Bonjour à toutes,
Alors ceci n'est pas le prochain chapitre, mais juste un petit bonus que j'ai écrit. Ma bande de petits démons m'a lancé un cap alors que je partais en vadrouille chez ma petit Lu en compagnie de miss Dri... en bref, je devais écrire un bonus sur la rupture Ed/Jessica en ayant bu un minimum de 3 Mojitos ! Bien sûr j'ai relevé le défi... bon j'avoue, la moitié environ a été écrite sous alcool et l'autre sous le coup d'une nuit très très très courte !
Merci à mes petits démons, je vous adore et sans vous je n'aurais pas vécu ce petit moment de détente, certes un brin compliqué par moment... ben ouais, vas trouver un mot que tu cherches mais que tu trouves pas, alors que tu as 3 Mojitos dans le nez ! Donc ce chapitre est pour vous les filles, Val, Jenny, Mumu, Cathou et Yellow !
Je tenais à vous préciser aussi, et principalement pour les personnes sans compte qui m'envoie des petits messages, car je n'ai pas posté depuis longtemps, sachez que j'ai cruellement manqué de temps ces derniers temps, mais le prochain chapitre est écrit et il sera publié mardi.
En attendant, je vous souhaite bonne lecture de ce bonus cap alcoolisé !
Bisous
Charlotte
New York – Appartement de Jessica
POV Edward
Ma décision était prise. Je venais d'atterrir à New York et je devais régler cette histoire avec Jessica. Il m'était impossible de continuer ainsi, me mentir, lui mentir et surtout me comporter de cette façon avec Bella. Même si tout était fini, il me fallait être honnête avec mes sentiments.
Je me trouvais face à la porte de l'appartement et j'ignorais ce que j'allais lui dire. Alors avant de changer d'avis et faire demi tour, je pris mon courage à deux mains et appuyais sur la sonnette. Après quelques secondes d'attente, j'entendis des pas se rapprocher et la porte s'ouvrit sur Jessica.
- Chouchou ! Hurla-t-elle avant de se jeter sur moi.
- Jessica, ne m'appelle pas comme ça. Je te l'ai déjà dit. Répondis-je froidement.
- Mais enfin… je suis contente de te voir, pas toi ?
- Pour être honnête, je ne suis pas vraiment ravi. Tentais-je en décrochant ses bras de ma nuque.
Elle me lâcha, recula d'un pas et me fixa de son regard noir. Ce regard qui voulait dire que j'étais dans de sales draps, mais je n'en avais que faire. Je m'accrochais à mon idée et j'irai au bout de mes convictions. J'avais changé et personne ne ferait ressurgir l'ignoble personnage que j'étais il y a un mois.
- Tu peux m'éclairer un peu Edward, je ne te suis pas ! Me menaça-t-elle une main sur la hanche.
- Il n'y a rien à expliquer, je pense que nous avons fait le tour de nous deux et je crois qu'il est temps que nous arrêtions avant de nous faire du mal. Dis-je, essayant d'être délicat et diplomate.
- Fais le tour ? S'emporta-t-elle.
- Puis-je entrer afin de ne pas informer tout l'immeuble ?
- Je me moque de mes voisins, ils sont tous plus cons les uns que les autres. Puis, autant qu'ils sachent quel immonde personnage est Edward Masen.
- Eh voilà, la célèbre Jessica est lancée ! Dis-je désespéré en la poussant à l'intérieur de l'appartement.
- Lâche-moi ou je hurle !
- Cela ne changera pas grand-chose par rapport à d'habitude, personne ne s'inquiétera de t'entendre crier.
Elle me regarda bouche bée, surprise que j'ose lui parler ainsi. Pour la première fois depuis le début de notre relation, j'étais parfaitement honnête avec elle. J'avais voulu faire les choses en douceur, mais à priori, la manière douce ne fonctionnerait pas, il était temps de passer à l'offensive.
Je l'attirais à l'intérieur et la tirais jusque dans le salon, en la maintenant par le poignet. Elle se débattit pour se soustraire à ma poigne, mais malgré ses tentatives, elle ne m'échappa pas.
- Lâche-moi immédiatement ! Siffla-t-elle.
- Non ! Assieds-toi et pour une fois ferme-la ! Répondis-je sèchement.
