On m'a demandé de faire des chapitres plus long, le problème c'est que je suis rendue au chapitre 40 ... mais je vais vous en mettre deux pour que ça vous plaise xD Mettez pleins de reviews


*} Chapitre 24 :

Edward : Son pouvoir.

« Maman, tu te rappelles quand t'avais soigné Peggy ? Je ne voulais que toi pour le faire comme t'es infirmière et que je savais que tu allais tout faire pour le guérir.

Et tu avais raison, je l'avais soigné ... il avait une côte de cassée. Il avait fallu que je l'ouvre et que je le soigne. Je me rappellerait toujours la souffrance qu'il a pu ressentir, mais aussi le soulagement qu'il a eut quand il a vu que tout était terminé et qu'il n'avait plus mal. Il s'est amusé à courir partout. Ça te faisait rire. »

La complicité qui existait entre eux était encore plus forte après ce souvenir. Mais moi, j'étais impressionné, elle avait opéré un lapin, et à aucun moment, elle n'avait parlé de comment ça avait pu être dur pour elle. Elle avait l'air de faire passer les autres avec elle. Peut-être que sa force était de pouvoir aimer sans compter, comme Esmé.

« J'ai trouvé !!! »

C'était Esmé qui avait dit ça. Enfin, plus crié. Nous la regardions tous étonné, qu'est-ce qu'il lui prenait. Elle me bloquait ses pensées. Elle que j'avais toujours admiré pour sa maturité avait l'air là comme une gamine de 10 ans qui a eu un bonbon. Esmé s'était maintenant retournée vers Bella. Qu'est-ce qu'elle pouvait savoir sur Bella ? Nous la regardions tous attendant sa réponse, même Bella et Adrien attendaient. C'était pour dire.

« Je sais quel est ton pouvoir Bella. »

Nous les regardions tous étonnés. Elle a un pouvoir ? Nous étions impatients de savoir ce que c'était, sous le regard amusé de Bella. Elle n'avait pas peur que son secret soit découvert. Peut-être parce qu'il étai tellement énorme que c'était impossible de le trouver;

« Et il explique tout ! De ton régime alimentaire à tes manies bizarre.

Merci pour mes manies bizarres ! »

Elle prenait tout ça avec le sourire, alors que nous, nous étions plus que impatient de savoir ce que c'était. Esmé avait l'air de s'amuser à nous faire languir, alors que ce n'était pas du tout son style. Cette mère que nous aimions tant, qui aimait tout le monde d'un amour inconditionnel s'amusait là à nous faire languir, et il est vrai que je ressentais un peu de haine pour elle en ce moment précis.

« Tu as le même pouvoir que Edward. »

Attendez, attendez, retour en arrière, elle avait dit que Bella, ma Belle, avait le même pouvoir que moi ? Elle savait donc ce que pensait tout ceux qui étaient dans la pièce, comme moi. Elle devait bien rire alors intérieurement quand elle avait tout entendu. Mais ça voulait dire aussi qu'elle savait peut-être ce que moi aussi je pensais. Non, ce n'était pas possible. Elle ne pouvait pas ... Elle n'avait toujours pas répondu ni même fait de commentaires à ce qu'avait dit Esmé. Je voulais savoir maintenant si c'était vrai. Ça brûlait tout mon corps. Cette envie de savoir. Envie de savoir si c'était vrai. Je la regardais, mais je ne pouvais pas voir ses yeux et déceler le vrai du faux à l'intérieur.

« Et celui de Jasper et Alice. »

Quoi ? Le même pouvoir que Jasper et que Alice. Je pouvais sentir un peu de fureur en eux. Ils s'étaient crus unique et ce n'était pas le cas. Elle avait nos trois pouvoirs. Elle est puissante, plus que ce qu'on pouvait imaginer. Elle nous avait bien manipulé, sachant exactement ce qu'on pensait, ressentais, et comment nous allions réagir. Je me sentais trahis par celle que j'aimais. J'avais l'impression d'être le seul d'entre nous à avoir ce sentiment pour l'autre. Adrien aussi avait l'air surpris et la regardait d'un air étonné, mais il avait toujours sa main dans la sienne. Il ne l'avait pas quittée. Comme si peu lui importait ce qu'elle pouvait avoir comme pouvoir.

