Me revoilà avec un nouveau chapitre de Retrouvailles ! Le prochain que je posterai sera pour l'autre fic…
Alors les gens ? Vous avez été voir le chapitre 2 de Twilight au cinéma ?!!! Qu'en avez-vous pensé ?? (Il a de sacrées tablettes Jacob, hein :p) Perso je porte aussi une ovation à la fille qui interprète Jane. Elle était très bien ^^.
Retour à nos moutons !
Melo.c.42 : merci pour ta review ! Lol. Emmett est impayable hein ? Haan et j'aurais jamais fait passer ma Rose pour une s*l*p* ^^. Bisous !
Bella POV
Aux alentours de midi, mon portable vibra. C'était Cooper ; je décrochai.
- Coop' ?
- Oui. On est arrivés, annonça-t-il.
- Le voyage s'est bien passé ?
- Oh, ouais… Aline a dormi.
- Ok. Et là ?
- Elle dort encore, fit-il en riant. Je l'ai déposée à un hôtel, je fais quelques courses et je me rends dans une agence immobilière.
- D'accord. Je pense qu'Alain va venir dans deux semaines, régler votre inscription au lycée.
Nous étions pendant les vacances scolaires ; les élèves, en l'occurrence, avaient deux semaines. C'était plutôt arrangeant ; il allait d'ailleurs falloir que Cooper revienne au moins une semaine ou deux, histoire de ne pas disparaître en même temps qu'Aline de la circulation ; ç'aurait été suspect. Ainsi, l'absence d'Aline n'avait pas encore été remarquée par ses camarades ou par le lycée.
- D'ailleurs, poursuivis-je, ce serait peut-être mieux que tu reviennes passer une ou deux semaines de cours à Forks.
Cooper réfléchit quelques secondes.
- Tu as raison. Je vais en parler à Aline. La rentrée est dans une semaine, ici. Je vais faire ma première semaine avec elle et je m'absenterai.
- C'est le mieux.
- Oui. Ceci dit j'hésite à la laisser seule.
- Elle restera avec Alain et Camélia. Hors de question qu'elle remette les pieds à Forks ; si jamais elle venait à être vue par quelqu'un du coin…
- Oui, c'est sûr. Les corps ont été découverts ?
- Non. Carlisle n'a pas été appelé.
- Bon, d'accord…
- Je te préviendrais, quand ce sera le cas.
- Ça marche. Merci, Bella.
- Je t'en prie… Cooper, fais gaffe à vous deux.
Il y eut un court silence.
- Pourquoi ?
- Alice a vu Aline… morte.
Je ne pouvais pas le voir, n'ayant pas réglé mon portable sur visiophone ; mais j'imaginais très bien la tête que Cooper devait faire en cet instant.
- Ok, soupira-t-il. Il faudra que ça change.
Il raccrocha.
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Carlisle POV
Après le départ de Cooper, tout s'était enchaîné moins rapidement que je ne le pensais.
Le meurtre avait eu lieu dans la nuit du 14 au 15 février. Dimanche, personne ne sembla s'inquiéter de l'absence d'activité du côté de chez Aline.
Lundi, le patron de son beau-père fut le premier à chercher à le joindre chez lui en ne le voyant pas arriver au boulot ; il avait essayé toute la journée, mais n'avait pas eu de réponse. Puis un collègue était passé voir de quoi il en retournait ; pas de réponse. Et, en fait, ce n'est que Mardi, quand les différentes connaissances de cette famille s'étaient concertées et avaient décidé que ce n'était pas normal de ne pas avoir eu de nouvelles depuis… depuis quand, déjà ? Bref, de ne pas avoir eu de nouvelles depuis un moment, que ces connaissances avaient décidé de contacter la police.
J'avais reçu un coup de téléphone le mardi vers 11h pour venir reconnaître le décès de Monsieur Jors et de son épouse.
Arrivé sur les lieux, je jouai mon rôle de médecin triste et incompréhensif. Aline fut portée disparue ; mais la tâche de sang dans sa chambre amena le shérif à penser qu'elle avait été tuée.
Je n'eus même pas à lui faire part de mes théories. Je jouai le tout dans la suggestion.
- Il me faudra réaliser des autopsies pour en être sûr, mais je pense que Mme Jors s'est suicidée. Monsieur Jors, lui, doit vraisemblablement être décédé d'une hémorragie consécutive au coup de feu qu'il a reçu.
- Et la jeune Aline ? Marmonna le shérif.
