien, professeur, quand j'ai passé la porte du dortoir, Weasley m'a attaqué sans sommation ni raison. J'avoue que je n'ai rien fait pour le calmer, j'ai été très énervé toute la journée, suite à mon entretien avec le directeur de serpentard, ce matin. Weasley n'a pas apprécié mes réflexions, et m'a attaqué de plus belle, jusqu'à me lancer un sort de découpe, qui, comme vous le voyez m'a touché. Comme nous n'avons pas le droit d'utiliser la magie en-dehors des cours, je l'ai frappé, et, alors qu'il tombait, les autres sont arrivés. Pensant que l'affrontement était terminé, je me suis retourné et il m'a attaqué dans le dos, j'ai pu esquiver, mais cela m'a mis très en colère, et j'ai sortis ma baguette pour le stupéfixer. Accessoirement, heureusement qu'Hermione à conjurer un bouclier, sinon un élève de première année aurait été touchés à ma place par son sort de découpe. »

Le directeur fusillait le rouquin du regard, il lui avait pourtant dit d'y aller pas à pas, mais cet imbécile n'avait pas supporté de se faire rejeter en public, d'autant moins quand la vérité avait été connue de toute l'école, et qu'il avait été mis au ban des élèves.

L'air de rien, le directeur vérifia les sorts qu'il avait placé sur le dortoir, mais il ne trouva rien, vu la magie qui s'échappait encore du survivant cela n'était pas étonnant. Foutu gamin, il ne pouvait pas contrôler sa magie, non ?

Poser de nouveaux sortilèges allait être compliqué, il ne pouvait pas simplement entrer dans un dortoir, du moins il ne pouvait plus, le château échappait à son contrôle, encore à cause du gamin. Légalement, Poudlard, comme les elfes, appartenait aux fondateurs, et à leurs descendants, donc à Harry.

Pendant que Dumbledore rageait intérieurement, McGonagall avait interrogé les autres élèves, qui avaient confirmés la fin de l'histoire du brun. Puis elle avait libéré le dernier fils Weasley, bien évidemment ce dernier nia farouchement, mais puisque toute la maison l'avait vue attaquer son ancien « meilleur ami » dans le dos, avec un sortilège très dangereux, personne ne crut à sa version.

Hermione, tout en soignant le bras de son frère de cœur, lui murmura quelque chose, et le brun approuva :

« Professeur McGonagall, Hermione viens de me rappeler qu'en tant qu'héritier d'un fondateur, j'ai certain droits sur le château. Évidemment la punition de Weasley ne me concerne pas, même si je vais avertir sa famille, mais vu les circonstances, je vais abuser de mes privilèges, et bannir Weasley de ce dortoir. Comme je ne veux pas l'imposer à quelqu'un d'autre, il aura sa propre chambre, avec un lit et une petite salle d'eau, qu'il devra entretenir lui-même. »

Le directeur fronça les sourcils :

« Harry, c'est peut-être exagéré. »

Le survivant le fusilla du regard :

« Pour vous, directeur, c'est Lord Potter-Black ! Et il s'agit de mes prérogatives d'héritier, cela ne rentre pas dans le cadre de vos fonctions ! »

Le vieil homme recula, il aurait mieux fait de se taire, il venait de perdre encore un peu plus d'estime dans l'esprit du jeune homme. Il fallait vraiment qu'il trouve un moyen de recouvrer son emprise sur lui.

« Très bien, Lord Potter-Black, vous avez parfaitement raison cela ne fais pas partie de mes fonctions. »

Il hésita à demander à son adjointe de ne pas se montrer trop dure, mais renonça, cela ne ferait que lui aliéner encore plus le gamin. N'ayant plus rien à dire, ni à faire, il salua tout le monde et regagna son bureau en jurant intérieurement. Visiblement le gamin avait goûté à la liberté et ne comptait pas y renoncer, Dumbledore grimaça, il avait de moins en moins d'options. Les potions de contraintes en étaient une, mais il allait devoir faire appel à Rogue, sans être manchot en potion, il n'avait pas le talent du directeur de serpentard, et une potion de contrainte suffisamment forte pour agir sur un garçon qui avait résisté à l'imperium lancé par Voldemort, n'était pas à la portée du premier venu.

