Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
A/N: Hihi, surprise, le nouveau chapitre est prêt! Voici donc le récit du voyage à Houston pour nos trois protagonistes! J'espère que ça vous plaira, je planche dur sur la suite! Bonne lecture!
Chapitre 25 – Voyage inopiné
Les heures qui avaient suivies m'avaient parues irréelles. Je me rappelais vaguement avoir vu Bella s'activer pour m'aider à préparer un sac de voyage en fouillant dans mes affaires, ne se souciant pas de savoir si les chemisiers qu'elle prenait s'accordaient ou non avec les pantalons. D'ailleurs, à quel moment étions-nous rentrés chez moi ? Je ne m'en souvenais plus, je nous voyais chez Bella, avec Edward me déclarant que nous partions pour Houston régler son compte à Jasper… Après, tout était devenu flou…
Je les entendais parler en fond, je ne savais pas de quoi, de qui. Tout était comme un nuage de fumée, trouble et imprécis. Pourtant finalement j'émergeai de mon état second alors que nous étions en voiture. Pour où ? L'aéroport m'indiqua Bella qui tenait gentiment ma main tandis que mon frère avait pris le volant. Mauvaise idée, Edward était un horrible conducteur, toujours au dessus des limitations de vitesse. Sans parler de ses petits mots doux à l'attention des autres automobilistes. Une chance qu'il nous ait eu des billets d'avion pour Houston, car s'il nous avait fallu conduire jusque là-bas, alors peut-être ne serions-nous plus en vie à l'heure actuelle…
Une fois arrivés à l'aéroport mon frère se chargea de tout, et je lui en fus gré. Dans l'état où j'étais, j'aurais bien été capable d'oublier ma valise quelque part en attendant l'enregistrement, ou de me tromper de porte d'embarquement… Heureusement, j'étais bien entourée. Il nous restait environ une heure avant le décollage, alors Edward alla chercher de quoi lire et nous occuper pendant les quatre heures de vol, me laissant seule quelques minutes, tandis que Bella passait un coup de fil à son père et à l'hôpital pour prévenir de son absence dans les trois jours à venir. Je ne comprenais pas pourquoi trois jours lui étaient nécessaires, puisque la confrontation ne durerait probablement que quelques minutes… Elle comptait faire du tourisme ?
La confrontation… Revoir Jasper… Et s'il était avec cette femme ? Et s'il n'y était pas ? S'il avait en fait agi sous le coup de l'alcool, ne se rappelant pas de ses agissements ? Après tout il semblait mettre un acharnement tout particulier depuis ce matin pour me joindre. Il avait même appelé Bella… Quand bien même, je ne pouvais pas pardonner la tromperie ! J'avais quitté James pour l'une de ces raisons, ce n'était pas pour l'excuser à Jasper ! Homme de ma vie ou pas. Si la confiance ne pouvait pas être instaurée, alors c'en était fini, un point c'est tout ! Mais il me manquait tellement…
Et ce sentiment ne s'arrangea pas une fois dans l'avion. Pour une raison qui m'était inconnue, mon frère avait décidé de se lâcher complètement, et avait décidé de passer son bras autour des épaules d'une Bella toute surprise. Mais elle ne fit aucun commentaire, se contentant de poser sa tête sur son épaule à lui, trop heureuse qu'enfin il se décide à agir. Même si ça me fendait le cœur, je ne pouvais qu'être heureuse pour eux. Au moins leur amour était parti sur de bonnes bases, pas comme le mien. Après tout, combien de relations stables naissaient d'une rencontre par internet, et pire, combien tenaient la distance une fois l'affaire conclue ?... Je me sentais stupide de m'être emballée si vite, comme une adolescente. Pourtant je l'aimais, ce n'était pas seulement une impression, mes sentiments pour lui étaient réels et sincères, encore maintenant.