« Mais toi, ce n'est pas pareil. »

Les mots de Esmé étaient dit au fur et à mesure, laissant un espace insoutenable. C'était frustrant de ne pas connaître la suite, d'en savoir plus. Ce n'est pas pareil ? Dans quel sens, je voulais savoir, le plus vite possible. Je n'étais pas le seul, tous dans la pièce voulait savoir.

« C'est pour les animaux ... c'est pour ça que les ours t'aiment bien et te laissent les approcher, la dernière fois, quand tu parlais à on ne savait qui, c'était un animal non ? Et c'est aussi pour ça que tu ne tues pas les animaux vivants, que tu as empêché Jasper de le faire, sinon tu aurais souffert comme il peut souffrir quand l'un de nous a mal. »

Ce n'était pas possible de ressentir les sentiments des animaux. Je ne pouvais m'imaginer comment ça pouvait être. Et pourtant, tout ce qu'avait dit Esmé était possible. Elle avait regroupé tout ce qu'elle avait pu observer de Bella. Elle était la seule à lui avoir apporté autant d'attention. Elle avait été la seule à ne pas avoir été brouillée par tout ses sentiments. Bella, ma Bella, qui s'éloignait de moi intérieurement de plus en plus, je pouvais ressentir le fossé qui s'agrandissait. Mais elle, elle souriait. On ne pouvait pas lire ce qui se passait sur son visage, et pourtant, nous avions besoin d'une réponse. D'un oui ou un non, mais un quelque chose.

« C'était un écureuil. »

Elle n'avait pas dit un oui ou un non, mais nous avions tout de même compris la réponse. Elle pouvait lire, sentir et voir les pensées, sentiments et futur des animaux. C'était assez étrange. Je n'avais jamais rien vu de similaire dans mon passé de vampire. J'étais à la fois content qu'elle partage un de mes pouvoirs, mais frustré. J'avais envie d'en savoir plus. J'étais maintenant curieux de savoir à quoi pouvait penser un écureuil, une fourmi ou tout autre de ces animaux. Je voulais être comme elle, je la jalousais.

« C'est pour ça que je n'ai pas le même régime que vous ... lorsque vous tuez un animal et que je ne suis pas très loin, je sais tout ce qu'il pense. Je peux voir sa mort, et c'est trop horrible pour moi à supporter. Je n'ai tué que trois bêtes dans ma vie, toutes ma première année. La première fois, c'était tellement dur que je n'ai pas but de sang pendant presque 4 mois, je ne pouvais fermer un œil sans voir le massacre que j'avais pu faire. »

Adrien qui était à côté d'elle la prit dans ses bras. J'avais envie de le faire aussi, mais je ne savais pas si elle l'accepterait. Je voulais juste pouvoir la tenir dans mes bras, mais était-ce trop en demander ? Pouvoir sentir son parfum. Il est vrai que je voudrais certainement en faire plus, l'embrasser et tout ce qui m'avait manqué. Toutes ces petites choses auxquelles j'avais rêvé. Toutes ces petites choses qui me titillaient. J'avais envie de le faire. Elle reprit la parole.

« Je pense que je peux enlever mes lunettes maintenant. »

Elle joignit la parole au geste. Elle enleva ses lunettes pour les mettre sur sa tête, comme un serre-tête qui retenait ses cheveux. Je les regardais, comme s'il n'existait plus rien autour, comme si elle était la seule dans la pièce. Comme si personne ne pouvait venir me déranger dans la contemplation. Ils étaient magnifique. Je n'en avais jamais vu de tel. Ils étaient verts émeraude. Je pouvais me plonger dedans, mais je n'arrivais tout de même pas à lire en elle. Je ne connaissais plus les expressions qu'elle pouvait avoir. Je ne connaissait plus la teinte que pouvaient prendre ses yeux selon qu'elle soit heureuse ou malheureuse. Ce que je voulais faire. J'en avais envie. J'avais envie de pouvoir regarder ses yeux pendant des heures et des heures. Mon regard s'en dévia un peu pour retomber sur sa bouche. J'avais envie de pouvoir la caresser, de pouvoir l'embrasser. Elles me faisaient envie plus que toute autre chose au monde. Le fait qu'elle enlève ses lunettes et de voir ses yeux m'avaient rassurés. J'étais maintenant sûr qu'elle n'avait tué aucun humain. J'en étais content. Je ne me laissais pas à écouter les pensées des autres, j'étais bien trop occupé par les miennes. Toutes lui étaient dédiées. J'aurais aimé être à la place de Adrien qui était dans ses bras, blotti comme le serait un enfant dans les bras de sa mère. Mais elle l'était apparemment. J'aurais tout donné pour qu'elle me regarde comme elle le regardait. Je ne voyais que par elle, mais elle ... c'était comme si elle m'avait oublié. Je n'avais jamais réussi à le faire. Elle est tout ce que j'ai. Jamais rien au monde ne pourra venir la remplacer dans mon cœur, même avec la plus grande volonté.