L'imperium justement, était à oublier, si le gamin y avait résisté à 14 ans, aujourd'hui, avec des barrières mentales parfaites, ce n'était même pas la peine d'y penser.

Il y avait aussi les philtres d'amour, mais cela impliquait un intermédiaire entre sa marionnette et lui, et la seule personne susceptible de remplir ce rôle était la dernières des Weasley, parce qu'il la payait. Mais une fois qu'elle aurait barre sur le survivant, ce qu'il lui donnait ne serait rien comparé à ce que le brun possédait, il ne faudrait donc pas longtemps à la rouquine pour l'envoyer paître.

Il y avait toujours les rituels de magie de sang, mais cela impliquait que le gamin soit inconscient et sa disposition pendant un très long moment, et cela hors du château, car jamais Poudlard ne permettrait qu'on pratique une telle chose sur l'un de ses propriétaires.

Rien de tout ceci n'était satisfaisant, et au final, sa meilleure option, bien que ce soit la plus longue, serait d'attendre que le gamin se calme. En attendant, il se tiendrait loin de lui, à la rigueur pourrait-il l'aiguiller grâce à Minerva, pour qu'il accepte d'intégrer l'ordre du phénix. Ce petit crétin serait certainement satisfait de se voir considéré comme un adulte, oui, c'était quelque chose qu'il pouvait faire. Il laisserait échapper une réflexion à ce sujet devant le premier cercle de l'ordre, faisant son mea culpa, comme quoi il aurait dû informer le brun l'année précédente, et qu'il ne voulait pas refaire les mêmes erreurs. Oui, ça pourrait marcher !

Satisfait, c'est rasséréné que le vieil homme gagna ses quartiers pour une bonne nuit de sommeil.

Dans le dortoir des garçons de sixième année de gryffondor, l'ambiance était aussi bien plus légère depuis le départ du rouquin. Dean et Seamus, après s'être assurés que cela ne gênait pas Neville et Harry, se laissaient aller à s'embrasser gentiment, sans crainte d'entendre une réflexion homophobe, et les deux bruns, étaient très satisfait de ne plus avoir ce boulet aux pieds.

Le jeune Lord sourit en voyant ses deux camarades chambre aussi proches, il n'était pas attiré par eux, mais il les trouvait mignons.

Ils discutèrent de tous les avantages qu'ils avaient à ne plus avoir Ron parmi eux, ce qui regroupait ses horribles ronflements, son hygiène relative, sa manie de laisser traîner ses affaires partout, et sa tendance à fouiller dans leurs malles pour leur emprunter des choses sans autorisation. En reprenant tout cela, il fut évident que si le rouquin n'avait pas été le meilleur ami du survivant, personne ne l'aurait toléré.

Après un bon moment à casser sans vergogne du sucre sur le roux, Harry disparut dans sa malle, et Neville fit de même dans la sienne. Les deux autres garçons, bien que curieux, n'y trouvèrent rien à redire, au contraire, cela signifierait qu'ils auraient le dortoir pour eux seuls.

Harry, et tous les autres, se retrouvèrent au manoir Potter grâce aux portails. Le survivant et son petit ami firent le résumé des évènements des deux derniers jours. Les jumeaux furent outrés d'entendre ce que leur frère avait osé faire, et promirent de tout raconter à leurs parents au plus vite.

Les adultes félicitèrent le jeune Lord pour être passé outre sa haine, légitime, envers le directeur de serpentard, mais Harry vit distinctement la colère de Remus, le loup-garou, bien qu'en étant conscient des avantages à avoir Rogue de leur côté, devait rêver de bouffer le maître des potions.

