Coucou !
Me voilà revenue d'Espagne :D (C'était super, et pour les quelques belges qui me lisent... C'EST QUOI CE PAYS ? 15 degrés en été ? Non mais vraiment ! Je compatis pour nous toutes !)
J'espère que ce chapitre vous plaira et que vous m'en voulez pas trop pour le précédent... :$
Perso ce chap est vraiment pas un de mes préférés, je trouve qu'il n'est pas si bien écrit que ça mais j'ai beau le relire j'arrive pas à le perfectionner ou à lui donner cette petite touche spéciale... Mais bon c'est mon avis, j'attends avec impatience les vôtres :)
Bisous, bonne lecture !
Mackk.
Ps: Que c_Uz et Clara et Bibi se signalent parce que je commence à m'inquiéteeer !
Titilde : Excuses acceptées u.u xD C'est horrible quand les gens connaissent pas les ordi, tu te demandes de quoi ils vivent o.O' Pauvres frêles et innocents... xD
C'est super que les chaps t'aient plus :) Par contre, ça m'étonne que t'adores le 24 parce que plusieurs ont eu des envies de meurtre envers ma petite personne xD :( bouuuhouhouhou!
Rire et pleurer en même temps xD J'imagine vaguement, par contre je comprends ton soulagement d'être seule chez toi ! Régulièrement on me demande « de quoi tu ris toi? » genre « c'est à quelle heure le bus pour l'asile? » :'p
Pour ta question de curieuse :D Les types en capes noires c'était les partisans de Grindelwald bien sur! J'ai dit à un moment dans le chap « si y'a des avadas c'est sur c'est pas le ministère » et puis je parle de jets de lumière verte... x)
Je suis contente que tu attendes mes chapitres avec impatience, au contraire ! :) Ca me fait plaisir de savoir que vous aimez ma fic, si personne ne me le ferait savoir (comme à peu de choses près pour Préfets-en-chef) je déprimerai trop o.O'
Bisous! J'espère que ce chap te plaira autant que les précédents :D
O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O*O
25. Poudlard
- Vos amis ne sont pas au courant de votre retour, les informa Dumbledore en s'asseyant à son bureau. Faites-leur la surprise. Et essayez de paraître enthousiastes, si vous ne voulez pas subir un interrogatoire…
Ils opinèrent tous les deux, absents, et sortirent du bureau. Remarquant qu'ils devaient prendre des chemins différents, ils se regardèrent, et Hermione fut submergée par une nouvelle vague de larmes. Il se retint à grande peine de ne pas laisser voir les siennes, qui naissaient au coin de ses yeux.
- Allé, file !, lui fit-il tendrement.
Elle le regarda torturée et il redevint sérieux et triste.
- Tu sais tout comme moi qu'on ne peut rien faire ici… C'est trop risqué, il faut se séparer ainsi…, fit-il avec un ton sérieux qui laissait paraître une grande peine.
Elle opina, mais ne bougea pas. Il soupira.
- Hermione…, fit-il avec une moue à présent déchirée, ne pouvant plus garder son masque impassible. S'il te plait, vas-y, il ne faut pas que je craque ici !
Elle le regarda encore plus déchirée, fit demi tour et partit en courant. Elle ne devait surtout pas se retourner. Elle sentait déjà les larmes remonter en masse mais elle les refoulait avec hargne. Elle allait voir Ron, maintenant… que lui dire ? Elle ne pouvait pas rompre avec lui comme ça… Et pourtant, elle savait à présent qu'elle ne l'aimait pas d'un amour de couple, mais bien d'un amour fraternel… Et que cet amour qui avait pu la rendre heureuse avait flétri. Elle était obligée de jouer le jeu… Et ça la rendait encore plus malade.
Drago, lui, se dirigeait vers la salle commune des Serpentards. La voir partir ainsi était horrible, mais il se devait d'être fort, comme toujours. Il se rappela qu'il allait revoir Goyle et Pansy… Il savait qu'ils allaient lui sauter dessus avec un énorme sourire, et sa tête n'allait pas être bien joyeuse.
Lorsqu'Hermione arriva, Ginny était en train de passer par le portrait de la grosse dame.
