HELLO HELLO ! COMMENT CA VA BIEN LES GENS ?

Sonia : Enlève le capslock, Célia.

Hum, oui... Donc voilà un nouveau chapitre ! Il est plus court que celui d'avant, mais j'espère qu'il vous plaira quand même ! Je tenais à e poster avant de partir en vacances, c'est pour ça que j'ai pas pu écrire des pages et des pages.

Je vous laisse à votre lecture, et je vous retrouve en bas, pour quelques explications ainsi qu'une réponse aux rewiews (parce que oui, maintenant, je vais répondre à chaque chapitre ! Je prends de bonnes résolutions !)


Ils courraient.

Après avoir réalisé que Valentin était peut-être en très mauvaise position, ils s'étaient dépêchés de se rendre au manoir du fan de sandwiches, qui se trouvait à Londres. Et sachant que nos chers amis avaient été téléportés à Cardiff par une bande de gentils messieurs avec des ailes – parce que oui, les téléporter plus près de chez eux aurait été trop simple ! - cela leur prit du temps pour arriver à destination.

Ils avaient fait du stop, utilisant deux très bons arguments, ceux d'Allisson – je vous laisse réfléchir pour celle vanne là, prenez votre temps – et avaient fini par débarquer à Londres.

Et maintenant que le manoir était en vue, ils courraient.

Ils défoncèrent la porte, parce que c'est ce que font les héros cool, et se ruèrent à l'intérieur du manoir, faisant sursauter une demi-douzaine de serviteurs.

Oui oui, des serviteurs. Valentin s'emmerde pas. C'est une feignasse.

- Est-il là ?! S'écria Allisson en empoignant fermement les épaules d'une femme de chambre et en la secouant comme un milk-shake.

- Qu-qu-qui ? Eut du mal à articuler la pauvre femme.

- BAH VALENTIN !

- M-Monsieur est à l'é-l'étage.

Nos héros se regardèrent tous, tandis que le soulagement les envahissait. Valentin allait bien.

Mais peut-être pas pour longtemps.

Ils se précipitèrent donc dans les escaliers, et se mirent à défoncer toutes les portes pour trouver la pièce dans laquelle était leur ami – vous savez, truc de héros cool et tout ça...

Ils tombèrent finalement sur le brun, assis paisiblement sur son lit.

Lit en forme de jambon-beurre. Si, je vous assure. Ce taré dormait dans un putain de sandwich en métal. Où allait le monde ?

- Les filles ? Monsieur-fort-trop-flippant ? Gamin-grognon ? Qu'est-ce que vous faites là ?

- Je rêve où il m'a appelé « gamin grognon » ?! S'insurgea Ciel.

- OHHHH VALENTINNNNN ! Geignit Sonia en faisant un grand geste des bras très théâtral. Nous t'avions cru perdu pour toujours, sans aucun espoir de retour ! Nous nous apprêtions à faire notre deuil, à souffrir pour le restant de nos jours, à...

- Ouais ouais ta gueule, la coupa la plus grande des fillettes. Tout va bien Val ?

- Bah oui, pourquoi ça irait pas ? Questionna le blaireau de service d'un ton un peu bêbête.

- Oh, non, juste comme ça. Après tout, c'est pas comme si on s'était fait capturés par des anges maléfiques, qu'on avait joué une partie de Loup-garou mortelle et que j'avais failli être asphyxiée, hein, fit Célia sur le même ton que le jeune homme.

- Genre Valentin, t'as un caleçon avec des hot-dogs dessus ? S'étonna Sophie en sortant un sous-vêtement d'un tiroir de la chambre.

- Ouh, attention, les jambons-beurres vont être jaloux... ne put s'empêcher de lâcher la brunette du groupe.

- EH ! Fouille pas !

- Ne te préoccupes pas de Sophie, et écoute-moi, exigea le comte de sa voix froide et hautaine. Personne ne t'a attaqué depuis notre mésaventure avec les démons ?

- Oh non, ça, ça ne risque pas ! Lança le jeune homme avec un grand sourire. Après tout, Lili me protège !

Nos héros eurent un petit bug.

- Euh... Qui est Lili ? Demanda prudemment la blondinette du groupe en reposant le caleçon à sa place.