Quatre heures de vol… Quatre heures, c'était long. Surtout quand on n'était pas pourvu de patience comme moi. La dernière fois que j'avais pris cet avion, j'étais avec Jasper… Je m'étais sentie si heureuse qu'il m'emmène chez lui comme ça, pour un petit voyage improvisé. Notre week-end avait été idyllique, et j'avais pu faire la connaissance de sa deuxième famille, et nous avions joué les babysitteurs ses adorables neveux et nièces… Même Rosalie avait été relativement gentille avec moi. Elle m'avait promis de me recontacter pour une éventuelle séance photo dans le studio où elle travaillait. Elle n'avait pas manqué à sa parole, et avait envoyé un email deux semaines auparavant me demandant de lui renvoyer un dossier avec quelques photos flatteuses de moi pour montrer à sa chef. Elle m'avait aussi joint toute une pile de documents qu'il me fallait remplir concernant mon droit à l'image et l'utilisation qui en serait faite. Mais je n'avais encore rien fait. J'hésitais à me lancer, et vue la situation actuelle, j'avais surement bien fait ! Dommage, une carrière dans la mode m'aurait bien tentée…
Lorsque l'avion se posa finalement, je sentis mon rythme cardiaque s'accélérer. Qu'allais-je faire ? Et que dirais-je une fois face à lui ? Allait-il essayer de me récupérer ? Et comment ça se passerait avec Edward ? J'étais terrifiée et ne prononçai pas la moindre parole pendant tout le trajet dans la voiture de location. Pourtant dans d'autres circonstances j'aurais explosé de rire en voyant mon frère se trémousser dans le véhicule, apercevant des germes de tout et n'importe quoi dans tous les coins. Qu'est-ce que ça aurait été si nous avions pris un taxi !!! Cela ne manqua pas de faire sourire une Bella toujours sur son petit nuage suite à leur petit moment de tendresse un peu plus tôt. Au moins une qui trouvait du bon à toute cette affaire…
Et puis finalement nous nous arrêtâmes devant la demeure qui avait accueilli notre amour naissant un mois plus tôt. Je n'étais pas sure de vouloir sortir de la voiture. Il devait être là, les fenêtres de sa chambre à l'étage étaient ouvertes… Pourtant j'avais prié pour qu'il soit sorti. Ca n'aurait pas changé grand-chose, mais j'aurais gagné un peu de temps. Tremblante, je me tenais à présent face à la magnifique bâtisse dans laquelle je m'étais imaginée faire ma vie. Mais à présent cela semblait compromis, et je persistais à dire que ce n'était pas une bonne idée d'être venus ici. La porte vint soudain s'ouvrir violemment à quelques pas de nous. Une jeune femme à la chevelure dorée sortit à reculons, visiblement peinée.
« Jasper, tu es certain de cela ? Tu ne veux pas y réfléchir d'abord ? »
« Il n'y a rien à réfléchir Lucy ! Maintenant rentre chez toi ou je - Alice ! »
Ses yeux ne reflétaient que surprise et ébahissement. Il ne s'attendait vraisemblablement pas à ce que je me trouve là devant lui à quelques trois milles kilomètres de chez moi… Je sentis mon cœur – ou ce qu'il en restait – s'émietter en des millions de petits morceaux, les larmes montant de nouveau. Ce n'était pas ce que je croyais hein ? Un énorme malentendu bien sûr… Comme je me l'étais imaginé, il s'agissait bien d'une jeune et jolie femme. Grande, fine, de longs cheveux blonds, une peau satinée… Comment vouliez-vous que je puisse rivaliser ? Moi, petite, cheveux courts non disciplinés, noirs, aux formes plus modestes et vivant à trois mille kilomètres de lui…
Il fit un pas en ma direction, mais avant qu'il ne puisse s'approcher davantage mon frère s'interposa entre nous.
« Où est-ce que tu comptes aller là ? »
« Edward ? »
Il n'en revenait pas. Et ça pouvait se comprendre. Mon frère se tenait juste devant moi, fier et droit comme un i. Et vu l'air furieux qu'il affichait, ça ne présageait rien de bon pour Jasper. Mais la boule qui s'était formée dans ma gorge m'empêchait d'intervenir.
« Jasper, je t'avais pourtant prévenu que si tu venais à briser le cœur de ma sœur, alors tu le paierais cher. »
« Quoi ? Non attends, je ne- »
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Le poing d'Edward était déjà parti. J'entendis un crac bien distinct, mais fut incapable de savoir s'il venait de la mâchoire de Jasper ou bien de la main de mon frère. L'effet de surprise passé, je retrouvai la raison et tentai de les arrêter. Mais j'aurais dû savoir qu'on ne stoppait pas si facilement deux hommes en plein combat. Les coups pleuvaient, et on ne savait pas trop bien qui avait le dessus. Je distinguai seulement des arcades sourcilières ou des lèvres en sang, et des grognements émanant des deux attaquants. Entre deux coups, Jasper essayait de raisonner mon frère, en vain. Ce dernier ne souhaitait pas l'écouter, tout à mon honneur à défendre. C'était une intention louable, même si je soupçonnai qu'une part de satisfaction personnelle ait eu sa place également.
Pourtant, les paroles de Jasper me parvinrent tout de même, entrecoupées d'esquives et de gémissements sourds. A y regarder de plus près, ce dernier ne cherchait pas à riposter, seulement à esquiver les coups. Et en fait, le seul blessé, c'était lui. Pourquoi ne se défendait-il pas ? Etait-ce sa façon de s'amender ? Juste en se laissant tabasser ?