- MIONE ?, s'étrangla-t-elle. Quelle belle surprise !, fit-elle en sautant au cou de son amie, n'ayant toujours pas remarqué qu'elle pleurait.
- Ginny, coucou ma belle..., fit Hermione en la prenant tendrement dans ses bras.
- Eh ben… Qu'est-ce qu'il t'arrive ?, s'étonna-t-elle.
- Juste une suite d'évènement épuisants. J'ai besoin de mon lit.
- Ron va être si content de te voir !, s'extasia la jeune fille pensant surement lui faire plaisir.
Elles traversèrent le portrait et Ginny s'écria :
- Regardez qui est là, les garçons !
Elle n'eut pas le temps de tourner la tête que deux poids de corps masculins s'écrasèrent sur elle et l'envoyèrent s'étaler à même le sol (eux avec). Elle était tout de même si contente de les voir…! Deux mois sans eux… Elle les prit dans ses bras avec des sourires de bonheur pure qui l'aidèrent à faire passer l'excuse du « épuisée » pour les larmes. Mais Ron l'embrassa, évidemment… Et elle fut tout d'abord saisie, puis répondit au baiser, mais elle ne ressentait… plus rien. Elle était même dégoutée ! Quelle horreur ! Le visage de son blond lui apparaissait en pleine face et elle avait beaucoup de mal à ne pas éclater en nouveaux sanglots.
Elle s'excusa, disant qu'elle avait vraiment besoin de dormir et qu'ils parleraient après une bonne sieste. Elle serait obligée d'aller manger avec les autres à la Grande Salle… Mais là, tout de suite, elle avait besoin de solitude et de réflexion. Elle s'enferma donc dans sa chambre (qu'elle avait privée étant préfète) et s'allongea sur son lit, se permettant de se vider de toutes ses larmes… Ou de tout ce qu'elle pouvait se vider, tout du moins. Ca semblait interminable...
Drago, pour sa part, avait vécu ça autrement. Il avait franchi la porte de la salle commune Serpentarde et s'était rappelé qu'à présent il avait une chambre privée. Il était donc rentré là pour « le fun » (hum) et s'était (évidemment) fait sauter dessus par Pansy et Goyle (ainsi que toutes les filles qui se trouvaient là et qui avaient émit des soupirs de contentement).
Lorsqu'il s'en était rendu compte il avait tourné les talons en grognant, sans un mot.
- Mais enfin Dray, reviens !, s'exclama Pansy décontenancée.
Il ne s'arrêta pourtant pas et avait même déjà traversé la porte, se dirigeant vers sa chambre qui se trouvait quelques mètres plus loin.
- Drago Malefoy tu vas nous faire le plaisir de t'arrêter, fit Goyle en l'attrapant par l'épaule, l'immobilisant.
- C'est pas le moment, grogna-t-il.
- C'est jamais le moment avec toi !, railla le Serpentard en le retournant.
Il vit la tête de Drago, et afficha une mine troublée.
- Apparemment c'est vraiment pas le moment aujourd'hui, constata Pansy d'une petite voix (comme s'il ne l'avait pas remarqué !).
Savoir que sa tête laissait tout à fait paraître qu'il n'était pas impassible comme d'habitude le gonflait au plus haut point et il grogna à nouveau, lançant aux deux autres en s'en allant « on se voit au dîner ».
Ses deux pauvres amis restèrent interloqués et ne comprirent absolument pas ce qui pouvait bien se passer avec leur ami d'habitude si impassible et maitre de lui.
Drago s'enferma dans sa chambre et s'enfonça dans son fauteuil vert émeraude en soupirant. Il se prit le visage dans les mains, et resta ainsi, immobile, sans verser une seule larme. De longues heures passèrent sans qu'il amorce un geste, jusqu'au moment où il releva le regard et vit son sac, déposé dans un coin de sa chambre, avec écrit dessus « La Martina » en grandes lettres bleu ciel et blanches. Là, il ne put s'empêcher de laisser une larme, silencieuse, couler chaude le long de sa joue et glisser froide dans son cou...
L'heure du dîner arriva bien vite. Hermione essaya de cacher son malheur sous des tonnes de maquillage (assez réussi) et Drago se recomposa un masque impassible. Bizarrement, il ne lui avait pas manqué tant que ça mais bon, cela importait peu!