- Bah, mon amie Lilith.

- Attends... Lilith comme... Commença Célia, avant d'être interrompue par Sebastian.

- Est-elle rousse ?

- Oui. Vous la connaissez ? Questionna le garçon.

Le majordome démoniaque, Ciel et la fillette à lunettes se regardèrent dans les yeux avec une mine effondrée.

- Euh, on nous explique ? Fit Allisson.

- Lilith, lâcha Célia d'une voix blanche.

- Ouais bah quoi Lilith ? Ok c'est un nom original, mais c'est pas grave et...

- Vous ne connaissez pas Lilith ? S'étonna Sebastian.

La blonde, la brune et la demi-démone secouèrent la tête.

Ciel, en bon samaritain désespéré par le manque de culture des jeunes filles, se sentit obligé d'expliquer :

- Selon la croyance, Lilith aurait été la première femme d'Adam, avant Eve. Tirée de la terre, tout comme lui, elle se considérait comme son égale, et refusait de se soumettre à lui. Leurs nombreuses disputes ont mené la jeune femme à quitté l'Eden, et elle fut envoyée en Enfer par Dieu pour cela.

- En gros, c'est la première féministe de l'histoire, fit Sonia comme si elle venait de découvrir le sens de la vie.

- Et donc, cette Lilith protège Valentin ? S'étonna Allisson en glissant un coup d'oeil discret au brun qui affichait un sourire niais.

- C'est exact, fit une voix sirupeuse derrière eux.

Tous se retournèrent d'un même mouvement - ce qui aurait pu être très stylé si Sophie n'avait pas hurlé de toutes ses forces en entendant la voix.

Assise au sommet de la commode de Valentin se tenait une femme. Une putain de femme. Une femme magnifique. Enfin, vous avez compris l'idée. Le genre de fille que quand tu la vois dans la rue, tu te mets à pleurer parce que tu ne seras jamais pareille et que ta vie elle est trop nulle et du coup pour te sentir mieux tu manges tout un pot de Ben & Jerry's ce qui t'empêche encore plus de ressembler à la fille parce que la glace ça fait grossir et que t'aurais mieux fait de manger des carottes à la place parce qu'en plus les carottes ça rend aimable et ça fait les fesses roses mais c'est bien moins bon que la glace surtout la Ben & Jerry's parce qu'entre nous ça déchire cette marque et cette phrase est beaucoup trop longue donc je vais mettre un point. C'est mieux.

La demoiselle descendit de son perchoir. Elle était plutôt grande – bien que plus petite qu'Allisson – et pulpeuse. Ses longs cheveux d'un roux flamboyant lui tombaient jusqu'au creux des reins, leur couleur contrastant avec la longue robe noire trèèèès serrée que portait la femme. Ses yeux étaient tellement sombres qu'on ne pouvait distinguer la pupille, noyée dans l'iris. Elle semblait jeune, environ la vingtaine, et tout en elle dégageait une impression de sensualité, de force et de danger.

La femme écarta les bras, et un sourire mutin s'étira sur ses lèvres rouges comme le sang :

- On parlait de moi ?

Tout le monde était bouche-bée. Sebastian fut celui qui se reprit le plus vite – obligé de respecter sa réputation de démon inébranlable – et employa un ton mielleux :

- Lilith. Bien le bonjour. Ça fait une éternité.

- Une éternité ? Oh, tu as toujours eu le goût de l'exagération ! A peine 300 ans se sont écoulés depuis notre dernière rencontre, mon cher.

- Dis, c'est moi où tu connais tous les enfers ? Intervint Célia d'un air blasé, mais les deux démons ignorèrent royalement sa remarque – parce que c'est tellement drôle d'ignorer Célia. Essayez un jour. Ça l'énerve. Et c'est marrant.

- Mais dis-moi, c'est que cette nouvelle apparence te va plutôt bien... Comment t'appelles-tu, sous cette forme ?

- Sebastian.

- Oh, quel nom charmant. Ton maître a bien choisi.

Elle glissa un regard vers Ciel, et lui fit un clin d'oeil. Le comte se figea, de manière imperceptible.