Je me laissais maintenant à regarder la réaction que pouvaient avoir les autres. Ils étaient comme moi stupéfaits. Je m'attardais plus sur Carlisle. Il était vampire depuis assez longtemps, et le fait de voir une vampire avec de tels pouvoirs était assez stupéfiant. Je me doutais qu'il voulait en savoir plus quand à la couleur de ses yeux. Il n'en avait jamais vu de tel.

« Bella ... ça peut paraître indiscret, mais je voudrais savoir ce de quoi tu te nourris.

B – T'as envie de savoir hein ! »

La jeune fille rigola. Ce rire était magnifique. C'était une douce mélodie que j'avais envie d'entendre et d'entendre à l'infini. Rien ne pourrait reproduire un si beau son. Il émanait d'elle et c'était ça qui le rendait encore plus spécial. J'aurais envie de l'entendre des heures et des heures, mais j'étais aussi jaloux, je n'étais pas le seul à l'entendre, j'aurais aimé qu'il me soit destiné, qu'il soit seulement mien, comme j'avais envie d'être sienne. Elle était toute ma vie et plus je la voyais, plus je m'en rendais compte. Je m'en voulais encore plus d'être partis et de l'avoir laissée seule dans cette foret un siècle plus tôt. Je n'aurais pas dû. Et je le regrettais amèrement maintenant.

« En fait, je mange de la viande, bien saignante ... je ne peux pas tuer un animal, sinon ça me tuerais intérieurement aussi. Je n'ai pas voulu tuer d'humains non plus ... donc, c'est ma nourriture.

C – Mais tu n'es pas attiré par le sang ?

B – Ça me brûle la gorge, il est vrai, mais je n'en ai pas envie. Je n'en ai jamais goutté, donc je ne suis pas plus que ça tenté, je ne sais pas le goût que ça peut avoir.

C – Mais ça m'étonne quand même, il m'a fallu des années pour pouvoir exercer mon métier et pouvoir me contrôler.

B – Mais moi, ça s'est fait tout seul. Je peux éponger des litres de sang sans que ça ne me fasse rien.

C – J'aimerais bien en parler plus longuement avec toi.

B – Peut-être , un jour, il faut que j'y aille maintenant.

A – Maman ?

B – Oui Adrien, tu ne crois quand même pas que je vis toute seule. »

Elle déposa un baiser sur le front du jeune homme tout en se relevant. Je le suivais et la couvais du regard. J'aurais aimé qu'elle me fasse un signe, le plus petit ferait l'affaire. Juste histoire de savoir si elle ressentait encore quelque chose pour moi. Savoir si je n'étais pas totalement parti de son cœur. Si, comme pour moi, j'étais la prunelle de ses yeux, car pour moi, elle l'était. J'étais curieux aussi de savoir si, sa couleur préférée était toujours la couleur de mes yeux. J'aurais aimé. Mais elle semblait si distante et détachée de moi. Comme si le lien qui nous avais uni autre fois avait disparu. Mais je ne le voulais pas, ça faisait trop mal. Je la regardais de ce regard implorant. L'implorant de juste me regarder. Et ce fut comme si mon rêve était exhaussé, elle me regarda. Je pouvais me plonger dans ses yeux, dans sa prunelle. Je l'avais tant vu faire autrefois dans les miens et je n'avais jamais compris ce qu'elle pouvait ressentir dans ces moments, mais là, je savais. C'était tout ce bien être intérieur que l'on pouvait avoir. J'espérais qu'elle pouvait ne serait-ce qu'un peu, ressentir quelque chose pour moi.


