Bon comme personne ne m'a donné la réponse à la petite question, que j'avais posée au début du précédent chap' je ne recommence pas cette fois-ci *boude dans son coin*.
J'espère que vous avez passé une bonne semaine, moi c'était super surtout avec le retour du beau temps.
Merci les filles, ben oui aucun mâle n'a été recensé, pour les reviews, jusqu'à maintenant : melacullen, caro30, Betifi un grand merci à toi et bienvenue parmi nous, merci pour ta mise en story alert, favorite story et tes reviews j'espère te retrouver tous les dimanches. Bizoux à toutes ;o)
Rappel du précédent chapitre :
-Vous pouvez entrer, dis-je, Irwin, Skvader et Sandoval entrèrent.
-Désolés de vous déranger, nous avons tous les trois ressenti un grand plaisir émaner de ta chambre Lucky et nous venions voir si tu allais bien, me dit Irwin avec un sourire que je ne lui connaissais que quand il passait du bon temps avec Sandoval.
-Oups désolée j'ai oublié de nous protéger avec mon bouclier pour ne pas perturber le travail des autres Gardes navrée, je ne recommencerai plus, dis-je avec un sourire qui me traversait le visage.
-Ce n'est pas pour te dire d'arrêter, bien au contraire recommence quand tu veux, me répondit Skvader, je n'ai jamais ressenti une telle extase. Mais nous nous inquiétons...
-Merci à vous trois bien que je me doute qu'il y est du monde derrière mes portes.
-Oui tout à fait même tes cousins sont là mais ils n'ont osé venir pour ne pas avoir à subir tes foudres, dit en riant Sandoval. Mais nous pouvons dire que tu vas plus que bien et même que tu as du mal à t'en remettre. Bien que je ne te connaisse pas bien Lou, toi aussi tu as l'air d'avoir du mal à revenir à la réalité.
-Non tu as raison, lui confirma l'intéressé d'un ton rêveur.
-Tu as du sang qui coule sur ton menton, plaisanta Skvader. Lou par réflexe porta sa main mais il n'y avait rien. Je t'ai bien eu, dit-il en riant suivi par Irwin et Sandoval.
-Bon les amis ce n'est pas que je ne vous apprécie pas mais nous aimerions dormir maintenant, donc comme vous savez où se trouve la porte je ne vous retiens pas plus, leur montrant la sortie.
-Tu as raison Dame Lucky nous allons vous laissez dormir pour vous remettre dans ce sublimissime orgasme que vous nous avez fait l'honneur de partager toi et Lou. Tout le château a pu en profiter nous vous remercions du fond du cœur. Bonne nuit et faites de beaux rêves tous les deux, sur ce mes trois amis nous saluèrent et partirent en nous faisant des clins d'œil.
-Désolée Lou j'avais complètement oublié que quand je prends mon pied pour parler vulgairement j'en faisais partager tous les environs.
-Aucun souci ma douce, me répondit Lou encore dans les nuages.
Après un dernier baiser passionné nous nous endormîmes dans les bras l'un de l'autre.
***
Disclaimer : les personnages majoritaires sont à moi les autres je les emprunte à Stephenie Meyer.
Chapitre 24 : Erreurs de jugement
***
Cela faisait 6 mois que Lou et moi étions revenus de Freïa, j'avais pu reprendre mon travail à la division dès notre retour car mon épaule était guérie. Le fait que le temps ne s'égrenait pas de la même façon sur la Terre et sur Freïa est très pratique.
Nous n'avions toujours pas de nouvelles de papa et cela m'inquiétait de plus en plus mais je ne pouvais rien y faire donc je prenais mon mal en patience. Et continuai ma petite routine de travail et de vie avec mon amoureux, mes autres vampires, mon Loup et mon frère.
Un après midi en me rendant, au volant de ma voiture, à la division avec Woolf, je fus traversée par une douleur fulgurante dans mes reins. Ce qui me fit écraser la pédale de frein et piler net. Heureusement pour moi j'avais mis ma ceinture de sécurité – merci à son créateur – et qu'aucune voiture ne me suivait car elle m'aurait très certainement emboutie. Sous l'effet de la douleur mon souffle s'était coupé et j'avais dû attendre un moment avant de pouvoir respirer de nouveau normalement.
Quand la douleur se fut dissipée, je pus me remettre en route après avoir donné une explication à Woolf et appelé – sous l'insistance de ce dernier – mon frère au cas où il m'arriverait autre chose en chemin. Comme il fallait s'y attendre Kurt m'attendait à l'entrée de la division.
-Alors on se fait des frayeurs, petite sœur ? me dit-il amusé croyant que je lui faisais une blague.
-Bonjour grand frère, tu es amusant dis-moi mais j'aurais préféré te faire une farce à ce que j'ai...
Je ne pus continuer ma phrase, car une nouvelle vague de douleur me cloua sur place et me fit rejoindre le sol. Mais grâce à la rapidité de mon cher frère je ne m'écrasai pas sur le bitume.
Bizarrement quand je ré-ouvrai les yeux, j'étais alitée sur l'un des lits de notre salle de repos sous les regards scrutateurs et inquiets de mon frère, mon Loup, mon chef et de ce bon vieux Doc, Carlisle Cullen, bien sûr.
-Comment te sens-tu sœurette, Lucky ? dirent en même temps les personnes réunies.
