Et voilà, dernier chapitre de cette hsitoire, cette fois, j'en suis sur. Je remercie encore une fois ParadoxicalOne de m'avoir autoriser à traduire son oeuvre...

Si vous voulez d'autres traduc, faits moi signe, je m'arrangerais avec les auteurs, j'aime bien ca traduire, ca passe le temps... Bonne lecture

Le lendemain matin, toute l'équipe était assise dans la salle de réunion. Leur nuit débordait encore une fois. Ils avaient été sur la même affaire toute la nuit, et cette dernière réunion avant de rentrer était censée clore la nuit.

Catherine les regarda tous. Elle secoua la tête légèrement. «On dirait qu'on a eu le mari. Je suppose qu'il ne voulait pas jouer les seconds rôles.»

«Qui aime ca ?» Warrick demanda tristement, beaucoup touché par cette affaire. Son mariage était en train de battre de l'aile. Tina ne supportait pas le nombre incalculable d'heures supp qu'il se tapait au labo, et elle détestait également comment il parlait de ses collègues. Catherine l'avait soutenue cette nuit. Elle n'allait pas le laisser tomber, et elle allait tout faire pour sauver son mariage. Par le passé, Catherine aurait aimé être plus qu'une simple amie pour Warrick, mais finalement, elle voulait surtout son bonheur.

Greg regardait la table «Alors il était jaloux d'un autre gars ? Compréhensible. Il est peut être aller un peu trop loin.»

Grissom pencha la tête en récitant : «La jalousie se nourrit dans les doutes, et elle devient fureur, ou elle finit, sitôt qu'on passe du doute à la certitude. François de la Rochefoucauld. Il doutait qu'elle l'aimait vraiment et il est tombé dans la folie."

Nick rajouta : «De quoi était-il jaloux ? L'autre gars n'était même pas un ancien amant. Il nous a dit qu'ils n'étaient que des amis. Et pourquoi tuer sa femme pour ca, franchement? Maintenant elle est morte, elle ne peut vraiment plus l'aimer du coup!»

Sara en profita pour faire une citation elle aussi : " Jalousie, ce dragon qui massacre l'amour sous la prétention de la maintenir vivante. Havelock Ellis. Par peur de perdre son amour, il l'a tué. Et en faisant ca, il a pensé que leur amour deviendrait éternel." Elle avala sa salive et ajoutasarcastique: «Et ils vécurent heureux…»

«Comme dans un conte pour enfant ? Ils vécurent heureux… Seulement elle est morte.» dit Nick. «Je ne pensais pas que tu étais du genre a croire aux contes de fées Sara." Il l'a regarda incrédule.

«Je n'y crois pas» Elle le regarda avec défiance. «Etre heureux ou amoureux, c'est quelque chose de très subjectif. Chacun réagit à sa façon. L'amour n'existe que dans la manière dont tu le perçois, à un certain moment de ton existence. Ca change tout le temps, suivant ton état d'esprit et suivant les personnes qui t'entourent.»

Grissom l'observait parler, ne croyant pas ce qu'elle disait. Sara croisa son regard un bref instant mais détourna les yeux aussitôt. Il avait l'air blessé par ses propos et elle ne voulait pas et ne pouvait pas le regarder maintenant. Ses vrais émotions pouvaient très bien ressurgir à n'importe quel moment, surtout si il l'a regardait droit dans les yeux.

«Alors tu dis que…?» Catherine demanda. Elle souleva un sourcil en apercevant le regarda entre Grissom et Sara.

«Tu crois en ce que tu as envie de croire pour avancer dans la vie. L'amour, ou le manque d'amour… Tu ne ressens que ce que tu as besoin de ressentir suivant ton état d'esprit.» Sara haussa des épaules et s'agita nerveusement sur son siège.

Le silence s'installa dans la pièce.

Grissom entra dans son appartement, anéantis. Il soupira fort et lâcha sa mallette et ses clés sur la table de l'entrée. Il balança ses chaussures et s'effondra sur le canapé. Il ferma les yeux pour éviter la lumière du jour.