*} Chapitre 25 :

Bella : Déménagement.

J'avais commencé à exécuter mon plan, mais là, quelque chose d'assez inattendu arriva : Adrien, j'avais été sa nourrisse pendant 3 ans. Ses parents n'étaient presque jamais là, et je fus la première à qui il dit maman. J'étais restée plus longtemps qu'avec les autres, mais il avait fallu que je parte, ma peau est froide, et à son âge, il pourrait se poser des questions du genre « Pourquoi ta peau est froide et pas celle des autres ? ». Je ne savais pas ce que j'aurais pu répondre à ça. Je ne savais pas si j'étais capable de mentir à un gamin que j'appréciais sans lui faire mal. J'avais fait comme à mon habitude. Mais là, le revoir me faisait bizarre. Il m'appelait maman, comme auparavant, et j'avais pu lire, dans les pensées de certains animaux, que c'était la première fois qu'il le disait, ça se voyait aussi sur la tête des autres à vrai dire. Après mon départ, j'avais été remplacée, aisément, mais je ne savais pas s'il avait dit ce mot à la personne qui le gardait. Je ne l'avais jamais entendu dire maman à sa vraie mère. Je ne savais même pas s'il l'avait dit un jour. Je n'étais jamais allée voir ce qui s'était passé pour lui après, après tout, ce n'était qu'un gamin parmi tant d'autres. Mais il allait me servir. Je savais très bien qu'il n'avait rien fait pour me briser, mais eux si, et il faisait partie de leur famille. J'avais très bien pu lire dans leurs yeux qu'ils tenaient à Adrien. Si je le faisais souffrir, ils en souffriraient sûrement d'autant plus. Je ne savais pas comment j'allais procéder, ni même quand. Je ne savais pas si j'aurais la force de le faire. Je ne savais pas si j'étais capable. Après tout, j'étais restée la même faible humaine. Non, il est vrai, j'avais changé. Je n'étais plus la Bella de l'époque. Cette fille était morte, en même temps qu'il m'avait quittée. Il ne fallait pas espérer la ressusciter non plus. Je ne savais même pas si une part d'elle était restée en moi.

Une fois arrivée dans la demeure où je logeais, je pus voir que la mère était dans un fauteuil, tenait n'importe comment le gamin, le père lui était en train de travailler, comme d'habitude. Je fis un sourire à la femme, mais elle ne me répondit pas. C'était comme si elle ne me voyait pas. J'en avais marre de cette famille. Je comprenais parfaitement pourquoi toutes celles qui m'avaient précédées avait déposé leur lettre de démission. C'était la première fois que je tombais sur une famille aussi désagréable. Je n'avais pas envie de rester. C'était décidé, j'allais me trouver un autre boulot. Essayer de trouver quelque chose qui me permettrait d'avoir mon appartement, mon chez moi. Ça me manquait d'avoir un endroit où personne ne viendrait me déranger. Où je n'avais pas à penser à mon travail. J'avais mis assez d'argent de côté pour pouvoir avoir un appartement. C'était décidé, j'allais en chercher un et après déposer ma démission.

