Chapitre 24 : Duel / Conflit

PDV Bella

Avec le début du mois de juin, les journées se faisaient plus chaudes enfin autant que possible dans ce pays de malheur. Mais le soleil pointait le bout de son nez de plus en plus souvent, comme c'était le cas aujourd'hui. Ceci empêchait la famille vampirique de se rendre au lycée et c'est la raison pour laquelle j'y étais à l'heure actuelle. En effet depuis « l'accident », comme l'appelait mes aînés, je refusais catégoriquement d'aller en cours si je risquais de croiser l'un d'entre eux surtout le plus affreux. Cela n'était pas un problème car je n'avais pas d'examens cette année et ma soeur se débrouillait pour me récupérait les cours qu'il me manquait. Elle disait que c'était un minimum après la faute qu'elle avait commise, aidée des 3 autres comploteurs sans scrupules.

Elle faisait beaucoup d'efforts pour essayer de se rattraper et je savais qu'elle culpabilisait énormément, elle disais ne vouloir que mon bonheur et tout faire pour y parvenir à présent. Elle m'avait même proposé, avec Emmet, de retourner au Québec. J'avais refusé car je savais qu'ils le regretteraient. Et puis je n'avais pas la même vision qu'eux de la situation.

Les premiers instants je leur en avais voulu au delà de l'imaginable et j'étais entrée dans une colère noire, dévastant tout ce qui se trouvait à portée de mes mains. Jacob avait tenté de m'apaiser mais sans succès, Emmet et Alice étaient ensuite intervenus me retenant par la force. J'avais alors décidé, de mon propre chef cette fois-ci, d'avaler une dose conséquente de somnifères. Cela avait eu l'effet escompté, en un rien de temps j'étais assommée et je dormis d'un sommeil profond, très profond, durant douze heures. Cette réaction pouvait paraître folle mais en fait elle était réfléchie. Car sans cela je n'aurais jamais pu dormir ou alors d'un sommeil très agité me torturant de visions d'horreur, ce qui n'aurait fait qu'augmenté ma colère. Mais après un sommeil si long et lourd mon esprit était quelque peu apaisé, suffisamment pour que je puisse réfléchir. J'avais donc repris un à un les éléments qui m'avaient conduite à ce point de non retour, car il était injuste de considérer seulement l'événement terrible de l'avant-veille. C'était comme si depuis mon arrivée à Forks j'avais entamé une chute dans un gouffre et que cet événement m'avait fait percuté le sol, le fond du gouffre de façon si brutale que je me devais de me relever instantanément si je ne voulais pas en périr.

Ainsi j'avais passer le temps qui s'était écoulait jusqu'à là à élaborer un plan pour organiser ma réaction, mon réveil, ma délivrance, mon retour à la vie. Autant de choses que je devais accomplir seule sans que personne ne sois mise au courant, même pas mon plus fidèle confident, Jacob. Pour ce faire j'avais aussi ôter Emmet et Alice de toute responsabilité.

Tout cela peut sembler bien confus et complexe mais dans ma tête tout était très clair. Il n'y avait qu'un seul responsable à toutes les horreurs de ma vie, de la mort de mes parents à l'atrocité qui s'était déroulé il y avait de cela à peine deux semaines, et il allait payer pour tout cela …