-Ça va ! Enfin je crois ?
-Comment ça tu crois ? demanda Carlisle.
-Ben je veux dire que je me sens comme ce matin quand je me suis réveillée dans les bras de Lou. (N/A : pour celle qui va me demander « Ont-ils fait le grand saut pendant ces 6 mois ? » elle se reconnaîtra sans souci, lol je lui répondrai que non mais qu'elle n'a qu'à lire la suite pour le savoir, car peut-être que...) (N/R : pour la peine, j'ai même pas envie de lire la suite, je suis vexée. NA, je vais le dire à Edward et Rob). C'est-à-dire, très bien mais que sans crier gare je suis terrassée par des vagues de douleurs innommables dans le dos. Même pendant ma semaine en enfer, je n'aie pas ressenti une pareille douleur et pourtant j'en ai encaissé des coups et autres, m'exclamai-je.
-Je t'ai auscultée et tu n'as rien de particulier mis à part un bel hématome, de la taille de mon poing, au niveau des lombaires L4-L5. Donc ne force pas aujourd'hui reste au bureau et pour cet après midi...
-Carlisle, pardon de t'interrompre mais nous sommes l'après midi il est 13h30. Tu dois travailler énormément pour que tu n'aies plus la notion du temps ? Quoique normalement un vampire n'est pas contraint à la fatigue.
-Non je n'arrête pas en plus nous avons une épidémie de grippe et ça me ramène à de mauvais souvenirs, dit-il le regard dans le vide, plongé dans ses pensées qui ont filtré.
-À oui je vois, désolée.
-Tu n'y es pour rien Lucky.
-Non je disais, « désolée » car j'ai lu dans tes pensées.
-Oh tu sais avec Edward qui n'arrête pas de lire dans nos esprits car son don est fait ainsi je n'y prête guère attention, me répondit-il en me souriant. Bon si tu n'y vois pas d'objection je vais y aller on m'attend à l'hôpital.
-Non, non vas-y Carlisle ! Ne t'inquiète pas pour moi s'il y a quoi que ce soit, Kurt te contactera je pense. C'est même certain, lui dis-je en lui rendant son sourire.
-Mais avant de partir...
-Il faudra bien te couvrir. Dehors, tu vas avoir si froid... Oups pardon, dis-je en baissant le regard, un peu honteuse de ma répartie, mais c'était tentant non ? Si Emmett avait été là c'est lui qui l'aurait dit mais comme il n'est pas là je m'en suis chargée. Avouez tous les 3 que ça vous amuse et en plus nous sommes dans la période alors ne jouez pas vos « outrés » et faites mumuse avec moi, je reprends. Petit Papa Noël de Tino Rossi (N/A : petit délire d'écriture, il ne faut jamais écrire après avoir fait baby-sitter toute la matinée et garde d'enfant toute l'après midi ça déteint sur l'écriture, lol (même si Noël est passé depuis longtemps) et aussi petit cadeau à caro30 avec un petit clin d'œil à la Corse et puis pour moi il n'y a que Tino qui sache aussi bien la chanter) allez s'il vous plaît messieurs, faites moi ce petit cadeau, ne me forcez pas à employer les grands moyens, leur dis-je en papillonnant des paupières et commençant à chanter.
C'est la belle nuit de Noël,
La neige étend son manteau blanc
Et les yeux levés vers le ciel,
À genoux les petits enfants,
Avant de fermer les paupières,
Font une dernière prière.
Petit papa Noël, quand tu descendras du ciel,
Avec des jouets par milliers,
N'oublie pas mon petit soulier.
Mais avant de partir, il faudra bien te couvrir,
Dehors tu vas avoir si froid,
C'est un peu à cause de moi.
Il me tarde tant que le jour se lève
Pour voir si tu m'as apporté :
Tous les beaux joujoux que je vois en rêve
Et que je t'ai commandés.
Petit papa Noël, quand tu descendras du ciel,
Avec des jouets par milliers,
N'oublie pas mon petit soulier !
Le marchand de sable est passé,
Les enfants vont faire dodo,
Et tu vas pouvoir commencer
Avec ta hotte sur le dos
Au son des cloches des églises
Ta distribution de surprises.
Petit papa Noël, quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers
N'oublie pas mon petit soulier.
Si tu dois t'arrêter
Sur les toits du monde entier
Tout ça avant demain matin,
Mets-toi vite, vite en chemin.
Et quand tu seras sur ton beau nuage,
Viens d'abord sur notre maison
Je n'ai pas été tous les jours très sage,
Mais j'en demande pardon.
Petit papa Noël, quand tu descendras du ciel,
Avec des jouets par milliers,
N'oublie pas mon petit soulier !
Petit papa Noël.
-Voilà petite sœur tu es contente maintenant ? dit exaspéré mon grand frère par mon petit, mini caprice.
-Voui merci messieurs pour ce petit cadeau avant l'heure, leur dis-je en les embrassant sur la joue chacun leur tour.
