Chapitre 25. Apologie de la Passion
Quand Emma rentra, la table était dressée, son fils avait déjà mangé et regardait quelque chose à la télévision. Il était tard, il faisait chaud, les fenêtres de la grande maison étaient ouvertes, l'anti-moustique faisait son office malgré quelques lumières allumées. Emma s'assit pour la première fois à la table de la salle à manger de la mairesse, elle n'avait jamais été conviée jusqu'alors. Elle se trouvait maladroite ; elle balaya du regard le mobilier comme si c'était la première fois, puis ce dernier s'attarda sur celui de la brune, qui la dévorait des yeux. Emma pensa que la nuit serait courte et que visiblement, elle ne dormirait pas non plus dans son bug ni ailleurs que dans le lit de Regina. La brune but une gorgée de vin et lui sourit finalement. Emma expliqua la brève discussion avec sa demi-sœur, Regina n'était guère surprise de la réaction de Mary. Elle n'avait pas l'air inquiétée non plus de ce que pouvait penser ou non la petite brune de la relation qu'elle avait désormais avec Emma, ou qu'elle pourrait du moins imaginer être.
Henry, ayant encore quelques jours d'école avant des vacances, monta se coucher et embrassa ses deux mères. Il fut surpris de voir Emma là, finissant son repas, il n'osa demander si elle restait. Mais de la façon dont elles se regardaient, il devina que Regina ne laisserait pas Emma repartir. Il sourit, c'était la première fois qu'il avait l'impression d'avoir une réflexion « adulte » sur les relations humaines. Il partit dans sa chambre et sa joie s'agrandit, ses deux mères s'entendaient et à vrai dire cela lui changeait la vie, il se sentait plus détendu, plus confiant en l'avenir. Il se plongea dans son livre et s'endormit rapidement. Ses mères ne pouvaient que constater que leur grand garçon rêvait déjà quand elles gagnèrent l'étage.
Emma entraîna Regina vers sa chambre, elle se sentait d'humeur à être instigatrice des choses ce soir, et la brune la suivit sentant la main chaude d'Emma dans la sienne. La blonde n'osa pas discuter sur son retour ou non le lendemain, s'il était envisageable qu'elles habitent ensemble, il était sans doute trop tôt pour en parler, alors... Elle opta pour vivre l'instant présent.
Elle referma la porte derrière elle, Regina lui rendait ses sourires. Elles se retrouvèrent rapidement dans le même espace et leurs lèvres se rencontrèrent naturellement, les baisers étaient chauds et très doux au début. Regina portait ce soir là une robe noire qui offrit aux mains expertes de la blonde une fermeture facile à dézipper et cela tombait bien, car Emma n'avait pas très envie de se débattre avec des vêtements. Regina se laissait faire, sa peau tressaillait sous les caresses de la blonde, elles allaient faire l'amour, elle le savait et ceci était particulier car cela se passait dans sa chambre. Il y avait une dimension nouvelle, sa maison était là à Storybrooke, elle se sentait prête à passer à une nouvelle étape avec Emma. Elle poussa doucement celle-ci sur le lit, qui éclata de rire au vue de la façon dont Regina avait fait le geste puis du regard qu'il s'en suivit. La blonde sentit une vague de chaleur s'emparer de son ventre pour se nicher plus bas. Elle passa nerveusement sa langue sur ses lèvres. Du bout des pieds, elle enleva ses bottes. Regina se déshabilla devant elle, prenant le soin de défaire le reste de ses vêtements, laissant une Emma pantoise devant la lingerie noire que portait la Mairesse, caressant du regard les jambes couvertes par des bas. La Shérif déglutit doucement devant la vision idyllique de la brune qui s'approchait dangereusement d'elle.
Regina s'avança et se mit à califourchon sur la blonde en soupirant. Elle était également très impatiente de ne faire qu'une bouchée de la blonde. Elle défit le badge de la poche d'Emma délicatement, embrassa l'étoile en souriant. Défit sa ceinture, tirant sur celle-ci... Peut-être souhaitait-elle en faire usage plus tard. Emma avait envie de rire mais en même temps, elle était trop excitée pour risquer de casser l'ambiance. Regina passa ses doigts sur le ventre musclé d'Emma et griffa en souriant sa partenaire qui, surprise, manqua d'avoir le hoquet.
«- Aie... » Se risqua-t-elle.
Regina leva un sourcil interrogateur. Emma offrit un sourire, preuve que la douleur était largement supportable.