PDV Edward

Aujourd'hui j'étais resté chez moi et j'avais même refusé de sortir chasser avec ma famille malgré le soleil splendide qu'il faisait dehors. Moi qui d'habitude adorait observer ses rayons filtrants à travers les arbres lorsque je courrais dans la forêt après un animal pour étancher ma soif. Celle-là même qui me brûlait la gorge en cet instant, pourtant c'était loin d'être ma préoccupation principale en ce moment. Depuis ce qui s'était produit avec la jeune Quileute dans ma chambre deux semaines plus tôt j'étais totalement perdu. Bien évidemment après de longues explications avec eux j'avais pardonné à Rosalie et Jasper, et même à Alice et Emmet, car je savais qu'il ne cherchait pas à mal. Mais à par cela je ne savais plus du tout quoi penser de tout ce qui c'était passé depuis septembre, les choses avaient tellement changées. Comment l'arrivée d'une seule famille avait pu bouleverser autant notre existence ? Je n'avais aucune réponse valable à cela et je n'en aurais sûrement jamais. Rosalie et Jasper ne se compliquait pas la tâche et ne cherchait pas à se poser des questions comme celle-là, ils se réjouissaient simplement d'avoir trouver des gens avec qui ils pouvaient enfin partager autant qu'avec leur famille, cela leur avait mit du baume au coeur et avait laisser le bonheur entrer petit à petit dans leurs vies. Pour mon cas les choses étaient loin d'être aussi simple, ma situation était opposée à la leur. Des tas de questions s'imposaient à moi et aucunes réponses. Comment une simple fille avait pu résoudre à néant toutes mes convictions ? Comment avais-je pu laisser faire tout cela sans réagir ? Pourquoi est-ce-que je ne trouvais pas la force de m'enfuir pour recommencer à zéro ? Qui étais-je devenu et qu'allais-je faire ? Qu'est-ce-que je cherchais et surtout qu'est-ce-que je voulais ? Et Bella ? Qui était-elle au fond ? Et surtout pourquoi agissait-elle ainsi ? Elle si contradictoire et incompréhensible. Je me souviens au début ceci n'était qu'un jeu pour moi, celui du chat et de la souris, avec elle dans le rôle de la faible souris et moi dans celui du chat, le prédateur. Puis elle m'avais fait comprendre par la force que pour elle ce n'était pas un jeu, loin d'être amusant elle l'avait transformée en une sorte de compétition entre ennemis. A mon tour je m'étais lassé et j'avais choisi de jouer la carte de l'ignorance, ma plus grande erreur qui avait provoqué ma perte, car le jeu du chat et de la souris avait recommencé pour elle avec cette fois-ci les rôles inversés et j'avais alors réalisé ce qu'il pouvait être exténuant. A partir de ce moment j'avais plongé dans une sorte de léthargie dont j'étais incapable de me sortir seul, celle qui l'avait engendrée m'en avait aussi sorti. Je pense effectivement à sa venue dans ma chambre pour s'excuser et où tout avait basculé en quelques gestes …

Cette nuit restait pour moi l'élément le plus marquant de toute cette histoire, j'aurais du être dégoûté, enragé, mais rien, rien de tout cela. Je ne saurais définir précisément ce que ce souvenir animait en moi lorsque je me le remémorait. Mais depuis je n'avais pas revu Bella, au début j'avais souhaité aller la trouver pour m'expliquer avec elle, puis je m'étais aperçu qu'elle me fuyait, ne venant même plus au lycée, alors j'avais douté. Ce n'était peut être pas la meilleure chose à faire et cela ne changerai pas le passé. Je laissais donc le temps filait lentement et mes doutes, mes questions, mes souvenirs, mes inquiétudes continuait leur cercle vicieux dans mon esprit. Mon esprit qui était aussi brumeux que les épais nuages d'un ciel orageux. Un seul mot aurait pu me définir : perdu. Avant son arrivée je me sentais vide, maintenant je me sentais égaré. Qu'est-ce qui valait le mieux ? Autrefois je dirais, car être vide était certes ennuyant mais pas douloureux comme le fait d'être totalement désorienté. J'aurais du prendre mon courage à deux mains et partir. Ou du moins bouger, faire quelque chose d'assez conséquent pour que cela donne à ma triste existence un autre tournant. Mais non ! Au lieu de ça je restais là à me morfondre sans trop savoir pour quoi ni sur quoi, tel un lion dans sa cage … Peut être que j'attendais qu'on vienne me délivrer, au sens propre comme au sens figuré. Oui c'était cela, j'étais en attente, mais de quoi, de qui, pourquoi ; je n'en savais fichtre rien.

PDV Bella

Alors que mes fins doigts se saisissaient le long couteau de boucher qu'Emmet dissimulé sous le tiroir des couverts, je m'aperçu qu'ils tremblaient. J'étais donc si anxieuse que ça ? J'observais l'ustensile coupant qui pouvait sembler si dangereux mais pour ce que j'entreprenais de faire il semblait totalement inapproprié. Mais je le rangeais quand même avec les autres objets que j'avais réunis dans ma besace. Je me récitais alors la liste que j'avais faite en début de semaine pour vérifier que je n'avais rien oublier : couteau, croix, trèfle à quatre feuilles, ail, miroir, gri-gri ; tout y était. Quand j'y pensais ainsi je me sentais de plus en plus ridicule, car tout ceci me serait sûrement inutile mais je voulais être prévoyante pour ne rien regretter. La première partie mais aussi la plus facile de mon plan était achevée. Ce plan que j'avais réalisé et peaufiné durant ces deux dernières semaines me paraissait maintenant bien bancal. Autant que je me sentais faible, pourtant il m'avait était inspiré par la rage de vaincre les démons ou plutôt le démon qui me rongeait. Cette même rage qui m'avait insufflée force et détermination. Elle ne pouvait pas s'être dissipée aussi rapidement ! Seule l'anticipation pouvait me faire douté autant car j'étais déterminé plus que jamais. J'en revins alors à l'origine même de cette rage à l'arrière goût de rancoeur, des souvenirs, des faits, des visions …

