Disclamer : Avengers(1& bientôt 2), Captain America (1&2), Iron Man (1,2&3), Hulk, Thor (1&2), Agents of SHIELD et tout le reste le l'univers Marvel n'est pas à moi. (Ce qui est bien dommage, j'aurai adoré être libre de pouvoir totalement tortu... pardon... joué ? Non, ce n'est pas le bon mot. Voilà, je sais quel est le bon mot, écrire. J'aurai adoré pouvoir écrire tout et n'importe quoi avec mes personnages préférés).
Titre : Hiccup
Résumé : Un accident de parcours est si vite arrivé. Au début, c'était juste une mauvaise rencontre. Puis, c'est devenu à celui qui faisait le plus de vacherie à l'autre. Mais dès le départ, ça ressemblait à une mauvaise blague de bistrot. C'est l'histoire d'une analyste, d'un singe et d'un soldat... (Post CA2)
Spoild : L'histoire repose sur un fait que l'on apprend durant la première saison d'Agents of SHIELD. Après il ne faut pas la lire si vous n'avez pas vu Captain America et le Soldat de l'hiver.
Note de l'auteur : Au vu de la réaction de vous, mes chers lecteurs, la seconde partie d'Hiccup a très bien commencé. Je tiens à signaler que l'accord disant que si j'ai cinq reviews pour un chapitre, je poste deux chapitres dans la même semaine tient toujours. Je dis ça, je dis rien (mais, ce n'est encore jamais arrivé).
Bonne lecture.
Réponses aux reviewers anonymes :
Eclair noir : Pour ne pas avoir un chapitre trop long ? Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que la réponse attendu était « parce que je suis un auteur sadique » ^^.
Chapitre 25 : Visite surprise !
Ou comment chasser les indésirables.
Ma vie n'a pas toujours été ce long fleuve tranquille que vous avez pu entrapercevoir. J'ai aimé, je me suis fait des amis et des ennemis. Surtout des ennemis, en fait. Ce n'est pas que je suis une mauvaise fille (tousse), c'est que j'ai vraiment du mal avec la langue de bois et que je ne vois pas l'intérêt de faire semblant que des crétins soient intelligents. Même mourir ne m'a pas fait perdre cet état d'esprit, alors ce n'est pas Mickey « les yeux bleus » qui va me faire changer d'avis. Joli cul, mais rien dans la cervelle ce type. La seule chose qui l'intéresse vraiment, c'est les voitures. Impossible de parler avec lui si on n'a pas de carrosserie. Et il est d'un collant... Ce type est de la super-glu humaine. C'est pour ça que je l'ai plaqué il y a plus de dix ans, si ma mémoire est bonne. Huit mois avant que je me tire de cette ville pour être précise. Et vous savez quoi ? Il ne m'a pas manqué une seule seconde.
-Pars.
Oui, lorsque l'on rentre par effraction chez moi, je ne prends même plus la peine de vouvoyer. Et j'ai dû sur-estimer l'intelligence de ce type vu qu'il ne bougea pas d'un chouia. Pourtant, j'étais sure de parler la même langue que lui. J'étais fatiguée et je venais d'acheter une robe à cerceaux rose toute droite sortie d'Autant en Emporte le Vent. Alors, inutile de dire que je n'étais pas d'humeur à jouer au plus con avec lui.
-Joyce, tu ne sembles pas bien comprendre la situation. Mon patron aimerait que tu arrêtes d'aider la police.
-D'un point de vu purement technique, je dis à mon frère ce que je vois. Et en plus, je suis payée pour.
-Tu balances à un poulet, oui.
-Oui, c'est un mot pour désigner le boulot d'Antonio. Et je suis une analyse, ça fait partie de mon boulot de « balancer ».
Mickey soupira et leva ses yeux au ciel. Treize ans plus tard, et je me demandai ce que j'avais bien pu trouver à ce type pour sortir avec lui au collège. Je devais être saoul, j'ai bien meilleur goût. Certes, il était musclé, mais il était suffisamment bête pour ne pas comprendre que non, je ne céderai pas. Non, la véritable question était l'identité de son « patron », un mois que j'étais sur la question et je ne parvenais pas à savoir qui c'était. Je devais m'en approcher parce que ce type semblait décider à me faire peur pour que j'arrête de fouiner. Mon gros problème, c'est quand on me dit « ne regarde pas », je me mets à crever d'envie de regarder.