La ministre fit ensuite son propre compte rendu, concernant la chasse aux horcruxes, et apporta, avec une certaine fierté, une bonne nouvelle, le département des mystères, grâce à la coupe de Poufsouffle récupérée dans le coffre des Lestrange, avait réussi à créer un détecteur, certes à faible portée, mais réagissant aux fragments d'âmes du mage noir.

Ce fut donc sur une note positive, que le petit groupe se dispersa.

Harry et Drago s'installèrent dans le salon de la malle du brun, et se pelotonnèrent sur le canapé en regardant un épisode de série télé. Ils furent rejoins par les jumeaux une petite demi-heure après, et ces derniers prirent place de chaque côté d'eux.

Drago appréciait de plus en plus le fait d'avoir 3 peluches, et les deux rouquins se montraient de plus en plus entreprenants avec le petit blond, mais au moindre signe de réticence ils cessaient immédiatement leurs travaux d'approches.

Ce qui rassurait le blond, les jumeaux n'iraient jamais plus loin que ce qu'il souhaitait.

Drago se blottis sur les genoux de Georges, ou Fred, il ne savait jamais qui était qui, et les deux comiques faisaient tout pour l'embrouiller encore davantage qu'il ne l'était. Visiblement seul Harry parvenait à dire qui était qui, sans doute en ressentant leurs magies qui étaient subtilement différentes l'une de l'autre.

Les bras du rouquin se refermèrent sur sa taille, et il reçut un baiser dans les cheveux :

« Ça va, petit dragon ? »

Le blond grogna :

« J'avoue qu'entre mon parrain et ton frère, pas trop. »

La prise se resserra autour de lui, et une main se glissa dans son pantalon pour caresser ses fesses :

« J'ai une idée pour te faire oublier. »

Drago sourit :

« Obsédé ! J'ai juste envie de câlin. »

La main disparue de son pantalon :

« Ok, petit dragon. Ça nous va ! On va se coucher ? »

Les deux étudiants approuvèrent, et ils furent bientôt tous les 4 dans le lit. Drago était entre Harry et un des jumeaux, et l'autre moitié était de l'autre côté du survivant. Chacun embrassa les autres, et s'est en se sentant parfaitement à sa place et rassuré, que le serpentard s'endormit.

Les jours suivants ne virent que deux évènements majeurs, le premier fut l'arrivée d'une beuglante pour Ronald, mais la lettre rouge ne venait pas de sa mère comme de coutume, mais de son père, chose que personne n'avait jamais cru possible. Le chef de famille avertit son dernier fils que si jamais, lui ou sa sœur, qu'il mettait dans le même sac, faisait encore quoi que ce soit de répréhensible contre Harry, ils seraient tous les deux retirés de l'école, et envoyés auprès de lointains cousins en Australie.

De ce qu'Harry savait, les cousins en question avait trois enfants, et, contrairement à Molly et Arthur, croyaient profondément aux vertus éducatives des sanctions physiques.

Le second évènement, fut l'arrivé de la délégation ministérielle, qui ne perdit pas un instant pour se mettre au travail. Ils étaient 12, 12 sorciers et sorcières, totalement honnêtes. La moitié d'entre eux, commença le jour même un scan des barrières magiques de l'école, tandis que l'autre commençait à interroger les septièmes années.

Il fallut attendre que trois semaines soient passées, pour qu'enfin l'ordre du phénix se réunisse au square grimaud. Harry avait été mis au courant par McGonagall et par Rogue. Le jeune Lord nota que le vieil homme n'avait même pas eu la courtoisie de lui demander l'autorisation de continuer à utiliser une maison qui lui appartenait. Mais il serait toujours temps pour lui de le mettre à la porte.

Comme toujours, le premier cercle de l'ordre s'installa dans la cuisine de la maison-mère des Black, et tout en dégustant les biscuits de Molly et en buvant du thé, ils firent leurs rapports à leur chef.

Rogue fut le premier, puisqu'il était celui qui avait généralement le plus d'informations.