Mais arrivée au chef McFirst je m'écroulai sur le sol et perdant une autre fois connaissance. Et me réveillant cette fois-ci dans une chambre dont les murs étaient blancs, rideaux blancs, carrelage blanc, porte, meuble tout était blanc même la chemise – horrible, vous savez celle qui cache devant mais dont il faut se méfier quand on se lève autrement tout le monde voit votre lune, je suis sûre que vous voyez de quoi je veux parler – qu'on m'avait mise. Je vous le donne en mille, je me réveille à l'hô... pi... tal, bravo vous avez gagné, vous revenez en deuxième semaine, branchée de tous les côtés, monitoring cardiaque, masque à oxygène, perfusion de glucose et autres pharmacopées pénétrant dans mon sang bien que les antidouleurs et autres anesthésiques n'ont pas d'effet sur moi.
Je voulus me lever mais dès que j'eus bougée une alarme se déclencha et rameuta une infirmière, au visage revêche, qui me sermonna en me disant de ne pas bouger et qu'elle allait appeler un médecin. Je dus attendre patiemment l'arrivée dudit médecin et heureusement pour moi c'était encore Carlisle dont le visage n'était pas des plus réjouis, ce qui n'augurait rien de bon pour moi.
-Merci vous pouvez nous laisser infirmière Fox, signifia Carlisle, celle-ci nous laissa après m'avoir regonflé les coussins qui me maintenaient en position semi-assise.
-Salut Doc comment va ? demandai-je retardant un maximum la conversation à venir.
-Pas la peine de te donner tant de mal Lucky. Je vais aller droit au but car je sais que tu n'aimes pas que l'on tourne autour du pot. Tu es paralysée, tu n'as plus de sensation au-dessous du bassin, tes jambes ne répondent plus et je ne sais pas pourquoi.
La bombe était tombée. Mon souffle se coupa le temps que mon cerveau veuille bien assimiler ce que venait de me dire Carlisle.
-Non impossible, je ne peux pas, commençai dans un murmure, NON JE REFUSE, dis-je plus virulente en tentant de me bouger mes jambes et de me lever.
-Je suis vraiment désolé Lucky, me dit Carlisle en se rapprochant de moi pour m'arrêter dans mes gestes car j'étais sur le point d'arracher mes perfusions.
-Carlisle, tout mais pas ça, fais quelque chose s'il te plaît, dis-je dans un sanglot. Je t'en pris rends moi mes jambes, je t'en supplie.
-Malheureusement je ne peux rien faire ! me dit-il en me prenant dans ses bras pour une étreinte rassurante.
-Elatha, Elatha, Elatha, je me concentrai au maximum pour le faire venir.
-Il est venu mais n'a rien pu faire lui non plus, m'expliqua-t-il tristement. Lui non plus ne sait pas pourquoi du jour au lendemain tu as perdu l'usage de tes membres inférieurs.
-Vous ne servez rien alors, dis-je amère, voulant lui faire du mal par mes paroles, et vous vous dites tous deux médecins. Pff laissez-moi rire, dehors docteur Cullen je ne veux plus vous voir ni personne d'autre, voyant qu'il ne réagissait pas je le repoussai avec mon bouclier, DEHORS J'AI DIT, VOUS ÊTES SOURD EN PLUS, hurlai-je.
Une fois qu'il fut sorti je hurlai de désespoir à m'en briser les cordes vocales, chose qui arriva, arrachant mes perfusions tout en pleurant puis je tentai de me lever mais m'écroulai par terre. Ma vue brouillait par mes larmes ne me permettait pas de voir clairement mais cela m'importait peu, je sentais le vent rentrer par la fenêtre. Je rampai vers elle, je me hissai sur la chaise qui était devant puis sur le rebord de la fenêtre ma décision était prise je ne voulais pas être un point pour ma famille, mes vampires c'était décidé je mettrai fin à mes jours maintenant. Personne ne pourrait m'en empêcher puisque j'empêchai quiconque de rentrer dans la chambre grâce à mon bouclier physique.
Je demandai seulement pardon pour mon geste et me laissai tomber en refermant mon bouclier au plus profond de moi car s'il était déployé je survivrai et devrai endurer mon handicap, chose que je me refusai.
Mais c'était sans compter les réflexes de mon Loup et de mon compagnon, le premier ayant dit au second ce que je m'apprêtai à faire. Lou me rattrapa en pleine chute libre avant que je ne m'écrase au sol depuis le 6ème étage d'où je m'étais défenestrée.
Je lui criai dessus, l'injuriai de m'avoir sauvée, lui disais des choses blessantes que je ne pensais pas, je voulais lui faire du mal à lui aussi car il n'avait pas le droit de m'empêcher de mettre fin à ma vie. J'essayai de me débattre comme un beau diable mais c'était inutile car Lou employait sa force vampirique contre moi, chose qu'il n'avait jamais faite jusqu'à présent. Mon frère s'était approché de nous, les larmes coulant sur ses joues, et m'avait pris la main et m'anesthésiait grâce à son don, je m'affaiblissais de plus en plus et ne parvenais plus à me débattre jusqu'à ce que je perde connaissance.
Je ne sais pas combien de temps s'écoula depuis ma perte de conscience mais quand je me réveillais mes poignets étaient ligotés fermement aux barreaux du lit dans lequel je me trouvais. Les perfusions que j'avais arrachées étaient de retour dans mes bras et j'avais une sonde dans le nez plus un masque à oxygène.
