Note de l'auteur : Hello ! Vous passez de bonne vacance d'août ? Voici un petit plus pour ensoleiller votre journée !
A très bientôt, bisous et bonne lecture !
Rappel : Je ne possède pas TMNT.
Le fond du coeur est plus loin que le bout du monde.
Chapitre 25
Bishop étudia la situation, le front barré par une ride de contrariété.
En résumé, il avait suffi qu'il laisse les mutants entre eux pour qu'ils puissent, en théorie, discuter tranquillement pour que Raphaël tente encore une fois de tuer Donatello.
Il soupira en se pinçant l'arête du nez. Une chance pour l'adolescent que ses frères est pu maîtriser Raphaël, mais il avait eu le temps de faire des dégâts. Constata-t-il en regardant les photos qui avaient été joint au résumé de l'accident qui avait eu lieu quelques heures auparavant. Celles-ci montrées le visage de Donatello tuméfié, un coquard lui servait d'œil gauche alors qu'un hématome plutôt conséquent était en train de s'étaler entre le museau et les lèvres sur le même côté. D'après les radiographies passées, Raphaël avait frappé sans retenu dans son accès de rage car il avait réussi à faire une belle fracture sur l'os maxillaire.
- Et moi qui croyait qu'il tenait à lui...
Un sourire sombre étira ses lèvres quand une pensée narquoise germa dans son esprit, avant de la repousser en remontant ses lunettes sur son nez. Cette idée saugrenue ne donnerait rien à par des nouveaux problèmes de gestion avec les mutants.
Son plan allait encore subir des modifications mais le plus gros était déjà effectué, c'est-à-dire l'attachement affectif du mutant Donatello à sa personne. Il ne restait plus qu'à avoir sa confiance pour qu'il le suive aveuglement.
Enfin, c'est ce qu'il aurait fait sans ce contre temps qu'il devait maintenant tourner à son avantage. Il se concentra un instant avant d'esquisser un sombre sourire.
Léonardo était adossé contre le mur en face de l'entrée de la pièce médicalisée. Il détestait cette salle qui le mettait mal à l'aise avec sa couleur d'un blanc chirurgical qui lui faisait plisser les yeux d'inconfort. Mais il s'en accommodait comme son frère Michelangelo et son père. Raphaël n'était pas avec eux dans la pièce, il s'était installé dehors juste à l'entrée de l'infirmerie où ils avaient emmené Donatello.
Le jeune leader ressentit une angoisse l'étreindre quand il repensa à ce qu'il avait ordonné à Raphaël. Depuis ce dernier n'avait plus ouvert la bouche et les avait suivis à distance raisonnable comme une ombre. Léonardo n'avait plus croisé son regard mais il sentait sa colère et c'était cela qui l'angoisser.
Il ne semblait même pas désoler ou inquiet pour Donatello, tout à sa rancœur pour son renvoi de l'équipe. Léonardo craignait que Raphaël accuse injustement encore une fois, leur frère portant habituellement un masque violet.
Un gémissement attira son attention sur Michelangelo qui était au bord de la crise de nerf. Son plus jeune frère s'était installé accroupi au chevet de Donatello, laissant le seul siège de la pièce à Splinter. Mikey se mordillait les ongles à cause de l'angoisse à la plus grande désapprobation de Léonardo. Il montrait son état de stress alors qu'ils étaient déjà assez vulnérables. Ils n'avaient pas besoin qu'un des humains exploite la faiblesse de Michelangelo ou fasse explosé la bombe à retardement qu'il était actuellement.
Léonardo s'approcha de son frère au masque orange pour essayer de le calmer.
- Mikey, ressaisis-toi.
Son frère frissonna avant de couler un regard assassin vers lui en grognant.
- Bien sûr, Grand chef sans peur ! Ensuite tu vas m'ordonner de pardonner à l'assoiffé de sang ?
- Mikey…
- Quoi ! Tu me dis de me calmer et je me calme en passant mes nerfs sur le responsable de toute cette merde !
- T'a un problème le razmoket ?
La voix grognante de Raphaël fit sursauter Léonardo alors que Michelangelo eut un sourire mauvais.
- Tiens ! T'a retrouvé ta voix ? Ah non, c'est vrai ! Tu l'as juste mis en veilleuse avant de rouvrir ton clac merde !
- Michelangelo !