La seule chose qui les soulageait un peu tout les deux, c'était qu'ils allaient voir l'autre. Pendant tout ce temps, ils ne s'étaient jamais séparés un seul instant, et puis là d'un coup… tout s'évapore.
Ils s'installèrent tous les deux exprès face à la table de l'autre et attendirent tout en faisant un peu la conversation avec les autres membres du groupe, histoire de pas faire genre « tout va mal » et que les gens ne s'intéressent pas à eux.
Lorsque tout le monde fut attablé et qu'ils purent se chercher sans avoir des silhouettes mobiles leur cachant la vue, ils se trouvèrent vite. Leur regard se croisa et ne se lâcha plus. Ils ne pensèrent même plus à manger. Mais tandis qu'ils se regardaient, perdus dans la contemplation de l'autre, Hermione fut interrompue par Ginny.
- Qu'est-ce que tu fais Hermione ?, l'interrogea-t-elle perdue. Tu regardes Malefoy ?
- Euhm, oui, avoua la jeune fille préférant ne pas nier un fait aussi flagrant. Ca me fait bizarre, je passais toutes mes journées avec lui, alors je voulais voir ce qu'il faisait, fit-elle avec un sourire avant de plonger son nez dans son assiette, horrifiée par ce que la rouquine ait pu penser.
Ron vint lui encercler ses épaules de son bras, en lui disant d'un air compatissant :
- Oh ma pauvre, tu as du vivre le calvaire, fit-il étonné d'avoir oublié ce détail. Je vais aller lui retourner la tête de deux bonnes baffes bien placées !, rajouta le rouquin en se levant directement.
Elle ne put retenir une tête totalement catastrophée et l'attrapa par le bras pour le rasseoir d'un coup sec.
- NON MAIS CA VA PAS LA TETE ?, railla-t-elle au bout du rouleau.
- Mais enfin, 'Mione, mon cœur…?, fit-il incompréhensif.
- Tu ne vas pas aller taper Malefoy, Ron ! De un y'a pas de raison vu que maintenant on se supporte et on arrive à cohabiter alors ce serait déplacé, et de deux il t'enverrait valser à trois kilomètres !, railla-t-elle.
- Tu sous-entends qu'il est plus fort que moi !, se vexa le gringalet.
- Oui Ron, tu dois avouer qu'il est plus fort que toi, j'essaye juste de t'épargner une humiliation c'est tout…
Le rouquin, vexé, se rassit et se tourna pour parler à Seamus, tournant le dos à Hermione, qui de dépit soupira en se prenant la tête dans les mains. Ca commençait drôlement bien, décidément...!
Drago qui avait évidemment suivi tout le cheminement était plié en quatre. Il s'imaginait parfaitement Hermione en train de réprimander le rouquin qui voulait venir le frapper (oui, il avait compris qu'on parlait de lui dès qu'Hermione avait lâché son regard pour répondre à la rouquine qui le fixait également).
En plus elle avait réussi à faire que son rouquin lui râle dessus, le premier jour de son retour ! Elle aurait du le laisser le taper, pourquoi continuer à le défendre ? Ca allait être beaucoup trop louche. Et puis, comme s'il ne savait pas se défendre tout seul !
Mais la voir ainsi l'avait fait sourire. C'était bien elle, ça ! Elle leva les yeux de ses mains, résignée, et croisa ses yeux joueurs. Le voyant ainsi, elle sourit. Son petit chieur était là, et toujours chieur… Elle lui fit un signe genre « quoi ? » de la tête (opinement vers le haut, si vous voyez ce que je veux dire...! Et je suis sûre que vous voyez) et il rit encore plus en faisant non de la tête et roulant des yeux avec un sourire (« t'es pas possible ! »). Elle rit, heureuse de pouvoir avoir un quelconque contact avec celui qui hantait, à présent, ses pensée.
Se voyant examiné par Goyle et Pansy, Drago dut détacher son regard de la rouge et or et se forcer à manger un minimum, pour masquer un peu la chose.
Nos deux amis (à savoir Pansy et Goyle, pour ceux qui auraient pas suivi !) trouvant ça louche, se promirent d'aller parler à la Gryffondor après le dîner (vu qu'ils ne soutireraient probablement rien de Sire Malefoy!).
