Disclamer: Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling
Beta : Silver Angell
''Angel" rêve
Chapitre vingt-quatre
Je tourne mon regard vers la femme sans âge et à la beauté féerique qui se dresse devant moi. Je ne sais pas quoi penser d'elle. Je reconnais qu'avant d'être emprisonnée dans les corps des descendants de Merlin, la Créatrice avait été bienfaisante et bourrée de bonnes intentions. Son enfermement avait fait d'elle cet être vindicatif et rempli d'hostilité envers l'univers qu'elle avait transmise à Harry Potter ensuite.
Je ne peux pas m'empêcher de ressentir de la peine pour elle. Je l'observe en cherchant une trace de clémence ou de pardon pour ce qu'elle avait enduré involontairement. Mais j'ai beau la scruter, je ne perçois dans le fond de son regard que haine et aliénation mentale. Je pense que je ne pourrais jamais la convaincre de me rendre mon corps et de me laisser partir tranquillement. Cette pensée en tête, je dépose Edward par terre, le pauvre est encore un peu sonné suite à ma petite crise de colère.
Donc, je l'installe doucement et précautionneusement au sol avant de tourner mon attention sur la folle. Même si la représentation fantomatique du Roi des vampires a dit que j'ai perdu l'ancienne maitrise que j'avais sur ma magie, la vision que je viens d'avoir des souvenirs de la Créatrice sur la vie du Prince Harry Potter m'avait assez montré de choses pour que je puisse en utiliser une bonne partie.
D'après ce que je viens de voir de mon passé, je n'ai jamais eu une once de joie et de paix avant ma rencontre avec Charlie et c'est aussi grâce à lui que j'ai pu découvrir ce qu'était le quotidien d'un adolescent normal. Enfin, la vie tout court.
Je n'arrive pas encore à réaliser qu'il est décédé. Je ne veux même pas y songer. Au fond de moi, quelque chose refuse de croire à son trépas, car la douleur que cette simple pensée engendre en moi est effroyable. Je ne sais pas ce que je vais faire sans lui maintenant. S'il est vraiment mort, je ne pense pas pouvoir le supporter.
Avec son décès, je me retrouverais une fois de plus seul, sans famille. Je sais que Blanche-Neige et sa famille seront toujours là pour moi, mais cela n'est pas pareil. Charlie est mon père. Le seul père que je n'ai jamais eu. Sans lui, je ne suis plus que la moitié de moi-même. Je ne suis plus rien. Il est mon monde. Il ne peut pas me quitter, je refuse cela !
Je n'ai qu'un seul désir en ce moment et c'est de pouvoir le revoir et le serrer dans mes bras. Le serrer avec toutes mes forces en lui disant à quel point je l'aime et en le suppliant de ne pas m'abandonner. Je sais qu'au vu de ce que le Roi des vampires m'a dit, cela est impossible. Mais je ne peux m'empêcher d'espérer.
J'ai besoin de le voir pour m'assurer des dires du souverain vampire. Sans cela, je me refuse à accepter cette annonce. Je dois le voir de mes propres yeux pour y donner foi. Le voir. Mais pour cela, je dois reprendre le contrôle de mon corps, de mon esprit et de mes pouvoirs. Je n'ai pas le choix, je dois éliminer la folle qui se dresse entre mon père et moi-même.
Je dois la renvoyer dans sa cellule. L'enfermer d'une telle façon que plus jamais elle ne puisse en sortir. Résolu à reprendre ce qui est à moi, mais surtout à rejoindre mon père, je défie effrontément la Créatrice.
– Je vais te faire retourner dans ton trou la folle dingue, je lui dis en prenant une position d'attaque.
Je me plonge ensuite dans mon subconscient et je vais à la recherche de ma magie. Depuis la première fois que j'ai découvert que je possédais des capacités magiques, j'ai pris l'habitude de l'utiliser couramment dans la vie de tous les jours. Ce qui avait fait que je n'avais plus autant de difficulté à exécuter un nouveau sort qu'avant.
Je plonge donc dans ma magie. Elle m'entoure tendrement comme dans un cocon. Elle chante de joie. C'est bien la première fois qu'elle fait cela. C'est comme si avant aujourd'hui, elle avait été privée de moi. Elle chante donc son ravissement de m'avoir enfin retrouvé.
Je suis aussi heureux qu'elle de ses retrouvailles, car moi aussi j'ai cette impression de renouement après une longue période d'absence. Mais alors que je me réjouis dans mon coin comme un pauvre imbécile, la Créatrice se lance à l'attaque. Elle me lance un sort qui m'envoie rouler à plusieurs mètres d'elle.
– Tu penses réellement pourvoir te mesurer à moi, mon enfant !? Me demande-t-elle à la fois incrédule et indignée en s'avançant vers moi. Après tout ce que j'ai fait pour te maintenir en vie et à l'abri de la folie, c'est comme cela que tu me remercies ! dit-elle avec rage en me pointant du doigt.
Je me tords soudainement de douleur sur le sol. Je tente de me relever, mais la douleur est tellement forte que je ne parviens même pas à bouger un bras. Je ne pense pas avoir jamais ressenti un tel supplice, enfin, pas en tant qu'Angel. J'ouvre la bouche pour hurler mon calvaire, mais aucun son ne passe la barrière de mes lèvres. Et mon cœur bat si fort que je crois ma fin proche.
Quand j'estime être sur le point de perdre conscience, mon mal se dissipe en un clin d'œil. Le soulagement est tel, que je ne peux stopper le sourire de débile d'étirer mes lèvres. Je me demande ce qui l'a fait arrêter ? La question me pousse à me bouger le cul et à découvrir la raison de cet arrêt inespéré.