La plus jeune tortue ne se laissa pas impressionner par le ton de réprimande de Splinter et laissa sa colère s'exprimer.
- Et vous Splinter ce n'est pas mieux ! Vous n'intervenez que quand ça vous arrange ! Si vous aviez mis les choses aux claires avec eux depuis le début, Don n'en serait pas là !
L'accusation de Michelangelo porta atteinte, car les oreilles du rat mutant s'affaissèrent ainsi que ses épaules.
- Je vois que tu as déjà ton idée sur comment régler le problème Michelangelo. Alors tu vas t'en charger, ordonna à la surprise général Léonardo.
Michelangelo le dévisagea, figer dans la stupeur et l'incrédulité qui l'avait rendu muet. Profitant de son effet, le leader des tortues continua sur sa lancée.
- En tant que chef je te charge de cela. Et je veux des résultats au lieu d'entendre tes jérémiades.
Le silence accueillit ces mots avant que Raphaël ne grommelle.
- Complètement stupide comme d'habitude…
Il se tut et grogna pour une autre raison quand il aperçut le Lieutenant Carles entrant dans le couloir et se dirigeant vers lui avec son insupportable petit air de lèche-cul.
- Voilà les emmerdes !
Le lieutenant entra dans l'infirmerie sans faire cas de Raphaël qui cracha sur son passage et se dirigea directement vers Splinter pour lui parler.
- D'après le compte rendu du médecin, Donatello s'en tire plutôt bien, compte tenu de la violence des coups qu'il a reçu alors qu'il se remet d'une opération crânienne. Même s'il a une fracture sur l'os maxillaire.
- C'est où ça ? demanda immédiatement Michelangelo alors que Splinter soupira de voir que les leçons d'anatomie qu'il avait eue tant de mal à lui faire apprendre, été passé aux oubliettes depuis longtemps.
- C'est l'os supérieur de la mâchoire, lui répondit Léonardo sans détacher son regard du Lieutenant qui hocha la tête à sa réponse correcte.
- Et comme vous le savez c'est un os très solide à cause de son rôle dans la mastication.
Michelangelo eu une petite moue de concentration alors que Léonardo et Splinter fixés Raphaël avec désapprobation. Ce dernier renifla de dédain depuis le seuil de la porte en grognant.
- C'est la faute de l'autre crétin ! Pas la mienne !
- Si c'est ta faute Raph ! C'est toi qui à commencer à l'insulter et à faire des insinuations dégoutantes sur sa loyauté ! Tu l'as provoqué ! Tu as tout fait pour le pousser dans ses retranchements !
- C'n'est pas ma faute ! Il avait qu'à faire comme d'habitude et m'ignorer ! Ou me lâcher une réplique…
- Et tu voulais qu'il fasse comment avec ses mains ?
Raphaël écarquilla des yeux et tourna la tête vers le lit où reposer Donatello. Il découvrit les bandages refait sur la main gauche et le plâtre à la main droite qui remonter jusque sur son avant-bras, fait par le médecin quand il avait pris en charge le mutant vert olive. Il s'était tellement retranché dans sa colère qu'il n'avait rien vu… tout oublié… encore une fois.
- Tu es vraiment le pire crétin de l'univers ! C'est moi qui me suis foutu de sa gueule parce qu'il ne peut pas parler à cause de ses blessures aux mains ! Je suis vraiment con ! se mortifia intérieurement Raphaël avant de se ressaisir et de s'emmurer contre ses sentiments qui bouillonner en lui.
- Eh ! Raph !
Il tourna les yeux vers Michelangelo qui lui lança avec un petit sourire narquois.
- T'es le roi des cons !
Raphaël grogna mais ne trouva rien à redire.
Léonardo qui n'avait pas lâché du regard le Lieutenant lui demanda.
- Vous êtes venu faire quoi au juste, à part nous donner votre avis sur les blessures de Donatello ?
L'humain haussa un sourcil en une imitation parfaite à celle de Bishop et soupira d'un air vexé.
- J'étais inquiet pour lui, surtout en sachant le responsable de cet accident si proche.
Raphaël s'étouffa à l'insinuation et le fusilla du regard en grimaçant de rage. Alors que celui-ci l'observa avec une inquiétude qui semblait tout à fait exagérer pour le mutant au masque rouge. Ils s'étaient déjà battu tous les deux et ; Raphaël ne l'admettrait jamais à vive voix, surtout devant lui, mais ce faux cul se débrouillait bien pour lui avoir tenu tête le temps du combat.