Je secouai la tête d'un air affligé.
- La tâche de sang, là haut, est très large. La personne qui a perdu autant de sang doit être morte à l'heure qu'il est.
- Vous pensez qu'Aline a été tuée ?
- Je n'en sais rien, fis-je. Mais cette tâche se situe dans sa chambre, et elle a disparu.
Le shérif hocha la tête, triste.
- Cette tâche de sang me paraît quand même assez claire, intervînt un technicien de police scientifique.
Je m'exhortai à ne pas paraître inquiet.
- Serait-il possible qu'on ait essayé de la nettoyer ? Tentai-je.
- Oui, c'est ce que j'en déduis, répondit le technicien.
- Shérif, on a une arme qui pourrait être celle du crime, intervint un policier.
- Bien. Emballez-là, elle sera envoyée au labo pour une étude balistique.
Le shérif soupira.
- Je crains qu'on ne soit face à un drame familial, docteur.
- À quoi pensez-vous ?
- Eh bien, Aline a disparu, et une trace de sang qu'on a tenté de faire disparaître est découverte dans sa chambre.
Le shérif se retourna vers le beau-père, puis vers la mère.
- La logique voudrait que sa mère soit rentrée, ait découvert son mari en train de nettoyer le sang dans la chambre de sa fille, ait pété un câble… peut-être a-t-elle voulu s'enfuir de la maison, mais il l'a suivie. Elle a attrapé un pistolet rangé on ne sait où, s'est retournée, et a tiré.
Son regard restait fixé sur les veines ensanglantées de Mme Jors.
- Finalement, ne supportant pas l'idée de la mort de sa fille, et de son mari, elle s'est suicidée.
J'acquiesçai.
- Plausible. Je pourrai vous communiquer l'heure et la cause de leur mort dans l'après-midi ; et je suppose que les techniciens pourront vous confirmer s'il s'agit ou non du sang d'Aline dans les mêmes délais.
- Très bien, me répondit-il, las, alors que je quittais mes gants de caoutchouc. Nous vous faisons transférer les corps.
Nous nous serrâmes la main ; et je me rendis au bâtiment de médecine légale.
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Edward POV
Je rejoignis Bella en haut d'un arbre ; elle contemplait la forêt.
Me voyant arriver, elle sourit.
- J'étais dans cet arbre, le jour où on est arrivés à Forks. J'ai vu Alain qui venait se présenter et annoncer notre arrivée. Je l'ai pris pour un vrai traître, acheva-t-elle dans un rire.
Je ris avec elle en l'asseyant.
Le silence flotta quelques instants entre nous.
- Cooper te manque ? Demandai-je finalement.
Elle sourit un peu tristement.
- Ainsi qu'Alain. J'ai passé cent ans avec eux.
J'hochai la tête.
- Mais Cooper…
Je ne réussis pas à terminer ma phrase.
- Quoi, Cooper ? Me demanda-t-elle.
- Eh bien… C'était ton premier…
Je ne finis pas. Elle me regarda quelques instants, puis comprit.
- Oh. Euh, oui… Nous avons…Nous sommes sortis ensemble quelques temps.
- Aviez-vous rompu quand on s'est retrouvés ?
Elle soupira.
- Lui et moi, c'était… En fait, ça dépendait des moments. Ça faisait un moment qu'on faisait semblant de sortir ensemble, au lycée. Pour repousser les autres. Et puis, ça a viré en défis, poursuivit-elle sans pouvoir retenir un sourire à l'évocation de ses souvenirs. Et un jour, on est devenus tellement proches que… Enfin bref. Ça nous arrivait, de temps en temps, de coucher ensemble. Mais à Forks, non, jamais.
Elle me lança un regard gêné.
- Est-ce que ça te dérange ?
Je réfléchis quelques instants ; puis lui souris
- Je ne nierai pas que je suis jaloux qu'il ait été ton premier. Mais non, ça ne me dérange pas outre mesure ; je pense avoir compris désormais que tu ne l'aimes pas de la même façon que moi.
Elle sourit, et me poussa un peu de l'épaule, taquine.
- Et puis, tu es bien sorti avec Tanya, toi.
Je grimaçai.
- Ouais, euh… Nous avons un peu traîné avec les Denali à une époque. Et Tanya me tournait autour depuis si longtemps… Je te croyais morte, et donc je pensais ne plus jamais pouvoir connaître l'amour. Et je n'avais plus l'intention de me tuer, après qu'Alice m'en ait empêché. Alors…
Bella posa sa tête sur mon épaule.