Je me mets donc sur pied et regarde dans la direction où se trouve mon adversaire. Je suis tellement surpris par ce que je vois, que j'en ai la bouche entre ouverte. Le petit elfe de maison, Dobby est en prise avec la Créatrice. Il a réussi à mettre cette dernière à terre et s'est assis sur elle en la maintenant au sol avec une sorte de bouclier qui entoure son cou.
La folle furieuse se démène comme un beau diable pour se sortir de l'emprise de la petite créature. Elle bat des pieds et des mains, mais Dobby tient bon. Je pense même qu'il va pouvoir la vaincre en l'étouffant sous son bouclier, mais cela aurait été trop facile.
L'elfe vol brusquement à plusieurs mètres de distance de la Créatrice. Cette dernière se lève alors comme un ressort et tend sa main droite en direction de Dobby qui m'a l'air étourdi. Et je ne sais pas pourquoi, mais de le savoir en danger me pousse à me mettre entre lui et le danger. C'est étrange.
Je sais que Harry Potter avait beaucoup d'amour et d'estime pour le petit elfe, mais je ne pensais pas que cela aurait un quelconque effet sur moi. Je me sens protecteur vis-à-vis de la petite créature. Je ne souhaite pas qu'il se fasse blesser. Je prends donc de plein fouet le sort que la Créatrice lui lance à sa place.
Je tombe au sol. Une douleur forte, mais moindre que quelques secondes plus tôt me traverse le corps. C'est comme si une lame me déchire de l'intérieur. C'est atroce, mais rien à voir avec ce que je viens de ressentir.
Je sens un liquide chaud qui s'écoule de mes lèvres. Je pose la main dessus et porte mes doigts devant mes yeux. Du sang s'écoule de ma bouche. Je grince des dents. Espérons que rien de vital n'a été touché. La créatrice jette sur moi un regard étrange. C'est comme si elle a des remords. Mais rapidement, son regard devient froid et les regrets disparaissent.
Elle s'élance soudainement vers moi en marchant négligemment d'un pas prédatrice. Elle se stoppe à mon niveau et me lance un regard dédaigneux. Elle tend son doigt dans ma direction et mon corps s'élève lentement dans les airs. Quand je parviens à sa hauteur, elle me met à la verticale et approche son visage du mien. Elle plonge ensuite ses mirettes dans les miennes. Quoi ?! Ne me dites pas qu'elle en pince pour moi !
Parce que c'est mort pour elle ! Y a pas moyen que ça colle entre nous deux. D'abord, je ne fais dans les frappadingues ! Et en plus, je suis gay et déjà casé, merci ! Je gigote un peu histoire de montrer mon mécontentement. Il ne faudrait pas non plus donner l'impression à l'autre fêlée qu'elle a une chance avec moi. Mais mes tentatives restent vaines.
La folle me scrute à n'en plus finir, comme à la recherche de quelque chose de cachée à l'intérieur de ma personne. Oh hé, il n'y a rien d'autre que moi ! Sinon, je l'aurais su…bon, c'est vrai que je n'ai jamais remarqué les trois squatteurs qui logeaient peinardement dans ma tête comme si c'était un putain d'hôtel. Mais bon, mis à part l'elfe, le Roi des vampires et l'enragée, il y a personne d'autre c'est sûr.
Enfin, j'espère parce que là c'est un peu abusé. Je ne suis pas le Hilton, moi ! Après une longue minute à m'examiner comme une mouche prise dans les filets d'une araignée, elle me laisse enfin chuter sur le sol –heureusement moelleux- et de manière très hargneusement. C'est quoi son putain de problème à elle ?! On ne balance pas les gens comme ça ! J'aurais pu me casser quelque chose, purée !
Enfin bref, je ne sais pas ce qu'elle cherchait, mais je pense qu'elle ne l'a pas trouvé. Ce qui la rend complètement déchainée. Elle fulmine en parlant dans une langue inconnue. Bon, si elle veut que je comprenne ce qu'elle bafouille en donnant des coups de pieds au sol, elle a intérêt à parler français. Et comme je ne peux pas tenir ma langue, je lui en fais la remarque.
Angel, Angel, quand vas-tu enfin comprendre que ce n'est pas très sain de jeter de l'huile sur le feu ? Surtout quand le feu en question est une folle bardée de pouvoirs magiques bigrement dévastateurs, je me sermonne en essayant tant bien que mal de sauver ma peau. C'est qu'elle est très susceptible cette foutue Créatrice !
Qui aurait cru que la traiter de vieille chouette timbrée à l'intelligence d'une morue desséchée à force d'être restée trop longtemps au soleil, l'aurait mis dans une telle colère ? Eh bien, pas moi ! Alors que je cours pour sauver ma vie sans regarder où je vais, j'entre soudainement en collision avec une surface très dure et pourtant chaude.
Évidemment, je tombe sur mes fesses. Putain, c'est quoi encore ? Je lève les yeux vers l'obstacle fautif de ma chute. Mon regard est immédiatement happé par celui de Blanche-Neige. Tiens, il a repris ses esprits celui-là ! Je le regarde curieusement parce que je ne suis pas encore familiarisé avec sa nouvelle apparence. J'espère que ce n'est pas définitif, parce que moi j'aime bien comment il était.
Bon, ce n'est pas le bon moment ni le lieu pour se poser ce genre de question, mais même s'il est très canon, j'ai une nette préférence pour l'ancienne apparence de mon Blanche-Neige. Je me suis trop attaché à elle. Il me fait l'un de ses sourires débiles. Celui qu'il a quand il fait l'indiscret en lisant les pensées des gens sans y avoir été invité.