- Si c'est pour jouer à ça, vous feriez mieux de vous en aller, déclara Léonardo d'une voix glaciale qui calma aussi bien Raphaël que Carles.
- Bien ! Puisque tout est sous contrôle, je vous raccompagne à vos chambres ?
- Même pas tu essaies de me faire bouger de là, mec ! Même pour toutes les pizzas du monde ! lui lança Michelangelo en se campant fermement près du lit de Donatello, ses yeux bleus étincelants de défi.
Le regard de Léonardo, Raphaël et Splinter en disaient autant pour Carles car il leur proposa.
- Et que diriez-vous si les pizzas venaient à vous sans bouger de la chambre ?
Michelangelo prit un visage de conspirateur et lui fit signe de monter les enchères avec nonchalance. Ce que fit le jeune homme aux cheveux châtains.
- Une pizza chacun avec les garnisons de votre choix.
Michelangelo secoua la tête et lui fit signe de donner plus.
- Deux pizzas ?
Michelangelo sentant qu'il le tenait, lui fit encore une fois signe de sa main pour atteindre son prix.
- Trois ?
- Ça sera une avec tous les fromages que vous avez dessus, une autre qui fasse un déjeuner et un dîner en même temps et la dernière sera avec des fruits et des bonbons dessus ! déclara très sérieusement Michelangelo à la plus grande consternation de Carles qui regarda les autres frères-tortues et le rat qui acquiescèrent au choix de leur benjamin.
- Je vais voir ce que peuvent faire les cuisiniers pour votre commande, s'excusa-t-il en sortant alors que Michelangelo rajouta.
- Ha ! Avec de la glace en plus pour celle qui fait dessert !
Carles s'éclipsa rapidement sous les rires des mutants qui se sentirent plus détendu après cette petite séance. Raphaël se décida enfin à entrer dans la pièce et s'adossa à côté de la porte de l'infirmerie pour surveiller.
Après un moment de silence, Raphaël l'interrompit d'une voix rauque et hésitante.
- Je suis… désolé pour ce que j'ai fait à Don. J'ai… oublié, dans ma colère. Je voulais lui faire mal. Mais pas comme ça…
- Il faut que tu lui dises ça à lui, pas à nous ! Don croit toujours que tu le vois comme un infirme que tu dois te coltiner, je te rappel !
Raphaël grimaça en réalisant le poids de ses mots. Il avait voulu vexer Donatello et n'avait pas réfléchit à ses paroles en utilisant le handicap de son frère contre lui. Il réalisait à présent que la colère de Donatello qu'il avait jugé disproportionner, était parfaitement justifiée, car il avait tout fait pour l'aiguillonner.
Une main douce se posa sur son épaule droite. La tortue au masque rouge baissa le regard sur celui qu'il avait reconnu dans ce geste, Splinter. Le vieux rat lui étreint l'épaule pour le rassurer et hocha la tête en voyant que Raphaël avait pris une décision qu'il approuva. Raphaël baissa la tête en signe de remerciement envers son père et sensei. Et grava au fer rouge dans son cœur et son esprit sa nouvelle doctrine qu'il se répéta inlassablement de sa voix intérieure.
Michelangelo était à nouveau prostré, assis au sol et le plus près possible de son frère endormit. Les pizzas étaient arrivées depuis une demi-heure, mais elles étaient restées intact dans le chariot dans lequel ont les avaient livrées. Personne n'avait faim en voyant Donatello dormir aussi profondément, leur rappelant les jours angoissants qui avaient suivis l'accident.
Léonardo était resté à son poste contre le mur opposé pour surveiller le lit et la porte alors que Raphaël s'était accroupi au sol à côté de la porte d'entrée. Splinter s'était assoupi dans la chaise près du chevet de Donatello.
Un mouvement dans le corps endormit du mutant vert olive fit bondirent les tortues sur leurs pieds et se précipitèrent sur leur frère en le surveillant avec espoir.
Au bout de quelques minutes, Léonardo se détourna en soupirant de dépit.
Une voix le fit se retourner pour voir une scène qu'il avait toujours cru impossible. Raphaël penchait sur Donatello, il lui tenait avec… douceur, tendresse ? Sa main gauche et lui souriait en lui disant.
