Bonsoir !
Voici le nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous plaira autant qu'il m'a plu à écrire ! J'ai adoré écrire ça et le prochain chapitre va être explosif ! J'ai déjà hâte de l'écrire alors que je viens de finir celui-ci ! Ahah !
Je voulais aussi remercier les lectrices et lecteurs qui ont mis mon histoire en alerte, en favoris et qui ont déposé une review ! C'est toujours un plaisir de voir que cette histoire intéresse tant de monde !:D
J'ai relu mon chapitre mais toutefois, ça ne coûte rien au cas où :
Je m'excuse d'avance pour les fautes qui se sont glissées !
Disclaimer : Les personnages appartiennent à S. Meyer, je ne fais que jouer avec eux !
Durant la nuit, chacun retourna à sa chambre. J'étais à l'écoute et à l'affût de chacun d'entre eux. J'avais doucement demandé à Jasper de surveiller les émotions de Rosalie. Je n'étais pas prête à prendre le risque qu'elle s'envole auprès du reste des Cullen pour les avertir de notre plan. Je n'avais aucune confiance en elle. Alice était différente. Elle était déçue des parents adoptifs Cullen et avait accumulé tant de rancune que j'avais pleinement conscience qu'elle se vengeait autant qu'elle me vengeait et protégeait. Elle était également impliquée avec Riley et donc avec notre clan. Je savais qu'elle allait lui être fidèle, et ainsi nous être loyale. Emmett … je n'arrivais pas à savoir s'il serait réellement capable de s'en prendre au reste des Cullen. Il suivrait sa femme, coûte que coûte. Il la protégerait. Et il ne choisirait qu'à cet instant là sa position. Peu importait à quel point il se sentait protecteur envers moi, sa compagne d'éternité passait évidemment avant tout le monde. Finalement, la nuit fut calme. Jasper m'informa que les trois Cullen se sentaient prêts à combattre et farouchement vengeurs. Même Rosalie. Je ne comprenais pas bien pour qu'elle raison elle ressentait tant de vengeance et de colère envers le reste de sa famille, mais le fait est qu'elle ne semblait pas prête à nous trahir. Et cela me suffisait pour m'apaiser légèrement.
Dès l'aube, tous les vampires revinrent dans notre chambre, à Jasper et moi. Nous rappelâmes rapidement ce que chacun avait à faire et patientâmes jusqu'à huit heures trente. Nous voulions être sûrs qu'Edward et Carlisle seraient absents. Les trois Cullens se répartirent alors dans la Jeep d'Emmett tandis que notre clan se serra dans les deux voitures restantes. Dès que nous le pûmes, nous laissâmes les voitures aux filles Cullen qui les reprirent et notre clan Whitlock grimpa dans les arbres des bois alentour. Nous sautâmes de branche en branche, tels de petits singes, et nous ne nous stoppâmes que lorsque l'on fût au dessus de la maison. J'élançais immédiatement mais deux boucliers, formant un large dôme autour de la villa de Carlisle. De cette façon, tout le monde était englobé et protégé par mes soins. Je poussais le bouclier physique autant que possible, bloquant ainsi le passage pour les visiteurs et les deux mâles absents.
J'observais les trois véhicules se garer devant l'immense maison. Ils descendirent lentement, restant rigides et droits. Leurs postures dénonçaient leurs émotions négatives. Comme je m'y étais attendue, Esmée accourut et s'empressa d'aller vers ses enfants adoptifs. Alors qu'elle ouvrait les bras, cherchant à les enserrer, ils se défilèrent. Emmett répondit d'un ton froid et tranchant qu'ils devaient tous parler. Esmée fut déboussolée. Ses épaules se voûtèrent et elle les précéda dans la demeure. Je me rapprochais un peu plus, tout comme le reste de mon clan. Jasper était à mes côtés, serrant ma main dans la sienne. Il me sourit tendrement, puis retourna son attention à ce qu'il se passait devant nous. Nous n'avions pas une grande visibilité de là où nous nous situions, mais nous pouvions entendre facilement leur conversation. Nous entendîmes aisément Alice cracher son venin sur Esmée, lui avouant combien elle avait été une mauvaise mère, laissant Edward faire ce qu'il voulait. Elle lui rappela comment tout le monde avait obéis quand il avait décidé de me faire entrer dans leur vie, et comment ils avaient une fois de plus été forcés d'obéir quand le rouquin avait choisi de partir parce que je l'avais quitté. Emmett reprit la parole, coupant Alice, et questionnant Esmée.
« Savais-tu, maman », gronda-t-il férocement, « que Bella n'a pas quitté Edward ? Savais-tu que c'est lui qui l'a fait ? Savais-tu qu'il l'a laissée seule, perdue dans les bois et aux prises de Laurent et Victoria ? »
Esmée ne répondit pas, et la voix de Rosalie retentit. Elle était froide, sévère et calculatrice.
« Le savais-tu Esmée ? Savais-tu qu'il a condamné celle qu'il disait aimer ? »
« Non ! Non je ne le savais pas ! » répondit-elle. « Il a dis qu'elle ne voulait plus de lui. Qu'elle ne l'aimait plus ! » s'insurgea-t-elle.