Je pris donc une grande bouffée d'air, remplissant mes poumons m'en nouveau souffle, celui de la résolution. Mes pas décidés semblaient me guidés tout seuls vers mon but final, poussés par cette nouvelle force qui grandissait au plus profond de mon être. Là-bas, je le savais, mon destin m'attendait.

PDV Edward

Je m'étais accroupi sur le canapé du salon, que j'avais orienté face à la large baie vitrée donnant sur les bois. Mon esprit aurait pu être ailleurs, s'évadait dans des horizons lointains, cela m'aurait été bénéfique mais il n'en était rien. Je me contentais d'observer les arbres, faute de mieux. J'étais conscient que le temps ne passerait pas plus vite ainsi et qu'aucun miracle ne se produirait. Pourtant j'attendais, toujours et encore …

Un grand bruit de verre brisé me sortit de ma contemplation. Le temps que je réalise que c'était la baie vitrée devant mes yeux qui venait d'être fracassé, Bella se tenait devant moi et récupérait la pierre dont elle s'était servie, puis elle le jeta de toute sa force dans ma direction. Je fus tellement surpris que je n'eus pas le temps de l'esquiver et je la rattrapa comme si c'était agit d'une vulgaire balle. Ce qui sembla agacer Bella car la lueur de colère que je pouvais déceler dans ses yeux se transforma en de la rage déchaînée.

Mais je n'aurais jamais du plonger mon regard dans le sien car immédiatement mon cerveau se crispa de douleur, son pouvoir avait toujours autant d'impact sur moi. Je pris ma tête dans mes mains avec pour but de l'arracher afin de mettre fin à ce calvaire. Ce qui déclencha un rire satanique chez mon bourreau. Je tenta alors de me défaire de son emprise et me concentré immédiatement sur autre chose, son odeur vu évidemment la première chose qui attira mon attention. Mais je parvins à résister à cette tentation en me souvenant de notre nuit. Elle en profita pour se jeter sur moi avec ce qui semblait être un bout de bois. En y regardant de plus je vis que c'était une croix sainte, comme celle qu'on trouve dans les églises. Ce fut alors à mon tour de rire.

« Tu crois vraiment que ce vieux truc fonctionne ? » pouffais en la retenant par les poignées

« Qui ne tente rien n'a rien. Et tu es toi même un vieux truc, je te signale au passage. » lança-t-elle en se débattant

« Bella, tu devrais arrêter de lire des livres classiques et passer à autre autre chose. » dis-je en relâchant un peu ma prise

« Ne t'en fais pas j'ai plus d'un tour dans mon sac ! » ricana-t-elle

Je pensais qu'elle allais encore sortir un objet insignifiant de sa besace, surtout que c'est qu'elle semblait vouloir faire. Mais effectivement elle me joua un mauvais tour car elle m'asséna un violent coup dans les parties masculines de mon anatomie. Chez un homme cet endroit était particulièrement sensible, hélas pour moi c'était aussi douloureux pour les vampires surtout si il avait était en activité récemment. Exceptionnellement c'était mon cas, et malgré le fait que ça ne l'avait pas était depuis des années je me tordis en deux sous le choc et m'écroulais.