Il se penche vers mon visage en agrandissant son sourire. Je crois qu'il va m'embrasser, ce qui ne me déplairait pas entre nous. Je ferme les yeux quand son visage ne se trouve plus qu'à un millimètre du mien. Alors que je m'attends à une pelle, je me sens basculer violemment sur le côté. Je tombe comme une masse.
Heureusement que le parterre est caoutchouteux, parce qu'entre l'autre folle qui me balance sans ménagement au sol et ce con de Blanche-Neige, il y a longtemps que je me serais tordu le cou.
Très en colère, je me prépare à faire part de ma façon de penser à l'abruti qui me sert de petit ami, quand je le vois étalé de tout son long sur le sol couvert d'un liquide écarlate. Mon sang ne fait qu'un tour à cette vue. Je cours vers lui, mais la Créatrice me bloque le passage.
Putain, elle commence à me gonfler sérieux cette conne. Je vais lui apprendre à venir me les briser ! Je fais difficile abstraction de la situation de mon mec et je me concentre sur la folledingue. Il est temps d'en finir avec elle. En me basant sur ce que j'ai observé du petit combat entre elle et son tout aussi taré de frère/époux comme elle l'appelle, je me concentre sur le collier qu'elle porte au cou.
Durant mon observation, j'ai remarqué que le collier avait pour fonction de la couper de sa magie. Mais cela ne fonctionnait que pour quelques secondes. C'était pourquoi le Créateur a enfermé sa sœur dans mon corps. Parce qu'il ne pouvait pas la retenir ni l'éliminer.
Alors que je regardais le film sur la vie de Potter, je me suis demandé pourquoi il avait choisi de la remettre dans mon corps ? Si elle était aussi dangereuse que cela, pourquoi ne pas l'avoir enfermé en lui-même où bien l'avoir tuée quand elle avait été sans pouvoir et sans protection ?
La réponse est qu'il ne pouvait pas. Je pense que d'une façon ou d'une autre, si la Créatrice venait à mourir lui aussi mourrait. Je crois qu'ils sont liés par quelque chose qui leur permet de situer la localisation exacte de l'un et de l'autre.
Sinon, pourquoi sa sœur lui en voudrait-elle tant pour une chose dont il ne savait pas avoir fait ? Je comprends qu'elle lui en veuille de l'avoir scellée dans le corps de la première source de magie sorcier, mais d'après son récit c'était accidentel.
Donc, pourquoi lui en vouloir pour cela ? À moins que son enfermement n'ait pas été accidentel, mais bien délibéré. Ce qui expliquerait la haine de la Créatrice pour son frère et aussi comment elle avait su alors que lui et Potter encore dans le château de Voldemort, que son frère approchait ?
Je me demande donc, pourquoi le Créateur a fait ça à sa sœur ? Enfin bref, ce n'est pas le sujet. Je dois juste en finir avec elle une bonne fois pour toutes. Donc comme je disais, je pense avoir trouvé le moyen de me débarrasser d'elle définitivement.
Je vais la sceller définitivement dans mon corps. Je vais me servir de ma magie pour la souder littéralement et complètement avec ma magie. Pour cela, je vais détourner le but premier du collier et utiliser un sort que j'ai vu enseigner à Potter pour qu'il puisse enfermer son frère dans le corps d'un moldu.
De cette façon, jamais le Créateur n'aurait réussi à se libérer, car il fallait que la personne dans laquelle il était enfermé possède au moins une goutte de magie en elle pour permettre une libération. C'était une vengeance parfaite et qui permettait de laisser la vie sauve au Créateur.
Comme quoi, aucun des deux ne souhaitait la mort de l'autre. Ils voulaient simplement se rendre mutuellement impuissants. Je me concentre donc sur le collier et commence à entonner le sort que j'avais mémorisé. C'est chouette d'être un génie qui pouvait tout retenir, n'est-ce pas !
Donc, je commence mon enchantement en fixant le collier autour du cou de la folledingue. D'abord, elle me regarde étrangement. C'est du genre : mais qu'est-ce que tu fous comme connerie encore ? Mais quand elle comprend ce que je suis en train de faire, elle me fonce dessus comme un pitbull.
Je suis inquiet parce que je ne peux pas me déplacer ou combattre en lançant le sort. C'était pour cela que Potter n'avait pas aidé la Créatrice durant son combat contre son frère. Il devait normalement entonner le charme pendant que la Créatrice s'occupait de distraire son époux /frère.
Mais l'intervention de Sirius et du Roi des vampires à fait échouer leur plan. Parfois je me dis que je suis d'une stupidité affligeante pour un génie déclaré. Pourquoi j'ai entamé le charme avant d'avoir maîtrisé la dingo ? Et comment je fais maintenant, hein ?
Je ne peux pas m'arrêter et je ne peux pas me défendre. Je ne vois qu'une chose à faire… Bon, mes chers amis imaginaires à qui je relate ma triste histoire, nous allons devoir nous dire adieux, car je ne vais pas tarder à être réduit en bouillies. Ce fut un plaisir de vous avoir rencontré, mais nous devons nous quitter ici…ou pas.
Je l'aime ! Est-ce que je vous ai déjà dit que j'aimais mon petit et adorable Blanche-Neige, non ?! Eh bien, c'est dit maintenant. Il vient de me sauver les miches mon courageux et vaillant petit ami. Je ne sais pas comment, mais il est parvenu à se relever et il est en cet instant même en train d'opposer une fabuleuse résistance à la givrée.