« Et bien c'était faux ! » feula Alice. « Bella est venue nous voir et nous a racontés comment il l'avait abandonnée. Comment Laurent l'avait attaquée. Comment Victoria l'avait kidnappée, torturée et presque tuée ! » siffla la voyante.
Jasper se tourna vers moi. Il m'avoua que la mère adoptive ressentait beaucoup de choc et d'horreur, avec un puissant amour maternel sous-jacent, mais il ne savait pas si cela était dû à son ignorance, ou au fait que nos trois compères avaient découvert la vérité.
« Peut-être que si je lui envoie ce que j'ai vu Victoria faire, cela pourrait te permettre d'avoir une meilleure interprétation ? » murmura Riley.
Mon compagnon hocha la tête et Riley se mit au travail. Le hoquet de stupeur provenant d'Esmée nous affirma qu'elle recevait les souvenirs de mon ami. Jasper fronça les sourcils et se concentra davantage sur elle. Il récita les émotions qui défilaient en elle. Peur. Crainte. Amour. Honte. Protection. Rage. Vengeance. Colère. Amour. Choc. Fierté. Horreur. Bonheur. Il les énonça avant de supposer que le bonheur était celui de me savoir vivante et entourée et la fierté, celle de m'avoir vue me défendre et allumer le brasier sur Victoria.
« Esmée ! » Appela Rosalie. « Bella est alliée aux Volturi. Ils savent ce qu'Edward a fait. Il va être puni. Ils sont prêts à te punir toi aussi. Ainsi que Carlisle. Vous avez laissé cet imbécile de télépathe abandonner une humaine vivante alors qu'elle connaissait notre secret ! » la menaça-t-elle.
« Quoi !? » s'agita la mère adoptive « Mais ils ne peuvent pas s'en prendre à ton père et moi ! Nous n'avons rien fait de mal ! Edward a dis que … »
« Edward a menti putain ! » s'écria Emmett « Quand vas-tu le comprendre ?! Ils nous a tous manipulés. Il a joué avec nous comme il a joué avec Bella ! Il a mis nos vies en péril ! Ils vont venir vous tuer, tous les trois ! » rugit-il.
« Mais il a dis que Bella l'avait quitté ! Comment pouvions-nous savoir qu'il la laissait volontairement ? Comment pouvions-nous savoir qu'il enfreignait la loi !? » s'exclama-t-elle.
Peter et Charlotte sautèrent sur le sol. Esmée retint son souffle et tenta visiblement de s'enfuir puisqu'un rugissement s'éleva ainsi qu'un bruit sourd. Elle cria, se débattit, mais un coup la fit taire. Le couple Whitlock fut rejoint par Riley et ils entrèrent tous les trois dans la villa.
« Vous auriez dû savoir qu'un membre de votre clan était un tel connard ! Vous auriez dû le savoir en le voyant maltraiter les autres membres de ce même clan. » fit la voix de Peter. « Toute fois, vous semblez innocente. Maintenant, appelez votre mari. Dites-lui de rentrer gentiment à la maison. Rien de plus. »
Elle s'exécuta et passa l'appel. Carlisle sembla préoccupé par l'appel, posa des questions, mais la conversation fut coupée. Nous entendîmes, Jasper et moi, du mouvement dans la maison. Puis soudainement, Esmée éclata.
« Il ne maltraitait personne ! Il aimait et soutenait chacun d'entre nous ! Comment pouvez-vous même le juger sans le connaître ? »
« Ah non ? » s'impatienta Alice. « Et traiter Rosalie comme une salope parce qu'elle souffrait, c'était bien ? Dire qu'elle n'était qu'une connasse égocentrique, c'était gentil ? Et répéter qu'Emmett n'était qu'un adolescent et un gamin, qu'est-ce que c'était ? Lui dire que même retourner au lycée ne l'aiderait pas à devenir plus intelligent, c'était de la bienveillance peut-être ? Et m'engueuler parce que j'ai plus d'énergie et suis plus pétillante que lui ? Ou me dire à quel point je suis superficielle et superflue dans cette famille, simplement parce que j'aime la mode et le shopping ? Soit sincère deux secondes Esmée ! » ragea-t-elle. « Même avec toi, il a été un connard ! Combien de fois t'a-t-il répété ô combien tu étais une mauvaise mère ? Combien de fois t'a-t-il fait sentir si pitoyable en te rappelant que tu n'avais pas su garder ton enfant en vie ?! »
Alice attendait visiblement une réponse, qui, elle, ne vint pas. Je n'avais jamais été au courant qu'il faisait cela au sein de sa famille. J'avais bien compris qu'il m'avait retirée toute confiance en moi. Je m'étais sentis si insuffisante pour lui, si faible et incomparable. J'avais été pleine de doutes par sa faute. Il avait torturé chacun d'entre nous. Il avait blessé chacun d'entre nous. Volontairement et prenant un plaisir sadique et malsain à cela.