- Je ne regrette rien, tu sais.
Je lui embrassai les cheveux.
- Moi si.
- Il ne faut pas. J'ai rencontré Alain et Cooper ; ils sont géniaux.
- Cooper est insupportable, ris-je en repensant à ces fois où il s'était passé du rap ou la chanson des Bisounours en boucle dans sa tête.
Elle rit avec moi.
- Il t'en a un peu fait baver hein ? Il t'en voulait de m'avoir abandonnée.
- C'est quoi son problème d'ailleurs ? Avec l'abandon, et avec le suicide.
Bella se redressa, et soupira.
- Ça… Je ne pense pas que ce soit à moi de t'en parler.
Je la regardai quelques instants ; elle avait l'air perdue dans ses pensées.
Puis elle se tourna vers moi, et me sourit.
- Je t'aime. Je ne te l'ai pas encore dit aujourd'hui.
C'était comme si mon cœur faisait des loopings dans ma poitrine. Je lui offris mon sourire en coin.
- Je sais, répondis-je simplement.
- Hey ! S'indigna-t-elle.
Je ris, et la pris dans mes bras.
- Ok, moi aussi je t'aime.
Elle m'embrassa.
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Emmett POV
Cooper me manquait déjà. J'avais enfin trouvé un acolyte toujours prêt à une bonne blague, et voilà qu'il s'était barré.
Je n'eus pas le temps d'y penser plus ; une désagréable odeur vint me chatouiller les narines. Rose, couchée contre moi, grogna.
Tiens, les loups. Ça faisait longtemps que nous ne les avions pas vus.
Je soupirai, et nous nous retrouvâmes tous dans la cour de notre maison. Ils étaient en train de se rhabiller, venant de reprendre leur apparence humaine.
- Pouah, vous pourriez faire gaffe à nos pudiques sensibilités, fis-je d'une voix aigue.
David me fusilla du regard, un peu blasé. Carlisle aussi. J'haussai les épaules.
- Que voulez-vous ? Demanda poliment Carlisle.
- Nous entretenir avec vous de ce qui s'est produit chez les Jors.
Oh. Ça jeta un froid. Si l'on puit dire, ricanai-je intérieurement.
- Pourquoi ? Demanda calmement Carlisle.
- Vous ne nous ferez pas croire que vous y êtes étrangers. Une disparition comme celle d'Aline, c'est anormal.
- Je ne dis pas le contraire.
- Et il est où, grande gueule ?
Carlisle se tourna vers Bella ; elle prit la parole.
- Parti.
- Parti ? Comme par hasard.
Les Quileutes grognèrent ; David leur intima le silence.
- A-t-il fauté ? Grogna-t-il. A-t-il rompu le pacte ?
- Non.
- Pourquoi vous croirait-on ?
Bella soupira ; et décida de parler.
- Aline est vivante.
Les Quileutes se redressèrent, surpris.
- Pardon ?
- Elle est en vie. Ce qui s'est passé ce soir-là chez eux… nous ne sommes pas impliqués. Cooper l'a retrouvée prête à se suicider. Il l'en a empêché.
Les loups se concertèrent du regard ; et David se retourna vers nous, sourcils froncés.
- Je répète ma question. Pourquoi vous croirait-on ?
- Vous pouvez allez vérifier, soupirai-je. Ils sont au Canada ; à Prince Rupert.
- Je n'aime pas cette histoire, grogna David. Pourquoi sont-ils partis ? Grande gueule l'a-t-il mordue ?
- Et pourquoi le ciel est bleu ? Pourquoi les éléphants ne volent pas ? Raillai-je
- NON. S'énerva Bella, ne m'accordant même pas un regard.
C'était vexant.
- Aucun vampire n'a mordu qui que ce soit ici, reprit-elle. Aline est en vie, et humaine. Puisque vous voulez tout savoir, elle veut mourir. Peu importe le moyen. C'est elle qui a buté son beau-père. Vous êtes ravis ?
Tout se passa très vite. Les loups se mirent à grogner ; l'un d'entre eux commença sa transformation. Deux de ses amis le saisirent et commencèrent à l'entraîner vers les bois ; mais il sembla assez maître de lui-même pour se retenir. Le calme revint, ou presque. La tension demeurait.
- Et que venez-vous faire là-dedans ? Reprit David.
- Cooper a sauvé une vie, ça ne vous suffit pas ?