Il utilise sa rapidité et étrangement un peu de magie pour la détourner de moi. Je ne me fais pas d'illusion sur une hypothétique victoire, mais son intervention va me permettre de finir mon sort. Pendant que j'entonne l'enchantement, je ne peux m'empêcher de suivre du coin de l'œil le combat entre Edward et la Créatrice.
J'ai peur qu'elle ne finisse par le tuer. Cette peur me retient de totalement me fixer sur ce que je fais. La Créatrice commence à prendre le dessus du combat. Elle accule mon petit ami vers le lac aux sirènes qui sont sorties assister au combat.
Quand je pense qu'il va être précipité dans l'eau, je vois Dobby sorti de nulle part se jeter sur la créatrice et lui faire le coup de tout à l'heure. Je suis soulagé de son intervention. Je relâche enfin mon souffle dont je n'ai pas pris conscience d'avoir retenu.
– Petit Prince sorcier, hâtez-vous de finir votre charme. Dobby ne va pas pouvoir le retenir plus longtemps. Je vais lui porter main forte, pendant ce temps, finissez ce que vous faites. Me dit le Roi Vampire.
Je fais donc ce qui vient de m'être ordonné. Je me concentre finalement complètement. Je suis tellement plongé dans ce que je fais, que je ne comprends la réussite de mon action qu'en entendant les cris de rage de la Créatrice qui se fait absorber par le collier. Étant déjà enfermé dans mon corps, j'ai pensé que c'est mieux de le sceller dans le bijou. Et comme celui-ci se trouve avec elle dans ma personne, il n'y avait aucune chance qu'elle puisse s'en échapper sans mon concours.
Je tombe au sol d'épuisement. C'est que cela a demandé beaucoup de magie. Edward me rejoint en boitant un peu. Il se laisse tomber auprès de moi. Il me prend ensuite dans ses bras et me donne un langoureux baiser que je lui rends avec plaisir. Nous sommes interrompus bientôt par le Roi vampire.
– Maintenant que la Créatrice est sous contrôle, je pense que je vais retourner auprès de l'autre moi, me dit-il.
– Hein, mais si elle parvient à s'échapper, que vais-je faire ? Je lui demande un peu inquiet.
– Je pense que d'ici là, vous aurez la pleine maitrise de votre ma magie et serrez alors en mesure de lui faire barrage. Me dit-il en souriant. Et puis, votre compagnon vous soutiendra parfaitement dans votre lutte. Il est très compétent et je pense que dans le futur, il le sera un peu plus. Je vais donc partir.
Et sans autre forme de procès, il disparait. Ensuite, le petit elfe de maison nous rejoint. Il me dit que sa mission étant finie, lui aussi allait devoir partir. Mais avant de disparaitre, il me met en garde contre le Créateur. Il me dit qu'il est avide de pouvoir et qu'il était en partie responsable de ce qui était arrivé à ma famille.
Quand je lui demande ce qu'il entend par là, il me dit que durant ses recherches, il avait appris que c'était lui qui avait incité Albus à tenter de me tuer dans le ventre de ma mère. Il m'explique que ma mort aurait permis au créateur de récupérer les pouvoirs la Créatrice. Et que comme il ne pouvait la tuer directement sans y perdre la vie, il avait trouvé ce moyen détourné pour y parvenir.
Dobby a aussi découvert alors que le Créateur lui a enseigné le sort qui m'a privé de ma mémoire que c'était lui qui avait enfermé la première fois la créatrice dans le corps de Merlin. Il me dit que l'effort avait été tellement exténuant, qu'il avait été plongé dans un profond assoupissement. Et quand il était enfin revenu à lui, il avait remarqué que cette dernière était sur le point de se libérer.
Il avait donc pris prétexte de la destruction de sa création pour mettre en place le système des sources de magies. Ainsi, il avait empêché la libération de sa sœur une première fois. Et quand il avait senti que cette dernière était sur le point de s'échapper une seconde fois, il avait manipulé Dumbledore pour qu'il brise la loi de la source de sang.
De cette façon, il allait récupérer la magie des sorciers et par la même occasion celle de sa sœur. Comme cette dernière allait être enfermée dans son métabolisme, il aurait eu accès à sa magie et l'aurait empêché de se libérer. Mais comme cette dernière avait offert sa magie à Harry Potter, c'est-à-dire moi, les choses se sont passées autrement.
Après que sa sœur se soit libérée et ait voulu l'enfermer lui aussi, le Créateur a commencé à avoir peur de ne pas réussir à contenir les pouvoirs de sa sœur s'il la prenait en lui. C'était pourquoi il avait si facilement accepté mon déplacement dans cette dimension. Mais maintenant que je suis parvenu à maitriser la Créatrice, peut-être qu'il reconsidèrera sa position.
Eh bien, il n'a qu'à venir s'il ose ce petit merdeux, je l'attends de pied ferme. Ceci dit, Dobby est parti lui aussi. Je me tourne vers mon copain et lui dit que nous aussi devions partir. Je veux voir Charlie. Il se lève, me prend la main et me sourit. Il me fait signe qu'il est prêt. Je me concentre donc et nous disparaissons de mon subconscient pour apparaitre devant des décombres.
Putain, mais qu'était-il arrivé à la ville ? Devant moi s'étale une succession de maisons et d'immeuble en ruine. Alors que je fais un tour sur moi-même pour voir l'étendue des dégâts, j'entends une voix très agaçante crier :
– Angel, tu es enfin de retour. Je me suis fait beaucoup de soucis pour toi, tu sais. Et cet imbécile de Hale avec qui tu m'as laissée n'a pas voulu me laisser partir à ta recherche. J'avais peur que le tremblement de terre t'ait tué. Je suis tellement contente que tu sois sain et sauf.