Je pris une carte pour voir où je pourrais déposer mes bagages. Je vis une ville, assez grosse pour être éloignée de la foret et des vampires tueurs d'animaux, et assez proche pour que je puisse les revoir et me venger. Mon doigt pointa sur Colombia. Parfait. C'était ma destination. Il fallait que je m'achète une voiture aussi. Depuis que j'étais vampire, j'aimais la vitesse, en courant, mais j'étais encore assez précautionneuse pour ne pas aller trop vite en voiture. Pas que j'ai souvent eu à conduire, mais je ne voulais pas trop changer mes habitudes. J'allais donc chez le garagiste du coin pour commander ma voiture. Je fis le tour, pour trouver celle qui me plairait et qui n'était pas trop cher, et pas trop consommatrice d'essence. Pourquoi pas une hybride tiens ? Il y avait une hybride Indsight de Honda, grise. Elle était assez grande pour mettre toutes mes affaires, je pourrais ainsi déménager sans problème. Elle était un peu classieuse il est vrai, mais je pouvais me faire plaisir pour la première voiture que j'achetais avec mes sous, gagnés par mon dur labeur, ce dernier siècle. Après avoir trouvé celle qui me correspondait, j'allais dans le cabinet d'avocat qui me faisait mes faux papiers, et oui, j'avais trouvé un avocat qui, moyennant une grosse somme d'argent me faisait des papiers. J'avais décidé de prendre un nouveau nom, 21 ans, et oui, j'arrivais à paraître cet âge. Cette identité pourrait me permettre de passer au moins, 4 ou 5 ans inaperçue .je pouvais aller jusqu'à 27 ans, mais c'était un peu exagérer, je prétendais avoir gardé ma tête de jeune fille ou disais utiliser de ces crèmes pour rajeunir. C'est avec tout mes nouveaux papiers en mains, carte d'identité, permis, que j'eus ma nouvelle voiture. Je souscrivis à une assurance classique. Je ne pensais pas que j'allais faire trop d'accidents, malgré ma maladresse humaine, je l'avais tout de même perdue en étant transformée. C'était un bon point ça. Un bon point parmi tant de mauvais.

J'eus ma voiture immédiatement et j'en fus contente. Pour une fois, je n'allais pas passer mon jour de congé chez les Cullen, mais j'allais aller à Colombia. Il me fallut quelques heures pour y arriver, mais ce n'était pas grave. J'allais mener là-bas, une nouvelle vie. Enfin, juste pendant la semaine, parce que je devrais retourner voir les autres sinon. Le fait d'avoir un peu de compagnie et de ne pas être tout le temps seule était assez agréable il faut l'avouer. Mais il ne fallait pas qu'elle oublie son but premier, même si elle avait une sacrés tendance à le faire en leur présence. Ça lui rappelait tout ses bons moments quand elle était humaine, et son cœur prenait le dessus sur son esprit dans ces moments-là.

Une fois arrivée là-bas, je me dirigeais vers la première agence de voyage, et en fit plusieurs avant de trouver quelque chose de pas trop cher, dans un endroit assez fréquenté où je pourrais facilement trouver du travail. C'était mieux d'être dans des endroits où je pourrais avoir des opportunités, voir en sortant de mon appartement là où il y a besoin de personnel. Mon appartement se trouvait dans le centre. Il comportait un séjour, avec un bar cuisine ouvert sur le séjour. Une chambre à coucher et une salle de bain. Ce qu'il me fallait. Il était pile de la taille dont j'avais besoin. Je l'avais visité et j'avais signé les papiers, une bonne chose de faite. J'avais maintenant un toit. Ils ne me restait plus qu'à rentrer, faire mes bagages et donner ma démission. J'eus une idée, peut-être que je pourrais leur dire leurs quatre vérités en face, ça ne pourrait leur faire que du bien, et peut-être qu'ils seraient plus agréables avec la prochaine nourrisse qu'ils engageraient. Sinon, elle ferait comme les précédentes. À ce que j'avais entendu, j'étais celle qui étais restée le plus souvent, et bien j'allais marquer mon départ.

Conduire était un peu comme un automatisme, je n'avais pas réellement besoin de réfléchir. J'étais arrivée devant la grande bâtisse qui appartenait à mes employeurs. Je rentrais dans la maison, et sans leur jeter un regard, je montais et préparais ma valise à vitesse vampirique. Je n'avais pas tellement d'affaires, et en une minute, elle fut bouclée. Je prenais aussi tout les objets que j'avais pu accumuler avec le temps. Je descendais avec mes valises sous le bras, allais les mettre dans le coffre de ma voiture qui était garée juste devant et rentrait. Je fus interrompue par la femme.

« Dîtes, c'est quoi cette voiture dans l'allée ?

B – C'est la mienne, je déménage. »

Elle avait un soda à la mais et recracha le tout. Elle me regardait avec un air ahuri.

« Vous pouvez répéter ?

Vous avez très bien compris, je démissionne.

Mais vous ne pouvez pas ...