- Tu vas-y arrivé mon grand. Vas-y, montre-moi ce que peut faire un petit malin comme toi.
Léonardo ne put empêcher son visage de prendre une grimace de consternation en pensant qu'il se moquait encore de Don avant de comprendre qu'il était sincère. Il encourageait Donatello pour qu'il se réveille.
Le jeune génie sembla réagir aux paroles d'encouragement de son frère car ses paupières papillonnèrent un moment avant qu'il n'arrive à entre-ouvrirent l'œil droit comme le gauche était encore enflé par le coquard qu'il formait.
Raphaël esquissa un sourire en essayant de camoufler l'émotion qui lui avait étreint la gorge et lui piquer les yeux.
Donatello le fixa un moment de son œil droit où il ne semblait pas comprendre qui était devant lui avant qu'il tende une main sur le visage de Raphaël pour le toucher. La tortue au masque rouge le laissa faire mais ne put plus retenir ses larmes que son frère découvrit avec stupeur. Il tenta de consoler Raphaël alors que celui-ci se recroquevilla sur lui et le serra dans ses bras en sanglotant.
- Je suis le roi des cons Don… je suis désolé… j'ai fait n'importe quoi… je suis désolé… je suis un connard…
Donatello resta un instant figé avant qu'un doux sourire ne s'étale sur son visage et qu'il n'élance Raphaël en s'agrippant à son cou. Il enfouit ensuite son visage dans le pli de son cou en sanglotant comme le signala les épaules vertes olives tremblotantes de la tortue à son entourage. Raphaël le pris par les épaules et les frictionna doucement pour le consoler en lui murmurant des mots doux que ni Léonardo, ni Michelangelo ne l'avait jamais entendu prononcer.
Splinter avait observé toute la scène en souriant à lui-même, tout en espérant que Raphaël serait fidèle à la nouvelle détermination qu'il avait vue en lui avec fierté. Et ce qui faisait encore plus plaisir à Splinter en cet instant, était que Donatello avait rendu l'accolade à son frère. Il aimait encore son frère malgré tout ce qu'il lui avait fait et il pouvait sans doute encore lui pardonner ses excès.
- Don~ny ! hurla Michelangelo en se jetant au cou de son frère aîné immédiat par derrière.
- Mikey ! commença à protester Raphaël avant que Léonardo ne s'accroche à lui d'un bras autour de son cou.
Les deux aînés s'observèrent un moment avant de s'échanger un bref sourire alors que Michelangelo monopolisait toute l'attention de Donatello en lui faisant des câlins tout en lui posant des questions sur sa santé.
- T'a mal quelque part ? Tu as soif ?
- Michelangelo, et si tu relâchais un peu ton frère pour qu'il puisse respirer, proposa Splinter.
- Ho pardon Donny ! s'excusa son petit frère en le relâchant.
Donatello sourit maladroitement en remerciement à Splinter et se frotta la gorge pour en chasser les tensions. Il sursauta quand il sentit une paire de main repousser les siennes, il tourna les yeux et découvrit Léonardo en train de lui masser la nuque avec application.
- Ça va mieux ? lui demanda le jeune leader alors qu'il hocha la tête timidement en réponse.
Une part de pizza apparut brusquement devant son visage à sa plus grande stupéfaction avant d'entendre Mikey lui expliquer.
- C'est une pizza avec tous les types de fromage qu'ils avaient en cuisine. On attendait plus que toi pour manger Don !
Le jeune génie recueillit la part de pizza offerte dans sa main gauche et regarda ses frères distribués les pizzas entre eux et poser les prochaines à manger sur son lit. Donatello observait avec attention les pizzas pour reconnaître la marque de Mikey sur certaines d'entre elles qui ressembler comme si on avait renversé le contenu de deux assiettes dessus et les restantes étaient couvertes qu'un mélange de fruit qui semblaient être couvert de gélatine.
- Bon appétit ! s'exclama avec joie Michelangelo en mordant dans sa part qu'il avala en deux bouchées tout en s'emparant de sa prochaine pointe.
Léonardo, Raphaël et Splinter mangèrent eux aussi avant que Donatello ne les imite. Il écarquilla soudainement des yeux et s'agrippa la mâchoire d'une main en retenant son souffle.