Et sans que je ne puisse rien y faire ou demander, ma délicieuse et irritante mouchette me saute au cou en pleurnichant comme une madeleine. Beurk, me dites pas qu'elle vient réellement de mettre sa dégoutante morve sur moi ! Au secours, que quelqu'un me vienne en aide ! Cette supplique, je ne peux que la hurler dans ma tête alors que cet imbécile de Blanche-Neige repart avec ses ricanements de débiles.
J'essaye de me décoller de la sangsue baveuse, morveuse et dégoutante qui s'accroche à moi comme une saloperie de moule à un rocher. Merde, est-ce que je ressemble à un putain de caillou ou une connerie de peluche pour merdeuse ? Et l'autre taré qui n'arrête pas de se marrer comme un débile mental. Il ferait mieux de venir m'aider ou je lui promets une belle vengeance de mon cru. Comme le transformer en belette ou un autre petit rongeur à fourrure pour une durée indéterminée.
Eh bah voyons, Monsieur se décide enfin à me venir en aide ! S'il y a que les menaces qui marchent avec lui, ben, je ne vais pas me priver maintenant. Je le vois blanchir encore plus si c'est possible devant ma pensée irascible. Je lui adresse un sourire d'ange très démoniaque. Vous savez, le sourire que font les petits enfants tout mignons tout pleins avant de commettre une grosse bêtise. Il me regarde avec méfiance et me débarrasse enfin de Bella.
Punaise, je ne sais pas ce qui lui prend à cette conne, mais elle a intérêt à vite revenir sur terre. Aux dernières nouvelles, nous étions toujours ennemis. Ce n'est pas parce qu'elle s'est fait kidnapper par de vilains et sanglants petits vampires que je vais oublier son comportement de petite peste qu'elle a eu envers moi ! Non, mais, je ne suis pas mère Theresa tout de même ! Finalement délivré des bras de ventouse de mouchette, je me permets de mieux respirer.
C'est qu'elle a bien failli m'étouffer le pot de colle. Je fais un tour d'horizon avec mon regard tout en reprend mon souffle. Il ne faut pas oublier que je viens tout juste de sortir d'un long et pénible combat avec une créature complètement cinglée. Tout en regardant les décombres qui nous entourent, une pensée soudaine me vient en tête. Charlie. Où est mon père ? Est-il réellement mort comme me l'a dit le Roi vampire ?
Je sens la panique qui commence lentement à me gagner. Il faut que je le voie, que je constate de mes propres yeux si c'est vrai. Je me tourne vers Edward qui essaye à son tour de se débarrasser de la sangsue morveuse. Tu vois que ce n'est en rien marrant. Bien fait, cela t'apprendra à te moquer de moi ! Je le pense très, mais très fortement dans ma caboche. Mais à quoi est ce que je pense moi ? Je dois m'acquérir de la santé de mon père.
Je m'élance donc vers les deux zigotos et prends Bella par les épaules. Je la secoue comme un prunier en lui demandant où se trouve notre père. Elle tente bien de me répondre, mais n'arrive pas à comprendre ce qu'elle baragouine. Je la remue donc un peu plus brusquement, mais cela ne marche pas. Bien au contraire, je la vois qui commence à changer de couleur alors que ses yeux s'agrandissent comme des soucoupes.
Ses joues gonflent étrangement et je n'ai que le temps de me jeter sur le côté avant qu'elle ne vomisse bruyamment. Vraiment dégoutante cette fille ! Encore un peu, et j'aurais était éclaboussé par ses déjections. Mais où a-t-elle appris ses manières cette fille ? Partie comme c'est, elle va, à n'en pas douter, finir vieille fille. Ma pauvre, il faudrait vraiment revoir ton éducation. Fin bon, j'dis ça, mais j'dis rien.
– Si tu ne l'avais pas aussi l'ébrouée comme un pommier, cela ne serait pas arrivé et tu aurais compris ce qu'elle te disait, me dit patiemment Blanche-Neige.
Mais de quoi je me mêle l'autre, hein ! On ne t'a pas sonné, alors ne l'ouvre pas ! Je sais, je ne suis qu'un pauvre connard de m'en prendre sans raison à mon copain. Mais je ne suis pas dans de très bonnes dispositions en ce moment. De ne pas connaitre le sort exact de mon père m'irrite et me rend hargneux.
– Charlie n'est pas mort, me dit tranquillement Edward.
– Quoi, que viens-tu de dire ? Je lui demande en n'en croyant pas mes oreilles.
Aurais-je mal entendu ? Mon père est encore en vie ? Il n'est pas mort comme me l'a annoncé le Roi Vampire ? Je n'ose y croire. Même si au fond de moi je me refusais de le croire, une partie en était déjà intimement persuadée de son trépas. Je m'attendais à retrouver son corps gisant dans une mare de sang.
– Il est en vie, la Créatrice a guéri ton père quand elle prit ta place. C'était juste avant qu'elle ne détruise la ville, m'explique Edward.
Mes jambes ne me soutiennent plus, je tombe lourdement sur les gravats tant le soulagement est immense. Charlie est vivant ! Mon père est toujours de ce monde. Il n'est pas mort. Il ne m'a pas quitté.
Je suis tellement heureux, que j'en ai les larmes aux yeux alors qu'un sourire niais se plante à mes lèvres. Je me débarrasse de mes larmes en les essuyant hâtivement. Mais alors, si mon père n'est pas mort, pourquoi le Roi des vampires m'a dit qu'il l'était ?