- Je… Tenta-t-elle.
- TAIS-TOI, je t'ai dit de me laisser parler.
Elle s'assit au fond du sofa, les bras croisés sur la poitrine et son visage fermé. Ses yeux me fusillant silencieusement, alors que malgré moi, un sourire satisfait s'afficha sur mes lèvres.
- Qu'est-ce qui t'amuse tant ? S'énerva-t-elle.
- Toi ! Lâchais-je. Tu es pathétique. Tu as toujours cru que je t'étais acquis, que tu pouvais faire ce que tu voulais de moi, et je m'aperçois que tu m'as cru aveuglément, que la mascarade que je joue depuis qu'on s'est rencontré te semblait réelle. Mais il est temps que tu saches que je ne t'ai jamais aimé. Je t'ai utilisé, tu m'as servi qu'à une seule chose, me faire un nom et avancer dans ma carrière.
- Tu… tu n'es qu'un salaud ! Moi je t'aime et tu n'en as rien à faire.
- Tu m'aimes… laisse-moi rire. M'esclaffais-je. Tu t'es servie de moi aussi, tu adorais m'exposer comme un trophée, me rabaisser et exercer ton pouvoir sur moi. Sauf que si je me suis tu durant tout ce temps, acceptant le moindre de tes caprices, c'est simplement car j'avais besoin de toi, de tes relations professionnelles et aujourd'hui, je ne peux plus faire semblant, je n'y arrive plus et surtout, je ne le VEUX plus.
- Je vais te pourrir la vie, tu le sais ça ? Me menaça-t-elle.
- Oh oui je le sais, et je suis prêt à affronter ça. Tu peux faire ce que bon te semble, ça m'est égal. Je veux te rayer de ma vie, tu y as déjà été trop présente et j'ai perdu un temps précieux en te fréquentant. Je ne veux plus d'une petite fille gâtée, manipulatrice et superficielle. Je laisse ma place à qui en voudra et je lui souhaite bien du courage.
- Tu ne peux pas faire ça, tu n'as pas le droit !
- Et qu'est-ce qui me retient ? Tu me pourris la vie depuis trop longtemps.
Elle se leva irritée et se plaça face à moi, pointant son index contre mon torse. Elle s'approcha de moi, fixant mes yeux de son regard acide.
- Si tu me quittes, je te vire et crois moi, tu ne travailleras plus jamais pour personne. Je casserai ta réputation auprès de toutes mes relations, tu ne seras plus rien, juste un journaliste minable pour un journal local de banlieue. Tu pourras dire adieu à ton petit confort de vie, tes belles voitures, le luxe dans lequel tu déhambules chaque jour, tes soirées huppées et ta notoriété.
- Tu veux que je te dise une chose. Répondis-je avec calme.
Elle me scruta intriguée face à mon flegme et posa ses mains sur ses hanches.
- Vas-y, dis-moi !
- Si tu insistes ! M'amusais-je. Je suis prêt à te croire. Je suis certain que tu sauras tout mettre en œuvre pour me pourrir l'existence, mais pour autant, je ne vais pas céder à ton chantage. Je te laisse jouer, mais tu le feras seule. Je n'ai pas peur de perdre tout ce que tu me promets, je suis même fier d'y renoncer.
- Mais que t'est-il arrivé ces derniers temps ? Où est passé l'Edward Masen qui me plaisait tant ?
- Il n'existe plus Jessica. Il est mort tout comme nous et je ne regrette ni l'un ni l'autre.
- Sors de chez moi ! Hurla-t-elle vexée. Et je pense qu'il est inutile que je te précise de ne pas passer la porte du journal demain, tu es viré ! Rigola-t-elle, pensant me blesser.
Je commençais à reculer, en laissant un large sourire s'afficher sur mon visage. Avant de passer la porte de la pièce, je la regardais et chuchotais doucement un « merci », ce qui déclencha une réaction prévisible de sa part. J'esquivais avec adresse le vase qu'elle me jeta au visage et éclatais de rire, avant de claquer la porte de son appartement.
L'instant récréation est terminé. Je vous dis à mardi pour le chapitre 25, le vrai ! Et la fameuse discussion tant attendue !
Bisous
Cha