Cette démone ne lui inspirait pas du tout confiance. Ce n'était qu'un simple pré-sentiment, mais il sentait que la demoiselle allait leur causer des soucis.

Pourquoi fallait-il toujours qu'ils tombent sur des aimants à problèmes ?

- Ce n'est pas que cela me déplaît d'échanger des nouvelles avec toi, chère Lilith, mais je souhaiterais te poser quelques questions, si tu le veux bien.

Nos fillettes, qui étaient restées sur le côté et assistaient tranquillement à l'échange, furent surprise par la politesse de Sebastian. D'habitude, il ne s'embêtait pas de telles fioritures avec les autres démons, sauf de manière sarcastique, pour leur montrer qu'il valait mieux qu'eux. Mais là, son ton était respectueux.

Il craignait cette Lilith.

Et Sebastian ne craignait personne.

Du moins sans raison valable.

- Tout d'abord... Que se passe-t-il en Enfer ? Comment nos têtes en sont venues à être mises à prix ?

Lilith éclata de rire.

- C'est une histoire amusante... Après que tu aies tué cette sorte de pingouin se prenant pour un roi, son fils a juré qu'il se vengerait. Parce que oui, il avait un fils.

La rouquine s'approcha avec la démarche d'un fauve d'Allisson et attrapa le visage de cette dernière entre ses longs doigts fins.

- Vous auriez pu être la mère de ce monstre, ma chère. Heureusement que vos amis sont venus vous chercher.

Elle lâcha la fillette, qui était terrorisée – c'est pas tout les jours qu'une démone femme fatale vous attrape le visage avec l'air d'un tigre affamé – et se retourna vers Sebastian, pour continuer :

- Je disais donc, le prince décida de se venger, et fit circuler une annonce. Vous avez du la lire, sinon, vous ne seriez pas ici. Au début, cette annonce ne circula que parmi les castes inférieures de démons. Mais au bout d'un certain temps, l'information commença à remonter aux castes supérieures. Le cercle 3 fut averti, et...

- Et si le cercle 3 est averti, le cercle 2 l'est aussi, compléta Sebastian.

- Exact, mon cher. C'est comme ça que mon mari et moi avons appris que vos têtes étaient demandées sur un plateau d'argent.

- Cela n'explique pas ta présence ici... Une telle « chasse à l'homme » n'aurait pas dû intéresser des démons de cercle 2.

- En effet, elle n'aurait pas dû. Sauf que, vois tu, Samaël, mon cher mari, se trouve être « ami » avec le prince qui veut votre mort... Et il s'est mis en tête de l'aider, en créant des groupes de démons pour vous traquer.

- Ami ? Avec un démon de cercle faible ?

- Oui, tu connais Samaël... Il a toujours été un peu... spécial.

- Excusez-moi, intervint Célia d'une petite voix. Mais, on pourrait savoir ce qu'est un cercle ? Si ça ne vous gène pas bien sur hein.

- Bah c'est une figure géométrique...

- Sophie, je crois pas que ce soit LE BON MOMENT POUR L'HUMOUR. Putain. Jappa Sonia d'une voix suraiguë.

- L'enfer est peuplé de démons, répartis en 10 cercles en fonction de leur pouvoir, expliqua le majordome. Les cercles 10 à 5 contiennent des démons relativement faibles, comme la plupart de ceux que l'on a affronté jusque là. Les « anges », comme vous les appelez, étaient du cercle 7, il me semble. Les cercles 4 et 3 comprennent des démons puissants. Le cercle 2 est celui des démons évoqués dans les textes religieux, comme Lilith, Samaël, ou encore Belzebuth. Et le cercle 1 ne comprend qu'une seule entité... Celui que vous vous plaisez à appeler « Satan », « Le Malin », ou plus simplement, « Le Diable ».

- D'accord... Et bien c'est joyeux tout ça... Marmonna Allisson.

- Tu ne m'avais jamais parlé de ça, Sebastian, déclara Ciel. De quel cercle es-tu ?

Le serviteur ne répondit que par un petit sourire.

- Mais, Lili, intervint Valentin d'un ton sérieux qui lui seyait très mal. Si ton mari veut notre peau, pourquoi as-tu juré de me protéger ?

La rousse eut un immense sourire.

- Parce que j'adore contrarier mon mari.


