Bonjour tout le monde !

*Evite les parpaings*

Je sais, ça fait trois semaines que je n'ai rien posté. Le chapitre aurait du être là la semaine dernière mais un pu**** de passage m'a complètement bloqué ! Le pire ? Il était entièrement écrit, mais je n'en étais pas satisfaite. En effet, même après l'avoir réécrit trois fois, il ne me plaisait toujours pas. Pour la simple et bonne raison qu'il n'allait pas dans ce chapitre. J'ai donc supprimé ce passage, il ne vous sera livré que dans… Trois chapitres ? M'enfin bref, du coup la longueur de celui-ci a été drastiquement raccourci : il est deux fois plus court que ceux que je poste habituellement.

Ne me tuez pas ! Parce qu'il y aura forcément un chapitre la semaine prochaine :D

Brefouille. JE CHERCHE UN/UNE BETA. J'ai relu vite fais la fiction, et en plus des nombreuses fautes d'orthographe, il y a de nombreuses incohérence. Si vous êtes intéressé (ou si vous savez comment on fait pour en trouver un !), contactez-moi !

Sinon, un grand merci à Chocolate Kangoo, Incarndu91, Yuya-hime, Cheshire et Lune Noire pour leurs encouragements !

Cheshire : Sephiroth étant le boss du jeu, le battre en un seul coup serait presque…. Trop trop chiant. Surtout quand tu te rends compte que dans 90% des cas, c'est juste Jenova déguisée ToT. Mais c'est vrai qu'il est plus qua charmant xD
Concernant la scène avec Vincent, j'ai peut-être été confuse : ils arrivaient au niveau de Nibelheim, et l'alerte aux monstres les a fait se dépêcher un petit peu, d'où le squat de Vincent dans la salle de bain )
Le manger ? La pauvre, elle va se chopper une indigestion ! Puis c'est vrai que les autres ne la laisseraient pas faire !
Des bébés dragons, et oui ! Mais ça m'étonnerais que Brigitte pousse ses démarches jusqu'à défendre des bébés lézards cracheurs de feu ^^'
Encore merci et gros bisous !

Lune noire : Merci pour tes encouragements, voilà la suite ^^
Je crois que la tête de Yuffie (enfin comme je me l'imagine dans ma tête) à ce moment-là était pour moi juste trop épique !
À la prochaine, et gros bisous !

La seule chose qui m'appartient là-dedans, c'est les fautes d'orthographe !

Chapitre23
Changement d'ambiance

Le halètement qui sortait de ma gorge reflétait bien mon état d'esprit : j'étais à la fois dans une colère noire et incontrôlable, et tout autant mortifiée de ce que j'avais fait subir à cet homme. Je l'avais massacré, et c'était un miracle qu'il soit toujours en vie, j'en avais conscience. Mais bordel, qu'est-ce que ça faisait du bien ! Bon, c'est vrai, je ne savais pas qui c'était avant qu'il ne prononce les mots «cobaye» et « échappé ». Mais la dragonne savait, elle, et je lui faisais confiance.

- Vous pouvez répéter ?

La voix de Cloud aurait glacé le Sahara. Son regard bleu s'était fait polaire et très, très intimidant. D'ailleurs, l'homme, quand il croisa son regard, eut un mouvement de recul.

- Mais voilà aussi un dopé à la mako ? Ancien SOLDAT ? Vous semblez pourtant bien jeune.

Tout n'était qu'hypocrisie dans son ton, parce qu'il semblait avoir parfaitement reconnu Cloud Strife. Le scientifique jetait aussi des coups d'œil très fréquents en direction de Barret, Nanaki et Vincent, ceux qu'il jugeait comme les plus dangereux. Mais il lançait aussi de temps en temps un regard à Tifa, mais pas pour les mêmes raisons. Je vis une veine saillir sur le cou du blond, et la dragonne répondit à l'appel de sa colère en essayant de nouveau de me forcer à me jeter sur lui. Je l'aurais bien fait mais Vincent et Barret me maintenaient d'une poigne de fer, tordant mes bras et mes épaules dans une position qui devait être douloureuse en temps normal, mais l'adrénaline coulant dans mes veines me coupait de toutes sensations autre que la colère, le dégoût et... La peur ?

- Que lui avez-vous fait ? siffla Cloud en l'empoignant par le col.

Il le souleva doucement sans peine, l'étranglant à moitié, alors que le sang de l'homme dégoulinait sur son bras musclé. C'était un miracle qu'il puisse parler correctement avec le nez brisé, et sûrement plein de dents cassées vu la couleur violette que commençait à prendre sa mâchoire.