Une voiture dérapa et s'accidenta contre mon bouclier. Je souris méchamment, tandis que Carlisle sortait de son véhicule détruit à plusieurs cinquantaine de mètres de là. Il essaya d'entrer à nouveau sous mon dôme. Il se plaqua contre le fil invisible pour lui et d'un bleu indigo pour moi. Il tapa dessus, cria et je le laissais faire quelques minutes. Esmée n'entendait rien. Elle était trop loin pour cela. Je levais mon bouclier, laissant courir Carlisle à l'intérieur de la maison. Je le repositionnais la seconde suivante. L'affrontement allait être intéressant !
J'entendis Esmée se débattre tout à coup et je compris qu'un des Whitlock la maintenait contre lui. Elle essaya de mordre tout en grognant, mais l'avertissement d'un quelconque démembrement la fit cesser immédiatement. Elle se laissa aller, comme une poupée de chiffon. Elle sanglota, appelant son compagnon à venir près d'elle, la sauver. Carlisle se stoppa moins d'une seconde en apercevant les voitures du reste de sa famille. Il entra dans la villa et arrêta tout mouvement une fois à l'intérieur.
« Un mouvement et je la démembre. » s'amusa Charlotte.
Il retint son souffle, inutile, et le mouvement suivant signala qu'il s'était installé dans un fauteuil.
« Votre femme a été jugée innocente. Désormais, il nous faut savoir si vous l'êtes également. » annonça Peter.
« Et mes enfants ? » demanda le père adoptifs.
« Innocents. » répondit Peter.
« Je tiens à rappeler que je ne suis pas ta fille. Comme tu me l'as déjà dis. » critiqua Alice.
« Tien donc ?! » s'étonna Charlotte. « Et pourquoi t'a-t-il dit cela ? »
« Il ne m'a pas transformée, moi ! » cracha la voyante.
Un concert de grognement et de feulement raisonna, suivit d'un hurlement, celui de Carlisle. Riley ricana sombrement. Un membre avait dû être arraché. Alice rit, avant de présenter Riley comme son compagnon.
« Puis-je savoir de quoi vais-je être jugé ? »
« Votre implication dans l'abandon de Bella Swan Whilotck. » déclara Charlotte.
« Nous ne l'avons pas abandonné. Elle a quitté Edward. Elle ne l'aimait plus. Alors nous sommes partis et l'avons laissée vivre sa vie humaine. »
Jasper sauta au sol immédiatement, me surprenant. Il pénétra dans la demeure et les hurlements de Carlisle s'élevèrent. Je ne savais pas réellement ce qu'il faisait, mais il avait nécessairement une raison. Les cris durèrent plusieurs minutes avant que tout ne s'arrête. Le major feula férocement sur le patriarche, lui signalant que les mensonges ne faisaient pas partis des réponses attendues. La respiration de Carlisle était haletante mais il répondit tout de même.
« Je sais qu'Edward voulait quitter Bella à cause de l'incident de son anniversaire. Je sais également qu'il a menti à tout le monde pour que nous partions tous. Je n'en sais pas plus. »
« Peter, allume un feu ! » commanda le major.
« Pourquoi !? » paniqua Esmée
« Parce que votre époux ment ! » grogna mon compagnon.
Lorsque le feu fut allumé, la panique de Carlisle augmenta encore d'un cran car il s'écria soudainement.
« D'accord ! Ne me brûlez pas ! Je vais vous dire ce que je sais ! »
Jasper siffla, l'avertissant.
« Edward a quitté Bella parce que je le lui ai dis. Il avait déjà manqué de la tuer deux fois. Je savais qu'il comptait en finir avec elle, la drainer jusqu'à la fin. Je pensais que s'il la quittait et que nous gardions un œil sur lui, alors tout irait bien pour elle ! »
Esmée fit un bruit étranglé, tout comme Rosalie et Emmett. Alice ricana, ne semblant pas étonnée.
« Saviez-vous que vous laissiez deux vampires qui en avaient après elle ? » réclama Riley.
« Oui ! Oui je le savais ! Enfin je m'en doutais ! J'espérais que les loups la protégeraient mais je savais qu'elle finirait par mourir. Elle n'était qu'une humaine et même les loups sont dangereux. » avoua-t-il.
Esmée eut un cri de rage. Je ne sus ce qu'il se passa ensuite, mais Carlisle gronda puis hurla tandis qu'un bruit de déchirement me parvint. La femelle était enragée et criait au sujet de la trahison qu'il lui avait fait, du manque qu'elle avait ressenti en me laissant. Elle lâcha toute la peine et la peur qu'elle avait eu depuis le début de la matinée. Esmée m'appela, me suppliant de venir la voir, me suppliant de la laisser me voir. Je ne pouvais pas bouger. J'étais trop choquée de sa réaction, trop atteinte émotionnellement par ce à quoi j'assistais discrètement et silencieusement. Esmée me défendait aussi férocement qu'Emmett, s'attaquant même à son compagnon. Jasper sortit de la maison et me fixa, de son regard orangé. Il s'approcha lentement, m'envoyant tout son amour et son admiration. Que voulais-je faire ? Je n'en avais pas la moindre idée.