Comment la vie pouvait changer aussi vite ? Il avait dit à Sara qu'il l'aimait et approximativement 34 heures plus tard, il était devant le fait accompli. Sara ne l'aimait pas. Grissom avait du mal à comprendre. Est-ce que Sara essayait de lui faire comprendre ce qu'elle avait subit durant toutes ces années? Est-ce qu'il méritait vraiment ce qu'elle avait dit.

Un bruit le sorti de ses rêveries. Il se rassit sur le canapé et regarda dans la cuisine, d'où venait le bruit. Elle se tenait derrière le comptoir et préparait une de ses mixtures dans le mixeur. Elle n'avait pas vu qu'il était rentré.

«Qu'est ce que tu fais là ?» demanda t il, énervé. Il était tellement prit dans ses pensées, qu'il n'avait pas fait attention que Sara était chez lui.

«Je prépare le petit déj.» Sara ignora sa mauvaise humeur. La nuit avait été longue, elle assumait donc qu'il était crevé. «J'ai pensé que ce serait sympa si….»

«Non, je ne te demande pas ce que tu fais dans ma cuisine, mais qu'est ce que tu fais là? Chez moi?» Son ton était accusateur.

Sara recula d'un pas en s'essuyant les mains sur une serviette. Pourquoi donc était il en colère contre elle? La nuit avait été longue, l'affaire difficile, mais tout avait été résolu finalement. Elle pensait même avoir sacrément bien travaillé d'ailleurs.

Après avoir analysé la nuit qu'elle venait de passer et scruter son visage, elle retrouva l'usage de la parole. «Qu'est ce qui ne va pas?» demanda t elle, innocemment. Le regarda qu'il lui lança, la plaqua contre le four. Grissom était en colère après elle, pour de bon.

«Qu'est ce qui ne va pas ? Comment oses-tu insinuer que tu ne sais pas de quoi je parle?» Il attendit une réponse. Cette réponse n'arrivant pas assez vite à son gout, il continua: «Tu étais assise là, au milieu de tous les autres à parler de l'amour et du bonheur comme si…. Comme si ca n'existait pas… comme si la vie n'était rien d'autre qu'une succession de moments, bons ou mauvais…»

«Pour se sentir complet. Pour te donner l'impression que la vie est parfaite, pour que tu continues d'avancer jour après jour.» Sara l'interrompit «Oui, je sais ce que j'ai dis.»

«Pourquoi Sara ?»

«Pourquoi ? Tu me demande pourquoi ?» Sara secoua la tête. Une rire nerveux lui échappa. Est ce qu'il s'écoutait ? C'est alors que Sara comprit qu'il avait vraiment cru ce qu'elle disait. Elle avait cru qu'il avait compris depuis le début. «Griss…»

Elle fit le tour du bar et se pencha vers lui, le regardant droit dans les yeux. Elle croisa les bras devant elle, dans une position défensive. «Tu t'attendais à quoi? Que j'arrête d'être la cynique Sara? Tu pensais que j'allais commencer à réciter des poèmes sur l'amour et le romantisme? Que j'allais dire à quel point l'amour est quelque chose de merveilleux et que j'ai moi-même trouvé mon Grand Amour?»

«Qu'est ce que tu es en train de dire ?» Son esprit essayait de suivre sa logique, mais il n'arrivait pas à y croire. Ses émotions avaient prit le dessus.

«Je te dis que je ne peux pas arrêter d'être la Sara que tout le monde connait. Ca fait 6 ans que je suis la cynique Sara. Toi et moi on a une relation de travail très étrange, l'équipe nous a vu amicaux, ou se parlant à peine et là, on est sur une relation qui fonctionne plutôt bien. Si, dans seul coup, je me mettais à être une Sara différente, et que je commençais à réciter des poèmes, tu ne peux pas me dire que les gens ne remarqueraient pas le changement.»

Ses yeux blesses se calmèrent. Il avait vraiment cru que Sara avait utilisé ce moment pour lui balancer ses quatre vérités, à un moment où il ne pouvait pas lui répondre. Il la comprenait d'un certain coté, Sara avait raison, même si il ne voulait pas y croire.

Ses yeux se portèrent sur sa paire de chaussure qui trainait à coté de la table basse. Il avait besoin de faire quelque chose. Il commençait à se poser des questions sur lui-même. C'était sa plus grande crainte, ne pas pouvoir faire la différence entre la femme qu'il aimait et la femme qui travaillait pour lui.