- Moi ? Rien. Je n'ai pas eu le temps d'y toucher. Et mes supérieurs étaient opposés à ce genre de pratique sur les cobayes féminins capables de procréer.

La phrase qu'il prononça m'atteignit avec un temps de retard et je ne la compris pas bien. J'eus envie successivement de vomir et de le frapper à nouveau. Mais Nanaki se plaça entre mes jambes, me forçant à me contorsionner pour prendre une position un peu particulière, à mi-chemin entre les pointes d'une danseuse et une torsion bizarre digne d'un danseur de Hip-hop. Là, je commençais à sentir mes muscles travailler sous la tension, incapable de remuer pour me soulager un temps soit peu.

- Ne bouge pas, et laisse faire Cloud, m'ordonna le chat à l'œil manquant.

Qu'il était mignon ! La dragonne semblait être d'accord avec moi puisqu'elle prit possession de moi à nouveau. Je la sentais frémissante, tendue comme la corde d'un arc dont j'étais la flèche. Je ne savais pas ce qui la retenait de se jeter sur l'homme en face de nous, à part les poignes surpuissantes des hommes derrière moi et la présence d'un lion entre mes jambes.

- Même si cela ne m'a pas empêché de… tâter le terrain pendant qu'ils avaient le dos tourné.

La prise des deux hommes se fit encore plus dure sur mes bras, mais sûrement pas pour me retenir. J'étais totalement abasourdie et bien trop en colère pour réellement prêter attention à la portée de ses paroles et pour en être dégoutée.

- Tu as quoi ? siffla Cid du côté de Tifa.

Il s'était légèrement placé devant elle et cachait totalement Yuffie à son regard. La ninja me jeta un regard angoissé mais ne chercha pas à se replacer sur le devant de la scène.

- Oh, vous savez, d'habitude on a toujours des cobayes masculins. Et ce n'est pas mon genre de partenaire. Le seul problème c'est qu'à chaque fois que je voulais jouer un peu avec elle, elle tombait dans l'inconscience.

La stupéfaction fut telle que Cloud lâcha l'homme qui tomba à terre avant de se remettre debout précipitamment, le plus loin possible de lui. Une rage sourde gronda alors en moi, prenant le pas sur tous mes sentiments. Une rage dévastatrice, triomphatrice, une rage comme je n'en n'avais jamais connue. Une rage qui fit onduler l'air autour de moi, comme un flot de vapeurs denses. Un sentiment d'une telle puissance acharnée que les autres humains autour reculèrent.

- Alix… gémit Tifa.

Je flottais dans un tourbillon méconnaissable, incapable de lutter. Incapable, ou bien est-ce que je ne voulais pas simplement que tout cela s'arrête ? Je me sentais tellement bien, tellement protégée, tellement forte, et tellement, tellement en colère. Je voulais sentir son sang, voir la peur sur son visage faible, sentir sa carotide sous mes dents, le sentir agoniser sous moi, voir ses pauvres yeux d'humain pathétique me supplier, crier la douleur que j'infligeais à leur porteur. Je voulais vaincre, je voulais le tuer.

- Lâchez-moi.

C'était un ordre, impérieux, inviolable. Ils allaient me lâcher, c'était une évidence, ils étaient trop faibles contre moi. Barret hésita, au contraire de Nanaki qui s'enfuit, la queue entre les jambes.

- Lâchez-moi.

Je n'haussai pas la voix, me contentant de faire frémir l'air autour de moi de plus belle.

- Vincent, souffla le géant à la peau matte.

- Il faut la libérer.

- Non, grogna Cloud, elle va le tuer !

Oh oui, j'allais le tuer. Le dévorer. Arracher son cœur de sa poitrine.

- Si on ne la lâche pas, elle va se transformer. Et on va tous mourir, plaqua l'homme brun.

Les autres humains reculèrent encore plus. Ils puaient la peur horriblement fort. Non, délicieusement fort. Je les voulais aussi. Tellement forte, leur peur. Tellement…

- D'accord, grogna l'humain.

Il me lâcha enfin. Mes muscles tendues gémirent d'avoir été si malmenés. Mais quel plaisir, divin. Je vivais enfin. Et j'allais le tuer.

- Alix ! gémit de nouveau l'humaine aux longs cheveux noirs.

- Il n'y a plus d'Alix, Tifa. Il n'y a que la dragonne, désormais.

- Elle ne peut pas lutter ? souffla l'homme blond.

- Elle ne peut pas ou elle ne le veut pas, je ne sais pas. Elle est trop faible contre elle.

Je m'approchai de l'homme à la blouse, tranquillement. J'allais le tuer.

Le tuer.

Le tuer.

Le Tuer !

LE TUER !