Lorsque, donc, le dîner fut fini, tout le monde se leva, se dirigeant vers la sortie avec entrain. Hermione, qui se trouvait près de Drago, Pansy et Goyle, se retrouva assaillie par ces deux derniers tandis que Drago les maudissait intérieurement mais restait tout de même à l'arrière, pour écouter.
- Salut Hermione ! Alors ce voyage de santé ?, s'enquit Goyle.
Hermione lui lança un regard de reproche. Pourquoi sous-entendait-il qu'il avait déjà tout deviné depuis le début ? Elle n'eut pas le temps de répondre que Ron, toujours aussi impulsif, se mêla à la conversation, mauvais.
- Non mais qu'est-ce que vous lui voulez maintenant ?, cracha-t-il méprisant.
Les deux Serpentards restèrent interdits et Hermione tourna vers Ron une moue totalement indignée.
- Ron on peut savoir ce qui te prend ?, s'enquit-elle essayant de garder son calme.
- Eh bien je… je pensais qu'ils t'emmerdaient, fit Ron incompréhensif à nouveau.
- Et tu crois qu'ils viendraient m'emmerder en me parlant de si bon cœur ?, railla-t-elle.
- Mais Hermione enfin, tu es en train de parler de Parkinson et de Goyle là !, s'indigna-t-il à son tour.
- Ron, fit Hermione essayant de se contrôler un maximum, accepte qu'après tout ce que j'ai vécu avec eux on sait se voir et même se parler aimablement sans se sauter à la gorge, pareil pour Malefoy, pigé ?
Là, Drago (qui s'était rapproché un maximum pour entendre) se permit de se laisser aller à son envie et, tandis qu'ils étaient tellement oppressés par les gens que personne ne pouvait regarder le sol, il se glissa derrière le dos d'Hermione et lui prit la main, entrelaçant leurs doigts.
Il la vit sursauter, puis regarder en arrière. Elle, se trouva avec plus que ce qu'elle n'aurait pu espérer. Ron se rembrunit, tandis qu'elle exerçait une pression sur la main de Drago, le regardant lui sourire, et lui dire gaiement :
- Salut Granger ! Ca fait longtemps qu'on s'est pas vus, non ? Presque quatre heures !
- Un exploit, renchérit la jeune fille d'un regard entendu.
Il lui rendit son regard et son sourire, tout en lui caressant la main, ne voulant plus la lâcher.
- Tiens, Malefoy, fit Ron de mauvaise grâce.
- Salut à toi aussi Weasmoche !
- Tu… !, s'énerva Ron en se retournant vers lui.
- Ron !, fit Hermione en le retournant dans le bon sens (le sens ou se dirigeait la foule !) à nouveau.
Pour peu il voyait leurs mains liées ! Quelle boulette !
- Mais enfin Mione il m'énerve !, railla-t-il. A peine quatre heures, comme il le dit si bien, que vous êtes rentrés et il me cherche déjà des asticots !
Elle soupira.
- Vous arrêtez TOUS LES DEUX, fit-elle avec un regard réprobateur à Drago également.
Il rit, et lui accorda une moue discrète de bébé qui la fit rayonner de bonheur retrouvé.
- Hermione ?, la rappela Pansy.
- Mh ?
- On pourrait te parler là tout de suite après être sortis de cette Grande Salle ?
La concernée eut une moue intriguée mais pour ne pas éveiller de doutes, elle se contenta d'accepter.
- Oui bien sûr, fit-elle comme si c'était schtroumpf vert et vert schtroumpf.
- Super !, s'écria Pansy. Drago, tu restes aussi.
- Pourquoi ?, gémit-il de dépit.
- Tu n'y échapperas pas alors autant que ça soit vite fait non ?
- Gnn.
Hermione rit face aux éternelles réactions enfantines du jeune homme. Lui, amusé de son amusement à elle, lui demanda rieur.
- On peut savoir ce qui te fait rire ?
- T'es un vrai gosse !, rit-elle.
Il rit aussi.
- Pas du tout !, fit-il en niant de la tête innocemment. C'est toi qui baves devant une glace !
Elle fit un « OH ! » muet, piquée à vif et heureuse de cette conversation avec le garçon.
- C'est toi qui fait des caprices de taré pour pas t'asseoir à côté d'un moldu !