Bien sûr que si je peux ! Votre gamin est chiant, chiale tout le temps il ne veux même pas être propre. C'est le pire que j'ai vu de ma vie. Et vous. Parlons en de vous ! Vous ne savez même pas comment tenir un gamin dans vos bras ! Vous auriez dû prendre un animal de compagnie au lieu de faire un gamin vous savez ! »

La bonne femme avait l'air soufflée qu'on ne la vénère pas. Tout le monde le faisait dans son entourage, espérant pouvoir obtenir sa villa pendant une semaine, des bijoux, des robes, des invitations ou tout autre. Mais moi, je n'avais pas besoin de tout ça. Aucune raison de jouer la lèche-botte. J'étais partie, sans un regard de plus pour elle, la laissant seule, les bras ballants. Elle l'avait bien mérité après tout. Je montais dans ma voiture, mettais le son à fond et partait. Je quittais enfin cette prison. Je balançais ma tête et chantais à tue tête sur le chemin de mon nouvel appartement. De mon chez moi. Ça faisait du bien de dire ça : mon chez moi. Une nouvelle sensation, agréable. Bien sûr, il faudrait que je trouve un travail pour pouvoir subvenir à mes besoins, mais j'avais encore un peu d'argent de côté pour pouvoir vivre un mois ou deux. Je ne voulais pas dépenser toutes mes économies non plus. Il fallait que je les garde au cas où. J'avais déjà beaucoup dépensé entre la voiture et les trois mois de loyer de mon appartement.


*} Chapitre 26 :

Bella : Ma nouvelle vie.

Ce n'était pas la première fois que je changeais de vie, au grand non. Mais c'était un peu nouveau pour moi que d'habiter dans mon chez moi. De devoir faire le ménage que pour moi. De n'avoir à me préoccuper que de moi. De n'en avoir rien à faire des autres. Personne pour me donner d'ordre, personne pour me déranger. Enfin, ça avait été comme ça la première semaine, parce qu'à ne pas dormir, je m'ennuyais réellement. J'étais passée voir les Cullen, faire un petit bonjour et me balader un peu avec Adrien, ces balades avaient l'air de lui faire plaisir, son sourire s'étirait de jour en jour comme sa confiance en lui. Je ne leur avais pas parlé de mon déménagement. Je ne voulais pas que les filles décident de se faire un week-end chez moi pour pouvoir faire du shopping dans le coin. Je n'avais pas oublié Alice et sa manie du shopping. Je n'étais pas du tout prête à lui servir de poupée barbie une nouvelle fois. Je me rappelais trop bien quand elle m'utilisait. Ça pouvait durer des heures et des heures, et avec elle, mieux vaux céder tout de suite, sinon, on en a pour des heures et des heures. Et de toutes manières, au final, elle y arrive.

Alors que je marchais dans les rues, à la quête d'un bon boucher, parce qu'on ne pouvait pas dire que la viande du supermarché du coin soit extra, et puis ça faisait un peu bizarre de venir seulement pour acheter de la viande, sans acheter de garniture pour aller avec. Je rentrais dans une boucherie que j'avais repérée dans un coin de rue. Une personne était déjà devant moi, et discutait avec le boucher, qui devait être aussi le patron de l'établissement. J'en captais des bribes.

« Tu pourrais pas mettre ça en affiche ? Une des serveuses m'a lâché, et là, faut que j'en retrouve une d'urgence parce que c'est un peu le bordel, manque de personnel.

Ouais, je te fais ça. Mais tu sais pourquoi elle est partie ?

Elle est tombée enceinte et est allée retrouver son petit copain ailleurs ... la prochaine, je la prends célibataire ! »

Le mec devant recherchait une employée, et justement, il fallait que je me trouve un boulot. Je me racla la gorge et les deux hommes me jetèrent un coup d'œil.

« Excusez-moi, mais j'ai entendu votre discussion, et je cherche un emploi en ce moment justement, alors je me demandais ...

Vous êtes célibataire ?

Euh ... oui.

Vous avez déjà fait serveuse ?

Oui.