Un sursaut me prit alors, comme une vague de conscience, comme une réminiscence. Tuer. Tuer n'était pas bien. Tuer était mal. L'homme devant moi ne devait pas mourir. Tuer était mal, il ne devait pas mourir. Pas mourir…

- Non… soufflai-je dans ma tête. Non…

Mais je marchais vers lui, l'odeur de son sang m'appelant comme le plus doux des nectars le ferait. Le tuer. Et après, on verra.

- Non, haletai-je plus fort, plus décidée peut-être.

Mais j'étais déjà devant lui.

- Je vais te tuer, lui annonçai-je.

Il avait peur, mais dans ses yeux brillait cette lueur maladive de curiosité.

- Juste une question.

Puis je pourrais le tuer. L'achever.

- Non ! hurlai-je presque, mais je fus ignorée.

- Les monstres, c'est aussi de ta faute ? S'ils sont aussi nombreux, et aussi forts ?

Il eut un sourire victorieux. Un sourire d'un homme heureux qu'on lui pose la question. D'un humain qui sait.

- Bien sûr, c'est de notre faute. Et vous ne pourrez rien faire contre cela.

Un rictus déforma ses traits. Un vrai rictus de vainqueur. De celui qui sait.

- Après tout, tu es la pièce maitresse de tout cela. Tu es le pire des monstres parmi eux.

Je ne m'offusquai pas. J'allais pouvoir le tuer, enfin.

Le tuer.

Le tuer.

Le tuer

Non.

Le tuer.

Non !

LE TUER !

NOOOOOOOOOOOOOOOON !

Mais il était déjà trop tard, et ce fut avec une horreur indescriptible que je me vis lui briser le crâne à mains nues, comme je brisais, petite, les brindilles qui jonchaient la cour de récréation. La rage s'évanouit enfin, me laissant pantelante, le corps de l'homme dans les bras. Et j'acceptai enfin de lâcher prise, et de m'enfoncer dans les ténèbres de l'inconscience.

-A-

J'ouvris les yeux sur le plafond de la chambrette du vaisseau de Cid, le cœur au bord des lèvres. Mais qu'avais-je fait ? Un haut-le-cœur me prit me brusquement et je dus respirer profondément plusieurs fois de suite pour ne pas vomir sur ma couette. Je sentis une vague d'interrogation monter du fond de ma conscience. Je la repoussai de toutes mes forces. J'avais fait l'erreur de faire confiance, et j'en avais payé le prix fort. Je ne referais pas deux fois cette connerie. Je me levai en titubant, une main sur la bouche alors que l'image de l'homme mort reposant entre mes mains remontaient de plus en plus violemment. Je n'avais pas voulu le tuer. Peut-être que pendant un instant j'avais rêvé de le voir mort, mais sans le souhaiter vraiment. C'était un moment de rage, de désespoir, d'horreur que de voir un de mes bourreaux face à moi. Mais de là à le tuer, il y avait un pas. Un monde. Celui qui séparait la conscience de bête de celle d'humaine. J'avais franchis une limite que je ne pourrais jamais refranchir dans l'autre sens. J'étais dégoutée de mon acte autant que de moi-même pour ce que j'avais fait. Une nouvelle vague, plus inquiète, monta en moi. Je la repoussai avec la même rage, la même honte surtout, que la première. Une nouvelle fois la sensation de la nuque se brisant sous mon action m'envahit, et cette fois, je bondis vers les toilettes, ou je rendis l'intégralité du peu que j'avais dans le ventre. Je fus secouée de violents hoquets alors que ma bile, acide, me brulait la gorge.

- Ah, toi aussi tu retapisses les toilettes ?

La voix de Yuffie me donna envie de disparaitre dans un trou de souris.

- J'ai toujours le mal de l'air, je suis obligée de prendre des potions pour me calmer, sinon je passerais ma vie ici.

Un nouveau haut-le-cœur me prit et je replongeai aussitôt la tête dans la cuvette. À mon plus grand étonnement, une main se saisi de mes cheveux, me dégageant le visage, alors qu'une autre me caressait le dos dans un geste très réconfortant.

- Respire un coup, ça va passer.

La voix joyeuse de la ninja m'insupportait, et je n'avais qu'une envie, qu'elle dégage. Mais son contact était tellement le bienvenu que je me retrouvais incapable de la virer.

- Tu sais, moi aussi j'ai déjà tué.

Sa phrase et son ton complètement enjoué manquèrent de me faire m'étouffer comme une grande. Je ne levai pas les yeux vers elle, me contentant de plonger encore plus mes pupilles dans le néant du siphon.