PDV Bella

Est-il possible qu'il y est comme une connexion entre lui et moi ? Car lorsque mon pouvoir n'avait plus d'effet sur lui c'était forcément que son esprit était concentré ailleurs que quelque chose de plus prenant et en me demandant quoi immédiatement ce furent des images de lui et moi dans sa chambre dans une tout autre position qui m'était parvenues. Il pensait donc à cela ? Il allait le payer, je reconnais qu'à ce moment là j'étais devenu un peu folle et l'idée de la croix était ridicule par contre l'autre idée qu'il m'avait inspiré par son esprit pervers était bien meilleure. Au vue de la grimace qu'il fit en tenant ce qui servait de cerveau aux hommes et à lui aussi apparemment. Il s'agenouilla au sol en se recroquevillant, j'aurais aimé admiré plus longtemps cet effet de ma colère sur lui mais l'occasion était trop belle. Je lui envoya un formidable coup de pied qui l'expulsa brutalement contre le mur. Celui-ci s'effondra sous le choc et Edward fus donc enseveli sous les débris et la poussière. Mais il s'en releva bien vite et m'observa comme apeuré par cette force qui surgissait en moi d'on ne sait où. J'aurais très bien pu reprendre ma torture mentale mais j'avais envie de me battre au corps à corps, sûrement à cause de la rage qui bouillonnait en moi depuis si longtemps. Je fondis promptement sur lui et lui administrait deux coup de poings, l'un sur le visage l'autre contre son torse. J'y mis toute la puissance dont j'étais capable mais il ne bougea pas même d'un millimètre. Par contre les os de mes doigts craquèrent sous la pression de l'impact. Je me reculais vivement et geignis sous la souffrance lancinante de mes mains. Il ne réagit pas plus que ça et ne se déplaça pas non plus, il se contenta de lever les bras et de me regarder avec honnêtement comme s'il voulait faire l'innocent.

« Je suis désolé si tu t'es fait mal mais je n'y suis pour rien. Tu dois sûrement t'être cassé quelques os alors arrêtes tes bêtises. » annonça-t-il

« Saleté d'atout vampirique, complétement inutile et injuste ! » sifflais-je

« Je sais que j'ai un corps aussi dur que le marbre mais toi aussi, plus que d'autres, devrait t'en être rendu compte avant … » affirma-t-il en se rapprochant lentement

« La ferme ! » vociférais-je

Je ne comprenais pas pourquoi il me renvoyait toujours plus ou moins intentionnellement aux images mentales de « l'accident ». Je détestais ça et plus que tout je le détestais ! Je lui vouai une haine sans merci, car pour moi c'était lui le seul et l'unique responsable de toutes les horreurs de ma vie comme celle d'il y à deux semaines et plus loin en remontant jusqu'à la disparition de mes parents. Toute la frustration et la fureur que j'avais accumulées depuis quelques années surtout celle-ci était en train de ressortir et de se transformer en puissance grandissante. Lui continuait d'approcher et je refusais qu'il fasse un pas de vers lui.

Brusquement je tendis mes bras en avant comme pour le stopper et des flammes rougissantes en jaillirent. Il fis un bon en arrière aussi vite qu'il le pouvait mais pas assez pour y échapper car l'une des ses mains étaient en feu.

Je ne mis pas longtemps à comprendre ce qu'il venait de se produire comme ma force mes capacités mentales semblait se décupler. Pour réussir je ne pouvais pas compter que sur la puissance que ma vive colère me procurait, ce ne serait jamais suffisant. Alors mon côté Quileute m'avait pourvu d'un nouveau pouvoir.

Edward lui par contre étais choqué et son regard allait et venait, de sa main enflammée à moi, d'un air incrédule. Cependant il secoua sa main pour faire disparaître les flammes car cela le brûlait tout de même, vue la couleur que prenait sa peau. Mais il ne parvint pas à éteindre le petit feu que j'avais crée et commençait à s'étendre. Il courut jusqu'à là la cuisine et plongea sa main sous l'eau. Quand il en ressortit elle était encore fumante mais les flammes avaient disparues.

Néanmoins je n'en avais pas fini avec lui et il n'était pas au bout de ses surprises. Je réunis toute ma concentration et ma force pour créer une boule de feu que j'envoyais tel une balle vers lui mais pour une fois j'arrivai à bien viser. C'était sans compté sur sa réactivité de vampire qui lui permis d'esquiver mon projectile mais de peu.

Du moins je préféra évité de retenter l'expérience, je me devais d'être efficace. Je voulais qu'il disparaisse, quitte à périr avec lui, je devais parvenir à le supprimer de cette terre, il y avait causer suffisamment de tort ! Encore une fois ma rancune me permis d'accélérer mes capacités. Et alors que j'aurai eu besoin de plusieurs mois pour apprivoiser mon pouvoir puis encore quelques autres pour le développer, je réussis avec de simples gestes de la main et énormément de concentration à faire apparaître des flammes dispersés sur tout son corps. Mais elles étaient faibles et ne l'empêchèrent pas de se mouvoir en une fraction de seconde jusqu'à moi.