– Il n'a pas dit qu'il était mort, me dit Blanche-Neige.
– Hein ? Mais il a dit que c'était comme.
– Exactement. Pas qu'il l'était, me précise le petit malin.
– Et puis, comment tu sais ce qu'il m'a dit au juste ? Tu étais de l'autre côté de la barrière, alors comment tu…
Je ne me donne pas la peine de finir ma phrase. Le petit voyeur avait certainement dû trouver l'information dans ma tête pour ne pas changer. Il me sourit narquoisement en suivant le fil de mes pensées. Note à moi-même : ne pas oublier de remettre mes barrières mentales.
– Tu peux m'expliquer ce que cela veut dire ''c'est tout comme ''.
– La Créatrice a rendu Charlie comme moi, m'apprend Blanche-Neige. Ce que Démétri lui a fait était irréparable. Il ne pouvait ni être transformé en vampire ni être soigné. Alors, elle l'a changé comme le Créateur l'a fait avec moi.
– De quoi vous parlez, nous demande Bella qui s'est remise de son mal.
– De rien de bien intéressant, je lui dis.
– Il est arrivé quelque chose à papa ? Elle me demande avec angoisse. Pourtant en partant à ta recherche, il allait parfaitement bien. Il était simplement endormi, me dit-elle.
– Ne t'en fais pas petite sœur, papa va très bien. Je ne peux m'empêcher de la rassurer.
Sa peur de perdre notre père même si elle n'est pas aussi grande que la mienne est bien présente en elle. Je pousse même jusqu'à la prendre mes bras pour la réconforter. Je demande à Edward de nous amener auprès de Charlie. Jasper qui était un peu en retrait et qui avait accompagné Bella dans sa recherche pour me retrouver nous fait signe de le suivre.
Épilogue
Jasper nous amène dans une maison qui avait miraculeusement échappé à la destruction. Nous pénétrons dedans. Mon regard se pose immédiatement sur Charlie qui est allongé sur un lit. Je m'élance vers lui et tombe à genoux devant sa couche. Je pose une main tremblante sur sa poitrine. Je sens son cœur battre très lentement au bout d'une longue et interminable minute.
Je pose la tête tout contre son cœur et passe mes bras autour de lui. Je l'enlace à l'étouffer en souriant de joie. Je prends une grande inspiration pour m'enivrer de son parfum. Bella me rejoint et me traite d'imbécile devant mon geste. Je dois dire que sur le coup, je n'en ai rien à cirer de ce qu'elle pense. Je suis bien trop heureux pour prendre la mouche.
Je lui tire donc puérilement la langue en resserrant ma prise sur mon père. Je reste comme ça pendant de longues minutes avant d'enfin consentir à le relâcher. M'assurant que Charlie est parfaitement installé, je me dirige vers le coin où s'est réuni la famille Cullen ainsi que la petite Jane. Je me place aux côtés de mon petit ami et sans y avoir pensé, je passe mes bras autour de sa taille.
J'ai oublié de dire qu'il a repris son apparence normale. En m'assurant que Bella est toujours auprès de notre père, je demande des éclaircissements sur ce qui s'est passé après ma perte de contrôle. Il semblerait que quand j'ai cru avoir perdu définitivement mon père, un tremblement de terre a ravagé la ville en faisant un grand nombre de victimes.
Jasper m'apprend qu'avant d'aller mettre Bella en sécurité, il avait demandé à son père et Edward de venir à ma rencontre. Les deux vampires étaient arrivés quelques secondes avant ma perte de conscience de la réalité. Ils m'expliquent qu'après avoir pris l'emprise sur moi, la Créatrice était immédiatement venue en aide à Charlie.
Elle avait poussé Carlisle qui avait tenté de transformer Charlie avant de se placer au-dessus du corps de mon père et de lancer une incantation. Le sang qui recouvrait Charlie était, parait-il, retourné dans le corps de ce dernier. Ensuite, les deux vampires avaient entendu le cœur du shérif repartir alors qu'il avait cessé de battre à leur arrivée.
Suite à cela, elle avait tourné son attention vers le responsable de l'état de Charlie et lui avait réglé son compte. Après cela, la Créatrice était sortie de la pièce par les airs et avait commencé la destruction minutieuse de la ville. Elle avait fait exploser plusieurs conduits de gaz et allumée plusieurs incendies avant qu'Edward ne se dresse devant elle.
Un combat pour me faire revenir s'était engagé entre les deux. Blanche-Neige avait remarqué après quelques minutes d'échange de coups que la Créatrice retenait étrangement ses coups. Il en avait profité pour s'introduire dans sa mémoire, c'est là qu'il avait vu qu'elle m'avait enfermé dans une bulle inaccessible.
Quand je me suis étonné qu'il ait réussi à tenir tête à la folledingue, mon petit ami me dit qu'il avait eu l'aide du Créateur qui lui avait expliqué comment faire. Avec les modifications qu'il avait apportées sur le métabolisme d'Edward, celui-ci avait pu accéder à ma magie et l'avait utilisée contre la Créatrice.
Savoir que le Créateur pouvait aussi aisément entrer en contact avec mon homme ne me plait absolument pas. Je dois le mettre en garde contre lui pour qu'il se méfie à l'avenir. Ce fut aussi grâce aux indications de ce dernier que Blanche Neige a pu me rejoindre dans ma prison.
Je suis tout de même un peu dépité qu'elle ait tué le vampire qui s'en est pris à mon père. J'aurais aimé lui régler son compte moi-même. Mais ce qui est fait est fait. Après ces explications, je demande pourquoi mon père n'est pas réveillé.