Je regardai tout autour de moi, je n'étais pas à l'hôpital, j'étais dans ma chambre mais ce n'était pas mon lit. Je sentis le matelas bouger. Woolf, sous sa forme miniature, venait de sauter dessus et il me regardait plongeant son regard dans le mien, ses yeux n'exprimaient que colère, douleur et tristesse tous ses sentiments étaient à mon encontre. Ses pensées m'étaient inaccessibles, il me les cachait. Il laissa juste filtrer qu'il était déçu de mon comportement puis il sortit de ma chambre sans un dernier regard ce qui me brisa le cœur. Par mes actes j'avais blessé au plus haut point mon âme sœur.
Rentra ensuite Lou qui ne m'adressa aucune parole ni regard, il se contenta de venir déposer un baiser sur mon front puis lui aussi repartit sans un coup d'œil. Mon cœur déjà brisé éclata en milliard de morceau et mes larmes jusqu'ici silencieuses se firent entendre par des sanglots longs qui me coutaient la respiration. Je pensai que la personne suivante serait mon frère mais rien ni personne ne rentra plus. Je me laissai aller à la triste et au vide immense que je ressentais en moi et je m'endormis comme cela, pleurant toutes les larmes de mon corps, honteuse d'avoir fait souffrir les personnes que j'aimai le plus au monde, paralysée et attachée à un lit, seule...
C'est une main froide me caressant la joue qui me réveilla. J'ouvris difficilement les yeux, j'étais épuisée mon sommeil n'avait pas été réparateur loin de là. Je n'avais fait que cauchemarder toute la nuit, me réveillant souvent et me rendormant pour replonger dans des rêves où tous ceux que j'aimai m'abandonnaient à cause de mon geste.
Je croisai le regard ambré plein de compassion et d'amour d'Esmée ce qui me fit monter les larmes aux yeux. Et un sanglot déchirant sortit de ma poitrine en repensant à tout ce qu'il s'était passé.
Elle me prit et me berça dans ses bras dans la mesure du possible puisque j'étais toujours attachée au lit.
La porte s'ouvrit et Carlisle entra. Mes sanglots redoublèrent quand je m'aperçus de sa présence et j'articulai difficilement, à cause de mes pleurs, des excuses à son encontre. Esmée se poussa et il prit sa place après avoir vérifié mes constantes. Je voulais tant lui rendre son étreinte que je tirai sur mes liens mais j'étais tellement faible que je n'arrivai même pas à soulever mes bras.
-Ça va aller, me rassura-t-il.
-Pardon... Carlisle... de t'a... voir blessé...
-Chut repose-toi et nous en reparlerons plus tard. Il n'y a rien à pardonner tu souffrais c'est compréhensible tu as tant subi que c'était la goutte d'eau qui a fait débordé le vase. Ne t'inquiète pas je ne t'en veux absolument pas, dors maintenant tu as besoin d'énormément de repos.
-Je suis... fatiguée... Carlisle.
-Je sais ma chérie cela fait une semaine que nous te veillons à tour de rôle et tes nuits ne sont pas de tout repos malgré le fait que Jasper, Sean et Kurt essayent de te détendre il faudrait presque que les trois usent de leurs pouvoirs en commun pour que cela fasse effet, au nom de mon frère mes sanglots repartirent de plus belle ainsi que ma perte de connaissance dû à la fatigue.
Cette fois je me réveillai car j'avais immensément soif, il faisait nuit noire la lune ne devait pas être de sortie. J'étais toujours attachée et personne ne me surveillait. Je paniquai un peu car la dernière fois que je m'étais réveillée Alice était à mon chevet avec Jasper mais là personne.
Étais-je encore dans l'un de mes cauchemars ou bien...
-Je suis là ma puce, entendis-je, c'était la voix de Matt. Tu veux quelque chose ?
-Soif, dis-je mais ma voix était totalement discordante à mes oreilles ainsi qu'à celle de Matt.
-Woolf vient tenir compagnie à Lucky pendant que je vais lui chercher un verre d'eau. Je reviens ma puce, dit-il en allumant ma lampe de chevet dont la lumière se faisait progressivement.
J'appréhendai de me retrouver avec Woolf, c'est un comble non ? Mais j'avais lu la dernière fois dans ses yeux la déception que je lui avais inspiré et je ne souhaitai pas la revoir. C'est pourquoi je refermai mes paupières pour ne pas voir son regard et pour cacher de nouvelles larmes que je sentais s'agglutiner aux bords de mes yeux. Mes ces traîtresses s'échappèrent ainsi qu'un sanglot quand je sentis Woolf lécher mes larmes après avoir sauté sur le lit et s'être allongé sur moi sous sa forme miniature. Je m'excusai auprès de lui par la pensée. De pouvoir le ressentir dans mon esprit me soulagea infiniment et me fit redoubler encore une fois mes pleurs. Mon Loup continua de lécher mes larmes en m'envoyant des pensées apaisantes j'arrivai à me calmer doucement j'avais envie de plonger mes mains dans son pelage et de m'y accrocher de toutes mes forces mais le peu que j'avais dormi n'était pas encore suffisant. Matt revint avec un verre d'eau et une bouteille Woolf dût se lever pour que mon vampire m'aide à boire. Matt m'embrassa sur le front et se rassit dans le fauteuil installé à côté du lit en me tenant la main et Woolf revint s'allonger à mes côtés, je me rendormis une fois de plus.