Tout le monde se figea à son geste avant que Splinter l'interroge.
- Donatello, as-tu mal ?
La jeune tortue secoua brièvement la tête avant de grimacer en voyant l'expression du visage de ses frères et de son père.
« C'est tellement visible que je mens ! Pourquoi n'ai-je pas réfléchi un peu avant de sortir cette ânerie ? » se sermonna intérieurement le génie qui prit un air fautif avant d'hocher la tête à la question.
- C'est vrai qu'avec une fracture du maxillaire, manger solide n'est pas une bonne idée !
Tout le monde, sauf Donatello, sauta hors du lit et fixèrent celui qui venait de parler avec méfiance.
Bishop hocha la tête en signe de salutation et continua d'une voix tranquille sans inquiétude envers les trois tortues aux masques bleu, rouge et orange et au rat mutant qui le foudroyés du regard. Il était tout à sa concentration sur sa cible, Donatello.
- Votre frère Mikey à commander de la glace avec les pizzas. Ce n'est pas un repas très équilibré mais cela pourra soulager votre mâchoire, le temps d'avoir des antidouleurs efficaces pour votre constitution.
Donatello hocha la tête avec reconnaissance alors que Michelangelo grogna.
- Je ne vous ai pas autorisé à m'appeler par mon surnom !
- Toutes mes excuses, Michel-Ange. Bishop inclina légèrement la tête pour présenter ses excuses mais cela rebuta encore plus le plus jeune mutant qui commença à bouder.
- Vous êtes là pourquoi ? demanda abruptement Léonardo qui en avait assez de tous ces petits jeux sournois auquel se livrer Bishop.
- Pour offrir quelque chose de fort utile à Donatello dans sa situation.
En disant cela, il alla jusqu'à la tortue toujours alitée et lui demanda en lui présentant un objet dans sa main.
- Je peux ?
Le visage tuméfié de Donatello s'éclaira et il hocha vigoureusement la tête en accord. Bishop se pencha sur la tortue alors que les tortues se penchèrent elles-aussi pour tenter de voir ce qu'il se passait avant que l'humain en costume noir ne se redresse. La première chose que vit les frères étaient un collier autour du cou de Donatello et le prirent mal.
- C'est quoi cette histoire ! Vous lui mettez un collier comme à un chien !
- Comme si j'aurai accepté ça !
Les tortues se figèrent de surprise à la voix inconnue qui venait de s'exprimer et dévisagèrent Bishop. Celui-ci leur sourit et leur fit signe de la tête en direction de Donatello qui les regarder avec un sourire malicieux.
Il ouvrit la bouche et à la stupeur général leur dit. « Salut les gars ! » en les saluant de la main.
Michelangelo hurla en se jetant au cou de son frère vert olive et le couvrit de baiser en s'écriant.
- Il parle ! Donny parle ! Il peut parler ! Oh mon Dieu c'est trop génial !
Léonardo se rapprocha pour observer son frère qui leur souriait triomphalement alors que Raphaël pointa le collier qui se révéla être plus qu'un simple ornement.
- C'est un synthétiseur de voix. J'espère juste que celui-là tu ne vas pas le casser !
Donatello prit un air boudeur alors que Bishop se permit d'intervenir.
- Je l'espère aussi car c'est pour l'instant le dernier qu'il nous reste. En plus, j'espère que pour celui-ci vous en tiriez une double utilité.
Il attendit un instant pour avoir toute l'attention des mutants avant de continuer.
- En plus de vous aider à communiquer, il pourra sans aucun doute vous aider à stimuler vos cordes vocales. Vous allez réapprendre à parler grâce à ce synthétiseur mon cher Donatello.
La tortue eut l'air choqué avant de sembler réfléchir sérieusement à la question alors que sa famille semblait perdue par les évènements.
- Je n'avais pas songé à cette possibilité. Mais oui, c'est réalisable. La preuve, je stimule déjà ma gorge en mimant la parole !
- Alors c'est vrai ? Tu vas vraiment retrouver ta voix ?
Donatello hocha la tête en souriant avec confiance à la question de Léonardo qui se sentit soudainement soulager d'un poids dont il ignorait l'existence jusque-là. Il se rendit compte qu'il souriait bêtement et qu'il avait les larmes aux yeux que quand Raphaël le dévisagea avec effarement.
à suivre...