- On peut me rappeler pourquoi on est en train de marcher dans des marécages ? Maugréa Allisson en essayant de décoller sa jambe prise dans une masse de boue infecte.

- Parce que Miss l'Allumeuse rousse a décidé qu'on irait dans des marécages et on a tous suivis comme de gentils chiens-chiens, expliqua Célia en contemplant le paysage désolé qui s'étendaient autour d'eux.

- AHHHHHHH PUTAAAAAIIIIIINNNNNN.

- Sonia, pourquoi tu gueules ?

- Y'A UN CRAPEAU SUR MA TETE ! ENLEVE-LE, ENLEVE-LEEEEEEEEUUUUH !

- Bouge pas, je le retire.

- PUTAIN SOPHIE TU VIENS DE L'ECRASER DANS MES CHEVEUX ! C'EST DEGUEULASSE.

Nos chers amis se suivaient à la file indienne, indienne, indienne, en marchant en chantant – si cette phrase t'a rappelé Peter Pan, tu regardes trop de Disney – et en suivant aveuglement leur maîtresse à tous, j'ai nommé Lilith.

Lilith qui se stoppa brutalement.

- Vous entendez ?

Nos joyeux lurons tendirent l'oreille. Un chant s'élevait au loin, doux et mélancolique.

- Y'a des sirènes dans ce marécage ? C'est tellement la dèche que ça dans l'océan ? S'étonna Valentin.

- Ce ne sont pas des sirènes, Val, fit doucement Lilith. Mais des Banshees. Et c'est pour elles que nous sommes venus.

Et la flamboyante démone se remit à marcher d'un pas déterminé, ne laissant aux autres qu'un seul choix : la suivre.

Nos z'héros débarquèrent dans une partie plus sombres des marécages, où Lilith se stoppa à nouveau. Conséquence : Célia se cogna le nez tellement fort dans le dos d'Allisson que cette dernière tomba sur Valentin qui eut le droit à un bain de boue gratuit.

Soudain, une forme lumineuse apparut devant eux. Au début, ce n'était que lumière verdâtre, puis elle prit la forme d'une femme à l'apparence cadavérique et aux longs cheveux blancs. Elle commença une chanson, et d'autres lumières apparurent, se transformant chacune en femme et reprenant à leur tour la sombre litanie.

Puis la première à être apparue cessa de chanter, et les autres se stoppèrent aussi.

Lilith s'approcha de la Banshee Suprême – de volaille (Ok, ma gueule) - d'une démarche féline et lui chuchota quelques mots à l'oreille.

- Qu'auront nous en échange ? Fit la créature de sa voix chantante après un moment de réflexion.

- Je guiderais vers vous quelques âmes égarées. En quantité. Ne vous inquiétez pas, je suis connue pour être généreuse.

La créature sourit, dévoilant des dents très pointues – et sûrement très à même de déchirer de la viande. Humaine. Encore vivante. Si vous voyez ce que je veux dire... Puis elle se remit à chanter en chœur avec ses consœurs, et toutes les femmes disparurent d'un coup.

- OK... C'était quoi ça ? Lâcha lentement Sonia.

- Bah c'était des Banshees qui...

- Nan. Ta gueule Valentin. On t'a rien demandé. Du tout. Chut.

- Bah si, Sonia a demandé ce que...

- C'est valable pour toi aussi Sophie. Shh.

Ciel – qui apparemment était enchanté d'être dans des marécages nauséabonds avec une bande de bras-cassés et deux démons – exigea de rentrer. Parce que c'est une petite nature, le comte. Il lui faut de grands espaces luxueux et propres.

Le petit groupe fit demi-tour, et la démone en profita pour expliquer ce qu'elle avait fait. En effet, les Banshees étaient habituellement des messagères de la mort, mais Lilith en avait fait ses messagères personnelles en leur proposant un marché. Désormais, dès qu'il se passait quelque chose en Enfer, dès qu'un groupe de démons suspects déambulait près d'eux, dès que quelque chose se tramait, les Banshees, au courant de tout, viendraient les prévenir. Leur donnant ainsi toujours une longueur d'avance sur leurs « poursuivants ».