Alors vous êtes engagée ! Demain 8h00 à cette adresse. »

L'homme arborait un grand sourire. Il avait l'air content, et je l'étais aussi. Je n'avais pas beaucoup fait de service, on m'y avait mis une fois dans un hôtel dans lequel je travaillais parce qu'il manquait une serveuse, et je m'étais plutôt bien débrouillée. Il m'avait tendu une carte de visite que je pris. Voilà une bonne chose de faite. Bien sûr, ce job ne m'occuperait peut-être pas assez, mais je pourrais peut-être m'en trouver un autre. Comme ça, je gagnerai assez pour me payer un petit voyage. Parce que oui, je rêvais de faire un voyage, de voir du monde. Ça faisait un siècle que j'étais vampire et je n'avais même pas vu le monde. J'étais restée dans l'état de Washington sans jamais m'écarter des rocheuses. Ce n'était déjà pas une vie des plus agréables quand on est humain, mais quand on est vampire, le besoin de voir du pays se ressentait vraiment. Mais j'arrivais tout de même à ne pas me créer de routine en déménageant, en rencontrant du monde, faisant des boulots différents et toutes autres choses du style. Je n'avais jamais eu ce genre de job, ce serait nouveau pour moi. J'aimais tout ce qui était nouveau, les nouvelles expériences. Ça pouvait arrêter de me faire penser pendant un instant que je vis mes 17 ans depuis un siècle. Que je ne vieillirai jamais. Je resterai continuellement au même âge.

Je fis ma commande au boucher, puis partit rejoindre mon appartement. Certaines personnes me regardaient un peu bizarrement étant donné que je portais des lunettes de soleil, mais je pouvais entendre ce qu'ils se chuchotaient. « Tu penses que c'est une actrice ou un mannequin ? ». Ces réflexions me faisaient rire. Surtout quand on voyait comment j'étais humaine. J'étais ce qu'il y avait de plus banale, la fille qu'on ne remarque pas, et ça m'allait très bien. Maintenant, il fallait que je me débrouille pour essayer de ne pas me faire remarquer; mes lunettes de soleil étaient certes voyantes, mais de ne pas les mettre, était un peu risqué. Et oui, mes yeux verts rugby ne passaient pas inaperçus. Si je me mettais à regarder quelqu'un qui me regarde, il risquerait de plonger son regard dans le mien, et alors, de se poser des questions. Et je ne préférais pas que ça se fasse. C'était aussi mon intimité de vampire. Ils regardaient déjà tout mon corps en l'enviant, je n'allais pas leur donner autre chose à envier non ?

Le lendemain matin, après avoir pris mon repas, c'est à dire de la viande, j'allais au rendez-vous. C'est avec un peu d'avance que j'arrivais, mais ça faisait toujours mieux d'être en avance que d'être en retard. L'établissement était un café qui vu de l'extérieur avait l'air assez sympa et chaleureux, mais en rentrant à l'intérieur, on pouvait voir qu'il n'était pas un simple café. Au fond, il y avait des pistes de danse pour permettre sûrement aux jeunes et couples de s'amuser. Enfin, je verrai ça avec le temps. Le patron que j'avais rencontré la veille vint m'accueillir.

« Bonjour, vous avez des préférences pour les heures de service ?

Non, je n'ai pas d'obligations donc c'est bon.

Alors pour aujourd'hui, vous allez travailler de 10h à 17h, mais demain, vous ferez le service de 17h à minuit, ça vous va ?

Parfait.

De petites pauses, pas deux serveurs en même temps, et juste pour aller aux toilettes. Vous fumez ?

Non.

Bien. Sinon, le salaire est de 2000$ par mois.

D'accord.

Alors au travail ! »

Ça allait être le travail qui me paierait le mieux. Finalement, j'allais peut-être pouvoir encore mettre de l'argent de côté. Et sûrement trouver un autre travail aussi, comme ça, je me ferais plus d'argent, pour le jour où je voudrait m'acheter une maison. Et oui, je comptais m'acheter une petite maison, rien de plus. C'est vrai, une maison quand on est seul, mais je voulais avoir un chez moi qui le reste pour l'éternité. Pas besoin de payer tout les mois, ce qui me reviendrait plus cher, et pourrait éveiller les soupçons si je reste 100 ans dedans. Bon, il est vrai, il faudrait que j'ai plusieurs maisons pour pouvoir alterner entre elles pour ne pas paraître suspecte mais bon ... je pourrais toujours faire croire que je suis la petite fille après. Mon nouvel employeur vint m'interrompre dans mes songes.