Il m'attrapa sans que j'ai ni le temps ni le loisir de me débattre. J'étais coincé entre ses puissants bras, étouffée par son corps de pierre et plus un seul mouvement ne m'était permis.

Bizarrement les flammes auraient du me brûler aussi mais ce ne fus pas le cas, au contraire aux endroits où elles se trouvaient et où ma peau étaient en contact avec la sienne elle s'éteignirent. Comme si le seul fait que mon corps les touchent suffisait à les faire disparaître. Mais d'un certain point de vue cela semblait logique. Si j'en étais la créatrice je me devais de pouvoir aussi les faire cesser.

Le problème fus que je n'étais pas la seule à l'avoir remarqué, Edward aussi.

Il me plaqua violemment contre le mur et frotta énergiquement chacune des parties de son corps enflammées contre moi. J'allais le tuer ou me tuer s'il le fallait mais cet affreux manège devait s'arrêter sur le champ.

PDV Edward

Tout contact entre elle et moi semblait l'offusquer plus que de raison. Elle gigoter de plus en plus entre le mur et moi tandis que je me débarrassais de ses flammes en créant des contacts par ci par là entre nos deux corps. Quand j'eu eus terminé je m'éloignais d'elle car elle semblait avoir perdu sa lucidité son regard n'était que haine et colère. Une fois de plus je l'observais pour tenter de trouver l'origine de ces sentiments si féroces qui l'animait. Grossière faute de ma part, qu'elle s'empressa de me faire comprendre. Elle repoussa mon esprit du sien avec violence ce qui me secoua amplement. Je suffoquai de douleur mais sa torture mentale ne cessa pas pour autant. Je ne pus en supporter plus et me ruait sur elle en moins de temps qu'il ne faut pour le penser. Je la catapultai à l'autre bout de la pièce et elle atterrit parmi les bris de verre de ce qu'il restait de la baie vitrée.

Je ne voulais pas de combat entre nous, mais une discussions, voilà ce que j'attendais tant mais apparemment ce n'était pas possible. Nos conditions, elle Quileute et moi vampire nous en empêchait. Et par dessus tout elle cherchait cette lutte, on aurait dit que pour elle c'était le seul dénouement possible. Mais je n'étais pas de cet avis et je voulais le lui faire partagé, la patience n'avait pas marché. Il ne me restait donc plus que la force pour la calmer.

Ce que je venais de faire ne suffisait pas puisqu'elle se releva avec toujours la même lueur de colère folle dans le regard bien qu'elle soit ensanglantée de partout. Elle remis son pouvoir en marche mais cette douleur cérébrale était presque devenu supportable, elle devait être affaibli. D'ailleurs au même moment elle retira un morceau de verre de sa cuisse saignante.

Toute cette hémoglobine, son effluve si appétissante, ma soif permanente, la démence de la situation …

C'en était trop …

Je n'avais pas eu le temps de le réaliser que nous étions déjà dans la même position que seulement quelques secondes auparavant. Je la pressée contre le mur et ma tête approchait dangereusement la sienne …

PDV Bella

Plus rien n'existait autour de moi, même plus moi, je n'avais plus conscience de rien si ce n'est de ma soif de vengeance et du monstre qui en était l'auteur. Un mot s'imposait à moi : fin. Cela devait être la fin, tout simplement. Je n'avais jamais vu les choses aussi clairement et aussi sûrement. Car à présent j'en étais plus que persuadée ce soir c'était sa fin, comme je le souhaitais, mais aussi la mienne, il était inconcevable que je m'en sorte mais peu importe. Cela m'était égal. La seule chose qui comptait c'était que tout ceci prenne fin et le plus rapidement possible.

Mais avant même que je ne puisse agir pour parvenir à mes fins, ou plus exactement à notre fin ; je me retrouvais à nouveau comprimée entre le mur et lui.

Je perdis le contrôle de la situation. Je voulus rappeler ma conscience qui s'était tu depuis bien trop longtemps mais elle s'éteint. Mon esprit devint brumeux, floue, disparate. Puis à son tour il s'évanouit m'emportant avec lui …

Durant ce laps de temps où je m'effaçais les images des moments importants de ma vie défilèrent devant mes yeux, des derniers instants aux plus anciens …