- C'est bien, mais je ne vois pas en quoi cela peut nous servir de connaître les ragots de l'Enfer, dit Ciel dubitativement.

- Oh, mes pauvres humains. Vous n'avez toujours pas compris ? Se désespéra Lili avec un grand soupir. Ce n'est pas une simple chasse à l'homme que vous avez déclenché en allant chercher votre amie dans les griffes de ce pingouin...

- C'est une guerre, compléta Sebastian.

- Une guerre ? S'étonna Célia. Juste parce qu'on voulait récupérer notre pote, que Sebby a tué un Roi pour ça, et que du coup son fils est avide de vengeance ? ... Oh oui, en fait, ça me paraît être une raison amplement valable pour commencer une guerre.

- Ouais mais avec votre histoire de guerre y'a un léger problème, intervint Allisson. Si on oublie les Banshees, qui sont de notre côté, on est... 8. ON EST 8. 8 contre la moitié des enfers. Ça vous paraît pas, genre, un peu PAS DU TOUT EQUILIBRE ?

- C'est pour ça, jeune fille, qu'il faut qu'on rallie des gens à notre cause, murmura la rousse. Et qu'on réduise le fils du pingouin en poussière avec leur aide. Ne vous inquiétez pas, j'ai des contacts en Enfer, et je suis douée pour la persuasion. Je peux vous trouver des alliés de poids, et...

Le sol devant eux explosa.

Sebastian se mit devant Ciel et les filles, tandis que Lilith protégeait Valentin, les empêchant d'être blessés, mais la force de la détonation les propulsa tous dans la boue un peu plus loin.

Sonnés, les humains ne réussirent pas à se relever. Les deux démons se remirent sur leur pieds quasi instantanément, cherchant du regard qui leur avait fait ça. Le majordome tendit sa main à Allisson, et l'aida à se relever : de par son statut d'hybride, la demoiselle avait mieux résisté au chocs que ses amies.

Le brun lui fit signe de rester là pour protéger les autres, tandis que lui et la rouquine fouillaient les environs à la recherche du coupable. Parce que les sols n'explosent pas tous seuls – même si on sait à quel point les sols aiment faire du mal à Ciel.

A peine les deux êtres maléfiques tournèrent le dos à la fillette que cette dernière sentit quelque chose se plaquer sur sa gorge. Une chose chaude, comme la paume d'une main. Elle voulut crier mais elle n'y arriva pas. Ce n'était pas la peur qui la bloquait, non : elle n'arrivait littéralement plus à crier. Comme si sa voix s'était envolée. Elle essaya de bouger, de taper du pied, pour attirer l'attention de Sebastian, pour qu'il voit qu'elle était en danger, pour le prévenir, mais elle ne pouvait plus bouger non plus. Quelque chose la maintenant fermement, une chose invisible dont l'emprise était bien trop forte.

Puis, elle vit la gorge de Sonia briller doucement, d'une lumière violette ténue mais bien présente. Et elle remarqua que les oreilles de Célia et les yeux de Sophie brillaient de la même manière.

Allisson, perdue face à cette scène étrange, ne pouvait toujours pas crier.

Puis les lumières s'éteignirent, et la jeune fille sentit de nouveau la sensation chaude sur sa gorge.

Elle hurla, et sa voix jaillit avec puissance.

Le majordome et la rousse accoururent vers elle, et la jeune fille lâcha d'une traite :

- Oh mon dieu ! Quelque chose m'a empêché de parler, je ne pouvais plus bouger! Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais quelque chose était là, avec nous ! J'ai vu les filles briller, j'ai rien compris, oh mon dieu, mais c'était quoi ?

- Briller ?

- Oui, la gorge de Sonia, les oreilles de Célia, et et les yeux de Sophie, il y avait une lumière violette, et je ne pouvais pas crier, je ne pouvais pas vous prévenir !

Lilith et Sebastian échangèrent un regard qui en disait long. Apparemment, ils en savaient plus que la fillette. Au même moment, Ciel et Valentin se réveillèrent et se levèrent. Ils s'apprêtaient à demander ce qu'il leur était arrivé quand les trois autres fillettes se réveillèrent aussi.

- Qui a éteint la lumière ? Fit Sophie.

