Quand j'ai le temps d'écrire, je n'ai pas internet et quand j'ai internet le chapitre n'est pas écrit. *soupire* Enfin voilà quand même le nouveau. Pas le temps de m'attarder, donc pas de réponses individuelles à vos reviews (je me rattraperai), mais Rosa, Nanou, DG, Ed, Ankou, Lady AWJ, DN, Rose, coco, Sasha, PBG, MERCI pour ça ! Certains d'entre vous vont voir leurs voeux exaucés dans ce chapitre. ^^
Chapitre 25 – Tel est pris qui croyait prendre
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- C'est stupide, lâcha Abby une fois les explications de Tobias terminées.
- Je sais.
- C'est pour ça que c'est génial !
- Pardon ?
- Bon, Gibbs va peut-être vous en vouloir un peu de ne pas être venu l'aider plus tôt. Mais quand il saura que c'était pour la bonne cause, ça lui passera.
- On verra, dit-il en rangeant la voiture sur le bas côté.
- Vous êtes d'un optimisme, c'est effrayant.
- Avec votre agence, toujours.
- Vous me tenez au courant, demanda la gothique en quittant le véhicule.
- Dès que je peux. Maintenant, filez.
Elle s'exécuta. Il redémarra, filant vers le FBI. Abonnant la rue, Abby s'avança dans une ruelle entre deux immeubles. Elle était assez loin de chez elle sans trop l'être de la planque. Elle ne mit que quelques minutes à l'atteindre en passant par les derrières.
Le chien de Timothy l'accueillit alors qu'elle entrait dans le bâtiment. Les jappements du berger allemand attirèrent Ziva et l'informaticien armes au poing.
- C'est moi ! s'exclama-t-elle en levant les bras.
- Pourquoi n'as-tu pas appelé ? reprocha Tim tandis qu'ils rangeaient leurs armes. On croyait que c'était les hommes de Spencer.
- Tu me crois assez stupide pour me faire suivre ? Tu me déçois, McGee.
- Vous vous disputerez plus tard, coupa Ziva. Abby, tu as l'antidote ?
- Bien sûr ! dit-elle en le sortant de sa poche avec un air victorieux.
- Alors donne, dépêche-toi.
- Qu'est-ce-qui se passe ? s'enquit-elle pendant que l'Israélienne s'emparait du flacon de verre pour disparaître dans une des pièces.
- L'état de Tony s'est dégradé, expliqua Tim.
- À quel point ?
- …
- McGee !
- Tu devrais aller voir.
Elle ne se le fit pas répéter deux fois et s'engouffra dans la pièce à vivre de la planque.
...pour se figer en découvrant l'Italien inanimé sur le matelas.
- Tu es arrivé à temps, dit Jimmy en guise de salut.
- Qu'est-ce-que c'est ? demanda-t-elle d'une voix blanche en désignant les marques bleues sur le corps de l'agent.
- Les effets du poison, répondit Ziva pendant que le légiste s'armait d'une seringue.
- Mais... depuis quand...
- Longtemps, mais ça s'est étendu ce soir avec les efforts qu'il a fourni au Sanders Labs. Si tu n'étais pas arrivé...
Abby déglutit difficilement. Elle n'osait pas imaginer ce que cela aurait impliqué.
- Je lui injecte tout ou tu as changé le dosage ? interrogea Palmer en se remémorant leur discussion à ce sujet.
- Tout.
- McGee, aide Ziva à le retourner. Il faut que je le pique dans la nuque.
Les deux agents le déplacèrent le plus délicatement possible, chose difficile avec Tony complètement inerte. Jimmy repéra le point d'entrée de la seringue qui avait empoisonné leur compagnon un peu plus de deux semaines auparavant. Les lignes bleues semblaient en partir.
- C'est bon, dit-il après avoir injecté le produit dans le point d'impact, rallongez-le.
- Combien de temps pour que ça agisse ? demanda Tim.
- C'est déjà le cas, répondit Abby. D'ici quelques heures, tout devrait redevenir normal. Il faut attendre.
- Je vais le surveiller.
- Non, Jimmy, je vais le faire.
- Ziva, le docteur Mallard et Gibbs ne sont pas là ! Ça veut dire qu'ils...
- Ont été arrêtés par Nick Spencer, termina Abby. C'est Fornell qui me l'a dit.
- Fornell ? répéta McGee.
- Oui.
- Raconte-nous.