« Le seigneur des ténèbres est furieux, les actions de Potter le font passer pour un imbécile, et l'interview qu'il a donné à la gare n'arrange rien. Beaucoup de mangemorts de second ordre se sont déjà exilés. Celui qui souffle ses répliques au gamin est brillant, il a parfaitement souligné tout ce qu'il fallait pour décrédibiliser face de serpent. Avec la loi sur le secret que Potter à fait passer, beaucoup de sang-purs, à l'origine pro-Voldemort sans être mangemorts, hésitent à retourner leurs vestes et à le soutenir. Voldemort a demandé à son cercle intérieur de recruter. Il attend de moi que j'encourage les serpentards à se joindre à lui. Mais le jeune Malefoy fait barrage, visiblement lui et sa mère se sont réfugiés chez Potter pendant l'été, et ils le soutiennent. Drago fait de la propagande pro-Potter, et ça semble fonctionner. »

Les deux directeurs de maisons virent l'éclair de colère qui traversa le visage de Dumbledore, visiblement il n'était pas content du tout de savoir que les Malefoy s'étaient alliés avec son précieux survivant. D'autant moins que cela donnait au brun, une ouverture dans la maison du serpent, si on ajoutait la loi sur le secret, et son rang, Potter devenait plus que fréquentable pour les vieilles familles qui n'étaient pas ouvertement mangemorts, et aussi pour les enfants de mangemorts.

« Merci, Severus. Puisque vous parlez d'Harry, je pense qu'il est utile que je clarifie certaines choses. Comme vous l'avez tous compris, Harry est très en colère après moi, et en y réfléchissant, je ne peux pas lui en vouloir. Quand il est réapparus, j'ai cru que sa colère venait de son lien avec Voldemort, mais Severus m'a affirmer qu'il avait parfaitement maitrisé l'occlumencie. Aussi n'est-ce donc que lui qui m'en veut. Il est certain que si j'avais été moins avare d'information l'année dernière, les choses auraient été différentes, mais ce qui est fait, est fait. Harry a beaucoup changé cet été, en mieux, il a gagné une grande puissance magique, et en a une très bonne maîtrise, ses résultats scolaires sont les meilleurs de son année, même Miss Granger ne peux plus le suivre. D'ailleurs il semblerait qu'il s'ennuie profondément pendant les cours, mais il se tient parfaitement.

Tout cela pour dire, qu'il a visiblement murit, et je me dis qu'il est peut-être temps de l'intégrer à notre petit groupe, au moins en partie. Mais j'y réfléchirais plus posément une autre fois.

Cependant, j'avoue que son rapprochement avec les Malefoy, alors qu'il a rejeté Ginny et Ron, m'inquiète… »

Molly le coupa :

« Harry a été forcé de couper les liens qu'il avait avec Ron et Ginny, quand ils l'ont insultés et ont insultés son invitée, alors qu'il nous avait conviés pour nous rendre service ! Il aurait très bien pu couper tous lien avec notre famille, et nous aurions encore été ses débiteurs, puisque nous avons deux dettes de vie à son endroit ! Je trouve qu'il a agît avec beaucoup de retenue, et le fait qu'il fréquente Narcissa et le petit Drago ne l'empêche pas d'être proche d'Hermione, Neville, ou d'autres. Visiblement c'est plutôt lui qui influence favorablement les Malefoy, pas l'inverse ! Nos enfants nous ont couverts de honte à cette occasion, cela ne vous concerne pas, Albus ! Et je ne parle même pas de l'attaque en traître de Ronald envers Harry ! Il aurait très bien pu faire pire que de l'isoler, et j'ai moi-même conseillé à Minerva de rallonger les punitions de Ron ! »

Les parents Weasley n'appartenaient pas au groupe d'Harry, mais ils lui restaient farouchement fidèles, sans les dettes qu'ils avaient auprès du vieux sorcier, ils l'auraient certainement envoyé paître.