Le groupe constata avec horreur que les yeux de la fillette étaient comme voilés.

Allisson commença à comprendre.

- Eh, pourquoi je vois rien ? Rallumez ! C'est pas drôle les gars, sérieux... Se plaignait la blonde.

- Sophie, pourquoi tu bouges tes lèvres comme ça ? Demanda Célia en criant presque.

- Qu'est-ce que tu racontes ? Je parle, je bouge pas juste mes lèvres... Maintenant les gars rallumez !

Puis elle eut un moment d'arrêt, et la réalisation la frappa.

- Oh mon dieu... Et-ce que je suis...

- Pourquoi personne ne parle ? Pourquoi est-ce que j'entends rien ? Hurla la bigleuse.

Le groupe vit quelque chose s'agiter dans un coin. Sonia – la chose en question – semblait vouloir dire quelque chose, mais aucun son ne sortait de sa gorge.

- Est-ce que... ? Commença Allisson, comprenant désormais très bien ce qui se passait.

- Oui, répondit Sebastian. Apparemment, la lumière que tu as vu a rendu tes amies muette, sourde et aveugle...

- Et je ne connais qu'une seule personne capable de faire ça... Murmura doucement la démone séductrice avec un regard sombre.

Ciel s'approcha lentement de Célia et s'agenouilla pour être à son niveau – pour une fois que c'était LUI qui devait se baisser...

- Tu n'entends vraiment rien ?

- Le hareng c'est pas bien ? Articula t-elle en tentant de lire sur les lèvres du garçon.

- J'ai ma réponse.

La comte se releva, tendant sa main pour aider la binoclarde à faire de même. Binoclarde qui fut d'ailleurs très surprise par ce geste, avouons-le, inhabituel. Mais qui ne refusa pas la main tendue. Pas du tout même.

De son côté, Valentin attrapa Sophie et l'aida à se mettre debout, la tenant fermement pour la stabiliser, la blonde privée de vision étant en panique totale. Sonia aurait bien lancé un « C'est Finny qui va être jaloux ! », mais elle se rappela qu'elle n'avait plus de voix.

Putain.

- Il faut qu'on trouve le responsable ! Gueula Allisson avec ardeur, triste de voir ses amies dans un tel état.

- Crois moi, je sais qui est le responsable, grogna la démone de cercle 2. Et on ne risque pas de le retrouver en le cherchant. On va devoir attendre qu'il vienne à nous. Car croyez-moi, il va revenir...

Les autres ne posèrent pas de questions, voyant bien que la jeune femme n'était pas d'humeur à détailler. Le fait que quelqu'un ait pu se glisser dans leur dos sans qu'elle ne le remarque la mettait en rogne.

- Vous pourriez pas écrire ce que vous dites sur une feuille de papier ? Histoire que je participe aux conversations... se plaignit la sourde.

- Pourquoi c'est pas toi qu'ils ont fait muette ? ... Soupira Ciel.

Le brunette de la bande voulut ricaner, mais aucun son ne sortit de sa bouche.

Putain numéro 2.

Allisson se sentait mal. Le fait d'avoir assisté à la scène sans pouvoir rien faire lui laissait un sentiment de culpabilité au fond de l'estomac. Elle aurait pu se débattre un peu plus, réagir, mettre en pratique les enseignements de Sebastian... Mais non, elle avait paniqué de voir qu'elle n'avait plus de voix et qu'elle était immobilisée, et n'avait pas pu sauver ses amies...

Et elle s'en voulait, parce qu'elle était la seule des quatre à avoir échappé à ce sort – sûrement à cause de son côté démoniaque, elle n'était pas sûre, mais ça devait être ça qui avait empêché la chose de lui voler sa voix de manière définitive. Elle n'y était pour rien, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher : elle s'en voulait et se sentait un peu responsable.

Par contre, une question restait : pourquoi Ciel et Valentin n'avait pas été atteints ?

Quand le jeune comte posa la question à leur gourou – euh, je veux dire, leur leader... Enfin non, leur... euh ... Lilith quoi – celle-ci ne répondit pas, se contentant d'un sourire amer.

Parce qu'apparemment les êtres maléfiques n'aiment pas qu'on pose de questions.

Connards de démons, va.