- Dites-moi d'abord comment vous avez atterri ici.
- Faites-le ailleurs, coupa Palmer. Il a besoin de calme.
- Il est inconscient !
- Il va finir par vous entendre et vouloir prendre par à la conversation d'une manière ou d'une autre. C'est de Tony qu'on parle !
- C'est vrai.
- Alors dehors !
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Tobias n'eut pas le temps de faire deux pas hors de l'ascenseur à l'étage des salles d'interrogatoire. Nick Spencer l'interpellait déjà, remonté contre lui de sa petite scène au NCIS et plus encore de l'absence à ses côtés de la laborantine.
- Où est-elle ? tonna-t-il.
- Bonsoir à vous aussi, Spencer.
- Où est Abby Sciuto ?
- Aucune idée.
- Qu'est-ce-que vous avez fait, Fornell ?
- Je l'ai relâchée.
- Vous avez quoi ?
- Relâchée Abby Sciuto. Du verbe relâcher qui signifie libérer. Vous voulez que je vous offre un dictionnaire ou vous avez saisi ?
- Pourquoi avez-vous fait ça ?
- Parce qu'elle était innocente.
- Qu'est-ce-que vous en savez ?
- J'ai vérifié son alibi. Elle passait la soirée avec ses amies les nonnes. De saintes femmes ne mentiraient pas, vous le savez bien.
L'agent le fusilla du regard.
- Un problème, Spencer ?
- Vous êtes de leur côté, pas vrai ? Vous voulez sauver la peau de vos petits copains du NCIS ! Vous devriez faire attention, ça va vous retomber dessus.
- Vous croyez ? Je ne savais pas qu'aider des innocents était illégal.
- Arrêtez de vous foutre de ma gueule, Fornell, nous savons très bien ce qu'il en est.
- Et qu'en est-il ? les interrompit une voix.
- Monsieur le secrétaire d'état, salua Tobias respectueusement, directeur.
- Bonsoir messieurs, l'imita l'autre.
- Agent Spencer, je vous ai posé une question, il me semble.
- C'est que...
-Vous m'avez fait mander de toute urgence au sujet d'une trahison liée à la Navy mettant en cause la sécurité de l'état, agent Spencer, rappela Jarvis.
La peste soit sur Sacks, qu'avait-il encore besoin de présenter les choses de cette manière, râla-t-il en silence.
- Il en va de même pour moi, ajouta le directeur du FBI. Et j'ai ouï dire que le directeur Vance devait nous rejoindre sous peu.
- J'ai attrapé Starlight.
- Vraiment ? C'est une excellente nouvelle ! Peut-on le voir ?
- Eh bien...
- Agent Spencer ?
- J'ai seulement attrapé le chef de la bande.
- La bande ? Ils seraient donc plusieurs ?
- Sept au moins.
- Et vous n'en avez qu'un ?
- Deux, j'ai aussi un de ses complices.
Le directeur sourcilla.
- Pourquoi nous avez-vous demandé de venir dans ce cas ? Cela aurait pu attendre demain.
- Mes hommes auront bientôt mis la main sur les autres.
- Si je peux me permettre, intervint Tobias, vous n'avez aucune preuve qu'ils soient Starlight.
- Est-ce vrai ?
- Ce n'est qu'une question de temps, directeur.
- De mieux en mieux !
- Monsieur, je vous assure que ce sont eux !
- Qui ?
- Gibbs et son équipe.
- Gibbs ? répéta le SecNav.
- Oui, monsieur.
- Ce serait le cerveau de Starlight. Et vous l'avez arrêté ?
- Oui, monsieur.
- Mais vous êtes cinglé ma parole !
- Monsieur ! Je vous assure que...
- Qui est l'autre ?
- Hein ?
- Qui est l'autre homme que vous avez arrêté ?
- Donald Mallard, le légiste.
- Les autres de la bande seraient donc DiNozzo, David, McGee...
- Sciuto et Palmer, termina-t-il, c'est cela.
Le directeur du FBI échangea un regard avec Jarvis avant de reprendre la parole.
- Ôtez-moi d'un doute, Spencer, vous n'avez pas bu ou pris une substance illicite quelconque ?
- Jamais !
- Alors êtes-vous complètement stupide ou avez-vous une case en moins pour accuser une des meilleures équipes de fédéraux de tout le pays d'être un monte-en-l'air ? cria-t-il.