-J'essaye de sauver ta peau, me signala-t-il.
-Tu essayes de me faire peur, le corrigeai-je.
Inutile de dire que j'ai passé les cinq dernières années de ma vie à être tuée (une ou deux fois), poignardée (huit fois), tasée (j'ai cessé de compter), torturée (trois fois), interrogée (une centaine de fois), manipuler (une fois) et autres joyeusetés. Ce n'était donc pas un minable, qui ne saurait même pas comment se comporter en mafioso sans les films et séries télévisées, qui va m'effrayer. Quoique s'il continue à porter cette cravate avec cette veste, il va y parvenir.
-Ma jolie, ça nous fait quoi ? Vingt-huit ans ?
-Vingt-six pour moi, lui répondis-je d'un ton glaciale.
Un petit conseil, messieurs, si vous voulez nous faire la morale, ne vous tromper jamais sur notre âge. J'avais encore vingt-cinq ans le mois dernier.
-Bref, à notre âge, on peut espérer autre chose qu'une balle dans la tête.
-Enfin, les menaces, je commençai à me dire, qu'elles ne viendront jamais, signalai-je en regardant ma montre.
Je me levai et lui tendis la main.
-Tout cela a été une perte de temps et pour moi et pour toi, Mickey. Mais je te dis à demain, comme de plus en plus souvent, pour ta quarantième tentative ?
-Tu joues avec le feu.
-J'ai une préférence pour la glace, le saluai-je en lui montrant la porte.
Je savais ce que Mickey voulait en réalité. Et je savais que je ne pourrai pas le lui donner, même quand nous sortions ensemble au collège, j'appréciai, mais rien de plus. Que ce soit parce qu'il avait des sentiments pour moi ou parce que je suis l'une des rares filles à l'avoir plaqué, il me désirait encore. Je pouvais jouer sur ça.
-Joyce, tu ne sembles pas avoir tout compris.
-Où est Carl ?
-Carl ?
-Le singe.
-Quel singe ?
-S'il n'y avait personne chez moi, il fallait me le dire tout de suite au lieu de me faire perdre mon temps.
-Je ne suis pas une perte de temps.
-Ça dépend du point de vu.
Il m'attrapa par la gorge pour me coller contre le mur. Sous le choc, je vis du noir pendant une ou deux secondes avant que ma vision redevienne normale. Il serrait ma gorge, m'empêchant de respirer tout à fait normalement, mais il ne se serrait pas. J'aurai pu me débattre, mais je savais que ça aurait aggravé mon cas. Il ne voulait pas me tuer, bouger ne ferait qu'augmenter les blessures qu'il était entrain de m'affliger. Tant qu'il ne serrait pas, ne rien faire et le regarder avec mépris sera-ce qui le fera sortir le plus facilement de ses gonds. Sans oublier que généralement, que l'autre n'ait rien à faire de vous agis souvent comme une douche froide.
-Nous ne sommes plus des enfants.
-Certains disent que je ne l'ai jamais été, articulai-je entre deux respirations.
Il me relâcha. Mauvaise idée, je n'aime pas être malmenée. Je lui jetai mon pire regard et levai mon genou le plus haut possible. Ça ne rata pas, il tomba à genou. Maintenant, j'avais deux options. La première, j'appelai mon frère. La deuxième, je bousillai ma manucure et le traînais hors de chez-moi. J'allai opter pour l'option trois lorsqu'une personne que je connaissais bien rentra dans le salon. C'est journée porte ouverte ou quoi ? De sous ma veste, je sortis mon revolver.
Je devais avoir l'air particulièrement idiot à tenir en joue un homme dans mon propre salon, alors que celui-ci se tenait devant moi comme si de rien n'était. Mais vu la personne, n'importe qui aurait réfléchit à se sauver. Moi, je pensai juste au meilleur moyen de le mettre dehors. J'ai déjà eu la visite d'un sociopathe aujourd'hui, pas la peine d'en rajouter un autre. Même si le second est nettement plus beau que le premier.