« Alice, tu dois me croire, je ne t'ai jamais été infidèle ! »
« Bâtard ! Cesse tes excuses bidons ! Nous avons tous vu cette femme sortir de chez toi juste à l'instant ! »
« Non non, ce n'est pas du tout ce que tu crois Edward… Alice, je te donne ma parole… »
Sa voix s'était faite suppliante, presque désespérée. Il souffrait, pas physiquement, non, plutôt à l'intérieur, je pouvais le sentir. Mais comment lui faire confiance ? Et si c'était une nouvelle tentative de s'en sortir ? Je ne pouvais pas prendre le risque de souffrir de nouveau, mon cœur ne le supporterait jamais. Et un homme qui trompait sa compagne une fois recommencerait, c'était couru d'avance. Merci à James de me l'avoir démontré par le passé, me permettant de m'endurcir au passage.
« Jazz… Que me vaut ta parole si tu me mens ?... »
« Je ne te mens pas Alice, je te le jure… Je ne sais pas comment te le dire autrement… Je te l'ai déjà dit, et redit, mon cœur n'appartient qu'à toi, pour toujours. Et jamais je ne pourrais même imaginer te tromper. »
« Alors qui était-elle ? »
« A l'instant ? C'était Lucy, la sœur de Maria, mon… ex… »
« Comme par hasard ! Et tu vas peut-être nous pondre une explication toute trouvée pour sa présence chez toi, moins de vingt quatre heures après ton altercation avec ma sœur ?! »
« Edward… »
Jasper semblait désemparé. Je voyais qu'il cherchait à réellement s'expliquer, et au fond de moi, je souhaitais l'écouter. Mais nous n'arriverions à rien tant que les garçons se battraient. Bella était à côté de moi, se couvrant le visage de ses mains à chaque coup. Elle craignait pour son amour, et je pouvais la comprendre. Il fallait cesser ce spectacle pitoyable, avant que nous n'ameutions tous les voisins des environs.
« Edward ! Jasper ! Ca suffit à présent. Jazz, est-ce que peut-être nous pourrions entrer et discuter de tout cela calmement ? »
Son regard s'illumina une fraction de seconde, comme si je venais de lui annoncer qu'il avait gagné au loto. Il esquiva un dernier coup de poing d'Edward, et vint à ma rencontre. Il voulut prendre ma main, mais je détournai le regard. Certes, j'étais disposée à l'écouter, mais il ne devait pas croire que tout était réglé pour autant. Il soupira profondément, avant de nous inviter à tous rentrer à l'intérieur. Lorsque je passai à sa hauteur, je ne pus m'empêcher de respirer son parfum… Cette senteur de menthe épicée, ça m'avait manqué… Non Alice, non.
Je pris place sur le sofa, en face de lui, Bella à mon côté. Cette dernière inspectait anxieusement la main d'Edward, et je mourrais d'envie d'aller m'enquérir des blessures encore sanguinolentes de Jasper. Il ne l'avait pas raté, malgré son agilité à éviter la plupart des coups. Je jetai un coup d'œil autour de moi, retrouvant la même disposition des meubles dans la maison. J'aimais tellement cet endroit, je m'y sentais si bien… Il s'absenta un instant, revenant avec une poche de glace qu'il tendit à Bella. Pourquoi fallait-il que même maintenant il soit si gentil et prévenant ?!
« Merci Jasper. Maintenant je crois que tu as des choses à dire à Alice, nous t'écoutons… »
C'était étrangement apaisant d'avoir entendu Bella prononcer ces quelques paroles. Comme si d'un coup la tension qui emplissait la pièce s'était déchargée un peu de son intensité. Jasper ferma les yeux quelques secondes avant de finalement se lancer.
« Merci Bella. En effet, j'ai des choses à dire pour ma défense. Car c'est ce dont il s'agit n'est-ce pas ? As-tu lu l'email que je t'ai envoyé Alice ? »
« Un email ? Non. Je n'ai pas allumé mon ordinateur depuis hier soir. »
« Je comprends mieux. Je t'y avais tout expliqué. Mais je vais recommencer, ça n'a pas d'importance. Vois-tu, comme je te l'avais dit par téléphone, j'ai passé la soirée d'hier avec Emmett, à fêter son contrat. Comme il était trop ivre pour rentrer chez lui, je lui ai suggéré de rester dormir à la maison. Je ne voulais pas le renvoyer dans cet état à Rosalie, elle l'aurait mis à la porte… »
Sa voix était maintenant parfaitement calme et posée. Elle s'était faite toute professionnelle, comme je l'avais entendue lorsqu'il répétait pour ses conférences. Son objectif était clair, il comptait nous convaincre de son innocence dans cette affaire.