– Je pense que c'est parce qu'il doit se remettre de ce qu'il vient de subir. C'est une chose vraiment éprouvante de subir une transformation quelle qu'elle soit. Me dit Carlisle.
Après cela et rassuré sur le sort de mon père, je vais m'allonger près de lui et je pique un somme. Au matin, la ville grouille de pompiers, journalistes et autres. Nous profitons du chao qui règne sur ce qui reste de la cité pour partir. Je transforme Bella en une mignonne petite marmotte durant son sommeil pour que l'on puisse se déplacer plus librement et sans se faire harceler de questions par elle.
Pour plus de facilités, je fais de même avec mon père et le prends avec moi alors que Jane se propose de transporter Bella. Je grimpe sur le dos de mon petit ami et nous partons à vitesse de vampire vers ce qui avait été la base des Rois vampires pour récupérer le jet des Cullen pour pouvoir retourner à la maison. Bien entendu, je vais au préalable le restaurer avec l'aide de ma magie étant donné qu'il a été pas mal secoué suite à ma première perte de contrôle.
À notre arrivée, j'ai la surprise de trouver le frère du Roi des vampires, celui qui m'a déposé à Forks. Je crois que son nom est Regulus. Il est en compagnie de Marcus. Tous les deux sont venus nous accueillir. Ils nous ramènent au campement des rescapés vampires.
Alors que nous marchons derrière eux, Blanche -Neige qui lit dans mes pensées me demande si c'est vraiment le frère du vrai Roi des vampires. Je confirme son identité en lui prenant la main. Je suis descendu de son dos quand nous avons atteint la ville. Les autres qui ont parfaitement entendu notre conversation sont devenus curieux et ne peuvent résister à l'envie de poser leurs regards sur lui.
Moi, je me demande ce qu'il fait ? Pourquoi est-il sorti de sa cachette après tous ce temps. S'il a pris le temps de se dissimuler des autres vampires et qu'il a même laissé des imposteurs se faire passer pour des monarques, alors pourquoi sortir maintenant ?
Les réponses à mes questions me viennent quelques minutes après. Le jeune frère du Roi avait été contacté par le compagnon de son frère Sirius Black, le parrain de Harry Potter, pour me demander si je voulais retourner dans mon monde d'origine. Évidemment, mon homme ainsi que sa famille étaient les bienvenus eux aussi.
– Non merci, je lui dis sans une seconde de réflexion.
– En es-tu certain petit Prince ? Me demande-t-il. Si c'est parce que tu as peur de tes semblables, sache qu'il ne reste plus un seul sorcier dans notre monde maintenant. Tu les as tous anéantis après ta libération. Il ne reste plus que des cramols maintenant. Me dit-il pour rassurer.
– Vraiment, non merci. Je préfère de loin rester ici. Ce monde n'a jamais été le mien, c'est celui-ci qui l'est à présent, le lui déclare.
– Je vois, c'est fâcheux, car ton parrain aurait aimé te revoir.
– Celui qu'il désire revoir ce n'est pas moi, mais Harry Potter. Et cette personne est morte il y a très longtemps. Dit lui de m'oublier, j'ai maintenant trouvé une famille que j'aime et avec qui je me sens aimé et en sécurité.
– Si c'est ce que tu désires petit Prince, je ne vais pas te forcer. Mais sache que si tu venais à changer d'avis, je reste à ta disposition. Maintenant que ma mission est terminée, je vais repartir. Marcus, je te confie le soin de tout remettre en ordre. Je ne tiens pas à ce que notre existence vienne à être connue par les humains. Je ne tiens pas à savoir comme tu t'y prends, mais tiens en laisse les différents clans. Petit Prince, cela a été un plaisir de vous revoir. Je passerais prendre de tes nouvelles de temps en temps. N'oublie pas que nous sommes frères grâce aux actions de mon grand frère.
Et sur cette phrase, il disparait de la manière dont je le fais. La tête que font les Cullen et les vampires autour et impayable.
– Bon et si nous rentrions ? Je demande à la cantonade.
– Mon Prince, m'arrête Marcus. C'est étrange de l'entendre m'interpeller ainsi. Je me tourne toutefois vers lui.
– Oui ?
– Il y a ici des gens qui disent être vos amis. Je me demande si cela ne vous dérangerait pas de les voir afin de confirmer ou infirmer leurs dires. Me dit-il avec tant de politesse et de respect que je me sens intimidé.
Nous le suivons alors qu'il nous montre le chemin. Alors que nous avançons vers le lieu où sont retenus mes prétendus amis, je vois Edward faire une grimace de contrariété. Il ne me faut donc pas longtemps pour comprendre qui étaient les prisonniers des vampires.
Dans une tente sommaire, quatre loups sont gardés par une dizaine de vampires. Je pense qu'au moins deux des vampires possèdent un don, sinon, comment expliquer qu'ils puissent maintenir prisonniers quatre féroces loups ?
Il y a parmi eux Jacob et Seth. Quand ils nous voient arriver, je peux voir le soulagement sur leur visage. Je demande à ce qu'on les relâche. Dès que cela est fait, Seth me saute dans les bras heureux de me revoir en un seul morceau. Blanche-Neige apprécie très moyennement l'enthousiasme du jeune loup et me soustrait immédiatement de ses bras.
Nan, mais quel grincheux celui-là alors ! Tout en prenant congé de Marcus, Seth m'apprend que lui et ses frères loups avaient retrouvé Sam. Il était à moitié mort quand ils l'avaient découvert cela dit. Il était sous plusieurs tonnes de béton et une poutre lui traversait le corps.