- Attends t'étais prête à me laisser seul entouré de moldus, c'était déjà la fameuse inconscience précoce !
Elle rit de l'allusion à sa mère, et retrouvant ses accrocs avec le garçon.
- Désolé de vous interrompre dans votre conversation pleine d'entrain, fit Ron qui semblait se décomposer, mais… Vous allez bien ?
- Disons qu'on n'est plus psychologiquement stables, fit Drago en haussant les épaules. Mais c'est scientifiquement logique !
Hermione éclata à nouveau de rire face à l'allusion de leurs deux paroles. Il faisait allusion à tous leurs accrocs, et elle riait de bon cœur, et Ginny à côté d'eux se demandait où se trouvait le hic.
- Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?, fit Ron interdit en regardant à présent Pansy et Goyle, pour chercher une aide, n'importe laquelle !
Voyant que les deux autres étaient largués également il sembla se raplatir sur lui-même.
- C'est rien Ron, un délire, fit Hermione récupérant douloureusement.
- Un DELIRE ?, vociféra-t-il laissant libre court à son incompréhension la plus totale (agrémentée de son indignation du changement trouvé). Hermione, réfléchis un peu à ce que tu dis ! Un DELIRE avec MALEFOY ? Les deux mots ne collent pas ensemble !
Hermione se rembrunit, mais Drago trouva ça drôle, au plus grand étonnement de la lionne qui pensait déjà qu'il allait être blessé.
- Tiens, fit-il hilare, je ne savais déjà pas que mon nom était aussi un adjectif, et à présent j'apprends qu'il est aussi un nom commun ?
Elle pouffa à nouveau, se rappelant de ce souvenir-là également.
- ARRETE DE RIRE A TOUT CE QU'IL DIT CA ME REND MALADE !, railla Ron.
Un silence vint s'installer au sein du petit groupe, dans lequel Hermione semblait à présent hors contexte, Drago réticent (à ce qu'allait faire Hermione) et Goyle, Pansy et Ginny en mode attente de la suite.
- Ron, il va falloir que tu t'habitues au fait qu'on a passé deux mois ensemble, seuls. Ou presque, rajouta-t-elle à l'adresse de Pansy et Goyle qui lui firent un grand sourire. On ne s'insultera plus dans les couloirs et dorénavant on a beaucoup de souvenirs en communs, et je suis désolée que tu ne puisses pas te joindre à la rigolade mais ce n'est pas une raison pour me réprimander moi.
- Mais Hermione, pleurnicha-t-il, je ne comprends plus rien, c'est Malefoy, déjà les deux zouaves j'avais du mal à te comprendre, mais Malefoy…?
- RON, répéta Hermione énervée à présent (Drago lui fit une petite pression sur la main pour la calmer qui cette fois-ci ne donna aucun fruit), t'aurais du y penser quand t'as décidé de rejoindre Harry ! C'était quelque chose qui était envisageable ! Seule avec des Serpentards ? Tu crois vraiment ça possible de s'engueuler à longueur de journée ? Et bien non ! On a apprit à se connaître, et maintenant tu vas arrêter de faire l'idiot parce que ça me sort de mes gonds !
Sur ce, elle lâcha Drago et partit à grands pas (en fonction de ce qu'on pouvait faire dans cette foule, c'est-à-dire pas grand-chose !) et s'éloigna d'eux. Pansy et Goyle, ne voulant absolument pas rater leur discussion attrapèrent Drago par le col et l'entrainèrent avec eux.
Lorsqu'ils la rattrapèrent et que Goyle l'eut forcée à s'arrêter, elle ne semblait pas du tout de bonne humeur et surtout plus du tout apte à répondre à des questions tranquillement.
- Ce n'est pas toi qui étais sensée garder toujours ton calme ?, s'indigna Goyle, déçu de remarquer qu'il ne pourrait sûrement plus poser ses questions.
- On a inversé les rôles, informa Drago avec un sourire malicieux adressé à Hermione (elle roula des yeux).
- On peut savoir ce qui se passe entre vous ?, s'informa Pansy passant outre toute sorte de préparation pré question.
- Pardon ?, demanda Hermione qui réussit divinement bien le « je-ne-vois-absolument-pas-de-quoi-tu-parles » !