Je le regardai, il me regardait. Je le menaçai et il en avait visiblement rien à foutre. Sans doute parce qu'il savait que je ne le tuerai pas. Lui pourrirait la vie, ça oui, mais le tuer, c'était une autre histoire. Une liste de répliques assassines me vint à l'esprit, mais, d'un regard, il les réduit en cendres et fit battre mon cœur plus vite. Sur tous les hommes de la Terre, il fallait que ce soit lui qui me mette dans tous mes états.
-Salut, me dit-il.
-Salut... Répétai-je avec lenteur. Salut ?! Monsieur m'abandonne...
-Devant chez ta mère...
-Toute seule...
-Avec ton stupide singe...
-Et tout ce qu'il trouve à dire, c'est « Salut » après plusieurs mois de silence radio ?!
C'est à ce moment-là que Mickey eut l'idée de gémir. Quand j'aurai le temps, je lui expliquerai qu'il ne faut jamais ce rappeler au bon souvenir d'un tueur et d'un agent du SHIELD lorsque l'on vient d'emmerder l'un des deux. Surtout quand il y a James dans le lot.
-Tu veux que je t'en débarrasse ? Me demanda poliment mon second visiteur.
-Tu peux le jeter dans les ordures, mais pas le tuer, j'aime bien cette maison, le prévins-je. Ça m'ennuierait de devoir déménager.
En réalité, je n'aime pas cette maison, elle est bien trop proche de celle de mon père (seulement six patés de maisons), mais elle ne m'avait pas coûté un sou, alors, je m'y habituerai. J'allai au frigo et en sortis une bière et une bouteille de vin. Je ne pouvais pas mettre James dehors après qu'il ait sorti mes déchets sans rien lui offrir à boire. Je me servis un verre du « Lacrima Christi del Vesuvio » (excellent vin italien par cher en plus) et commençai à siroter mon verre en regardant mon second visiteur jeter Mickey dans le caniveau. Au moins, le message était clair... Lorsque James me rejoignit, je lui tendis sa bière. Il ne dit pas un mot, mais son sourcil se haussa. Que se passe-t-il ? Il y a un mieux dans ma façon de le recevoir. La dernière fois qu'il s'est invité chez moi, je lui ai faussé compagnie après de l'avoir roulé dans la farine. Et je l'avais fait cavaler. Lorsqu'il avait cru me choper, j'avais sauté d'une voiture en route. Après, il n'a pas discuté et m'a enfermer dans le coffre d'une voiture. Une partie de moi voulut soupirer de nostalgie, mais, je me contentai de lui lancer mon sourire le plus innocent de mon répertoire. James finit par prendre la bière.
-Elle est empoisonnée ? M'interrogea-t-il.
Il n'y a pas à dire, c'est beau la confiance. Je n'ai mis du laxatif qu'une seule fois dans sa boisson et je vais en entendre parler jusqu'à ma mort.
-Tu as bien conscience que je vais devoir trouver une excuse quant à ta présence pour toutes mes connaissances présentes dans le quartier ? Lui demandai-je.
-Tu n'as qu'à leur parler de ta passion pour les courses de chameaux.
Du coin de l'oeil, je le regardai. Mon cœur se mit à battre un peu encore plus vite. Oui, Sharon a raison sur les sentiments que j'ai pour lui. J'en pince pour lui. Pas qu'un peu en plus. Et je dois avouer qu'il est super bien conservé pour un vétéran de la Seconde Guerre Mondiale. James Barnes... Le Soldat de l'hiver... Je devrai lui tirer dessus à vu... Sauf qu'il est une victime de l'HYDRA en même temps qu'un de ses anciens tueurs. Et vous savez le pire ? C'est que c'est ce qui aurait dû nous séparer qui nous a rapprochés. Oui, je l'aime. À ma façon totalement irresponsable et immature, mais, je l'aime. Et lui... Lui, je suis presque sure qu'il tient à moi d'une certaine façon. Pourquoi ? Je ne sais pas. Il y a tellement de raisons possibles qu'il y a la possibilité qu'aucune soit la bonne.