Sous lui, il y avait la partie supérieure d'Esmée de coincée entre lui et le sol. Le corps de la vampire avait été coupé en deux. Ils n'avaient pas réussi à retrouver la partie inférieure de la vampire. Quand je lui demande ce qu'ils avaient fait de la vampire et de Sam, il me dit le regard rempli de haine, qu'ils les avaient finis bien sûr ! Ils ne méritaient pas mieux les deux monstres.
Si un vampire pouvait pleurer, les larmes auraient dévalé sans fin les joues de Carlisle et de ses enfants. C'est dans un silence de mort que nous montons, vampires, loups, moi et les deux marmottes dans le jet.
À notre arrivée à Forks nous avons été accueillis par les agents du F.B.I. Heureusement qu'entre temps, Charlie était revenu à lui. Il avait repris conscience dans le jet. Je venais juste de lui rendre à lui et à Bella leur apparence humaine.
Quand cela a été fait, mon père a demandé des explications. Je lui ai donc tout raconté. Je lui ai parlé de ma magie, des vampires, de mon monde, de ce que j'avais appris sur mon passé, mais aussi de sa transformation.
Curieusement, Charlie a bien pris mes révélations. Il a simplement fait quelques remarques sur les phénomènes étranges qui étaient arrivés à Bella en me regardant sévèrement. J'ai eu le bon goût de rougir. Bella qui venait de sortir de sommeil entre-temps, m'a crié qu'elle savait bien que j'étais étrange.
Mais là aussi étrangement, rien de dramatique. Elle s'était simplement contentée de se plaindre de mes mauvais tours auprès de notre père et d'exiger que je fasse repousser ses cheveux. Tient, j'avais complètement oublié que j'avais contribué à la rendre chauve. Au lieu de se plaindre, elle devrait me remercier, je vous le dis-moi ! Aucune reconnaissance, après tout le mal que je me suis donné pour la rendre regardable. Pff.
Enfin, bref ! Donc, les agents du F.B.I nous attendaient devant la porte de notre maison. Notre disparition avait fait les gorges chaudes et toute la ville était à notre recherche. Ils pensaient que la tueuse nous avait eus. Après que Charlie leur ait expliqué que nous étions partis avec la famille Cullen pour un long week-end imprévu, les agents sont repartis.
Ils avaient tout de même demandé pourquoi nous étions partis en semaine avant de consentir à partir. Après cette aventure, les choses sont revenues à la normale. Depuis la découverte de mon passé, je ne fais plus de cauchemar aussi souvent.
Je suis passé voir mon amie la vipère et je lui aie raconté mes aventures. Pour une fois, elle n'avait pas eu l'air dédaigneuse. À la fin de mon récit, elle me remercie d'avoir sauvé la vie à son compagnon et m'annonce qu'elle va bientôt avoir des petits. Je la félicite chaleureusement.
Après cinq ans passés à Forks, nous avons été obligés de partir pour ne pas attirer l'attention des gens. Nous avons donc migré vers Miami. Avec mes pouvoirs, je peux sans difficulté cacher le rayonnement qu'émettent les vampires. Donc, ils ont tous décidé de vivre à la lumière du jour maintenant.
Charlie a cessé de vieillir et il a le même régime que mon petit Blanche-Neige. Donc, il mange normalement, mais à toutefois besoin de boire du sang animal de temps en temps. J'ai remarqué que ma croissance elle aussi s'est arrêtée à mon dix-neuvième anniversaire et que je ne vieillis plus. Les gènes du Roi vampire se sont éveillés en moi.
Je possède donc toutes les capacités des vampires, mais le rayonnement en moins. Et heureusement pour moi, je n'ai aucunement besoin de sang. Je m'entends bien mieux avec Rosalie maintenant. Elle est moins casse-pied depuis l'intégration de Jane dans la famille. Elle la traite comme la fille qu'elle n'aura jamais et Jane en profite honteusement.
Au fils des ans et à la demande de Bella qui avait fini par se mettre en couple avec Carlisle on ne sait comment (il faut vraiment être cinglé pour vouloir d'elle, mais bon, ce n'est que mon humble avis, hein !), donc je disais qu'avec le temps Carlisle et Bella s'étaient mis ensemble.
Et à son trentième anniversaire qu'elle ne faisait absolument pas la veinarde (certainement un lifting, ma main à couper), Carlisle l'a changée. Ils se sont ensuite mariés durant une très belle cérémonie sous les larmes de notre père. Oh là ! Je vous vois venir, alors c'est non ! Définitivement non ! Jamais je ne vais faire une telle connerie.
Je suis très bien comme ça avec mon petit et adorable Blanche-Neige. Nous n'avons absolument pas besoin de ça. Alors, non ! Le mariage très peu pour moi. Ceci dit, sachez que je n'ai jamais arrêté de faire mes petites blagues douteuses à Bella, mais aussi au reste de la famille. Seuls Carlisle et Charlie en sont exemptés.
Bon voilà, je pense avoir assez raconté ma vie comme ça, et qui plus est à de parfaits inconnus. Je vais maintenant trouver mon petit ami et vous dire adieux. Je ne pense pas que nous nous reverrons un jour. Sauf si cet imbécile de Créateur vient me chercher des poux ou si sa folle de sœur se libère. Mais sinon, au revoir chers inconnus et merci d'avoir suivi mes aventures délirantes.
Fin.
NdA : alors que dire, l'histoire d'Angel est arrivée à son terme. Je vous remercie d'avoir pris le temps de suivre cette fic et pour vos encouragements. J'espère que cette fin un peu rapide ne vous décevra pas trop.