- Ben il est clair qu'il y a eu une métamorphose !
- Se côtoyer pendant si longtemps seuls, c'est logique qu'on allait commencer à parler sans s'engueuler, comme je viens de le dire à Ron, il est impossible de s'injurier 24h/24 !
- Hermione, fit Goyle avec le même air malicieux que Drago savait si bien faire (elle se sentit intimidée et se tassa un peu sur elle-même). Tu peux berner la serpillère avec cette histoire, mais nous on est des Serpentards, et on ne te croit pas une seule seconde.
Elle resta là à les regarder, choquée, tandis qu'ils se retournaient vers Drago (qui était amusé et tout de même assez fier de la réaction de ses amis) en lui disant un « et toi non plus d'ailleurs » (et qui donc se rembrunit aussitôt).
- Racontez-nous ce qui s'est passé.
- Il n'y a rien à raconter, grogna Drago.
- Bien sûr que si Dray, bien sûr que si, fit Pansy en le regardant d'un air désolé. Et on est assez vexés que vous ne vouliez pas nous raconter, après tout nous avons passé beaucoup ensemble et on a prédit ce qui vous est arrivé alors même que vous avez failli nous punir pour nos dons prémonitoires !
- Ferme-là, fit Drago en roulant des yeux.
- Qu'est-ce qui vous dit que vous aviez raison ?, s'indigna Hermione.
- On le sait c'est tout.
Elle se renfrogna et Drago soupira. Ils restèrent ainsi une minute entière, et voyant qu'ils ne parleraient pas, Goyle entreprit de leur délier la langue !
- Vous savez qu'on restera là jusque quand vous aurez parlé, donc allez-y sinon on y passera vraiment toute la nuit !
Ils ne bougèrent pas. Hermione fixait un point indéterminé tandis que Drago s'était lancé dans un duel oculaire avec Goyle. Pansy observait tout ce qui se passait.
A un moment, Drago soupira, baissant le regard et alla se coller à Hermione, la prenant par les épaules. Ne s'y attendant pas du tout, et surtout ne comprenant pas ce qu'il faisait, cette dernière le regarda, interdite.
Sentir son corps collé au sien lui donnait une telle envie de le prendre dans ses bras, de le serrer contre son cœur, qu'elle se sentait défaillir. Sans oublier le besoin désespéré de l'embrasser, évidemment.
- Ils ne diront rien, se justifia-t-il en la regardant sans ciller.
Lui aussi avait du mal à se retenir de l'embrasser, de la serrer fort dans ses bras.
Elle se retourna direct vers les deux intéressés qui les regardaient respectivement avec des sourires vainqueurs et surexcités.
- Alors c'est vrai ?, s'extasia Pansy en sautillant sur place avec un sourire extatique aux lèvres.
Le regard de morgue qu'ils eurent l'un et l'autre la calma direct.
- Ben… Qu'est-ce que vous avez tous les deux ?
- Il faudrait que tu arrêtes ça tout de suite, fit Hermione dont la voix commençait à trembler.
- Pourquoi ?
- Parce qu'il ne se passera rien entre nous, conclut Drago la voix dure.
- QUOI ?, s'écria Goyle en s'étouffant tandis que Pansy manquait la renverse.
- Pourquoi ?, s'indigna-t-elle.
- Parce que la demoiselle a un copain et que moi j'ai failli la tuer ce matin avant de lui exiger un baiser et avant de briser tout ce qu'on s'était tués à maintenir en place. En gros je suis un boulet et je ne veux pas qu'elle s'encombre de moi. En plus à Poudlard, ce serait de la folie !
Hermione se colla plus à lui, se retournant pour le regarder, attristée. Elle en avait marre qu'il se dénigre et ça ne lui donnait qu'encore plus envie de l'embrasser, en fin de compte !
- Drago…, fit Goyle totalement scié. Qu'est-ce qui t'es arrivé ?
- Rien.
- Bien sûr que si ! Qu'en est-il des fameuses règles « un Malefoy est parfait » et « un Malefoy ne se rabaissera jamais » ?
Drago soupira grandement. Il en avait marre. Marre qu'on lui rappelle qu'il avait changé, qu'on lui ramène la vérité en face, qu'on lui rappelle qu'il allait se faire tuer par son père entre autres.