«Grissom, écoute…Si tu veux que ca marche entre nous, il va falloir qu'on se fasse confiance, implicitement. Si on veut garder notre secret, il va vraiment falloir séparer nos deux vies. On ne peut pas se permettre de rester sur une impression ou sur quelque chose qui passe entre nous au labo.»

Sara avait fait exprès de prendre un ton accusateur. Grissom ne se sentait pas en sécurité dans sa relation avec Sara et elle ne voulait pas qu'il reste sur la défensive et qu'il est peur d'elle.

Leurs yeux se croisèrent. Grissom avait l'impression de porter tout le poids du monde sur ses épaules. Il savait que Sara voyait en lui. Elle ne pouvait pas passer son temps à faire attention à ce qu'elle disait quand elle était autour de lui. C'était déjà merveilleux qu'elle soit avec lui.

Elle n'avait jamais abandonné l'idée d'être un jour avec lui, malgré tout ce qu'il lui avait fait subir. Elle aurait très bien pu quitter Las Vegas et le laisser dans sa crotte. Mais non, elle était restée avec lui, l'attendant patiemment. Et là voilà, toujours maintenant, à l'attendre. Il n'arriverait jamais à la satisfaire, à lui donner tout ce qu'elle voulait, tout ce qu'elle méritait. Il l'avait fait souffrir pendant des années, et il n'en avait jamais eu assez de jouer avec ses émotions et maintenant, il voulait construire un futur avec elle, mais c'est elle qui avait les commandes.

Son Cœur lui appartenait. Il lui donnait ca. Il allait la laisser prendre les prochaines décisions. Elle le méritait. C'était à elle de faire le prochain mouvement.

«Qu'est ce que tu veux que je fasse, Sara ?»

«Je veux que tu me fasses confiance»

«Je te fais confiance.» Il n'arrivait pas à garder ses yeux sur elle.

Mais elle le regardait avec intensité. «Ce qui est arrivé aujourd'hui ne me donne pas cette impression. Je… J'ai plutôt l'impression que tu me tiens à l'écart. J'ai besoin que tu saches que je ne vais nulle part. Je n'ai jamais abandonné. Tu n'as qu'à me croire quand je te dis que je ne te ferais jamais de mal.»

«Après toutes ces années…»

«Griss, Je ne vais pas me réveiller demain et me dire que ce n'est pas ca que je voulais. Je vais me réveiller dans tes bras et me sentir en sécurité. Je vais me réveiller et te regarder et trouver tout ce dont j'ai besoin.»

Il la regarda droit dans les yeux. Une larme commençait à sortir de son œil. «J'ai besoin que tu me dises ce que je dois faire.»

«Aime-moi.»

«Je t'aime» Grissom se leva du canapé et traversa la pièce jusqu'à elle, il lui attrapa délicatement le visage et il essuya une de ses larmes avec son pouce.

«Et je t'aime moi aussi.» Sara décroisa ses bras et posa ses mains sur les siennes, toujours sur son visage.

Elle amena ses mains jusqu'à sa bouche et lui embrassa les paumes tendrement avant d'enrouler ses doigts autour des siens. Il l'attira contre lui. Leurs yeux restant accrochés l'un a l'autre. Elle posa finalement sa tête sur son épaule.

«Qu'est ce qu'on fait maintenant ?» lui murmura t il dans les cheveux.

«Et bien… Je dirais qu'on pourrait oublier le petit déj et on reste comme ca jusqu'à ce qu'on s'endorme.»

Il sentit Sara sourire dans son cou. Elle le serra encore plus fort.

«Est ce que tu veux qu'on laisse les gens savoir pour nous ?» demanda t il, réalisant que leur conversation n'était pas terminée.

«Pas maintenant, non. Je ne suis pas prête à me sentir observer ou à attendre des remarques… On a qu'à laisser le temps, rester entre nous un miment avant de laisser les gens entrer dans notre vie privée. On verra bien quand ce sera le moment. Ou alors ils comprendront par eux-mêmes. C'est des enquêteurs après tout.»