PV extérieur
-Pourquoi Lucky est aussi faible ? À croire que la mixture de la sonde que tu lui as enfoncée dans l'estomac ne sert à rien ! demanda Lou.
-Je ne sais plus quoi faire avec elle. Les évènements me dépassent, avoua Carlisle. Elle est dans un état de déprime avancée pas seulement dû au fait qu'elle ne puisse plus marcher, il y a autre chose et c'est cette autre chose qui l'empêche d'être mieux. Et pour les marques et blessures qui apparaissent sur son corps on dirait qu'elles sont infligées à quelqu'un d'autre mais que c'est elle qui subit ce qui est infligé à cette autre personne. Idem pour ses jambes car personne ne peut perdre l'usage de ses membres inférieurs sans être malade ou avoir eut un accident, cela n'a aucun sens.
-Que viens-tu de dire ? intervint une personne que nous n'avions pas vu arriver.
-Bonjour Darïus, le salua Kurt.
-Bonjour cousin. Alors Carlisle peux-tu répéter ce que tu viens de dire.
-Oui mais quel moment ?
-Au sujet que les blessures ne sont pas infligées à Lucky elle même mais à quelqu'un d'autre.
-Oui je pense que c'est cela car rien ne peut expliquer le nombre de blessures et hématomes qui recouvrent son corps.
-Je peux la voir ?
-Elle est dans sa chambre où enfin elle dort paisiblement alors s'il te plaît ne la réveille pas. Cela fait deux semaines que nous essayons de la faire dormir d'un sommeil réparateur et nous venons juste d'y parvenir, dit Jasper de concert avec Sean, Kurt et Carlisle.
-Ne vous inquiétez pas je veux juste voir son corps, les rassura-t-il.
-Non, mais ça va pas ? intervint Rosalie.
-Je vais très bien merci jeune Rosalie et permets-moi de te dire que pour nous les Dragons la nudité n'est pas tabou.
-Je vous...
-Rose ne le vouvoie pas en faisant cela tu l'insultes et insulter un prince Dragon en présence de son Garde est une grande erreur, s'interposa son frère Jasper avant que Kurt n'intervienne à son tour.
-Pardon je ne savais pas mais il n'empêche que...
-Rosalie mon cousin ne fera pas de mal à Lucky et il dit vrai les Dragons sont impudiques. Nous considérons le corps nu, ce que je vais dire va vous choquer mais nous pourrions avoir un champ des plus belles fleurs devant nos yeux ou un corps nu que nous n'y prêterions pas plus d'intérêt. Je veux dire par là que cela ne nous dérange pas.
-Tu veux dire que je pourrais me balader complètement nue que cela ne vous ferait rien ? demanda incrédule Rosalie. Ne t'avise pas de faire un commentaire Emmett ou c'est le canapé pendant une semaine.
-Mais j'ai rien dit, moi, dit-il boudeur.
-Tu n'as pas besoin ça se lit sur ton visage que tu allais sortir encore une connerie aussi grosse que toi, intervint Jacob.
-La ferme le clebs, répondit l'intéressé.
-Pour répondre Rosalie, oui tu pourrais te promener totalement dépourvue de vêtements que je ne te sauterai pas dessus. J'admirerai seulement tes courbes qui m'ont l'air plus que bien faites, avoua Darïus sans gêne aucune.
- Je... je, ne touche pas à ma femme, dit Emmett en fonçant sur sa Rose pour la protéger en la prenant dans ses bras puissants.
-Merci c'est aimable de ta part d'être honnête Darïus, dit-elle et si elle avait pu rougir elle sera écarlate. Peu d'hommes seraient aussi honnêtes ici.
-C'est ce qui différencie la Terre de Freïa, enchaîna-t-il, ce qu'il t'est advenu par le passé ainsi qu'à Lucky ne serait jamais arrivé sur Freïa c'est une infamie et si je tombe sur l'un d'entre eux on ne retrouvera même pas le plus petit morceau une fois que je m'en serai chargé, assura-t-il une flamme de rage dans les yeux qui passa furtivement. Pour être rassurée tu n'as qu'à m'accompagner ?
-Si cela ne te dérange pas ! S'exclama-t-elle.
-Pas du tout. Dans sa chambre tu as dit Jasper ?
-Oui, la porte avec le Dragon sculpté dessus, dit Kurt à l'attention de son cousin.
-Merci allons-y, dit Darïus à Rosalie.
Ils rentrèrent dans la chambre de Lucky, Darïus voyant sa cousine ainsi attachée au lit et alimentée par sonde gastrique émit un grognement sourd mais effrayant, ce qui fit entrer Carlisle qui lui expliqua pourquoi il avait été contraint d'en arriver à cette extrémité enfin surtout pour le fait de maintenir Lucky attachée. La sonde gastrique était plus que nécessaire puisque Lucky ne restait pas assez longtemps réveillée pour pouvoir s'alimenter correctement et reprendre des forces.
Darïus s'approcha du lit et prit la couette qui recouvrait Lucky et la souleva rapidement, regarda ce qu'il avait à voir et recouvra sa cousine et la borda puis l'embrassa sur le front et ressortit de la chambre.
-Tu as raison Carlisle. Les blessures de Lucky ne lui sont pas infligées mais sont subies par quelqu'un d'autre et vu leur couleur je peux dire que la personne est Danzyl, expliqua le prince Dragon.