- Pardonnez-nous d'être méfiants.
- Nous comprenons que vous le soyez, intervint Carlisle. Mais croyez bien que nous ne voulions pas plus que vous de cette histoire. Cooper doit cacher Aline, qui s'est rendue coupable de meurtre. C'est déjà assez difficile en soi.
- Pourquoi faites-vous ça ?
- Nous ne sommes pas les monstres que vous imaginez.
- Ben voyons.
Là, ce fut à moi de grogner ; Carlisle se tourna vers moi et me lança un regard réprobateur.
- Putain, presque deux siècles de régime végétarien, et on nous traite encore comme des assassins ! M'emportai-je.
- Bon, très bien. On se calme.
David se tourna vers ses acolytes.
- Tom, ton père y était. Il a confirmé que les Jors étaient morts comme indiqué dans le rapport que le légiste a remis cet après-midi, fit-il en jetant un regard à Carlisle. Je vais me rendre à Prince Rupert, et vérifier qu'Aline est toujours en vie. Nous n'avons pas de raisons de ne pas croire les Cullen.
Les autres hochèrent la tête, visiblement peu ravis. Mais c'était le mieux à faire.
- Nous ne pouvons pas vous en vouloir d'être méfiants, leur assura Carlisle.
- Encore heureux, fit un des gars de la meute.
- On y va les gars, dit David.
Ils partirent, sans un mot d'au revoir.
- Bises, les gars, leur lançai-je.
Seuls des grognements me répondirent. Rosalie me frappa derrière la tête.
- Quoi ? Me défendis-je.
- Ça faisait longtemps, me répondit-elle en haussant les épaules.
Je fis un sourire gourmand.
- Ça te manque, de me donner la fessée ?
Elle secoua la tête, désespérée.
- Tu as vraiment été transformé trop jeune, soupira-t-elle.
Je ris à gorge déployée.
- Viens, fis-je en l'entraînant par la main. Allons déguster un grizzly au clair de lune.
Moi aussi, j'étais capable de romantisme.
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Alice POV
Je m'étais éloignée en courant, échappant au pouvoir de Bella ; je voulais voir ce qui allait se passer, avec les loups.
Mais évidemment, je ne pus rien voir les concernant. Leurs décisions échappait à mon pouvoir de prédiction.
En revanche, je captai une autre vision, très intéressante.
Bella reparlant à Edward de ses projets de mariage… et lui proposant de fixer une date.
Je commençai à sauter de joie ; Bella allait se marier ! Et il ne faisait nul doute que j'allais organiser son mariage… hein ?
Je me replongeai dans ma vision.
Non ! L'enfoirée, elle voulait une petite cérémonie !
Mais elle était pas bien ? À d'autres ! Elle allait avoir sa grande réception, sa fête, sa magnifique robe, tout allait être PAR-FAIT, foi d'Alice Cullen. Elle n'allait pas me gâcher ce plaisir.
Je repartis en direction de la maison en sautillant ; j'avais un évènement à préparer… Oh, mais il allait falloir que je cache mes pensées à Edward ! Je grognai. Quoiqu'après tout, il était souvent bloqué par le pouvoir de Bella…
Je canalisai mes pensées sur la réception. Il allait falloir qu'il fasse beau ; ça, ça n'allait pas être évident. Mais pour une belle robe blanche… Non, crème, pensai-je en grimaçant, quoique nous pouvions aussi viser d'autres couleurs moins traditionnelles, comme le bleu -Edward adorait le bleu. Bref, il faudrait qu'il fasse beau, car il y aurait beaucoup d'invités. C'était dommage, Edward ne serait pas au piano. Pas à son propre mariage, quand même. Oh, mais peu importait, Rosalie était presque aussi douée que lui. Quelles fleurs iraient bien ? Ça dépendrait de la saison.. Et de la couleur des robes et costumes. Il faudra AB-SO-LU-MENT museler Emmett. Et…
Je rentrai dans un bloc solide ; en levant les yeux, je m'aperçus que c'était Jazz. Je lui adressai un grand sourire ; il m'en renvoya un amusé.
- Te trouvais-tu par hasard perdue dans des pensées captivantes ?
Je lui sautai au cou.
- Tu vas bientôt comprendre. Mais j'ai pas le droit de t'annoncer quoi que ce soit ; les principaux intéressés ne sont pas au courant…
Il rit, et m'embrassa.
- Qui qu'ils soient, je les plains… murmura-t-il en riant de plus belle.