Comprenant qu'il n'avait aucun intérêt à poursuivre dans cette voie, Dumbledore laissa tomber :

« Très bien Molly, je n'avais visiblement pas tous les détails de l'affaire. Cependant je persiste à craindre que certains serpentards ne tentent de manipuler Harry en lui faisant croire qu'ils sont de son côté. »

Il fut une nouvelle fois renvoyé dans ses buts, mais par Rogue :

« Celui qui tire les ficelles de Potter n'est visiblement pas un imbécile, ceux qui veulent sa protection doivent se soumettre à un interrogatoire sous veritasserum, de la légilimencie, et un serment magique. Qui que soit celui qui se tiens dans l'ombre, il est prudent. »

Minerva en rajouta une couche :

« J'ignore si quelqu'un conseille Harry. Mais quand Severus m'a parlé de cette histoire de soustraire les serpentards à l'influence de Voldemort, j'en ai parlé avec Harry. J'ignore où il était cet été, mais quand je l'ai mis en garde contre la rouerie des serpentards, il m'a répondu très simplement, en me rappelant que Peter Pettigrow était un gryffondor. Visiblement, il à dépasser les préjugés commun de l'école. C'est une bonne chose, cette guerre entre serpentard et gryffondor à bien trop durée, et ne crée que des problèmes. Puisque tout le monde condamne les serpentards par avance, ils n'ont aucune raison de faire des efforts pour montrer autre chose que leurs pires traits. »

Les autres membres présents approuvèrent, même si les serpentards sentaient toujours un peu le souffre pour le commun des sorciers, une fois sortit de l'école, l'esprit de corps des maisons n'avait plus du tout la même importance. Et même si l'ordre était composé en grande partie de gryffondors, les autres maisons, moins dures envers les serpentards, étaient tout de même représentées. Bien sur les serpentards étaient en nette minorité, puisqu'ils n'étaient que deux, Rogue et Maugrey. Le vieil auror avait fièrement porté les couleurs de serpentard pendant sa scolarité, mais c'était avant que Dumbledore ne devienne professeur.

Le chef de l'ordre du phénix sentait que son influence, même sur l'ordre était en train de ficher le camp, toujours à cause du gamin ! Pourtant, outre le fait qu'il refuse de le voir, le brun ne passait pas son temps à le fusiller du regard, comme il aurait dû le faire s'il avait su que la grande majorité des malheurs qui avaient émaillés sa courte vie, venait de lui. Dumbledore commença sérieusement à considérer la possibilité qu'il y ait un autre marionnettiste qui tirait les ficelles du survivant.

Mais qui ? Killian était dans l'autre monde, et, à part utiliser un phénix, il n'existait aucun moyen, à sa connaissance de communiquer avec Gaïa. Mais à part lui, il ne connaissait aucun adulte suffisamment proche du garçon et suffisamment malin pour lui créer autant de problèmes sans en avoir l'air. Il allait devoir se pencher sérieusement sur cette possibilité, Potter était SA marionnette, il l'avait façonné depuis sa naissance et même avant, pour en faire le parfait outil qui lui permettrait de diriger le monde, pas en prenant violemment le pouvoir, mais en faisant en sorte que les gens le réclament.

Il se secoua mentalement, et revint au moment présent :

« Bien sur ma chère, après tout, nous souhaitons tous que les maisons s'unissent pour faire face à la menace qu'est Voldemort. »

Rogue et McGonagall se retinrent de renifler de mépris. La directrice de gryffondor avait fait ses propres recherches dans les archives de l'école et avait découvert que c'était quand Albus était devenu professeur, que la maison serpentard avait commencée à être ostracisée. Rogue lui, devait la découverte des dessins du directeur à son filleul, qui lui-même la devait à Potter, mais il n'avait pas besoin de considérer ce point. Le directeur de serpentard était furieux contre lui-même, il avait réfléchis à ce que Drago, et Potter, lui avaient dit, et il devait bien reconnaître que les deux adolescents avaient raison. Il n'avait fait que renforcer l'image désastreuse de la maison serpentard.