« Au fait, vos jours de congés sont le dimanche et le lundi, ça vous convient ?

Parfait ! »

J'étais aux anges. Bien payée et en plus de ça, j'avais deux jours de congé par semaine, pas un toutes les deux semaines, c'était vraiment le meilleur boulot que j'avais eu depuis longtemps.

Ma journée se passa normalement, bien sûr, en étant la nouvelle, beaucoup de regards se tournèrent vers moi, mais je les ignorais tout simplement. J'avais entendu des remarques sur ma beauté, mais n'y avait pas prêté plus attention que ça. Je n'avais renversé et cassé aucun verres. Une personne normale ne s'en réjouirais pas, mais une personne qui était aussi maladroite que moi ne pouvait que s'en réjouir. Ne pouvait être que heureuse et fière de ne plus avoir deux mains gauches et deux pieds pareil.

Alors que je rentrais à mon appartement, je pus voir une affiche qui attira mon œil. C'était une petite maison à vendre. Je tombais tout de suite sous le charme. Je notais l'adresse dans ma tête et allait à ma voiture pour me rendre dans la petite ville où se trouvait la maison. Je trouvais assez aisément la maison. Et pourtant, elle se fondait dans le paysage. C'était comme si elle était née en même temps que la foret. Elle me plaisait. Je le savais, c'était la maison que je voulais. Je ne pourrais peut-être passer que 5 à 10 ans par siècle dans cette maison, faisant croire que j'étais la petite fille de la précédente, mais ce n'était pas grave. Je me trouverais d'autres maisons comme ça, peut-être qu'il me faudrait plusieurs siècles pour me constituer ma panoplie de maisons, mais je m'en fichais. Je pourrais aller dans des villes différentes en attendant, m'amuser un peu. En fait, il faudra toujours que j'aille visiter de nouveaux endroits pour ne pas tomber dans la routine. Ça avait peut-être ce côté rassurant, mais c'était d'un ennuyeux pas possible. Et oui, la gentille humaine Bella n'était plus dans moi. Je ne bégayais plus, et surtout, je ne m'inclinais plus au premier regard de Edward, une première pour moi. J'avais été contente de voir que je n'ai plus cette seule envie de tomber dans ses bras, que j'étais aussi soignée de ce côté là. Je n'avais plus cette influence. Il ne m'éblouissais plus comme il avait pu le faire avant.

En rentrant à mon appartement, j'allais voir l'agence pour pouvoir acheter la maison, j'étais la seule à être venue pour cette maison, et ma proposition fut acceptée directement. Je n'avais pas joué avec les prix. Je ne voulais pas risquer de ne pas avoir cette maison. Elle était devenue si importante à mes yeux. Une fois sûre que j'avais ce nouveau chez moi, je rentrais à mon appartement et faisait les cartons que j'avais déballé peu de temps auparavant. J'irais voir le lendemain après midi le propriétaire pour lui dire que je partais et pour lui demander de me rembourser ma caution. J'en aurais sûrement besoin pour me payer ma nouvelle maison.

J'avais décidé d'aller faire une petite surprise aux Cullen et d'aller les voir. Ils venaient de recevoir leurs diplômes la veille, et j'étais à peu près sure que ma venue leur serait agréable. Ma voiture était restée garée devant ma nouvelle demeure. C'est en courant que je me dirigeais vers chez eux. L'euphorie d'avoir ma nouvelle maison était toujours présente. Mais soudain, une douleur me prit dans la jambe et me fit tomber. Ma vision devint floue, pour voir une scène que je n'aurais jamais pu imaginer. C'était un ours, un de ceux que j'avais présenté à Esmé quand il était encore bébé. Il se faisait attaqué, par un vampire. Je pouvais voir la scène, ressentir les sentiments de l'ours et entendre toutes ses pensées. C'était comme si j'étais moi-même présente. Je pouvais ressentir tout les coups. Je vivais la scène. Le vampire avait largement le dessus sur l'animal. Ses crocs s'enfoncèrent dans le cou de sa victime pour l'achever. Je me sentis défaillir, et m'effondrais sur le sol. J'étais à terre, inconsciente.