Sans oublier qu'il avait changé. Avant, je devais me battre pour lui arracher une phrase de plus de deux mots. Maintenant... Maintenant, j'avais l'impression qu'il avait pris le temps de comprendre ce monde qu'il ne connaissait pas et que comme moi, il avait réfléchi à ce qu'il allait faire de sa vie. Dans le fond, même si je savais que ça allait me faire mal, je savais qu'il n'avait pas la place dans sa vie pour moi. Sauf, comme soutien possible. Personnellement, moi, ça me suffisait. Je préférerai ça à un silence radio total.
-Que veux-tu ?
-Me faire un peu oublier.
-Va vivre comme ermite au Pérou.
Il me jeta un regard qui, comme a chaque fois qu'il me le lançait, me mettait mal à l'aise et risquait de me faire monter le rouge aux joues. Je ne savais pas trop ce qu'il voulait dire, mais il mettait des papillons dans le ventre sans aucune raison. Se faire oublier... Je voyais où il voulait en venir, mais je savais que dire oui, je signerai la perte de mon équilibre. Et puis, je ne pouvais pas vivre, même quelques jours, avec un homme pour lequel j'avais des sentiments. Enfin si, mais pas avec lui. Je ne pouvais pas tomber amoureuse de lui.
-Ce ne serait pas prudent, lui expliquai-je.
-Oui, j'ai entendu les menaces.
Je lisais dans son regard le marché qu'il proposait. Je l'aide, il m'aide. Je le hais. Je le hais quand il m'aide et qu'il en profite pour se mêler de ma vie privée. Je le hais quand j'ai envis de l'étrangler. Je le hais quand j'ai envis qu'il reste. Je me hais quand j'ai envis de l'embrasser parce que je le trouve « mignon ». Non, madame, lui, il n'est pas mignon. C'est un tueur avec des réflexes de tueur. Mignon ne le qualifie absolument pas. Un chaton, c'est mignon. Pas lui. Il faut que je me calme.
-Tu peux dire non, me proposa-t-il.
-La dernière fois, tu m'as tirée dessus, me moquai-je.
Une lueur amusée passa rapidement dans ses yeux. Heureuse que cette histoire fasse rire quelqu'un.
-Une fois.
-Tu m'as enlevée.
-Deux ou trois fois seulement.
-Nous n'avons pas la même définition de ce que l'on peut faire et ce que l'on ne peut pas faire, soupirai-je sachant qu'il ne me laissera pas avoir le dernier mot.
-C'est juste une question de dictionnaire, répliqua-t-il.
-Toi, tu as passé trop de temps avec moi, signalai-je glaciale.
Il sourit. J'aimai quand il souriait, car, pendant un instant, les fantômes de son passé ne troublaient plus son regard. La vie avait fait que j'avais morflé, et pas qu'un peu. Mais il avait été détruit et il se reconstruisait lentement, mais surement. Je résistai à l'envi que j'avais de me blottir contre lui. Être sentimentale ne me ressemble pas. Moi, j'étais plutôt du genre à tirer un trait sur un homme quand ça devenait trop sérieux à mon goût.
-De toute façon, je ne vois pas ce que je puisse faire pour t'aider.
-Au fait...
Il me prit la main et y posa une chaîne devant. Je reconnus tout de suite le médaillon qui y était accroché. Je me rappelai parfaitement comment et pourquoi il l'avait eu.
-C'était un cadeau, lui signalai-je avant de le lui retendre.
Pendant quelques instants, je le suppliai silencieusement de le reprendre. Je le lui avais donné parce que je ne pouvais pas rester avec lui. À l'époque, je n'avais pas trop réfléchi à pourquoi je lui avais donné le seul objet qui me restait de ma famille après le début de notre « voyage ». Avec le temps, j'y avais réfléchi. À cette époque, j'avais été incapable de lui demander de rester. Aujourd'hui, j'avais peur qu'il fasse tomber mes dernières barrières. Il reprit le bijou et je me sentis plus légère. Je ne mettais jamais rendu compte du poids de cette bague avant qu'il ne veuille me la rendre. Je plongeai mes yeux dans les siens.
Je réalisai qu'il faisait très chaud et que tous les deux, nous étions proches. Très, très proches... Et nous continuons à nous rapprocher encore un peu plus...
Un baiser ou pas un baiser, telle est la question ^^.
Non, je n'ai même pas honte de couper à cet instant, c'était plus drôle de le faire là qu'à un paragraphe plus tard.
A la revoilure.