Le jean la gênait, elle commençait à se sentir à l'étroit dans celui-ci et la couture mal placée, ou trop bien, commençait à devenir une torture à frotter là où il ne fallait pas. Regina défit le pantalon, et fit sauter un à un les boutons du jean, plongeant sa main sous la culotte de la blonde. Cette dernière se qui tenait sur ses coudes, finit par rendre les armes en s'allongeant. Regina put constater quel effet elle avait sur sa partenaire, ses doigts se perdirent rapidement dans la moiteur du sexe d'Emma. Regina sentit ses propres joues s'empourprer de désir, tandis que le souffle de la blonde était hiératique. Elle arrêta sa prospection pour souffler quelques secondes, toujours au-dessus d'Emma, elle avait envie de cette femme comme jamais. Elle fit glisser le pantalon de la blonde sans trop de délicatesse, les gestes mesurés jusqu'alors étaient plus précipités, ce qui continuait d'amuser la blonde. Regina continua alors de déshabiller son amante avec la même précipitation, jetant ses affaires ici et là, partout dans la chambre.
Emma se retrouva très vite totalement nue, à la merci de la brune dont le regard plus que prédateur avait finalement effacé son sourire. Quand Regina l'attira à elle sur le lit, s'immisçant entre les jambes de la blonde, Emma ne put que sentir la main impatiente faire son chemin vers son bassin. Caressant les hanches, frôlant la peau rapidement, changeant le rythme... Emma regardait cette main curieuse. Son regard rencontra à nouveau celui de Regina. Elle écarta les cuisses et offrit son sexe délibérément aux doigts de la brune, ses joues rougies furent l'ultime invitation.
La jeune femme sentait les allés et venues de son amante en elle. Elle prit le poignet de Regina, lui indiquant le rythme qu'elle souhaitait à cet instant ; la brune ne s'en offusqua pas, adoptant les demandes de sa partenaire. Bientôt, Regina comprit et bougea en parfaite synchronisation avec les poussées du bassin. Les baisers reprirent pendant que la passion se déchaînait de minute en minute. La peau, les langues, les lèvres, tout était une espèce de valse perdue qui se relayait sans arrêt. Les gémissements, les cris, les mots raisonnaient doucement contre les murs. Emma ne retenait plus grand chose, il n'y avait plus une once de décence entre elles.
Le « baise moi, Regina... N'arrête pas » fit sourire la brune contre ses lèvres, et pour la première fois, Regina en général plus silencieuse lui avait répondu, reprenant son souffle, « oui, tu vas l'être Emma... Je vais te baiser mon ange ». Elle haletait sous l'emprise du désir, la moiteur s'installant entre ses jambes s'accompagnait d'un désir puissant, physique et viscéral. Leurs regards ne se quittaient plus, ne sachant plus qui de l'une ou de l'autre s'emparait de l'âme ou du corps. La sueur dégoulinait doucement le long du dos de la brune. Emma se tordit et s'offrit encore et plus, à moins que ce ne fut elle qui aspirait ces doigts délicieux en elle, la brune ne semblait pas inquiétée par cela. Les deux doigts devinrent trois, l'étirant un peu plus, la possédant, la visitant, inlassablement.
Emma poussa un cri, délivrance mouillée, souffrance de l'étirement des doigts, plaisir brûlant qui se reflétait dans le regard brun, orgasme presque inhabituel. Que se passait-il vraiment ? Elle posa la main sur sa poitrine en soufflant, la respiration anarchique, le regard perdu... Des partenaires, elle en avait eu, des bons et des moins bons, du plaisir reçu et donné aussi, mais là... C'était autre chose, vraiment. Elle avait les cheveux mouillés, plaqués sur son front, elle se sentait bien. Les idées et les questions défilaient doucement. De la "baise" sans lendemain avec des mecs sur les plateaux, Neal et ses prouesses de jeune amant inexpérimenté, Lila qui se donnait sans se donner, Killian et l'alcool... Et là, elle avait enfin une partenaire à sa hauteur et qui la comblait.
Regina avait retiré ses doigts doucement, sa poitrine se soulevant aussi, elle avait croisé le regard d'Emma, surprise et souriante. Elle brûlait encore, son désir inassouvi lui, était demeuré intact. Quand Emma bascula sur elle, l'embrassant avec passion, laissant courir sa langue sur son cou, la brune comprit que la libération viendrait rapidement, bien plus rapidement que le temps qui lui avait été nécessaire pour conduire son amante au bout de son plaisir. La blonde parcourait son corps de sa langue, léchant ses lèvres, sa langue caressant la sienne. Elle la retint alors légèrement quelques secondes et dit dans un soupir :
«- Le tiroir, Emma.