Le pire avait été quand Drago lui avait démontré que McGonagall était plus serpentard que lui, parce qu'elle parvenait à favoriser sa maison l'air de rien, sans que personne ne trouve quoique ce soit à y redire. Ce qui était, malheureusement pour sa fierté, vrai !

« Y a-t-il autre chose ? »

Quelques membres signalèrent avoir repérés des mangemorts dans l'allée des embrumes, et à la grande bibliothèque sorcière de Londres, mais dans un cas comme dans l'autre, cela n'avait rien d'étonnant.

Visiblement le serpent s'était retiré dans son trou et attendait de reconstituer ses forces avant d'attaquer de nouveau.

Malgré le fait qu'il se soit fait reprendre par deux fois lors de la même réunion, Dumbledore était assez satisfait, nul doute que son idée d'intégrer le morveux à l'ordre allait lui parvenir aux oreilles, et alors il serait bien obligé de venir lui parler. Ce que le directeur n'avait pas pris en compte, c'était que le survivant avait déjà son propre groupe pour combattre Voldemort, un groupe qui avait à sa disposition les ressources du ministère, ce que l'ordre du phénix n'avait jamais eu, même pendant la première guerre.

Le directeur quitta rapidement la réunion, pour regagner son école. Il n'aimait pas laisser les gens du ministère sans surveillance, et les autres professeurs, qui avaient tout d'abord craint leur présence, s'étaient en fait trouver face à des gens polis et compétents, ce qui faisait un contraste saisissant avec Ombrage. Ainsi les professeurs de Poudlard, étaient plutôt satisfaits de leur présence, Flitwick connaissait même la majorité de ceux qui s'occupaient des protections, et pouvait discuter boutique avec eux, les enchantements de haut-niveaux étaient un sujet rarement étudié, et les experts britanniques dans ce domaine se comptaient sur les doigts des mains.

Concernant les autres, ceux qui interrogeaient les élèves, ils se montraient aimable avec les étudiants, précisant qu'il n'y avait pas de bonnes ou de mauvaises réponses, les adolescents devaient simplement leur souligner ce qu'ils pensaient être des failles dans la sécurité de l'école.

Les employés du ministère, savaient qu'il ne s'agissait pas uniquement de vérifier les protections de l'école, mais que leur intervention était également une opération de communication auprès des jeunes gens, et de leurs familles. Les exactions d'Ombrage avaient détruit le peu de confiance et de respect que les étudiants avaient envers le ministère, et Amélia savait qu'il fallait leur montrer un autre visage, un visage sain, pas gangréné par la corruption, un visage ouvert où les nés-de-moldus pouvaient atteindre les plus hautes fonctions, un visage qui donnait envie en somme.

Des 12 inspecteurs, seul le responsable de l'équipe savait qu'ils étaient également là pour mettre en avant le survivant, les autres savaient seulement qu'ils devaient empêcher Dumbledore de trop s'approcher du jeune Lord.

Bien évidemment, Dumbledore ignorait le but final de l'inspection, pour lui il ne s'agissait que de communication pour montrer que le ministère n'était plus aussi pourri, et qu'il prenait à cœur la sécurité des enfants. De toute façon, il n'aurait pas eu le pouvoir d'empêcher la présence des agents du ministère, Amélia Bones avait organisé l'intervention avec le conseil des gouverneurs, et le « propriétaire » du château, à savoir Harry.

Consciencieux, les inspecteurs venaient de terminer d'interroger les septièmes années, et comptait passer aux sixièmes années, dès que le week-end serait terminé.

Ce fut durant ce week-end que les choses bougèrent du côté des verts et argents.

Les serpentards n'avaient pas ouvertement choisis, mais ils avaient tous compris que les deux « princes » de l'école étaient ensemble, quand cela avait été révélé, ils avaient exigés des preuves que le blond ne les manipulait pas pour satisfaire son petit-ami.