-Comment ça ? Papa a disparu depuis bientôt 8 mois et nous ne savons toujours pas où il se trouve et tu peux dire seulement en regardant, quoi même pas une minute, ces marques qui recouvrent le corps de ma sœur que cela est infligé par papa ? demanda incrédule Kurt et légèrement énervé.
-Non ce n'est pas votre père qui inflige cela à Lucky il ne ferait jamais une chose pareille mais on inflige cela à Danzyl. Et ta sœur étant Garde Dragon au service de ma mère qui est la sœur de ton père les subit car souviens-toi quand maman est blessée c'est Lucky qui l'est à sa place.
-Que peut-on faire pour qu'elle ne les subisse plus ?
-Kurt, dit sérieusement Darïus, mis à part la démettre de son statut de Garde Dragon je ne vois pas quoi faire d'autre et encore vu que Lucky est ce qu'elle est cela m'étonnerait fortement que ça y fasse grand chose.
-Alors démets-la de son poste, répliqua le frère de Lucky. Je ne peux plus la voir souffrir, dit-il ne sachant plus comment se comporter.
-Tu réalises ce que tu me demandes cousin ?
-Il est hors de question de nous destituons Lucky de son rôle, s'exclama Crystall que personne n'avait entendu arriver. Pour cela il faudrait qu'elle m'ait manqué de respect ou failli à sa tache et en aucun cas je ne laisserai passer cette infamie, dit la reine Dragon en fusillant son neveu.
-Mais elle souffre, dit piteux Kurt, et tout ça...
-Si tu étais venu à mon appel la première fois elle ne serait pas dans cet état, coupa Crystall assénant ses paroles avec virulence.
-Assez tous les deux, trancha Drâk venu lui aussi. Ce n'est pas en vous disputant que Lucky ou même Danzyl iront mieux.
-Pardon ma tante, s'inclina Kurt.
-Non excuse-moi j'ai été injuste dans mes paroles, s'excusa à son tour la reine.
-Pour le moment Lucky ne souffre plus mais est paralysée des membres inférieurs, intervint Carlisle, elle est très fatiguée car elle ne dort pas d'un sommeil réparateur et elle s'en veut d'avoir essayé de mettre fin à ses jours et par conséquent n'arrête pas de pleurer et c'est pire quand une des personnes qu'elle a insulté ou blessé pas ses paroles, rentre dans sa chambre. À ce propos Kurt je ne veux pas m'immiscer dans votre relation mais tu lui manques énormément à toi elle ne t'a rien dit mais tu as été plus que blessé par son geste et je le comprends tous ici nous le comprenons mais s'il te plaît va la voir et pas seulement quand elle dort.
-Entendu, capitula Kurt, elle n'a pas fait que me blesser. J'ai eu l'impression qu'elle m'arrachait le cœur, déjà papa a disparu on ne sait où et en plus elle a voulu disparaître à tout jamais. J'ai du mal à lui pardonner, dit-il en baissant les yeux pour que personne ne remarque les larmes qui s'étaient accumulées aux bords de ses yeux.
Crystall vint le prendre dans ses bras comme s'il était un enfant de 5 ans et il se laissa aller dans les bras de sa tante sans aucune honte.
Quelques heures plus tard Kurt dormait dans le même lit que sa sœur, l'ayant prise dans ses bras après que Carlisle eut donné son accord pour que l'on détacha les liens de Lucky et qu'elle retrouve son propre lit. Elle se réveilla plusieurs fois en pleurs et quand elle constata que son frère l'avait prise dans une étreinte pleine d'amour elle en pleura encore plus mais Kurt l'anesthésia. Ils dormirent ainsi pendant une semaine puis un beau matin Lucky alla mieux, s'excusa une bonne fois pour toute auprès des personnes qu'elle avait blessé par son acte.
Les Dragons retournèrent sur Freïa à la recherche de Danzyl qui y était très certainement selon leur ressenti.
Ne pouvant retourner travailler à l'orphelinat pour un temps incertain à cause de son fauteuil roulant – qu'elle avait enfin accepté – Lucky proposa son poste à Stephen – son ami et compagnon de Ben – qui l'accepta avec joie car il ne trouvait pour le moment pas d'emploi et fut accueilli à bras ouvert par Arnaud, toute l'équipe éducative et bien entendu par les enfants qui lui demandaient chaque jour des nouvelles de leur « maman de substitution » selon les dire des enfants. Elle même retourna travailler à la division mais restait le plus possible dans son bureau à faire un travail de tri, classement et autre chose du genre. Et donnait de temps en temps un coup de main lors d'interrogatoire qui grâce à son don de télépathie était appréciable.