- Le tiroir ? »
Emma tendit la main et ouvrit le fameux tiroir du meuble près du lit. Une seule chose avait l'air de trôner dans ce foutu meuble. La blonde saisit l'objet et regarda sa partenaire, interrogative et à la fois souriante.
«- Vraiment ?
- Emma... » Soupira Regina.
«- Mais...quand ? » Demanda-t-elle, toujours souriante.
«- Je l'avais acheté... En prévision de nos... Ébats, il n'a jamais... Servi.
- Et bien... On va voir ça... » Dit Emma, prenant un air prédateur auquel Regina ne s'attendait pas.
L'objet en question était un gode de bonne taille, assez réaliste, ce qui avait surpris Emma intérieurement, pensant que la brune serait dégoûtée de la chose à vie. Peut-être était-ce un défi que s'était lancé la jeune femme à elle-même. Emma poserait ses questions plus tard, elle pouvait voir Regina déglutissant lentement devant elle pendant qu'elle attachait le phallus via les sangles à sa disposition, qui n'avait pas vraiment envie d'attendre ni de s'expliquer sur le sujet.
Emma se pencha sur la brune, prenant dans sa main droite le phallus pour la pénétrer, elle écarta une jambe de la jeune femme et la plaça sur son épaule. Délicatement, avec l'autre main, elle caressait l'entrée trempée, faisant courir ses doigts sur les lèvres gonflées, frôlant le clitoris puis creusant doucement l'ouverture. La pénétration était douce, Emma essayait d'être délicate, de ne pas forcer la femme qui ici, lui offrait une chose unique, un plaisir que sans doute aucun homme ou aucune femme n'aurait jamais à loisir de partager avec la brune.
Regina la choisissait « elle », pour se réconcilier avec son plaisir et son envie de vivre. Le doux passage se mouilla, s'ouvra, le phallus s'enfonça. Emma était hypnotisée par ce qu'elle faisait, pourtant ça n'était pas la première fois, mais l'étrangeté de la situation lui faisait vivre cela comme si c'était le cas. La brune sentait l'objet en elle, elle faisait totalement abstraction de l'aspect masculin, c'était Emma, c'était Emma en elle, c'était Emma qui allait la faire jouir.
Il n'y avait pas de discours, rapidement ce ne fut juste que des gémissements, des prénoms sur les lèvres. Les bassins ondulaient à nouveau, c'était lentement qu'Emma allait et venait, c'était puissant et doux. Il n'y avait pas de déchaînement hâtif, elle n'aurait fait rien qui aurait pu blesser sa reine. Leurs regards se verrouillèrent encore, Emma une main sur une hanche et l'autre sur la cuisse de Regina, la faisait trembler. La brune chuchota :
«-Emma... Mon Emma... Oui. »
Emma ne savait plus très bien où elle était, elle savait qu'elle contrôlait la situation, pour l'instant, mais les palpitations qu'elle commençait à ressentir dans l'entrejambe, lui firent penser qu'elle souhaitait aussi accompagner la brune dans son plaisir. Et c'est ce qui se passa.
Les hanches d'Emma s'activèrent, Regina s'agrippait à son bras, rentrait ses ongles dans sa chair. La blonde caressa le bourgeon rose écarlate et mouillé de la brune de son pouce, le frottant légèrement, le phallus entier rentrait et sortait, juste les cris et les gémissements la guidaient. Les poussées devinrent anarchiques, et les propos des deux femmes inaudibles et incompréhensibles. Le frottement continu du bout du gode sur son propre sexe finit par exciter la blonde, elle savait que c'était une première dans son genre, elle n'avait jamais joui ainsi entre les cuisses d'une partenaire. Regina lança ses jambes autour du bassin d'Emma, qui laissa tomber ses deux bras de chaque coté de la brune, leurs yeux se cherchèrent, se trouvèrent.
La cadence doublée, des cris voluptueux s'échappèrent de la brune. Un « Emma ! » retentit ainsi qu'un « putain.. » de la blonde qui s'écroula sur sa partenaire se firent entendre. Synchronisation parfaite et pas vraiment souhaitée, mais là c'était ce qui était et elles ne s'en plaignaient pas. À ce moment là, leurs cœurs battant l'un contre l'autre, la sueur les collait, les unissait dans un contexte nouveau, les sexes mouillés de plaisir dégoulinant sur les draps, preuves s'ils en étaient que leurs corps avaient fait leurs parts, elles avaient du mal à reprendre leur souffle.