« Donc il a dormi dans la chambre d'amis. Et ce matin, lorsque je t'ai appelée, j'étais dans ma chambre pour ne pas faire de bruit. Je ne l'ai pas entendu se lever et aller à la cuisine. Et lui ne s'est pas rendu compte que j'étais réveillé et au téléphone, avec toi par ailleurs. Il faut que tu saches qu'Emmett et moi, ça remonte à bien des années ! Nous avons été colocataires durant la fac. Nous avons développé une amitié assez solide, et souvent nous nous sommes joués des tours ou fait des blagues de mauvais goût… »
Je sentais venir l'explication. J'étais presque sure de ce qu'il allait dire, et pourtant j'avais besoin de l'entendre sortir de sa bouche, il fallait qu'il le dise.
« La voix que tu as entendu me parler si familièrement Alice, ce n'était pas celle d'une autre femme, c'était Emmett qui faisait semblant d'être ma femme… »
« Balivernes ! »
« Non, Edward, c'est la vérité. S'il le faut je peux lui demander de passer et de te montrer, tu reconnaîtras sa voix sans difficulté. »
« Jazz, je ne demande qu'à te croire, mais comprends-moi. Par le passé, j'ai connu des hommes qui m'ont mentie, trahie, bafouée. Qu'est-ce qui me prouve que tu n'essaies pas de faire la même chose avec moi ? »
« Je t'aime Alice. C'est le seul argument que je possède, je suis désolé. »
Edward secouait la tête, pas le moins du monde satisfait par cette explication. Déjà il se levait pour partir. Bella le regarda, me regarda, prise entre deux feux. Tout comme moi, elle souhaitait sincèrement croire aux explications de Jasper. Néanmoins elle se leva à son tour, me demandant ce que je souhaitais faire. Comment savoir ce que je souhaitais faire ? Comment savoir même où j'en étais ? Devais-je le croire ? Pouvais-je lui faire confiance ? Il me fallait du temps pour remettre tout ça au clair dans ma tête.
« Bella, j'ai besoin de parler encore un peu avec Jasper. Rentrez à l'hôtel, je vous rejoindrai plus tard. »
Edward s'emporta aussitôt, m'intimant de partir avec eux. Un faible sourire aux lèvres, je secouai la tête, le rassurant comme quoi tout irait bien. Bella acquiesça, et conduit son compagnon jusqu'à la voiture. De toute façon mes vêtements étaient dans la valise, dans le coffre, je ne pourrais donc pas les abandonner si facilement ! Et j'étais bien décidée à discuter avec Jasper, rien de plus… Finalement ils finirent par partir, nous laissant seuls tous les deux. La porte se referma sur eux, et ma belle assurance s'envola. Mes épaules tremblaient, et je sentais qu'il ne faudrait pas grand-chose pour que les larmes ne refassent surface.
« Alice… »
« Jazz… tu dis que tu m'aimes, que je suis la seule… »
« C'est la vérité. Je t'aime. Je suis fou de toi. Je ne peux pas vivre sans toi. Comprends-moi, avant de te rencontrer, j'étais comme dans le noir. Je me contentai de vivoter, mon travail étant la seule chose me maintenant à flots. Et puis tu es entrée dans ma vie. Tu as tout changé, tu m'as montré que j'étais un être aimable, et tu m'as transmis un peu de ce bonheur qui émane de toi. Je n'ai jamais été aussi heureux de ma vie qu'avec toi Alice. Si tu m'enlèves ça, je n'y survivrai pas… »
« Que faisait la sœur de ton ex ici ? »
« Lucy est venue me demander d'aider sa sœur. Elle s'est encore mise dans le pétrin et elle voulait que je la sorte de là. Elle était prête à faire n'importe quoi pour me convaincre. Elle m'a même proposé ses charmes, et j'ai refusé. C'est pour ça que je la mettais dehors quand vous êtes arrivés… On peut dire que le timing et moi, ce n'est pas trop ça aujourd'hui… »
« Elle était jolie cette fille, pourquoi as-tu refusé si tu savais que je ne voulais plus te parler ? »
« Encore une fois, il n'y a que toi pour moi. Je ne désire personne d'autre. »
Je savais pertinemment que plus je le laisserais parler, et plus je cèderais à l'envie de le croire et de lui pardonner. Seulement j'avais encore peur, peur de souffrir, de finir blessée une nouvelle fois. Etais-je capable de résister à ce regard désespéré ? Pourrais-je me retenir de venir me blottir dans ses bras pour tout oublier ? Pourrais-je à nouveau lui faire confiance ? J'avais besoin de remettre mes idées en place, et je n'y arrivais pas quand il me fixait si intensément. Je ne pensais qu'à ses douces lèvres, à la chaleur de son corps, au désir que l'on pouvait deviner derrière son apparence si convenable…