- J'ai pas envie de parler Goyle, fit-il en se levant.
- Vous… Vous permettez que je lui parle seule ?, demanda timidement Hermione.
- Bien sûr, firent-ils avec un sourire attendrit mais tout de même entendu.
- Et c'était juste pour vous clouer le bec, vous n'en parlerez pas, ni entre vous, ni avec nous, et encore moins avec d'autres gens. C'est compris ?, fit Drago les dévisageant, les mettant à défi d'essayer de jouer les balances.
- Vous inquiétez pas, fit Pansy d'un air déçu avant de partir et entrainer Goyle, les laissant seuls.
Hermione les regarda partir, gauche.
- Euhm,…, fit-elle, regardant Drago à présent, mal à l'aise.
Il sourit, amusé.
- Viens avec moi, lui dit-il avant de partir sans la distancer pour autant.
Arrivés au milieu du couloir, il tourna à gauche là où il y avait normalement du mur, mais qui se révéla être, à la grande surprise d'Hermione, un petit recoin secret et invisible. Elle croyait les connaître tous, pourtant, à force de trainer avec Harry et Ron !
- Qu'est-ce qu'il y a ?, demanda-t-il avec douceur.
Ca la réveilla et elle se tourna vers lui, se rappelant de son but premier.
- Je… ne veux pas que tu te dénigres ainsi, fit-elle en le regardant dans les yeux.
- De quoi ?, fit-il perdu.
- Tu n'es pas un boulet, tout n'est pas ta faute et ce n'est pas vrai que je ne te mérite pas.
Il eut un sourire à la dernière déclaration.
- Hermione…, fit-il tendrement en lui soulevant le menton. Bien sûr que si c'est vrai.
- Non !, fit-elle revêche. Je ne veux pas t'entendre le redire.
Il rit.
- De toute façon aujourd'hui était l'exception à toute chose ! On ne se reverra plus seuls ainsi, ce n'est pas conseillé. Et d'ailleurs, Weaslaid va essayer de me jeter un sort si on continue à dialoguer.
En entendant ça elle s'approcha dangereusement de lui, frôlant son torse de tout son corps, renforçant cette position avec une main délicatement posée sur ce dernier. Elle s'était, même sans s'en rendre compte, un peu penchée, comme en attente d'un baiser (qu'elle désirait plus que tout). Une larme coula sur sa joue.
- Hermione…, fit-il torturé. On ne peut pas s'embrasser… Ca ne ferait qu'empirer tout… En plus tu ne peux pas, tu aimes Weslaid, et…
- Arrête de dire ça tout le temps !, s'énerva-t-elle. Non je ne l'aime pas ! Tu l'as dit toi-même, j'essayais plus de me convaincre moi-même qu'autre chose ! Ca fait une éternité que je n'ai plus pensé à lui, et ça m'énervait mais maintenant je m'en fou !
- Tu ne peux pas dire ça.
- Et pourquoi pas ?
- Parce que c'est sur le coup de la colère !
- Mais non !, ragea-t-elle également.
Oui, de la colère. Mais elle était sincère ! Elle s'accrocha à son cou, se mettant sur la pointe des pieds pour que leurs visages se frôlent.
- Eh !, s'exclama-t-il en se figeant.
Il ne pouvait pas se retenir très longtemps comme ça ! Pourquoi est-ce qu'elle était aussi têtue ? Stop !
- Embrasse-moi, exigea-t-elle jouant la même carte que lui.
- Non.
- Drago, fit-elle en pleurant doucement. J'ai besoin que tu m'embrasses, j'ai besoin de toi, s'il te plait…
- Tu ne peux pas me torturer comme ça…!, gémit-il. Tu sais très bien que je suis dans le même cas, et on avait convenu d'un truc là !
- Embrasse-moi…, lui souffla-t-elle à nouveau en regardant ses lèvres.
Il s'exécuta. Il lui offrit un baiser réticent mais en même temps désireux, ne sachant pas combiner les deux parties de lui qui s'imposaient depuis le matin-même.
Pour elle, ce fut comme une libération. Sentir ses lèvres s'emmêler avec les siennes, se sentir si collés (parce qu'il l'avait évidemment serrée contre lui dès qu'il avait entamé son mouvement), son odeur… Elle se serra contre lui, approfondissant le baiser, fougueux et… amoureux.