Tobias dut se mordre la lèvre pour ne pas rire du visage décomposé de son collègue.
- Monsieur, je vous assure...
- Vous n'assurez rien du tout ! Cette équipe a des alibis pour chaque vol commis par Starlight !
- Comment pouvez-vous le savoir ?
- Je me suis renseigné, ce que vous auriez fait si un de vos hommes avait été à deux doigts de commettre une bavure !
- Mais je...
- Vous alliez tirer sur un agent fédéral il y a deux semaines, Spencer. Je crois ne jamais m'être autant confondu en excuse qu'auprès de Leon Vance à cette occasion. J'ai dû lui assurer que vous étiez sain d'esprit et je commence à avoir de sérieux doutes à ce sujet !
- Ils ont volé le Sanders Labs !
- Qui ? Gibbs alors qu'il dînait avec son directeur pour l'avertir d'un futur vol et revoir ensemble son système de sécurité ? Ou le docteur Mallard victime d'un malaise cardiaque il y a quelques mois à cause d'une violente émotion ?
- Les autres...
- Ont tous un alibi !
- Je confirme, ajouta Vance en intervenant dans la conversation. Navré pour le retard, messieurs, j'ai été retenu au NCIS.
- Un problème ? s'enquit le SecNav.
- Si vous trouvez que deux agents du FBI venus arrêter notre experte médico-légale sans la moindre preuve est un problème, alors oui.
- Spencer ! menaça son supérieur.
- Elle fait partie de Starlight, elle s'occupe de la logistique, je vous assure !
- Elle dînait avec les nonnes ce soir, se permit de préciser Tobias, sœur Rosita s'est foulé le poignet, elles n'ont pas pu faire un bowling comme d'habitude.
- Peut-être qu'elle n'a rien fait, concéda Spencer, mais les autres...
- Faisaient la tournée des bars, acheva pour lui Leon. Jimmy Palmer, notre second légiste, a eu des mots avec son épouse. Ses amis ont décidé de l'aider à leur manière après que sa femme l'a mis dehors.
- Mais... tenta Spencer. Ce n'est pas possible !
- N'aggravez pas votre cas en essayant de nous faire croire qu'il s'agit d'une mise en scène de leur part, avertit son directeur.
- Non, ce n'est pas... écoutez, même si ce n'est pas eux Starlight, ça n'a pas d'importance. Les arrestations de l'agent Gibbs et du docteur Mallard serviront d'appât pour l'attraper.
- Êtes-vous en train de sous-entendre que vous avez fait ça uniquement dans le but de piéger Starlight ?
- Oui, directeur.
- Alors vous êtes encore plus bête que ce que je pensais.
- Monsieur !
- Vous n'avez aucun motif valable pour arrêter Gibbs et le docteur. Si Starlight est aussi intelligent que ses actes le laissent supposer, il ne tombera pas dans un piège aussi ridicule. À dire vrai, j'espère même qu'il ne sera jamais attrapé. Mon seul regret est qu'une personne de sa trempe ne soit pas de notre côté. Mais qui sait, ironisa-t-il, peut-être l'agent Gibbs et ses hommes sont vraiment Starlight auquel cas mon souhait est exaucé et il est certain qu'il ne se fera jamais attraper. Des fédéraux ne laissent aucune trace, n'est-ce-pas ?
- Je... dit-il perdu.
- Agent Spencer, poursuivit Leon, je crois que tout a été dit. Je vous invite à libérer mes hommes sur le champ.
- Pourrait-on aussi libérer Jeremiah Riley ? demanda Tobias.
- Qui ?
- Le directeur du Sanders Labs soi-disant cambriolé ce soir.
- Comment ça, soi-disant ? riposta Spencer.
- Il me semble que rien ne prouve quelque chose n'a été volé, encore moins par Starlight. Il n'y avait pas d'étoile sur les lieux. J'ai appelé la police sur place pour vérifier.
- Spencer, dans mon bureau, tout de suite ! tonna le directeur. J'ai deux mots à vous dire en privé et n'essayez même pas de dire quelque chose ou je vous fais muter aux archives pour les trente prochaines années ! Agent Fornell, libérez ces trois hommes avec mes plus plates excuses. Messieurs, je vous prie de croire que cela ne se produira plus.
*prépare le cadeau Spencer-en-boite à envoyer à Bethesda* Si vous me dites ce que vous avez pensé de ce chapitre, je vous fait cadeau de Nicky-en-sursis !