- Tous le monde sur ce vaisseau a déjà tué quelqu'un. Cloud et Vincent parce que, d'une certaine manière, cela faisait parti de leur métier. Barret, Cid, Nanaki et moi pour nous défendre, pour protéger nos amis. Reeves aussi a déjà tué, enfin je pense. Personne ne te jugera ici, surtout que techniquement, tu n'y es pour rien.

- C'est moi qui l'ai tué, soufflai-je à mi-voix.

- Non ! me coupa la brunette sur un ton amical. C'est ta dragonne. Tu n'aurais rien pu faire, elle est trop puissante pour toi, voilà tout.

Je me sentais faible. Faible et inutile. Et coupable, tellement coupable…

- Je lui faisais confiance, Yuffie.

Rien qu'avec cette pensée, un nouveau haut-le-cœur me prit, et la ninja recommença ses caresses dans mon dos.

- Normal, après tout elle t'a sauvé la vie plusieurs fois.

- Mas là, mais là… Elle…

- Elle a fait une bêtise. Alors on oublie, on laisse la grande ninja Yuffie Kisaragi reprendre son poste de vomisseuse en chef, et on va prendre une douche fissa !

Ce fut avec un étonnement croissant que je me vis lui obéir. Sans trop réfléchir, je partis m'enfermer sous l'eau la plus chaude que pouvais faire sortir du robinet. J'étais toujours déconnectée du monde, mais la sensation de légère brulure de l'eau dévalant sur ma peau nue me détendit petit à petit. Ce fut avec un soulagement béni que je sortis de la salle de bain, l'esprit un peu plus clair que lorsque j'y étais entrée.

- Bah, t'as perdu de la poitrine !

L'expression venait bien entendu de la plus jeune du groupe, qui faisait le pied de grue devant la porte de la pièce d'eau.

- Heu, oui, c'est possible, fis-je prudente.

En fait, j'avais convaincu la dragonne qu'avoir de la poitrine ne faisait pas de moi une meilleure combattante. J'avais donc pratiquement perdu deux tailles, ce qui me soulageait grandement.

- Pourquoi ? me demanda-t-elle, l'air intrigué.

- Je ne trouvais pas ça pratique.

Ma réponse sembla lui convenir puisqu'elle m'adressa un sourire resplendissant en réponse.

- Aller, viens, allons rejoindre les autres ! s'exclama-t-elle, joyeuse.

Son changement de comportement envers moi commençait sérieusement à m'intriguer. La veille elle n'hésitait pas à me renverser de la farine dessus, et maintenant elle agissait comme si nous étions les deux meilleures amies au monde. Je n'y comprenais rien. Alors que l'on arrivait au salon, la jeune fille m'arrêta brusquement en me tirant sur le bras, manquant de me faire tomber. J'assistai alors à une scène qui me fit sourire. Cloud était assit sur l'un des fauteuils de la pièce à vivre, lisant ce qui me semblait être un journal. Tifa était assise en face de lui, les jambes repliées et un livre à la main. Elle finit par quitter son ouvrage des yeux, s'étirer longuement avant de se lever. Percevant son mouvement, le blond leva les yeux vers elle et lui sourit. Lui sourit vraiment. Il ne lui fit pas ce sourire crispé qui nous réservait habituellement, ni celui qu'il arborait, un peu tordu, lorsqu'on arrivait à le dérider. Non, c'était un vrai sourire, un sourire d'un homme heureux, qui transformait littéralement son visage. Pour la première fois, je trouvais Cloud vraiment beau, pas juste attirant physiquement. Cela me fit un choc, et je me surpris même à envier Tifa : quel effet cela pouvait faire d'avoir un tel homme à ses pieds ? Parce que sans conteste, il était, si ce n'était amoureux, au moins plus qu'attaché à la jeune femme, qui ne semblait même pas le remarquer.

- Cela me choque toujours autant de voir Cloud aussi beau, soupira Yuffie.

Je lui jetai un regard interrogateur.

- Je pense qu'il suffit de lui mettre Tifa sous le nez, non ? lui demandai-je.

Elle se figea alors, se tournant vers moi avec un air de conspiratrice qui me plut aussitôt.

- Tu penses à la même chose que moi ? souffla-t-elle.

- Si tu penses que ces deux là méritent un coup de pied aux fesses pour se réveiller, alors oui, on pense à la même chose.

Il me sembla que son sourire à elle s'accentua encore plus.

- Tope-la, meuf, je crois qu'on va bien s'entendre, finalement…

Fin du Chapitre 23

Alors oui, j'avais prévenu, il est vraiment très court. Mais bon, le suivant ne sera pas bien plus long, j'en ai peur.

Ne m'oubliez pas en partant.

Gros bisous à tous !