Retour au PV Lucky
Ce matin quand je me réveillai à cause de la sonnerie de mon réveil, j'étais encore un peu dans les vapes. J'avais repris des forces, Carlisle m'avait enlevé la sonde gastrique – yerk quel affreux souvenir – et autres perfusions. Je mangeai normalement, mon sommeil était moins perturbé mais ce n'était pas encore ça. Ils avaient tous bataillé pour me faire accepter le fauteuil roulant, seul Billy était arrivé à me faire entendre raison et bien que me tenir debout sur mes jambes me manque je ne dépends plus entièrement des personnes qui m'entouraient pour me déplacer. Pour mes douches mon amour m'avait, avec l'aide d'Esmée, installé tout ce qu'il fallait pour que je me débrouille seule dans la salle de bains et idem pour la cuisine bien que généralement ce soit Matt qui me préparait mes repas même avant que je perde l'usage de mes jambes donc il n'a pas été nécessaire de faire de grand changement. Alice s'en est donné à cœur joie avec l'équipe des fanfreluches pour refaire mon dressing, je vous jure cette fille est une démone et pas un vampire en fait. Elle m'a cassé les pieds pendant un long moment pour le modifier et elle m'a eu car une nuit où je dormais paisiblement, elle est venue me parler dans mon sommeil et mon inconscient lui a répondu et lui donnait carte blanche alors que si elle m'avait posé la question quand j'étais réveillée la réponse aurait été toute autre, voilà pourquoi j'affirme qu'elle est une démone et pas un vampire. Je ne vous raconte pas la discussion plus qu'animée que nous avons eu une fois qu'elle m'eut montré les croquis de mon futur dressing. Jasper avait dû mettre le holà car je pense qu'il aurait retrouvé sa femme en pièces détachées si elle s'était approchée de moi, mais elle avait gardé une distance de sécurité entre nous deux, malin le lutin.
Après avoir pris mon petit déjeuner sous la supervision d'Esmée et de Matt, Lou m'accompagna à la division car ma voiture n'était pas encore équipée des commandes au volant qui m'aideraient dans mon handicap à conduire seule ma voiture.
Une fois dans mon bureau, Kurt accompagné d'Angus sont venus et m'ont demandé de venir avec eux car une personne demandait à me parler.
Nous nous dirigeâmes en salle d'interrogatoire numéro 1.
Quand je rentrai, je ne prêtai pas attention à la personne se trouvant dans la pièce, trop occupée par mon fauteuil que j'avais encore du mal à manipuler.
Puis une fois bien installée devant la table, je levai les yeux vers l'inconnu, je le détaillai et instinctivement je dégainai mon arme et la braquai sur l'ordure qui me faisait face. Mon frère s'interposa entre moi et le déchet que j'avais sous les yeux. Ce dernier – mon frère pas l'autre – me dévisagea en prenant une grande inspiration pour se donner du courage.
-Lucky tu vas baisser et rengainer ton arme. Puis tu vas écouter ce que Mr Demforth a à te dire, m'intima mon frère.
-Non mais tu le prends pour qui Yldargent ? Cet enfoiré est l'un des hommes qui m'a violée et torturée et tu veux que j'abaisse mon arme, que je lui laisse la vie sauve et en plus que je l'écoute. Non mais tu dérailles mon pauvre, lui répliquai-je armant le chien de mon flingue.
-Lis en lui et ose me dire que c'est bien l'un des hommes qui t'a molestée, insista-t-il.
-Je refuse de plonger dans son esprit de pervers malade.
-C'est un ordre, tonna-t-il.
-Va te faire foutre, lui assénai-je, il est hors de question que j'accède à cet ordre, tout supérieur que vous, et j'insistai bien sur le « vous », êtes monsieur, j'appuyai aussi sur ce mot.
-OK, j'ai compris. Alors lis en moi ce que je lirai en lui, ne va pas faire une erreur de justement s'il te plaît petite sœur. Nous en avons déjà faite une et tu te retrouves dans un fauteuil roulant. Tu ne voudrais pas tuer une personne innocente, si ? me demanda-t-il en levant les mains en signe de reddition et d'apaisement.
Je réfléchis pendant quelques minutes, mon regard allait de mon frère, Woolf – qui m'encourageait mentalement à faire ce que me demandait mon frère – puis à l'ordure assis devant moi. Angus essayait de m'apaiser comme il pouvait par des paroles rassurantes mais les images des viols et des tortures subis par cette chose me revenaient en mémoire. Mon doigt appuyait de plus en plus sur la gâchette de mon arme que je n'avais toujours pas baissée.
Kurt plongea son regard dans le mien.
-Aies confiance en moi petite sœur. Si je croyais réellement que ce fut l'un de ces dégénérés penses-tu que je t'aurai demandé de parler avec lui ? Ne penses-tu pas, que plutôt, je t'aurai apporté sa tête que je lui aurai arrachée après l'avoir fait souffrir comme il le mériterait ? Penses-tu, dit-il en serrant les dents aux images que je partageai avec lui, que je pourrai te faire cela Lucky ?
-Non, soufflai-je les yeux plein de larmes s'échappant silencieusement. Non tu ne pourrais pas me faire cela, dis-je en rengainant. Montre-moi, lui demandai-je incertaine.
Woolf posa sa tête sur mes jambes et Kurt vint prendre ma main droite – pas fou le gars – sachant que c'était ma main de tir bien que je sois ambidextre je tire mieux de la main droite.
Et il me montra tout ce dont j'avais besoin de savoir. Effectivement ce n'était pas l'un de mes agresseurs mais le jumeau de l'un d'eux.
Mr Demforth assit devant moi était à l'opposé de son frère. Il était gentil, doux, affectueux et il ne ferait pas de mal à une mouche tandis que son frère était tout autre, pervers, malsain, adorant faire le mal autour de lui. Un peu comme l'était le frère du chef McFirst avant que Thémis ne l'achève.