« Je t'aime. »
« Je t'aime aussi Jasper… »
« Alors pourquoi faisons-nous cela ? »
« J'ai peur. »
« Je te protègerai. »
« Je ne sais pas si je peux te faire confiance. »
« Donne-moi une chance de te le prouver. »
« Je suis si malheureuse… »
« Laisse-moi te consoler. »
« Je ne sais plus où j'en suis… »
« Je te guiderai… »
Et c'en était fini. Avant même que mon cerveau n'enregistre le mouvement, j'étais entre ses bras, éclatant en larmes une nouvelle fois. Il referma son étreinte sur moi, me serrant de toutes ses forces. J'enfouis mon visage dans sa chemise, m'enivrant de son odeur, de sa chaleur. Non, je ne pouvais pas vivre sans lui, c'était impossible ! Après un moment, je levai les yeux vers lui et y décelai un amour profond et sincère. S'il faisait semblant, alors c'était un acteur de renom ! La passion me submergea et nos lèvres s'unirent avec force et ardeur. Cela faisait plus d'un mois que nous ne nous étions revus, la délicatesse viendrait plus tard. Notre baiser fut fougueux, et violent. Ce ne fut que lorsqu'il réprima un gémissement de douleur que je redescendis sur terre. J'avais oublié qu'il s'était blessé en se battant contre Edward…
« Excuse-moi, j'avais oublié… »
« Ne t'excuse pas, surtout pas, jamais… »
« Laisse-moi m'occuper de ça. »
Je me mis donc à la recherche d'une serviette et d'un peu d'eau pour nettoyer tout ça. Je revins le trouver au salon et commençai à éponger le sang. Il avait quand même été salement amoché… Il frissonna quand le tissu toucha sa lèvre coupée, mais sa main se posa avec douceur sur la mienne, m'indiquant de continuer. J'obtempérai, prenant garde à ne pas lui causer davantage de douleur.
« Tu fais une bonne infirmière… Pour un peu, je pourrais presque trouver ça sexy… »
« Halte là cowboy, ne te crois pas tiré d'affaire pour autant. Je ne dors pas ici ce soir. »
« Non ? »
« Non. Ce soir, je dors à l'hôtel avec Bella et Edward. La nuit porte conseil paraît-il. »
« Et quand est ton avion pour le retour ? »
« Dans trois jours. »
Il sourit, soulagé. Trois jours, nous aurions trois jours pour décider si oui ou non, notre couple tiendrait la distance. Nous semblions avoir traversé une crise, mais cela n'était il pas la preuve que notre relation était fragile et à même de se briser à tout instant ? Etions-nous prêt à tout risquer pour quelques moments de bonheur ?
Jasper correctement nettoyé, je décidai qu'il était temps pour moi de partir. Une dernière fois il m'embrassa langoureusement, me signifiant son désir de me voir rester. Mais ma décision était prise, je ne cèderai pas à la tentation. Je ne pouvais pas laisser le désir physique prendre le dessus sur ma raison, pas cette fois-ci alors que mon bonheur futur était en jeu. Je me libérai donc de son étreinte, et déposant un doigt sur ses lèvres avides de baisers, je le saluai.
« Ce sera tout pour ce soir JazzBoy, nous rediscuterons demain. En plus si je ne rentre pas mon frère va vraiment venir te casser la figure… »
« Alors bonne nuit ma Pixie Girl… »
« Bonne nuit. A demain »
« Faites que demain arrive au galop… Je t'aime. »
« Moi aussi. »
Et je sortis de la maison, refermant la porte d'entrée derrière moi. Mon Dieu je crus bien que je n'arriverais jamais à sortir. Tandis que j'attendais le taxi qui devait venir me chercher, je luttai de toutes mes forces pour ne pas courir à l'intérieur et venir me réfugier dans ses bras. Fort heureusement le véhicule arriva rapidement, m'emmenant loin de cette maison si pleine d'émotions. La nuit serait longue…
Alors alors? Vous avez aimé? Je ne suis pas une pro en matière de scène de combat, faudra me pardonner lol. Je maîtrise un peu mieux les scènes intenses et romantiques ^^
N'oubliez pas les reviews, vous savez combien j'adore ça.
Bonne journée à toutes et à très vite! ++