L'une et l'autre avaient une idée de la passion, celle qu'on lit dans les livres, elles avaient bien sûr lu des romans décrivant des passions physiques incroyables, pensant sans doute que ce n'était que littérature et délire romantique d'un auteur. A cet instant, elles savaient que cela existait, que c'était là, maintenant qu'elles le vivaient. Une passion dévorante, une sexualité débridée, leur romance n'avait rien d'idyllique mais elles se virent là pleinement dans un partage physique total.
Elles se taisaient et se regardèrent, comme si elles se découvraient pour la première fois, cette part de soi si longtemps cachée à l'autre, dévoilée. Plus qu'une complicité sexuelle, il se jouait là une dimension autre, celle de l'âme. Elles ne le dirent pas, mais pensaient à cet instant, l'une face à l'autre, « elle est mon âme sœur », elles le savaient. Et quand une larme coula sur la joue de Regina, Emma ne dit rien, elle se pencha et du bout de la langue, vint lécher la trace salée. Animal, primaire et éternel, l'acte en lui-même fit sourire la brune mais la touchait au plus profond d'elle-même. Non... Elle n'aurait plus su vivre sans Emma Swan, et cette idée l'enchantait autant qu'elle la terrifiait. Mais cette réflexion viendrait la tourmenter plus tard, car après des caresses et des baisers quelques instants après, leur corps remis de leurs échauffements les invitaient à une autre danse.
Leur nuit fut longue et brûlante et quand Regina s'offrit à Emma à nouveau dans l'attitude la plus soumise qu'elle put, Emma avait l'impression de n'être plus qu'un animal. Les préliminaires furent moins doux, la fente trempée s'ouvrit, elle laissa sa langue lécher l'entrée, elle s'y attela aussi profondément qu'elle put, arrachant des gémissements rauques de son aimée. Elle lapa avec contentement tout ce qui s'écoulait, puis se redressant la pénétra à nouveau. L'objet entre ses jambes était un jouet mais depuis quelques heures qu'il était ainsi, il était devenu un peu plus, tel un troisième partenaire de jeu, il avait pris sa part, manipulé par Emma, il devint improbable qu'elle s'en défasse. Elles n'y pensèrent guère ni l'une ni l'autre, c'était mécanique, mais un mécanisme qui ne fonctionnait bien que parce qu'à ce moment là, l'envie était partagée.
Regina serra le drap avec ses doigts, réunis en un poing fermé, elle n'aimait pas crier autant, mais tout lui échappait depuis une heure de temps, Emma lui faisait l'amour et le faisait bien... Merveilleusement bien. Elle se sentait comme droguée par le plaisir, elle pensa qu'Emma la devinait, savait la faire jouir de toutes les manières possibles et même celles qu'elle n'avait pas imaginé. Les mains de la blonde prirent ses hanches d'assaut, la firent venir sur le phallus dans un rythme implacable, elle sentait sa peau s'échauffer, Emma lui disait des choses, elle en répondait d'autres... Tout aussi crues, tout aussi directes. Emma se voyait énoncer des mots qu'elle n'aurait jamais pensé avouer à la brune, ni à vrai dire à qui ce soit. Regina se tourna légèrement, lui jeta un regard brûlant et elle répondit par un sourire tout en lui déclarant :
«- Je baise ta chatte... Mon amour... »
Ses cheveux blonds flottaient légèrement sur le rythme de son bassin. Regina la regarda et se remit en position, nourrie des paroles de son amante et de son regard. Elle se sentait libre d'exprimer sa passion, les va-et-vient d'Emma et de son jouet diabolique avaient raison d'elle.
«- C'est si bon Emma de te sentir... Tu es là... Tu es là...
- Je suis là ma chérie... »
Puis il n'y eu plus que des bruits mouillés, des corps qui s'entrechoquaient, un orgasme lourd, moite, suintant le sexe. Emma puisa dans des ressources inconnues, voulant délivrer le plaisir ultime à sa partenaire, elle poussa, glissa, tourna en elle, lui offrant tout, tout ce qu'elle pouvait. Et Regina, posant sa main sur la sienne à un moment, s'immobilisa, ses reins lui faisaient mal, elle creusa le dos. Emma écarta légèrement ses fesses, regarda le spectacle impudique. La brune cria encore son prénom, elle aimait entendre cela et ne s'en lasserait jamais.