Étant forcée de constater ces faits, je plongeai dans le regard de Charles Demforth, la tristesse qu'il dégageait, la douleur qu'il ressentait de ce qu'avait fait son double à moi, à beaucoup d'autres filles mais aussi et cela était le plus horrible, à leur jeune sœur, Jenny, qui avait subi cela il y a deux jours, âgée seulement de 15 ans, tout cela m'était insupportable. Mais surtout le fait que Jenny avait mis fin à ses jours, ce matin même en se pendant dans sa chambre d'hôpital entre deux visites des infirmières.
À travers le brouillard que mon cerveau développait pour me protéger un tant soit peu, j'entendais Charles s'excusait pour tous les méfaits causés par son jumeau et attendait avec impatience que je mette fin à sa vie. Étant sûr que, une fois ayant eu toutes les informations dont j'aurai besoin, j'allai lui tirer une balle dans la tête.
Woolf lécha mes larmes puis se recula un peu sentant que j'allai m'exprimer.
-Je ne vous tuerai pas Charles, dis-je dans un souffle. Ce n'est pas vous le monstre, essayai-je de le rassurer.
-Je suis son jumeau et j'ai toujours ressenti ce qu'il faisait puisque nous sommes de vrais jumeaux. Ce n'est qu'avant hier que j'ai enfin compris ce qu'était l'excitation que je ressentais à travers lui. C'est quand il s'en est pris à Jenny que ça m'a fait tilt. Je mérite de mourir pour ne pas avoir compris pendant toutes ces années, ce qu'il faisait. Tuez-moi s'il vous plaît. Qui d'autre mieux que vous, l'une de ses victimes, pourrait le faire ? Vous êtes la seule encore en vie, s'il vous plaît vengez ma sœur, vous et toutes les autres, sur moi pour ne pas avoir réagi plutôt. Délivrez-moi de cet enfer.
-Je ne peux pas, lui dis-je dans un sanglot, sa détresse me blessait tout autant que les réminiscences de mon enfer.
-Mais il va continuer et je vais encore éprouver du... du plaisir et je ne veux plus ressentir ce qu'il ressent dans ces moments là. Ayez pitié de moi, achevez-moi, me supplia-t-il.
-Je ne peux pas vous tuer mais je peux faire en sorte que votre lien gémellaire soit rompu. Et vous conseiller d'aller consulter quelqu'un pour vous aider à reprendre le contrôle de votre vie plus ou moins normalement. Mais je ne peux en aucun cas vous ôter la vie.
-Je n'y arriverai pas.
Il essaya de m'implorer encore mais je restai sur mes positions aussi difficiles soient-elles à maintenir.
Je rompis une bonne fois pour toutes, le lien qui l'unissait avec son frère, ce qui le soulagea instantanément. Je lui donnai aussi le numéro de Vince Morris, mon ancien psy, peut-être qu'avec lui il arriverait à faire quelque chose car avec moi il avait échoué.
Puis je demandai à Nounours de m'accompagner avec Woolf à une adresse où je devais me rendre.
Nounours m'aida pendant le trajet en me parlant de tout et de rien.
Arrivés devant la maison où je devais me rendre, il sortit mon fauteuil m'y installa, nous fit contourner la bâtisse pour que nous rentrions par la cuisine. Il frappa à la porte et celle-ci s'ouvrit quelques instants plus tard.
-Georges Demforth pour les viols de Jenny Demforth, Nathalie Ben, Charlotte Dupuis, Kate Arvet, Olga Nicht, Lucky Yldargent Sandrine Alfonse, Tatiania Sandrov, Hortense Joy, Samia Dencal, Béné Silver, Kydja Lamia, Lydia O'Connor vous avez été reconnu coupable de tous les chefs d'accusations qui pesaient à votre encontre et la sentence est la mort immédiate, dis-je en appuyant sur la détente de mon arme, lui tirant dessus à bout portant – puisqu'il se tenait à moins d'un mètre de moi – en pleine tête, comme l'avait imaginé son frère quand il voulait que je le tue.
Nounours et Woolf, pendant tout ce temps, n'avaient pas bougé. Ils s'étaient doutés de ce que j'allais faire et avaient compris pourquoi je n'avais pas demandé à Kurt de me conduire. Si mon frère avait été là il m'aurait à coup sûr devancé et l'aurait descendu et cela aurait été considéré comme un meurtre car moi seule avais l'accréditation pour tuer les violeurs en tout genre et de toute espèce confondue sur toute la planète.
J'appelai par la suite Larry Spoon notre coroner. Une fois qu'il fut là et comme à chaque fois que nous nous voyons tous les deux, il prit dans ses bras pour un câlin rapide puis il s'attela à son travail et Nounours, Woolf et moi retournâmes à la division pour que je fasse mon rapport.
Une fois celui-ci bouclé je soufflai un bon coup et allai le poser sur le bureau de mon chef, ayant bien stipulé que j'avais trouvé l'adresse de cette pourriture dans les pensées de son frère pendant notre discussion.
Je venais de faire un pas de plus dans ma reconstruction en abattant le premier détritus des 6 qui m'avaient agressée.
***
Et voilà un long chapitre mais ne vous y habituez pas ! Je vous souhaite un bon dimanche, bizoux.
Adessias Galswinthe ;o)