Il se sentit aussi désespéré que le matin même, sentait le malheur qu'il avait plus ou moins enfouit ressurgir en pleine face. Il la serra si fort qu'il put faire le tour de son dos jusqu'à ses côtes.
Elle se détacha infimement pour lui murmurer avant de re capturer ses lèvres :
- C'est toi que j'aime.
Il approfondit le baiser sur ses paroles, qui lui gonflaient son cœur nouveau d'autant de sentiments, mais ne pouvait s'enlever cette idée que c'était mal, qu'il fallait qu'il l'arrête.
- Tu ne dois pas dire ça, murmura-t-il également en continuant à l'embrasser.
- Je ne dis que la vérité...
Il se décolla douloureusement. Ils devaient arrêter. Où allaient-ils là ? Nulle part. Strictement nulle part ! Ca ne pouvait pas continuer ainsi. Lorsqu'elle le sentit se détacher elle fixa son regard au sien, désespérée.
- Il faut qu'on arrête ça tout de suite, fit-il la voix bourrue en regardant ses pieds (trop dur de la regarder dans les yeux). Tu sais… Tu sais très bien que je t'aime, fit-il en levant les yeux vers ses prunelles miel. Mais ça ne nous sert à rien, on ne peut pas continuer tu le sais tu l'as dit toi-même ce matin !
- Oui je sais, fit-elle en baissant le regard.
- Bon, alors on va se dire au revoir ici, fit-il en lui soulevant le menton à nouveau pour graver son visage dans sa mémoire comme souvenir.
Elle fronça les sourcils, prête à pleurer à nouveau.
- Non, ne pleures pas, tu es une lionne !, fit-il convainquant (elle sourit). Il faut l'accepter…
Elle le sonda du regard, puis murmura sans le lâcher des yeux :
- Je t'aime.
Il soupira, la serrant fort contre lui à nouveau.
- Si tu me le répètes je vais rentrer dans ma chambre et pleurer comme une fille !
Elle rit.
- Et un Malefoy ne pleure pas, c'est ça ?
- Exactement jeune fille, vous apprenez vite ! (rires communs)
- Je voulais juste que tu le saches, j'avais besoin de le dire une dernière fois…
Il se sépara d'elle pour la regarder dans les yeux. Lui aussi avait besoin qu'elle le sache, et de le dire, de le faire sortir. Il encra son regard dans le sien...
- Je t'aime.
Elle lui fit un immense et magnifique sourire rayonnant et lui sauta au cou. Il rit de surprise et la serra dans ses bras à nouveau, heureux. Ca encore, c'était quelque chose qu'il n'avait jamais vécu ainsi. Le bonheur. L'amour c'était nouveau du jour même, mais de là il n'avait vécu que le malheur, pas le bonheur…! C'était bon, si bon… Mais comme d'habitude, pas pour lui.
- Allé, va retrouver ton rouge et or !, fit-il avec un sourire tendre mais triste.
- Ne me dis pas ça, fit-elle effondrée en le regardant d'une moue contrite.
Il sourit, faisant non de la tête (« tsss ! »).
- Très bien alors, va vite chez toi avant que la rouquine se doute de quelque chose parce qu'elle avait l'air sceptique et ça fait un petit moment qu'on les a laissés !
- Oh merde t'as raison !, fit-elle horrifiée en sortant du trou.
Lorsqu'elle se rendit compte qu'elle sortait pour la dernière fois, elle regarda en arrière et vit deux perles grises plus brillantes que le reste ressortir du décor. Il chuchota :
- Vas-y, si on nous voit sortir d'ici ensemble c'est fichu !
Elle opina et partit, sans courir cette fois-ci, simplement au pas, sentant des bouts d'elle se déchirer intérieurement, mais d'un pas décidé.
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Oui, je vais tout de même vous rassurer un minimum... Je ne fais pas de bad end, alors ça va bien finir par s'arranger, n'en faites pas un drame xD
(je vois déjà arriver les tomates... u.u :p)
Et oubliez pas de cliquer sur le bouton vers là, juste en dessous... Je crois qu'il est même écrit « review » dessus... (a) :p :D
Bisouus !