- Comment on va-t-on faire ? Demanda Sophie au bout d'un moment de marche silencieuse et difficile (c'était maintenant son amie à lunettes qui l'aidait à se déplacer).

- Faire quoi ?

- Pour retrouver nos sens...

Les deux démons auraient bien aimé répondre, cette fois.

Mais ils n'en avaient aucune idée.


Voilà ! J'espère que ça vous a plu !

Donc, au cas où, je précise : les Banshees sont des créatures annonciatrices de mort. Si vous entendez leur cri, c'est que quelqu'un est décédé. Elles viennent du folklore celtique, il me semble... Et Lilith existe vraiment dans les textes religieux. Par contre, le coup des cercles de démons, c'est de moi. Je pouvais pas faire que de plagier la mythologique/religion, hein 8)

Now, réponse aux rewiews :

Alors concernant la phrase de Sonia, c'était « ce serait vraiment stupide ». Vous étiez toutes proches, mais personne n'a trouvé exactement... Désolée mes chéries 8D

Allisson : Je te baise. Cordialement. (J'aime te laisser des petits mots doux, à la fin de mes fictions, comme ça. Love de toi wesh.)

cullen-michaelis-shadow's (nan sérieux, faut arrêter avec les pseudos à rallonge. Dit la fille qui s'appelle « Lili-le-cake-barjo ». Hum...) : Ta petite rewiew m'a fait super plaisir:3 Oui, je sais, ma fic donnait l'impression d'être à l'abandon total... MAIS JE SUIS LA. Tadaaaammmmm *effet de scintillement plutôt moche *

J'espère que ce chapitre t'auras plu !

Souphie : Ouais, je sais pourquoi tu dis que c'est mieux. C'est parce que y'a pas eu à corriger. Traîtresse va.

Nan, je t'aime 8D

Chloé : Merci pour la rewiew ! Eh oui, je suis de retour, même si elle est loin, l'époque où je postais une fois par semaine...

Que veux tu, les enfers sont peuplés d'animaux : pingouins, coqs, chiens-chiens bruns aux yeux rouges et NON JE NE VISE ABSOLUMENT PERSONNE (/tousse/ Sebastian ! /tousse/) en disant cela !

Je suis ravie que le chapitre t'ait plu :'3 Ça me fait tellement plaisir d'avoir des supers rewieweuses comme vous toutes :D

Une pluie de linge sale ? Comment tu as fait ça ?

Oh mais tu peux afficher CMS (je raccourci, hein, son pseudo est bien trop long pour ma flemme légendaire). Ça me gène pas du tout. J'aime avoir des dossiers sur mes lectrices adorées :D

Lilichan : Ah ah, comme quoi ton intuition est infaillible ma chère Lilichan 8D Mais attends... « grizzly en plein hibernation estivale en manque de chocolat » ? On dirait moi ça... T'es sure que t'es pas ma sœur cachée perdue à la naissance ? 'o'

Merci beaucoup pour ta petite rewiew, je suis ravie que ma fic te plaise toujours autant !

Ah, et j'ai un message de la part d'Alisson : elle t'aime et veut te faire des enfants. Enfin, elle a pas spécifié pour les enfants mais je suis sure qu'elle le veut.

Guest : Ah, je connais ça, de devoir se cacher à cause d'une fic 8) « Célia, tu rigolais ? » « Ouais, j'arrive pas à dormir et je pensais à un truc drôle... *tente de cacher son ordinateur/portable/minitel/moyen de communication * »

Enfin bref, merci pour ta jolie rewiew, et ravie de te faire rire :D

Neko no Uta : Bien le bonjour ! Merci pour cette gentille rewiew ! En effet, je ne te reconnais pas, tu postais sous quel nom avant ?

T'es sure que tu veux pas de ma grande Al en maillot ? Certaine ? Tant pis. De toute façon elle serait pas rentrée dans la boite aux lettres...

Et n'oubliez pas mes bichons : quand vous postez une rewiew, des trucs magiques se passent chez vous. Par exemple, là, si vous postez une rewiew tout de suite après avoir lu cette phrase, une licorne en chamalow féerique se téléportera sur votre lit dans une pluie d'arcs-en-ciel !

See ya people.