La brune s'effondra et Emma la suivit, s'affalant sur son dos, se retirant d'elle. Regina ne s'en rendait même plus vraiment compte, la tête dans l'oreiller, sa tête bourdonnait, son cœur ne battait plus, il vrombissait. Elle avait chaud, elle avait froid... Son sexe était brûlant. Emma roula sur le coté, le bras sur son front trempé. Elles ne disaient rien, juste le silence, le bruit de leurs respirations. La blonde avait fermé les yeux, tentant de reprendre vaguement ses esprits. Et ce fut peine perdue quand elle sentit sa compagne bouger à coté d'elle et glisser le long de son corps. « Mon dieu, je n'ai plus la force, elle va me tuer... » pensa Emma les yeux clos. Elle sentit Regina caresser ses cuisses, elle ouvrit les yeux... Un nouveau spectacle s'offrit à elle.
La brune prit le phallus dans sa main, le portant à ses lèvres puis à sa bouche qui se referma dessus. Voir Regina faire cela était un spectacle plus qu'érotique, il y avait une dimension qu'elle-même n'avait osé imaginer. Mieux que l'imaginer, la voir faire la rendit électrique. Son sexe se trempa à la vue de cette fellation, elle tendit la main et caressa les cheveux de l'autre femme. Regina la regardait d'un œil prédateur, jouant avec le sexe du bout de la langue, le suçant et le léchant, provocant Emma du regard. Elle n'éprouvait pas un plaisir inconsidéré mais voir le regard d'Emma s'allumer une nouvelle fois suffisait à faire vibrer son corps et son envie.
Elle délivra par la suite son amante des sangles et du harnais. Elle écarta les cuisses d'Emma et vint enfin récolter les fruits ultimes de leurs jeux... Emma soupira, se laissa faire, se laissa être aspirée entière par cette bouche ; la langue mutine de Regina jouait paresseusement, excitant une dernière fois tous les nerfs. Emma arriva au bout de l'excitation, finit par bouger les hanches frénétiquement, sa main appuyant la tête de Regina un peu plus entre ses jambes. Elle jouit à nouveau. Leurs mains se rejoignirent et leurs doigts se croisèrent dans une dernière extase. La bouche de la brune se remplit du plaisir d'Emma, elle en aimait l'odeur, le goût et la chaleur. Tout était salé et légèrement épicé, c'était Emma... Et ça ne serait jamais personne d'autre. Regina revint au niveau de la blonde, elle partagèrent un baiser doux, lent et tendre. Elles étaient brûlantes. La brune brisa le silence au bout de quelques minutes alors qu'Emma sentait la fatigue la gagner :
«- Tu sais... J'ai... Jamais fait l'amour comme ça.
- M... Moi non plus » répondit Emma, se tournant vers sa compagne.
«- Tu crois que ça sera toujours comme ça ?
- Je le crains » rit légèrement la blonde.
«- Je l'espère » fit Regina en souriant.
«- Madame Mills souhaiterait d'autres plaisirs ? » Demanda Emma, mi-sérieuse mi-plaisantant.
«- Je crois que Madame Mills veut dormir dans les bras de Mlle Swan et... Ne plus penser à rien. »
Emma entoura de son bras sa compagne et éteignit la lumière. Elles se caressèrent tendrement jusqu'à ce que l'ultime barrière de leurs résistances s'effondre. Il n'y eu plus que leurs respirations, puis elles sombrèrent dans un sommeil lourd et réparateur. Persuadées que rien ne viendrait bouleverser ce bonheur neuf, leur conte de fées.
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Au petit matin, le portable de Regina vrombit plusieurs fois, laissant un message. La brune dormait à poings fermés et n'entendit pas. Le bruit qu'il faisait sur la table de nuit la dérangeait et du plat de la main, elle le poussa par terre, le téléphone tomba sur la moquette en faisant un bruit mat. Regina, blottie contre Emma, ne se doutait pas un seul instant que l'auteur du message vocal était une personne avec qui elle n'avait guère échangé depuis des années.
Quand le portable scintilla une dernière fois, le nom s'afficha mais Regina se moquait bien de qui pouvait l'appeler. Pourtant, si elle savait qui avait laissé un message, sa réaction serait sûrement tout autre.
